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Zakhor
זוכונג פֿאַר די גרױסע ביכער

די אַנטדעקונגען

יעדן אָוונט פֿאָרשט די וואַך אַן אַנטיטעט נאָך אַן אַנטיטעט; יעדן טאָג גייען אירע געפֿינסן אַרײַן אין די גרויסע ביכער.

יעדן אָוונט נעמען אונדזערע אַגענטן איינציקווײַז די אַנטיטעטן פֿונעם וועבזײַטל — אַ ייִחוס, אַ גרויסע פֿיגור, אַ גרויס ווערק, אַ קהילה, אַן אָרט, אַ טעמע — און זוכן אין דרײַצן שפּראַכן אין אַרכיוון, וויסנשאַפֿטלעכע פּובליקאַציעס און דיגיטאַליזירטע זאַמלונגען דאָס וואָס פֿעלט זיי נאָך. דאָ איז אויך אַן אַלטע ידיעה וואָס איז קיין מאָל נישט אַרײַנגעבראַכט געוואָרן אויפֿן זײַטל אַ גוטער געפֿינס. יעדע באַשטעטיקטע אַנטדעקונג גיסט זיך אַרײַן אין דעם גרויסן בוך וואָס זי באַרײַכערט — און ווען אַזאַ בוך עקזיסטירט נאָך נישט, ברענגט זי עס אויף דער וועלט. די דאַטירטע נײַעס פֿון דער ייִדישער וועלט לייענט מען אינעם טאָגבוך.

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די פֿאָרשונג, זײַל נאָך זײַל
  • Reinesכּתבֿ־ידן14טן סעפּטעמבער 2026

    Les manuscrits inédits du rabbin Reines, redécouverts par ses descendants et numérisés par la Bibliothèque nationale d'Israël

    Les onze ouvrages publiés du vivant du rabbin Isaac Jacob Reines (1839-1915), fondateur du mouvement Mizrachi, ne représentaient qu'une part de son œuvre écrite : l'essentiel demeurait à l'état manuscrit et, faute de parution promise par un éditeur pressenti après sa mort, est resté largement oublié pendant des décennies. Des descendants du rabbin ont retrouvé ces manuscrits, les ont rachetés et en ont fait don à la Bibliothèque nationale d'Israël, en mémoire de la Rabbanit Elka Cyperstein. La collection comprend quatre-vingt-huit cahiers manuscrits de sa main, désormais numérisés et consultables sur le site de la Bibliothèque nationale et sur Ktiv, la collection internationale de manuscrits hébraïques numérisés. L'un de ces cahiers, intitulé « Yalkut Arakhim », rassemble des sermons (drashot) datés des années 1908 à 1911. Le rabbin Reines avait épousé en 1859 Elke Rachel, fille du rabbin Joseph Reisen de Horodok ; leurs enfants documentés comprennent Moshé Reines (1870-1891), prodige talmudique mort jeune, Avraham Dov Ber Reines, qui édita et republia une partie des écrits de son père, et une fille, Gela Reines Rabinovitch. Cette information, relatée par la presse israélienne en janvier 2020, demeure inédite sur la fiche du site.

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  • Agnonגענעאַלאָגיע14טן סעפּטעמבער 2026

    La descendance de S.Y. Agnon aujourd'hui, et l'Année Agnon lancée en Ukraine autour de sa ville natale, Buczacz

    Le fils de l'écrivain S.Y. Agnon, Hemdat (né Shalom Mordechai en 1922), ingénieur mécanicien passionné de plongée sous-marine partagé entre Jérusalem et Eilat, épousa Pnina ; le couple eut au moins deux filles, Tamar et Geffen Agnon, cette dernière mariée et mère de famille, attestant l'existence d'arrière-petits-enfants de l'écrivain. Un portrait publié par Haaretz le 14 septembre 2005 décrit le rapport complexe de Tamar Agnon à l'héritage de son grand-père, à l'occasion d'un hommage tel-avivien mêlant vidéo-art, lectures et chant. La fille de l'écrivain, Emuna Agnon Yaron (1921-2015), née pendant le séjour prolongé de son père en Allemagne et épouse de Haim Yaron, fut désignée exécutrice littéraire à la mort d'Agnon en 1970 et édita plusieurs de ses œuvres posthumes, dont le roman « Shira ». Par ailleurs, l'université Taras-Chevtchenko de Kyiv et le centre culturel israélien Nativ ont lancé fin 2025, à l'initiative du recteur Volodymyr Bugrov — lui-même originaire de Buczacz —, l'« Année Chmouel Yossef Agnon » : cinq événements prévus sur 2025-2026, dont l'exposition itinérante « Alien Houses » de l'artiste Matveï Vaïsberg (inaugurée le 2 septembre 2025 à Kyiv, puis Odessa, Lviv et Tchernivtsi), une conférence de chercheurs ukrainiens et israéliens en novembre 2025, un déplacement d'étudiants à Buczacz et Satanov au printemps 2026 pour recueillir archives locales et témoignages, et une conférence de clôture à l'été 2026 avec concours d'essais étudiants. Les archives personnelles d'Agnon — manuscrits, correspondance, photographies de la cérémonie du Nobel et sa médaille d'or — sont conservées à la Bibliothèque nationale d'Israël.

  • la famille Gubbayגענעאַלאָגיעדאַרף באַשטעטיקונג13טן סעפּטעמבער 2026

    La reconstitution généalogique d'une famille séfarade scindée entre Alep, Bagdad et Calcutta

    AvotaynuOnline a publié un article de Lucien Gubbay, « Successful Quest for Ancestors in Aleppo and Baghdad and for Kinsmen in Calcutta », retraçant la reconstitution documentaire d'une branche de la famille Gubbay. L'enquête a établi que plusieurs membres de la famille, déclarés nés à Alep auprès des autorités britanniques, avaient en réalité des attaches à Calcutta, où trois grandes familles d'affaires — les Ezra, les Gubbay et les Elias — dominaient l'espace commercial de la communauté juive baghdadi. L'article documente la scission de la lignée en deux branches, l'une restée à Alep et Bagdad, l'autre installée à Calcutta à partir du début du XIXe siècle, la famille Ezra ayant notamment pour souche Joseph Ezra, arrivé à Calcutta en 1821 en passant par Bombay. Ce cas est représentatif de la difficulté à distinguer, dans les registres coloniaux britanniques, les lignées baghdadi selon leur port d'attache déclaré plutôt que réel.

  • gunzbergאַרכיוון12טן סעפּטעמבער 2026

    La collection Günzburg de manuscrits hébraïques numérisée depuis 2017

    Le 7 novembre 2017, un accord a été signé à Jérusalem entre la Bibliothèque nationale d'Israël, la Bibliothèque d'État russe de Moscou et la fondation caritative Peri pour numériser la collection Günzburg, conservée à Moscou depuis sa saisie par les autorités soviétiques après la révolution de 1917. Cette bibliothèque, l'une des plus importantes collections privées juives d'Europe, avait été rassemblée par le baron David Günzburg (1857-1910), orientaliste et hébraïsant, petit-fils du fondateur de la banque familiale de Saint-Pétersbourg. Elle comprend environ 14 000 livres imprimés et près de 2 000 manuscrits en hébreu, judéo-espagnol, yiddish, karaïm et judéo-tatar, portant sur la Bible, la halakha, le Talmud, la kabbale, la philosophie et les sciences. Une première phase a permis de numériser 428 manuscrits avec leurs notices bibliographiques, suivie d'une tranche de 513 manuscrits supplémentaires. Les documents numérisés sont mis en accès libre, notamment via le site Ktiv de la Bibliothèque nationale d'Israël.

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  • vitalגענעאַלאָגיע12טן סעפּטעמבער 2026

    L'origine calabraise de la famille de Hayyim Vital, kabbaliste de Safed

    Rabbi Hayyim (Haïm) ben Joseph Vital est né à Safed le 1er Hechvan 5303 (11 octobre 1542) et mort à Damas le 23 avril 1620 ; il fut le principal disciple et rédacteur des enseignements d'Isaac Louria (l'Ari). Son père, Rabbi Joseph Vital Calabrese, était originaire de Calabre, dans le sud de l'Italie, et avait émigré vers la Terre d'Israël, vraisemblablement après l'expulsion des Juifs du royaume de Naples au début du XVIe siècle ; il était fabricant de tefiline. Cette origine italienne du patronyme « Vital », via le surnom « Calabrese », est confirmée de façon concordante par les notices françaises, anglaises et hébraïques. Le fils de Hayyim Vital, Samuel ben Hayyim Vital (1598-1677), né à Damas, fut lui-même un kabbaliste reconnu, qui enseigna la Kabbale au médecin Jacob Zemah à Safed. L'autobiographie mystique de Hayyim Vital, le Sefer ha-Hezyonot (Livre des visions), a fait l'objet d'une traduction annotée par le chercheur Morris M. Faierstein (Jewish Theological Seminary), et des extraits en ont été republiés dans la Posen Library of Jewish Culture and Civilization.

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  • schinaziגענעאַלאָגיע12טן סעפּטעמבער 2026

    Morris Schinasi, né Musa Eskenazi, magnat du tabac né à Manisa

    Morris Schinasi est né le 27 avril 1855 à Manisa (Magnésie), dans l'Empire ottoman, sous le nom de Musa Eskenazi, au sein d'une famille juive séfarade modeste. À l'âge de neuf ans, atteint de diphtérie, il fut soigné par un médecin musulman nommé Şinasi ; ses parents, en signe de gratitude, changèrent son nom en son honneur — origine du patronyme « Schinasi », adopté en une génération. Parti d'Alexandrie, où il vécut près de quinze ans, il émigra aux États-Unis en 1890. Avec son frère Solomon, il fonda la société Schinasi Brothers, pionnière de la cigarette roulée mécaniquement (brevet présenté à l'Exposition universelle de Chicago en 1893) ; l'entreprise fut revendue en 1916 à l'American Tobacco Company pour 3,5 millions de dollars. Il épousa en 1903 Laurette Ben Rubi et eut trois filles. Mort le 10 septembre 1928, il légua plus de 5 millions de dollars à des œuvres, dont un hôpital pour enfants à Manisa, ouvert en 1933 et toujours en activité.

    אַרײַנגעגאָסן איןLe Grand Livre — Séfarades
  • schinaziגענעאַלאָגיע12טן סעפּטעמבער 2026

    Raymond Schinazi, chimiste né à Alexandrie, inventeur d'antiviraux majeurs

    Raymond F. Schinazi est né le 21 mars 1950 à Alexandrie (Égypte), au sein d'une famille juive d'origine italienne. En 1962, les avoirs de la famille furent séquestrés dans le cadre de la politique nassérienne visant les Juifs d'Égypte ; en 1964, la famille émigra à Naples, où elle vécut un temps dans un camp de réfugiés. Raymond Schinazi fit sa scolarité en Angleterre, puis obtint un BSc (1972) et un doctorat de chimie (1976) à l'université de Bath, avant des post-doctorats à Yale, Chicago, Caroline du Nord et Emory. Professeur à l'université Emory, il est le co-inventeur ou l'inventeur de cinq antiviraux approuvés par la FDA : la lamivudine (3TC), l'emtricitabine (FTC), le sofosbuvir (Sovaldi, traitement de l'hépatite C), la stavudine et la telbivudine — plus de 94 % des personnes séropositives dans le monde prennent au moins l'un de ces traitements. En 2023, l'Université hébraïque de Jérusalem lui a décerné un doctorat honorifique.

  • hartגענעאַלאָגיעדאַרף באַשטעטיקונג12טן סעפּטעמבער 2026

    Aaron Hart (1724-1800), pionnier juif du Canada installé à Trois-Rivières

    Aaron Philip Hart naît le 16 août 1724 à Londres, de parents Yehezkel (Ezekiel) et Judith Hirsh, immigrants juifs de Fürth (Bavière) ayant anglicisé leur nom en « Hart ». Il entre à Montréal en 1760 avec l'armée du général Jeffrey Amherst, puis s'installe à Trois-Rivières en 1761, où il devient maître de poste en août 1763. Bien qu'ashkénaze, il est membre fondateur en 1768 de la première synagogue du Canada, Shearith Israel, de rite séfarade, à Montréal. Il épouse Dorothea Catherine Judah en 1768 et a huit enfants, dont le futur homme politique Ezekiel Hart. Considéré comme l'un des fondateurs de la communauté juive canadienne, il meurt le 28 décembre 1800 à Trois-Rivières, alors réputé l'un des hommes les plus riches du Canada britannique.

  • hartגענעאַלאָגיע12טן סעפּטעמבער 2026

    Moses et Aaron Hart, fondateurs de la première synagogue ashkénaze de Londres

    Moses Hart (né vers 1675 à Breslau, en Silésie prussienne, aujourd'hui Wrocław) et son frère Aaron Hart (né en 1670, même ville) émigrent vers l'Angleterre à la fin du XVIIe siècle. Leur père, Hartwig Moses Hart, dit Naphtali Hertz de Hambourg, était rabbin à Breslau puis à Hambourg. En 1704-1705, Aaron Hart devient le premier rabbin de la synagogue ashkénaze de Londres et est considéré comme le premier grand rabbin d'Angleterre ; il publie en 1707 Urim ve-Tummim, premier ouvrage imprimé entièrement en hébreu à Londres. Moses Hart, négociant et financier, finance en 1722 la construction du premier bâtiment permanent de la Great Synagogue (« Duke's Place Synagogue »), inaugurée pour le Nouvel An 1722. Il intervient en 1744 auprès du roi George II en faveur des Juifs expulsés de Prague, et soutient le Jewish Naturalisation Act de 1753. Il est inhumé au cimetière d'Alderney Road, à Londres ; Aaron meurt la même année que lui, en 1756.

  • les Sheftallאַרכיוון11טן סעפּטעמבער 2026

    Levi Sheftall et l'une des toutes premières adresses d'une congrégation juive américaine à George Washington (1790)

    En mai 1790, Levi Sheftall — frère de Mordecai Sheftall et parnas (président) de la congrégation Mickve Israel de Savannah — adresse au nom de sa communauté une lettre de félicitations à George Washington pour son élection à la présidence, saluant la fin de « ce nuage de bigoterie et de superstition » sous lequel les Juifs avaient longtemps vécu. Le texte est remis le 14 juin 1790 par le représentant James Jackson (Géorgie) ; Washington y répond en évoquant la protection divine accordée à toute dénomination religieuse. Plusieurs médias spécialisés désignent cette adresse comme l'une des toutes premières, sinon la première, envoyée par une congrégation juive américaine à Washington après son élection — antérieure à la célèbre lettre de la congrégation de Newport (Rhode Island) d'août 1790. La correspondance, publiée à l'époque dans la Gazette of the United States (vol. 2, n° 20, 19 juin 1790), a fait l'objet d'une vente aux enchères chez Sotheby's en 2024-2025 (collection de manuscrits américains Barbara et Ira Lipman), ce qui a renouvelé l'attention portée à ce document.

    אַרײַנגעגאָסן איןLe Grand Livre — Congregation Mickve Israel
  • les Sheftallאַרכעאָלאָגיע11טן סעפּטעמבער 2026

    Les deux cimetières distincts de la famille Sheftall à Savannah, et un relevé géoradar récent

    Contrairement à une lecture qui n'en retiendrait qu'un seul, il existe deux enclos funéraires Sheftall distincts à Savannah (Géorgie). Le Mordecai Sheftall Cemetery fut établi le 2 août 1773 sur une terre concédée en 1762 par le roi George III, avec la clause explicite que ce terrain « sera et demeurera à jamais à l'usage d'un lieu de sépulture pour toute personne professant la religion juive » ; il compte environ quatre-vingt-quatre sépultures entre 1769 et 1881, dont Mordecai Sheftall lui-même, son épouse Frances, des membres des familles de Lyon et De La Motta, et Abigail Minis, l'une des premières colons juives arrivées en 1733. Le Levi Sheftall Family Cemetery (dit aussi cimetière Cohen Street), fondé séparément en 1765 par Levi Sheftall, frère de Mordecai, a reçu des sépultures de 1797 à 1882 avant sa fermeture en 1861, et compte également une quatre-vingtaine de tombes. En 2024-2025, le LAMAR Institute a mené, à la demande de la congrégation Mickve Israel, un relevé au géoradar autour de l'enclos du cimetière Mordecai Sheftall, portant sur les limites approximatives du lotissement de 1773 (« Garden Lot 22 ») ; le rapport (Publication Series n° 243) ne signale aucune tombe non marquée nouvellement identifiée dans la zone scannée, hormis une anomalie de débris enfouis non caractérisés.

    אַרײַנגעגאָסן איןLe Grand Livre — Congregation Mickve Israel
  • les Minkowskiגענעאַלאָגיעדאַרף באַשטעטיקונג11טן סעפּטעמבער 2026

    Les origines de la famille Minkowski à Kovno (Aleksotas), avant l'exil de 1872

    Hermann Minkowski (né le 22 juin 1864) et son frère aîné Oskar Minkowski (né en 1858) naquirent à Aleksotas, alors dans le gouvernement de Suwałki, aujourd'hui quartier de Kaunas (Kovno), en Lituanie. Leur père, le marchand Lewin Boruch Minkowski, finança une partie substantielle de la construction de la grande synagogue chorale de Kovno, achevée en 1873, sur un terrain qu'il avait lui-même cédé à la communauté juive. Leur mère se nommait Rachel Taubmann. Pour échapper aux persécutions dans l'Empire russe, la famille émigra à Königsberg en 1872. Le fils aîné, Max, dirigea ensuite avec son père la firme « Lewin Minkowski & Son », d'abord dans le négoce de chiffons puis dans la fabrication de jouets mécaniques en fer-blanc. Hermann Minkowski devint le mathématicien fondateur de la géométrie de l'espace-temps ; Oskar, le physiologiste co-découvreur du rôle du pancréas dans le diabète.

  • les Sheftallאַרכיוון11טן סעפּטעמבער 2026

    Au-delà de la biographie : les registres familiaux et fonds d'archives Sheftall conservés à Savannah

    Au-delà des éléments biographiques standard sur Mordecai Sheftall, il existe une source généalogique de premier plan restée peu diffusée : les « Sheftall Diaries », registre des naissances, mariages et décès tenu par plusieurs générations de la famille elle-même de 1733 à 1808, couvrant en pratique l'état civil de la communauté juive de Savannah sur près de trois quarts de siècle — signalé comme ressource par la Southern Jewish Historical Society. La Georgia Historical Society conserve par ailleurs, au-delà d'un fonds générique « Sheftall family collection » (MS 1414, contenant notamment un certificat d'échange de prisonniers, des minutes de la House of Assembly et des tickets de loterie liés à l'hôpital et à la maison des pauvres de Savannah), un fonds distinct intitulé « Sheftall Sheftall papers » (MS 726), qui conserve un ordre régimentaire et une copie certifiée du brevet de libération conditionnelle délivré nommément à Sheftall Sheftall, fils de Mordecai, capturé avec son père à l'âge de dix-sept ans en décembre 1778. Trois autres fonds apparentés et peu cités ensemble sont conservés à la même institution : la Keith M. Read Collection, les B. H. Levy Papers et les M. J. Solomons Bank Notes, Letters, and Bills of Sale.

    אַרײַנגעגאָסן איןLe Grand Livre — Congregation Mickve Israel
  • les Ilizarovגענעאַלאָגיע11טן סעפּטעמבער 2026

    L'ascendance mixte de la famille Ilizarov, entre judaïsme montagnard du Caucase et judaïsme ashkénaze

    Gavriil Abramovitch Ilizarov, né en 1921 dans une famille juive pauvre installée à Białowieża (voïvodie de Białystok, Pologne), s'installe avec les siens en 1928 à Qusar, en République socialiste soviétique d'Azerbaïdjan, à proximité de Qırmızı Qəsəbə (Krasnaya Sloboda), l'une des rares localités entièrement juives au monde et foyer des Juifs montagnards (Juhuro) du Caucase. Son père, Abram Ilizarov, est explicitement identifié comme Juif montagnard originaire de Qusar ; sa mère, Golda Ilizarova, comme d'ascendance ashkénaze d'Europe centrale. Cette double origine — paternelle caucasienne, maternelle ashkénaze — est documentée de façon concordante par deux sources indépendantes. Gavriil Ilizarov devint plus tard le chirurgien orthopédiste inventeur de la méthode et de l'appareil de fixation externe qui portent son nom. Les variantes onomastiques Ilizarov, Ilizarof, Eliezarov, Elizarov renvoient au prénom hébraïque Eliezer.

    אַרײַנגעגאָסן איןLe Grand Livre — Juifs des montagnes (Juhuro)
  • la dynastie hassidique de Bohush (Friedman)גענעאַלאָגיעדאַרף באַשטעטיקונג11טן סעפּטעמבער 2026

    La dynastie hassidique de Bohush : succession documentée de Buhuși à Bnei Brak

    La dynastie hassidique de Bohush a été fondée au milieu du XIXe siècle par le rabbin Yitzchok Friedman de Bohush (1834-1896), petit-fils aîné du rabbin Yisrael Friedman de Ruzhin (1796-1850), fondateur de la « maison de Ruzhin » dont Bohush constitue l'une des branches, aux côtés de Boyan, Sadigura, Tchortkov et Husiatyn. Elle tire son nom de la ville de Buhuși, en Moldavie roumaine. La succession s'est poursuivie par le rabbin Yisroel Shulem Yosef (1855-1923), fils de Yitzchok, puis par le rabbin Dovid, second fils de Yitzchok, et enfin par le rabbin Menachem Mendel, mort à Buhuși en 1943, durant les persécutions antijuives de la Roumanie alliée du Reich. La dynastie est restée à Buhuși jusqu'en 1951, année où le rabbin Yitzchok Friedman de Bohush-Tel Aviv (1903-1992) l'a transférée en Israël. En 1987, son beis midrash a été relocalisé à Bnei Brak, où elle est aujourd'hui dirigée par le rabbin Yaakov Mendel Friedman, arrière-arrière-petit-fils du fondateur, à la tête de trois yeshivot, deux kollels, et de communautés en Israël, aux États-Unis, à Anvers et à Londres. Cette chronologie complète documente la filiation Ruzhin-Bohush sur six générations, du milieu du XIXe siècle à nos jours.

  • les Albahari de Sarajevoזכּרון11טן סעפּטעמבער 2026

    Les Albahari de Sarajevo : d'une lignée séfarade venue de Cordoue à la Shoah et à la résistance titiste

    La famille Albahari de Sarajevo revendique une ascendance remontant à Cordoue avant l'expulsion d'Espagne de 1492, transitant par Venise avant de s'établir en Bosnie ottomane, l'un des plus grands foyers séfarades des Balkans. Moris Albahari (1929-2022), fils de David Albahari, échappa à onze ans à la déportation vers le camp oustachi de Jasenovac grâce à un ancien professeur et au soldat italien Lino Marchione ; caché sous l'alias « Milan Adamovic » chez une famille serbe, il rejoignit en 1942 les partisans de Tito, où sa connaissance du ladino lui permit de communiquer avec un soldat hispano-américain, ce qui lui sauva la vie selon son propre témoignage. Il devint après-guerre directeur de l'aéroport de Sarajevo et fut l'un des derniers locuteurs de ladino de Bosnie. Nisim Albahari (1916, Tešanj - 1991), de la même famille bosniaque, forma l'un des premiers détachements partisans autour de Sarajevo, fut capturé et torturé par les Oustachis avant de s'évader, puis devint secrétaire du Comité central du Parti communiste de Yougoslavie et ministre du Travail de Bosnie-Herzégovine, recevant l'ordre de Héros du peuple en 1953. Le romancier David Albahari (1948-2023), issu d'un père séfarade, présida la Fédération des communautés juives de Yougoslavie durant la guerre des années 1990 et organisa l'évacuation de la communauté juive de Sarajevo ; son roman « Götz et Meyer » (1998) traite de la destruction de la communauté juive de Belgrade au camp de Sajmište. Aron Albahari a par ailleurs compilé une bibliographie illustrée des ouvrages sur les Juifs et le judaïsme publiés en Bosnie-Herzégovine entre 1820 et 2018.

    אַרײַנגעגאָסן איןLe Grand Livre — Juifs des Balkans
  • les Sondheimגענעאַלאָגיע11טן סעפּטעמבער 2026

    Isaac Sondheim, de Hesse-Cassel à New York : l'ascendance documentée du compositeur Stephen Sondheim

    Des recherches menées à la demande de Stephen Sondheim lui-même par la généalogiste Karen Franklin, du Leo Baeck Institute de New York, ont documenté son arrière-grand-père paternel, Isaac Sondheim, identifié dans les registres publics comme commerçant, émigré vers les États-Unis vers 1848 depuis la région de Hesse-Cassel en Allemagne. Isaac Sondheim mourut en 1883, à environ soixante-six ans, après avoir été projeté d'une calèche à un passage piéton de la 4e rue à New York, fait attesté par son certificat de décès conservé au Leo Baeck Institute. Les grands-parents paternels du compositeur, Isaac et Rosa, étaient des Juifs allemands, tandis que ses grands-parents maternels, Joseph et Bessie, étaient des Juifs lituaniens originaires de Vilnius. Le patronyme, parfois orthographié « Sondheimer », est associé dans cette branche au nom « Gutenstein ». Franklin, qui a par ailleurs retracé sa propre lignée « Sundheim » jusqu'en 1736, n'a trouvé aucun lien de parenté établi entre les deux familles malgré l'homonymie, point à noter avec prudence pour éviter toute confusion généalogique.

    אַרײַנגעגאָסן איןLe Grand Livre — Leo Baeck Institute
  • les Heskel (Sassoon Eskell)גענעאַלאָגיע11טן סעפּטעמבער 2026

    Sassoon Eskell (Heskel), architecte financier de l'Irak moderne, et la synagogue paternelle de Bagdad

    Sir Sassoon Eskell (Heskel), né à Bagdad le 17 mars 1860 et mort le 31 août 1932, était le fils de Hakham Heskel Shlomo David, élève du hakham Abdallah Somekh, qui partit en 1873 comme rabbin et shohet pour la communauté juive bagdadie d'Inde avant de faire construire en 1906 la synagogue Slat Hakham Heskel à Bagdad. Sassoon Eskell fut le premier ministre des Finances du royaume d'Irak (1920-1925), négocia les accords pétroliers avec la Grande-Bretagne, participa à la conférence du Caire de 1921 aux côtés de Winston Churchill, Gertrude Bell et T. E. Lawrence pour la fondation de l'État irakien, et fut anobli par George V en 1923. Il est considéré en Irak comme le « père du Parlement ». Sa maison de la rue Rashid à Bagdad, en partie propriété d'un descendant, Albert Sassoon Eskell, a été promise à la destruction par la municipalité de Bagdad en août 2016. Le frère de Sassoon, Ezra, fut nassi (président) de la communauté juive de Bagdad entre 1817 et 1824. Deux fonds de recherche généalogique documentent ce réseau de patronymes bagdadis : l'Iraqi Jewish Archive (documents 1922-1971 récupérés en 2003 dans les sous-sols des services de renseignement de Saddam Hussein) et le Consolidated Baghdadi Jewish Surnames Index (1874-2001) publié par AvotaynuOnline en 2020.

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  • Gesundheitגענעאַלאָגיע8טן סעפּטעמבער 2026

    Rabbi Yaakov Gesundheit de Varsovie et sa descendance jusqu'à l'investisseur Benjamin Graham

    Yaakov Gesundheit, né en 1815 à Praga, faubourg de Varsovie, et mort en 1878, se forma auprès de Rabbi Leib Zinz de Płock et dirigea une yeshiva pendant quarante-deux ans. Dès l'âge de vingt-trois ans, il rédigea Tiferet Yaakov, commentaire du Choshen Mishpat (Varsovie, 1842), dont la censure fit détruire presque tous les exemplaires ; suivirent des commentaires sur les traités talmudiques Guittin (1858) et Houllin (1867). Élu grand rabbin de Varsovie en 1870, il démissionna quatre ans plus tard sous la pression conjointe des milieux hassidiques et des cercles assimilationnistes proches de Ludwig Nathanson. Sa descendante Dorothy Gesundheit, née à Varsovie en 1870 dans une famille de commerçants, émigra et devint la mère de Benjamin Graham, né Benjamin Grossbaum à Londres en 1894, fondateur de l'investissement de valeur et auteur de « The Intelligent Investor » — la famille ayant changé son nom en Graham lors de son installation aux États-Unis. Cette notice documente la lignée rabbinique de Varsovie du XIXe siècle ; une vérification de concordance avec la fiche existante du site est recommandée avant tout versement dans un Grand Livre.

  • Caffazגענעאַלאָגיע8טן סעפּטעמבער 2026

    Un livre retrace le parcours migratoire de la famille Caffaz, de Mogador à Florence

    L'ouvrage « Da Mogador a Firenze : i Caffaz, viaggio di una famiglia ebrea » (« De Mogador à Florence : les Caffaz, voyage d'une famille juive »), écrit par Alfredo De Girolamo et publié le 27 janvier 2020, retrace l'itinéraire de la famille depuis Mogador (aujourd'hui Essaouira, Maroc) jusqu'à Florence, en passant par Livourne, Pise, Pitigliano et Lugo di Romagna. Le nom de famille se serait transformé de « El Cabas » à « Caffaz » au cours de cette migration. Le livre est référencé dans le catalogue de la bibliothèque du CDEC (Centro di Documentazione Ebraica Contemporanea, Milan), institution de référence pour l'histoire juive contemporaine italienne.

    אַרײַנגעגאָסן איןLe Grand Livre — Caffaz
  • Strausזכּרון8טן סעפּטעמבער 2026

    Isidor et Ida Straus, morts ensemble dans le naufrage du Titanic (15 avril 1912)

    Isidor Straus (Otterberg, 6 février 1845 – 15 avril 1912), aîné des trois fils, homme d'affaires et membre du Congrès américain, périt lors du naufrage du RMS Titanic avec son épouse Ida (Ida Blun Straus, 1849-1912). Refusant de monter dans un canot de sauvetage sans son mari malgré la règle « femmes et enfants d'abord », Ida aurait déclaré : « Nous avons vécu ensemble pendant tant d'années, où tu vas, je vais. » Elle céda son manteau à sa femme de chambre, qui prit sa place dans le canot ; le couple s'assit ensuite ensemble sur des transats du pont. Le corps d'Isidor fut retrouvé par le Mackay-Bennett ; celui d'Ida ne le fut jamais — elle fut l'une des quatre seules passagères de première classe à ne pas survivre.

  • Strausזכּרון8טן סעפּטעמבער 2026

    Nathan Straus, philanthrope américain en Palestine mandataire — Netanya porte son nom

    Nathan Straus (Otterberg, 31 janvier 1848 – 1931), second fils de Lazarus Straus, consacra selon les estimations les deux tiers de sa fortune à des œuvres en Palestine mandataire : fondation d'une école ménagère pour jeunes filles, d'un bureau de santé luttant contre le paludisme et le trachome, d'une cuisine publique gratuite, d'un institut Pasteur et de centres de protection infantile. Il finança les Nathan and Lina Straus Health Centers de Jérusalem et de Tel-Aviv, dont la pierre angulaire porte en anglais, hébreu et arabe : « Au bénéfice de tous les habitants du pays, chrétiens, musulmans et juifs. » La ville israélienne de Netanya, fondée en 1929, fut nommée en son honneur. La famille Straus, originaire d'Otterberg dans le Palatinat rhénan, correspond précisément à l'article n° 14072 de la Jewish Encyclopedia (1901-1906) : elle n'a aucun lien avec Levi Strauss ni avec la dynastie musicale viennoise des Strauss.

  • Hyamsonגענעאַלאָגיע8טן סעפּטעמבער 2026

    Albert Montefiore Hyamson, historien de la lignée, neveu du dayan Moses Hyamson

    Albert Montefiore Hyamson (27 août 1875 – 5 octobre 1954), né à Londres, entra dans la fonction publique britannique en 1895, servit au Jewish Bureau du Department of Information pendant la Première Guerre mondiale (1917-1921) puis fut directeur de l'Immigration du Mandat britannique de Palestine de 1921 à 1934. Militant sioniste actif, il édita la Zionist Review (1917-1919) et publia notamment A History of the Jews in England (1908), Palestine: the Rebirth of an Ancient People (1917) et The Sephardim in England (1951) ; son évolution vers un soutien à un État binational arabo-juif le mit en porte-à-faux avec le mouvement sioniste politique. Deux sources indépendantes établissent qu'il était le neveu du dayan Moses Hyamson (1862-1949), Chief Rabbi par intérim de l'Empire britannique de 1911 à 1913 — un lien de filiation directe entre deux générations notables de la lignée.

    אַרײַנגעגאָסן איןLe Grand Livre — Hyamson
  • Caffazזכּרון8טן סעפּטעמבער 2026

    Ugo Caffaz, membre de la lignée, conçut le « Train de la Mémoire » toscan vers Auschwitz

    Ugo Caffaz, membre de la communauté juive de Florence et conseiller provincial élu en 1980, proposa et mit en place dès 1982 le « Treno della Memoria » (Train de la Mémoire) de la région Toscane, voyage annuel de lycéens depuis Florence vers Auschwitz-Birkenau, en activité depuis 2002 sous sa forme régionale actuelle. L'initiative a transporté plus de 8 000 lycéens toscans à ce jour, avec un vingtième anniversaire commémoré en 2021. Caffaz avait auparavant participé au premier voyage vers Mauthausen et Dachau organisé par la province, avant de proposer l'extension à Auschwitz.

    אַרײַנגעגאָסן איןLe Grand Livre — Caffaz
  • Sveiגענעאַלאָגיע8טן סעפּטעמבער 2026

    Rabbi Elya Svei, rosh yeshiva de Philadelphie, sa filiation et ses alliances rabbiniques

    Rabbi Elya Svei (19 mars 1924, Kovno/Kaunas, Lituanie – 26 mars 2009, Philadelphie, inhumé à Jérusalem) était fils du rabbin Shmuel Leib Svei, déjà en fonction comme rabbin en Lituanie ; la famille émigra aux États-Unis alors qu'Elya avait neuf ans, pour rejoindre son père venu y collecter des fonds. Il épousa la fille du rabbin Avraham Kalmanovitz, fondateur de la branche new-yorkaise de la yechiva de Mir, devenant ainsi le beau-frère du rabbin Shmuel Berenbaum. Sa fille Lakee épousa le rabbin Isser Gorelick. Il fut co-rosh yeshiva de la Talmudical Yeshiva of Philadelphia aux côtés de Shmuel Kamenetsky, et président du conseil rabbinique de Torah Umesorah jusqu'en 2002, s'imposant comme l'une des figures majeures de l'orthodoxie américaine du XXe siècle.

    אַרײַנגעגאָסן איןLe Grand Livre — Litvaks (Juifs lituaniens)
  • dynastie hassidique de Tchernobyl (Twersky)אַרכיוון8טן סעפּטעמבער 2026

    Une lettre de 1892 de Rebbe Yochanan Twersky de Rotmistrivka éclaire la généalogie de la dynastie hassidique de Tchernobyl

    Une lettre datée de 1892, signée par Rebbe Yochanan Twersky de Rotmistrivka, fils de Rabbi Mordekhaï de Tchernobyl, a été cataloguée par la maison de vente Kedem de Jérusalem, spécialisée dans le judaïca et les manuscrits rabbiniques. La dynastie hassidique de Tchernobyl, fondée par Rabbi Menahem Nahoum Twersky au XVIIIe siècle, s'est ramifiée en de nombreuses branches portant le nom des localités ukrainiennes où s'établirent ses descendants — Rotmistrivka, Skvira, Makarov, Talne, Tolna, parmi d'autres — chacune ayant essaimé à son tour vers l'Europe occidentale, la Palestine puis les États-Unis après les persécutions du XXe siècle. Ce type de document d'archive, correspondance ou attestation signée de la main d'un admor, constitue une source de première main pour reconstituer les filiations précises entre les différentes cours hassidiques issues d'un même fondateur, souvent malaisées à établir à partir des seules sources hagiographiques.

    אַרײַנגעגאָסן איןLe Grand Livre — Ḥasidim, Ḥasidisme
  • la famille Carvajalאַרכעאָלאָגיעדאַרף באַשטעטיקונג7טן סעפּטעמבער 2026

    Une mikvé du XVIe siècle à Juliantla, au Mexique, relance le débat sur les plus anciens vestiges matériels du judaïsme en Amérique

    À Juliantla, localité de la commune de Taxco (État de Guerrero, Mexique), les vestiges d'un bain rituel juif (mikvé) datés vers 1590 ont été mis au jour lors de fouilles menées en 2021, puis officiellement reconnus par l'Institut national d'anthropologie et d'histoire du Mexique (INAH) en décembre 2022. La structure comprend un bassin d'immersion et une petite coupole de pierre alimentée en eau de pluie par un conduit, conforme aux prescriptions rituelles juives. Un projet de restauration et de mise en valeur du site a été annoncé en février 2026 par la presse juive mexicaine, qui présente cette découverte comme reconfigurant la chronologie connue du judaïsme documenté en Amérique : jusqu'alors, la mikvé la plus ancienne recensée sur le continent était celle de Curaçao, datée vers 1620. La région de Taxco est attestée par les archives de l'Inquisition comme un foyer de « judaïsants » (conversos pratiquant le judaïsme en secret) à la fin du XVIe siècle ; des graffitis portant la lettre hébraïque shin ont été retrouvés dans des propriétés liées à la famille Carvajal, dont le gouverneur Luis de Carvajal y de la Cueva administra la région à cette époque avant que plusieurs de ses proches ne soient jugés par l'Inquisition pour judaïsation. Le dossier reste documenté principalement par la presse et les institutions patrimoniales mexicaines, pas encore par une publication archéologique à comité de lecture.

  • la famille Gerber de Bialykamieńגענעאַלאָגיעדאַרף באַשטעטיקונג7טן סעפּטעמבער 2026

    Galicie : la famille Gerber de Bialykamień retrouvée dans des fragments de registres

    Ruchel Leah Gerber vécut dans le shtetl de Bialykamień (Bilyi Kamin), près de Lvov, en Galicie orientale, où sa famille possédait une tannerie — écho au sens du patronyme Gerber ("tanneur" en allemand/yiddish). Elle mourut en 1890 à 38 ans, de tuberculose, peu après un accouchement, laissant jusqu'à six enfants issus de deux mariages. Le registre juif original du shtetl ayant été détruit par les nazis, l'organisation généalogique Gesher Galicia a retrouvé et fait traduire des fragments de registres de naissances et de décès, révélant un réseau de cousins au second, troisième et quatrième degré. Un descendant contemporain identifié est le professeur Haim Gerber, historien à l'Université hébraïque de Jérusalem. Cette information provient d'un seul article de magazine citant les registres retrouvés par Gesher Galicia ; à confirmer par une seconde source avant tout usage définitif.

  • les Rimini (famille Rimini)זכּרון7טן סעפּטעמבער 2026

    Mantoue, Ferrare, Vérone : les familles juives Rimini face aux lois raciales et à la Shoah

    Cesare Prospero Moisè Rimini, négociant en textile né en 1865, épousa Olimpia Cantoni à la synagogue de Mantoue le 11 juillet 1897 ; leurs quatre enfants connurent des destins opposés après 1938-1943. Enrico, avocat à Milan, émigra au Brésil à l'automne 1939 avec femme et enfants. Sa sœur Lucia, son mari Renzo Carpi et leurs trois enfants furent arrêtés et déportés à Auschwitz-Birkenau après le 8 septembre 1943 ; aucun ne survécut. Les branches de Nella et Giuseppe Rimini se réfugièrent dans la vallée de la Conca, près de Rimini, aidées par les familles Muratori et Morganti, toutes deux reconnues Justes parmi les Nations. Séparément, Angelo et Giorgina Rimini et leur fils Carlo (né en 1932, futur président de la Communauté juive de Vérone jusqu'en 2014) se cachèrent en novembre 1943 dans la campagne véronaise grâce aux frères Casella, à deux prêtres et à un médecin qui abrita les grands-parents dans le grenier de l'hôpital de Bovolone.

  • la lignée Danino (Dninou)גענעאַלאָגיעדאַרף באַשטעטיקונג7טן סעפּטעמבער 2026

    Maroc : la lignée rabbinique Danino (Dninou) de Meknès et de l'Atlas

    Le patronyme "Dninou" correspond vraisemblablement à la transcription phonétique de l'hébreu דנינו, plus couramment romanisé "Danino" — famille séfarade marocaine ancienne, présentée par des sources communautaires comme descendante des expulsés d'Espagne de 1492, implantée à Meknès et dans les communautés de l'Atlas. Plusieurs rabbins de ce nom sont documentés : Rabbi David Le'aziz Danino, juge rabbinique à Béni Mellal ; Rabbi Israël Danino, compagnon d'étude de Rabbi Massoud Abou Hatséra ; Rabbi Haïm Danino, président du tribunal rabbinique et grand rabbin des communautés de l'Atlas ; Rabbi David Danino dit "Baba Yidan", kabbaliste réputé ; et Rabbi Joseph Danino dit "Rabbi Shishou", né en 1898 au village d'Asmir dans l'Atlas marocain. Ces éléments proviennent de synthèses de moteur de recherche citant un site généalogique hébréophone (ravdori.co.il) dont les pages n'ont pu être ouvertes directement (blocage anti-robot) ; à vérifier par consultation directe avant tout usage définitif.

  • Arthur Mahler (famille Mahler)גענעאַלאָגיע7טן סעפּטעמבער 2026

    Prague-Vienne : Arthur Mahler, archéologue et député du Parti national juif

    Né à Prague le 1er août 1871, Arthur Mahler étudia l'histoire de l'art et l'archéologie aux universités de Prague et de Vienne avant de devenir en 1902 privat-docent d'archéologie à l'université allemande de Prague et membre correspondant de l'Institut archéologique autrichien. Spécialiste de la sculpture grecque antique, il publia notamment "Polyklet und Seine Schule" (Leipzig, 1902). De 1907 à 1911, il siégea à la Chambre des députés autrichienne pour le Parti national juif (Jüdische Nationalpartei). Il épousa Sophie Mahlerová ; leur fils Willy Mahler périt au camp de Dachau en 1945. Plusieurs sources le présentent comme cousin du compositeur Gustav Mahler, sans préciser le degré exact de cette parenté, information qui reste à confirmer. Sa notice figure dans la Jewish Encyclopedia (1901-1906).

  • les sœurs Richter (famille Richter)זכּרון7טן סעפּטעמבער 2026

    Vienne : les sœurs Richter, filles de Maximilian Richter, victimes de la persécution nazie

    Elise Richter, née à Vienne le 2 mars 1865 et morte le 21 juin 1943 au ghetto de Theresienstadt, était la fille du médecin Maximilian Richter (1824-1890), chef du service sanitaire du chemin de fer impérial Vienne-Trieste, et d'Emilie Richter née Lackenbacher (1832-1889), issue d'une famille de Budapest. Elle devint la première femme habilitée à l'Université de Vienne et la première femme maître de conférences en linguistique romane, avant d'être la seule femme professeure d'une université autrichienne avant 1914. Chassée de son poste après l'Anschluss de 1938 en tant que juive, elle fut déportée le 10 octobre 1942 à Theresienstadt, où elle mourut. Sa sœur cadette Helene Richter, née le 4 août 1861 à Vienne, historienne du théâtre et angliciste, fut elle aussi déportée à Theresienstadt en 1942. Leur histoire est documentée par les Archives des femmes juives, la Bibliothèque virtuelle juive et le livre-mémorial de l'Académie autrichienne des sciences.

    אַרײַנגעגאָסן איןLe Grand Livre — Richter

די גרויסע פֿיגורן

אַלע גרויסע ביכער
  • Abraham Sutzkeverזכּרוןדאַרף באַשטעטיקונג14טן סעפּטעמבער 2026

    Le YIVO annonce la numérisation d'un manuscrit lié au recueil Tsen Lider d'Abraham Sutzkever

    Le bulletin institutionnel du printemps 2026 de l'Institut YIVO pour la recherche juive annonce la numérisation d'un manuscrit lié au recueil de poèmes Tsen Lider (Dix poèmes) du poète yiddish Abraham Sutzkever. Le document rejoint les collections numériques de l'institut, qui conserve une part importante des archives littéraires et culturelles du monde yiddish d'avant-guerre et de l'après-Shoah. Sutzkever, figure majeure de la poésie yiddish du XXe siècle, a survécu au ghetto de Vilnius avant de s'installer en Israël. Cette annonce n'a pour l'instant été identifiée que via cette seule source institutionnelle, le bulletin propre du YIVO.

  • Rabbi Yossef Yitzchok Schneersohnפּובליקאַציע14טן סעפּטעמבער 2026

    Le Musée juif de Moscou publie un catalogue analytique des archives personnelles du rabbi Yossef Yitzchok Schneersohn

    Le centre de recherche du Musée juif et Centre de la tolérance de Moscou a publié un ouvrage de description analytique et d'étude des archives personnelles du rabbi Yossef Yitzchok Schneersohn, sixième Rabbi de Loubavitch, disparu en 1950. Le catalogue recense et met en contexte les documents conservés de ce fonds personnel. L'ouvrage a été signalé dans le bulletin des nouvelles acquisitions d'une bibliothèque et référencé au catalogue du libraire Labirint. Il s'ajoute à un corpus déjà conséquent de publications consacrées aux archives Habad-Loubavitch de Moscou, l'un des fonds les plus disputés et étudiés du mouvement hassidique au XXe siècle.

    אַרײַנגעגאָסן איןLe Grand Livre — Ḥasidim, Ḥasidisme
  • Chaïm Shimon Gad Elituvגענעאַלאָגיע14טן סעפּטעמבער 2026

    Le rabbin Chaïm Shimon Gad Elituv (1937-2023), rabbin du conseil régional de Mateh Binyamin puis de Mevasseret Zion

    Né le 24 février 1937 dans la vieille ville de Jérusalem et mort le 25 janvier 2023 à quatre-vingt-cinq ans, le rabbin Chaïm Shimon Gad Elituv — fils du rabbin Yossef Rahamim Elituv et de Shoshana, fille du juge Meïr Abitbol de Casablanca — est inhumé au Mont des Oliviers. Formé au talmud torah proche de Porat Yossef puis aux yechivot Novardok de Hadera et Tomkhei Tmimim (Loubavitch) de Lod, il fonda en 1981 la yechiva et le kollel Or Meïr (Loubavitch), puis en 1991 le kollel Oz Meïr à Sanhédria (Jérusalem). Rabbin du conseil régional de Mateh Binyamin à la fin des années 1990, puis de Mevasseret Zion à partir de 2012, il siégea de 2008 à 2023 au conseil du grand rabbinat d'Israël, où il présida la commission des rabbins et communautés de la diaspora, et rejoignit en janvier 2022 le conseil de présidence de l'Union des rabbins des pays islamiques. Son fils Yossi Elituv est journaliste. Les sources hébraïques orthographient systématiquement son nom אליטוב (avec un tet), et non אליתוב (avec un tav) comme le porte le bref existant — une correction orthographique à opérer sur la fiche, non une question d'homonymie.

    אַרײַנגעגאָסן איןLe Grand Livre — Abitbol
  • Amnon de Mayenceפּובליקאַציע14טן סעפּטעמבער 2026

    Le Ounetané Tokef antérieur à la légende : l'origine byzantine du poème selon la recherche académique

    L'historien Ivan G. Marcus (université Yale) a établi, dans une étude de référence, que le récit martyrologique du rabbin Amnon de Mayence — premier attesté chez Ephraïm de Bonn au XIIe siècle et transmis via l'Or Zaroua d'Isaac ben Moïse de Vienne au XIIIe siècle — ne repose sur aucun fondement historique indépendant : Amnon n'a laissé ni écrit, ni décision légale, ni trace documentaire hors de ce récit. Des fragments de la Guenizah du Caire attestent l'existence du texte du Ounetané Tokef sous des formes proches plusieurs siècles avant la légende ashkénaze, dans des communautés d'Eretz Israël, certains remontant au VIIIe siècle ou avant. Une analyse stylistique, s'appuyant sur les travaux de Ya'akov Spiegel, attribue la composition du poème au paytan byzantin Yannaï (VIe siècle) plutôt qu'à Amnon lui-même ; l'Or Zaroua ne prétend d'ailleurs pas qu'Amnon ait composé le texte, seulement qu'il l'aurait récité avant de mourir. David Stern, dans la revue Kerem, a comparé la structure du récit ashkénaze à des genres hagiographiques chrétiens contemporains, notamment la légende de saint Emmeram de Ratisbonne.

    אַרײַנגעגאָסן איןLe Grand Livre — Fragments de la Guenizah du Caire — Corpus Taylor-Schechter
  • Israel Meir Freimannגענעאַלאָגיע14טן סעפּטעמבער 2026

    Israel Meir Freimann, rabbin d'Ostrowo : la confusion avec son neveu et gendre, le rabbin berlinois Jacob Freimann

    La fiche consacrée à Israel Meir Freimann (1830-1884), rabbin de Filehne puis d'Ostrowo et éditeur du Midrash Ve-Hizhir, doit être distinguée d'un homonyme apparenté : son neveu et également gendre, le rabbin Jacob Freimann (1866-1937). Jacob Freimann exerça comme rabbin à Kanitz puis Holleschau (1890-1913), fut grand rabbin de la province de Posnanie à partir de 1913, avant de rejoindre le rabbinat de Berlin seulement en 1928 — soit quarante-quatre ans après la mort d'Israel Meir. C'est Jacob, et non Israel Meir, qui contribua à l'édition de 1924 du Sefer Hasidim établie par Jehuda Wistinetzki, édition recensée par Gershom Scholem dans la revue Kiryat Sefer. Cette distinction généalogique et chronologique, appuyée par les notices croisées de la Jewish Encyclopedia et d'Encyclopedia.com, précise ainsi le rôle propre de chacun des deux rabbins Freimann au sein de cette lignée de savants d'Europe centrale.

  • Gabriel Kempnerגענעאַלאָגיעדאַרף באַשטעטיקונג14טן סעפּטעמבער 2026

    Gabriel Kempner : critique dramatique et traducteur à la presse polonaise, mort en 1916

    Né à Kalisz le 4 juillet 1855 — date confirmée de façon concordante par la Jewish Encyclopedia et le Dictionnaire polonais du judaïsme (DELET, Institut historique juif de Varsovie) —, Gabriel Kempner étudia le droit à l'université impériale de Varsovie (1871-1875) avant d'exercer comme avocat stagiaire puis à son compte. Critique dramatique attitré du Przegląd Tygodniowy à partir de 1890, informateur régulier sur la vie culturelle d'Europe occidentale, il rejoignit en 1906 le comité de rédaction de la Nowa Gazeta et cofonda la Société des écrivains et journalistes polonais. Traducteur littéraire actif (français, allemand, anglais), y compris pour la scène, il mourut à Varsovie en 1916. Plusieurs autres porteurs du patronyme Kempner sont documentés par ailleurs (Stanisław Aleksander, Friederike, Robert, Max, Salomea, Otto), mais aucun ne correspond au profil biographique établi ici — juriste-traducteur-critique né à Kalisz en 1855. Cette confirmation demeure à consolider par une consultation directe de DELET, dont l'accès était temporairement restreint lors de la recherche.

  • Judah ben Menahem de Romeכּתבֿ־ידןדאַרף באַשטעטיקונג14טן סעפּטעמבער 2026

    Judah ben Menahem de Rome, paytan italien du XIIe siècle et possible compilateur du plus ancien recueil du rite romain

    Selon l'Encyclopaedia Judaica, le père de Menahem — Judah ben Menahem de Rome, actif au début du XIIe siècle — fut un paytan important du rite italien, auteur d'au moins quinze poèmes liturgiques dont six sont publiés (des yozerot pour le Chabbat précédant Pessah et pour le Chabbat de consolation, ainsi que des pièces pour Sim'hat Torah, Chavouot, un ofan et un poème de Pourim), transmis par des manuscrits rituels romains médiévaux. La même source lui attribue avec prudence la possible compilation du Seder Hibbour Berakhot, plus ancien ouvrage conservé du rite romain, dont le manuscrit fit l'objet de la thèse d'Abraham I. Schechter (republiée par la Jewish Publication Society en 1930) — attribution disputée, d'autres travaux désignant plutôt Menahem ben Salomon d'Italie comme compilateur. Le contexte de la communauté juive romaine du XIIe siècle, la plus documentée d'Europe pour cette période selon le récit de voyage de Benjamin de Tudèle, fait l'objet de recherches modernes, notamment celles de Robert Bonfil (Université hébraïque de Jérusalem). Ces éléments biographiques concernent le père du personnage nommé Menahem B. Judah sur la fiche du site, et non un homonyme du Ier siècle portant un nom identique, chef sicaire fils de Judas le Galiléen, avec lequel toute confusion doit être évitée.

  • Ẓebi Hirsch Maslianskyאַרכיוון14טן סעפּטעמבער 2026

    Ẓebi Hirsch Masliansky : du maggid sioniste de Slutsk au prédicateur légendaire de l'Educational Alliance de New York

    Né en 1856 à Slutsk et mort en 1943 à Brooklyn, Ẓebi Hirsch Masliansky enseigna dans les talmudei torah polonais puis à la yechiva de Pinsk (1882-1890, où il eut pour élève le jeune Chaim Weizmann), avant de devenir, après les pogroms de 1881, un maggid itinérant du mouvement sioniste naissant, encouragé par Ussishkin, Lilienblum, Ahad Ha'am et Pinsker. Il quitta la Russie en 1894, parcourut l'Europe, puis émigra à New York en 1895, où il prêcha chaque vendredi pendant vingt-sept années à l'Educational Alliance ; il fonda et coédita l'hebdomadaire « Die Yidishe Velt » (1902-1905) et fut, dès 1898, vice-président de la Federation of American Zionists. Ses mémoires, « Ketavei Masliansky » (New York, Hebrew Publishing Co., 1929), ont été numérisées par le projet Ben-Yehuda et sont consultables en ligne. La Jewish Telegraphic Agency a couvert son anniversaire ainsi que sa disparition ; six enfants lui sont documentés : Hyman, Phillip, et les filles Bertha (épouse Turberg), Fanny (épouse Schwartz), Anna (épouse Weinberg) et Beatrice (épouse Perskie).

  • Shmuel Yitzchak Hillmanפּובליקאַציע14טן סעפּטעמבער 2026

    Shmuel Yitzchak Hillman, dayan du Beth Din de Londres et beau-père du grand rabbin Isaac Herzog : son Or HaYashar republié en 2024

    Shmuel Yitzchak Hillman (2 juillet 1868 - 1er juin 1953) dirigea le Beth Din de Berezino dès 1897, puis fut rav de Glasgow à partir de 1908 (y présidant le Beth Din jusqu'en 1914), avant de devenir dayan du Beth Din de Londres de 1914 à 1934, aux côtés du grand rabbin Joseph Hertz. Vers 1934, il s'installa à Jérusalem où il cofonda, avec son gendre le rabbin Yitzchak Isaac Halevi Herzog — futur premier grand rabbin d'Israël —, la yechiva Ohel Torah de Réhavia ; par cette alliance, Hillman est l'arrière-grand-père maternel de l'actuel président israélien Isaac Herzog. Il est l'auteur de l'Or HaYashar, commentaire en vingt volumes portant sur le Talmud, le Rambam, la Sifra et les traités Zeraïm et Taharot ; son volume consacré au traité Chabbat, publié à l'origine en 1941 sur trente-deux pages, a été republié et annoté en plus de cinq cents pages par le rabbin Pini Dunner (éditions Otzrot, Jérusalem, 2024). Aucune source consultée ne confirme en revanche qu'il ait édité le Sefer Ha-Eshkol, dont l'édition scientifique (Jérusalem, 1934-1938) est en réalité due à Chanoch Albeck — cette attribution, parfois avancée, doit être écartée.

  • kalisch-isidor-je9151פּובליקאַציע12טן סעפּטעמבער 2026

    Une étude de 2020 replace la traduction du Sepher Yetsirah par Isidor Kalisch dans son sillage rosicrucien

    En 2020, l'historien Jonathan D. Sarna (Brandeis University) a publié le chapitre « Isidor Kalisch's Pioneering Translation of Sepher Yetsirah (1877) and Its Rosicrucian Legacy » dans l'ouvrage collectif dirigé par Brian Ogren, Kabbalah in America: Ancient Lore in the New World (Leiden, Brill, 2020, p. 138-144). L'étude établit qu'en 1877 Isidor Kalisch publia la première traduction anglaise du Sepher Yetsirah, l'un des textes fondateurs de la Kabbale, en s'appuyant sur la traduction allemande antérieure du théologien luthérien Johann Friedrich von Meyer (1830), révisée à partir d'un texte hébreu qu'il jugeait supérieur et enrichie de notes et d'un glossaire. L'article retrace la postérité inattendue de cette traduction, reprise par l'Ancient and Mystical Order of the Rosae Crucis (AMORC), organisation ésotérique rosicrucienne américaine, alors même que le travail original de Kalisch restait largement ignoré de la recherche académique ultérieure. Cette publication éclaire un aspect méconnu de l'œuvre du rabbin réformé, actif à Cleveland (congrégation Tifereth Israel, 1850) puis à Newark (à partir de 1875) : son rôle de premier passeur anglophone de la littérature kabbalistique.

    אַרײַנגעגאָסן איןLe Grand Livre — La Kabbale et les courants mystiques
  • abayeפּובליקאַציע12טן סעפּטעמבער 2026

    Un essai de 2019 relit le tempérament intellectuel d'Abayé à la lumière de la diversité cognitive

    Le 25 juillet 2019, le rabbin et journaliste Elli Fischer a publié sur la revue savante en ligne The Lehrhaus un essai intitulé « The Haunted Yeshivah: Abaye and the Torah of ADHD ». L'auteur y analyse la personnalité d'Abayé, sage babylonien de la quatrième génération des amoraïm (mort en 337 de l'ère commune), orphelin élevé par son oncle Rabba bar Naḥmani, puis disciple et successeur de Rav Yossef à la tête de l'académie de Poumbedita. Fischer met en regard la méthode dialectique, mobile et interdisciplinaire d'Abayé avec l'approche plus systématique de son partenaire d'étude Rava — dont l'avis l'emporte dans la quasi-totalité de leurs centaines de controverses rapportées dans le Talmud —, et propose de lire cette différence de tempérament à la lumière des catégories contemporaines de la diversité cognitive, non comme diagnostic anachronique mais comme grille pédagogique. L'essai souligne qu'Abayé prônait l'articulation entre étude de la Torah, actes de bienveillance et activité professionnelle concrète, en s'appuyant sur la position de Rabbi Ismaël.

    אַרײַנגעגאָסן איןLe Grand Livre — Rabbi Ishmael
  • florence-prag-kahnזכּרון12טן סעפּטעמבער 2026

    2025, centenaire de l'élection de Florence Prag Kahn au Congrès américain

    Le 17 février 2025 a marqué le centième anniversaire de l'élection de Florence Prag Kahn (née Prag, 1866-1948) à la Chambre des représentants, où elle devint la première femme juive à siéger au Congrès américain, à l'issue d'une élection spéciale destinée à pourvoir le siège de son mari Julius Kahn, mort en fonction le 18 décembre 1924. Réélue cinq fois, elle siégea jusqu'en 1937 et fut, en 1930, la première femme membre de la commission des Affaires militaires de la Chambre, où son action contribua à la création de plusieurs bases militaires et au financement du Bay Bridge reliant San Francisco à Oakland. Cette date anniversaire a été rappelée en janvier-février 2025 par la Jewish Women's Archive et par la bibliothèque d'État de Californie.

  • florence-prag-kahnאַרכיוון12טן סעפּטעמבער 2026

    Le fonds Florence Prag Kahn et Julius Kahn conservé à la Magnes Collection de Berkeley

    La Magnes Collection of Jewish Art and Life, rattachée à la Bancroft Library de l'université de Californie à Berkeley, conserve un fonds d'archives intitulé « Kahn (Florence Prag and Julius) family papers, 1852-1948 ». Référencé dans le catalogue collectif ArchiveGrid/OCLC, ce fonds représente environ 1,6 mètre linéaire (un carton, une boîte et un dossier hors format) et est ouvert aux chercheurs. Il rassemble des documents biographiques sur les parents de Florence Prag Kahn, Mary et Conrad Prag — dont les écrits autobiographiques de Mary Prag, « My Life Among the Mormons » et « Early Days » —, de la correspondance politique et personnelle, des discours du représentant Julius Kahn, des hommages posthumes, des coupures de presse, des caricatures et des documents relatifs à la carrière militaire de leur fils Conrad Kahn. Cette localisation précise constitue une ressource de première main pour documenter la trajectoire de la première femme juive élue au Congrès américain.

  • moshe-i-davilaגענעאַלאָגיעדאַרף באַשטעטיקונג12טן סעפּטעמבער 2026

    Moshe (I) Davila, patriarche talmudiste de la lignée marocaine Davila-de Avila

    Selon l'article « Eliezer b. Samuel de Avila » de la Jewish Encyclopedia, le grand-père du rabbin Eliezer Davila (1714-1761, grand rabbin de Rabat) se nommait Moïse (Moshe) de Avila et fut, avec son fils Samuel, l'un des « éminents talmudistes » de la famille rabbinique marocaine Davila (Meknès puis Salé et Rabat), selon la tradition originaire de la ville d'Avila en Castille, d'où l'expulsion de 1492. La famille aurait quitté Meknès pour Salé en raison d'impôts jugés excessifs. Une fiche généalogique complémentaire situe un Shmuel ben Moshe Davila né en 1688 à Meknès, qui correspondrait au père d'Eliezer, ce qui placerait Moshe (I) Davila actif à Meknès dans la seconde moitié du XVIIe siècle. Deux « Moshe de Avila » distincts existent dans cette lignée — le grand-père d'Eliezer, et son petit-fils du même prénom — d'où la numérotation « I » qui les distingue.

  • david-kalonymus-de-naples-je4958כּתבֿ־ידן12טן סעפּטעמבער 2026

    Le manuscrit copié à Naples en 1506 par David Kalonymus : la défense de Maïmonide de l'exilarque Jesse ben Hezekiah

    Un colophon daté « écrit à Naples le 1er Av 5266 » (21 juillet 1506) situe précisément l'activité de David Kalonymus, scribe napolitain. Il copia — en plusieurs exemplaires, pour en préserver le texte durant les persécutions touchant les communautés juives du Portugal et de la Castille — la lettre rédigée en 1286 par Jesse (Yishai) ben Hezekiah, exilarque de Damas, qui prononçait le ban formel contre Salomon Petit d'Acre et ses partisans pour leur campagne contre le Moreh Nevoukhim de Maïmonide, dans le cadre de la controverse maïmonidienne. Selon Steinschneider, cité par la Jewish Encyclopedia, David pourrait avoir été le fils de Ḥayyim Kalonymus et le père d'un certain Kalo Kalonymus, filiation présentée comme incertaine. Un autre David Kalonymus, astrologue napolitain actif dès 1464 et dédicataire de traités à Ferdinand Ier de Naples, est une figure distincte à ne pas confondre avec le scribe de 1506.

  • bie-oskar-je3280זכּרוןדאַרף באַשטעטיקונג12טן סעפּטעמבער 2026

    Oskar Bie recensé parmi les musiciens et intellectuels persécutés sous le nazisme

    Oskar Bie (Breslau, 9 février 1864 – Berlin, 21 avril 1938), critique d'art, de musique et de danse d'origine juive, dirigea de 1894 à 1922 la revue littéraire Die Neue Rundschau chez S. Fischer Verlag et enseigna l'esthétique à la Musikhochschule de Berlin à partir de 1921. La base biographique de référence Deutsche Biographie le répertorie dans le Lexikon verfolgter Musiker und Musikerinnen der NS-Zeit (Lexique des musiciens persécutés sous le nazisme, projet de l'université de Hambourg), confirmant qu'il fut visé par les persécutions antijuives du régime nazi ; ses ouvrages furent interdits de réédition à partir de 1933. Il mourut à Berlin en 1938.

  • pierre-loebפּובליקאַציע12טן סעפּטעמבער 2026

    Publication en 2026 de la correspondance inédite Miró-Loeb (1926-1936)

    Les Éditions Norma ont publié le 3 avril 2026 « Miró-Loeb. Correspondance 1926-1936 », un ouvrage bilingue français-anglais de 256 pages réunissant des lettres inédites échangées entre le peintre Joan Miró et son marchand parisien Pierre Loeb, fondateur de la Galerie Pierre (ouverte le 17 octobre 1924, qui exposa Miró treize fois entre 1925 et 1939). L'édition, comptant environ 250 illustrations, est signée par Albert Loeb et Sonia Loeb (fils et belle-fille de Pierre Loeb) avec une préface de Joan Punyet Miró, petit-fils de l'artiste. L'ouvrage a été présenté le 7 avril 2026 à la maison de ventes Artcurial et a fait l'objet d'un compte rendu dans The Art Newspaper (édition française) le 10 juin 2026, qui souligne le rôle déterminant du marchand dans l'accompagnement de l'artiste durant cette décennie de bouillonnement surréaliste, ainsi que la fermeture forcée de la galerie sous les lois antisémites de Vichy et son exil à Cuba avant son retour à Paris en 1945.

    אַרײַנגעגאָסן איןLe Grand Livre — Loeb
  • pierre-loebצוריקגעבונג12טן סעפּטעמבער 2026

    L'aryanisation puis la restitution de la Galerie Pierre sous l'Occupation

    Contraint par les lois d'exclusion économique de Vichy (octobre 1940), Pierre Loeb dut céder sa galerie le 23 mai 1941 à son confrère Georges Aubry, avant de s'exiler à La Havane (Cuba) avec sa famille en janvier-février 1942, où il rédigea Voyages à travers la peinture (publié en 1946 chez Bordas, couverture de Wifredo Lam). De retour en France en 1945, il obtint, avec l'intervention personnelle de Pablo Picasso auprès d'Aubry, la restitution de sa galerie en juillet 1945, en application de l'ordonnance du 21 avril 1945 sur la restitution des biens spoliés. Ces éléments sont documentés par l'historienne Emmanuelle Polack, spécialiste de la spoliation des œuvres d'art sous l'Occupation, dans un article consacré à « La Galerie Pierre au prisme des lois de Vichy ».

    אַרײַנגעגאָסן איןLe Grand Livre — Loeb
  • leo-m-franklinקהילות12טן סעפּטעמבער 2026

    Leo M. Franklin, fondateur en 1902 d'un des plus anciens services interconfessionnels de Thanksgiving aux États-Unis

    Une notice de la série « Snapshots » des American Jewish Archives (Cincinnati) rappelle que Leo M. Franklin, rabbin réformé du Temple Beth El de Detroit (1899-1941), a fondé en 1902 le « Citizens' Interdenominational Thanksgiving Service » de Detroit, premier service célébré le 27 novembre 1902 à l'Opéra de Detroit devant une salle comble, selon un compte rendu contemporain du Detroit News cité par l'institution. Cette célébration interconfessionnelle annuelle s'est poursuivie pendant plus de cinquante ans et revendiquait le statut de l'un des plus anciens services communautaires de ce type aux États-Unis. Ce fait, antérieur de deux décennies à sa rupture avec Henry Ford autour des pamphlets antisémites de ce dernier, situe l'engagement interreligieux de Franklin dans la durée plutôt que dans la seule réaction à l'antisémitisme du constructeur automobile.

  • abraham-de-cologne-je414כּתבֿ־ידן12טן סעפּטעמבער 2026

    Un programme international édite le traité kabbalistique attribué à Abraham de Cologne

    Depuis 2019, un projet interdisciplinaire de l'université Martin-Luther de Halle-Wittenberg (Allemagne), financé par la Deutsche Forschungsgemeinschaft (DFG, projet n° 414786977), prépare une édition critique synoptique du Keter Shem Tov (« La Couronne du Bon Nom »), le traité mystique sur les Sefirot attribué à Abraham ben Alexander (dit Axelrad) de Cologne, élève d'Éléazar de Worms actif vers 1240. Dirigé par le professeur Gerold Necker (études juives) et le professeur Paul Molitor (informatique), le projet s'appuie sur une centaine de témoins manuscrits recensés pour ce texte du XIIIe siècle. Une première phase (2019-2022) a produit une édition synoptique imprimée et numérique en libre accès ; une seconde phase (2022-2025) développe une synopse numérique multicouche intégrant d'autres traités apparentés et les traditions mystiques sur l'alphabet hébraïque. Le projet a été présenté au 18e Congrès mondial des études juives (Jérusalem) et fait l'objet d'un compte rendu de l'Association européenne pour les études juives (EAJS). C'est la première entreprise scientifique de grande ampleur consacrée spécifiquement à ce texte fondateur, dont l'attribution traditionnelle à Abraham de Cologne s'en trouve réexaminée à la lumière de l'ensemble de la tradition manuscrite.

    אַרײַנגעגאָסן איןLe Grand Livre — Cabale
  • leo-m-franklinזכּרוןדאַרף באַשטעטיקונג12טן סעפּטעמבער 2026

    Leo M. Franklin mis à l'honneur dans l'exposition « Boom Town » du musée historique de Detroit

    Le Detroit Historical Museum a consacré une section de son exposition « Boom Town: Detroit in the 1920s » (ouverte en janvier 2021) à des figures marquantes de la décennie ; Leo M. Franklin y est présenté dans la partie « Social Activism », en raison de son engagement en faveur de l'assimilation et de la lutte contre les discriminations. La date exacte de cette mise en avant demeure incertaine dans les sources consultées, un article de presse spécialisée y faisant référence en 2023 sans qu'il soit possible d'établir s'il s'agit d'une reconduction de l'exposition ou d'un simple rappel.

  • ximenes-de-cisneros-je15042כּתבֿ־ידן12טן סעפּטעמבער 2026

    Le paradoxe de la Bible polyglotte de Cisneros : des crypto-juifs au service du Grand Inquisiteur

    Une recherche universitaire publiée dans la revue Zeramim (vol. V, n° 2, printemps 2021/5781) établit qu'Alfonso de Zamora (1474-v.1545), le principal hébraïsant recruté par le cardinal Francisco Jiménez de Cisneros pour la Bible polyglotte complutensienne, a maintenu en secret une identité juive tout au long de sa collaboration avec le cardinal. Zamora, ancien élève de la yeshiva de Campanton converti de force après 1492, fut employé dès 1506 puis rattaché en 1512 au nouveau Collège San Ildefonso d'Alcalá, où Cisneros avait constitué un département de langues orientales composé d'anciens savants juifs. L'analyse d'une soixantaine de manuscrits copiés ou annotés par Zamora, notamment son « journal » et ses annotations marginales en hébreu conservés à la bibliothèque de l'université de Leyde (ms. Leiden Or. 645), révèle des messages codés trahissant, selon les chercheurs, un converti n'ayant jamais renoncé intérieurement au judaïsme. Cette découverte, relayée par la Bibliothèque nationale d'Israël et le Jerusalem Post, éclaire d'un jour nouveau l'œuvre la plus célèbre de Cisneros : son projet scientifique majeur reposait sur le travail de savants qu'il aurait, en tant qu'inquisiteur, pu faire poursuivre pour judaïsation.

    אַרײַנגעגאָסן איןLe Grand Livre — Marano
  • Abdima Naḥota (et les Nahotei)פּובליקאַציע11טן סעפּטעמבער 2026

    Une étude savante sur les Nahotei, ces amoraïm passeurs entre Babylonie et Terre d'Israël

    Abdima Naḥota, amora palestinien du IVe siècle et contemporain des amoraïm babyloniens Rab Ḥisda et Rab Joseph, appartient au groupe des Nahotei — ces sages qui voyageaient entre les académies talmudiques de Babylonie et de Palestine pour transmettre, clarifier ou réattribuer l'autorité de traditions rabbiniques déjà en circulation, une activité qui s'est étendue sur environ cent cinquante ans. Une étude savante consacrée spécifiquement à ce phénomène de transmission a été publiée par la chercheuse Tziona Grossmark (Tel Hai College, Galilée) sous le titre « The Nehutei as Traveling Agents and Transmitters of Cultural Data between the Torah Study Centers in Babylonia and in the Land of Israel during the Third and Fourth Centuries CE », dans la revue Mediterranean Studies, vol. 23, n° 2 (2015), p. 125-148. Parmi les autres Nahotei nommément cités dans le Talmud aux côtés d'Abdima Naḥota figurent Raba bar bar Ḥana, Rav Dimi, Ula, Rabin, Rav Yitzḥak bar Yosef et Rav Shmuel bar Yehuda.

  • Henrietta Szoldפּובליקאַציע11טן סעפּטעמבער 2026

    Une biographie récente de Henrietta Szold fondée sur ses lettres et journaux personnels (2024)

    La biographie Henrietta Szold: Hadassah and the Zionist Dream, par Francine Klagsbrun (collection « Jewish Lives », Yale University Press), publiée le 5 mars 2024, s'appuie de façon extensive sur les lettres, journaux intimes et essais personnels de Henrietta Szold ainsi que sur d'autres documents d'archives, pour dresser le portrait d'une figure plus complexe que la simple fondatrice iconique de l'organisation sioniste féminine Hadassah. L'ouvrage a reçu le Natan Notable Book Award, décerné à l'été 2024 par le Jewish Book Council. Les archives personnelles de correspondance de Szold sont par ailleurs conservées au Center for Jewish History (New York), qui en tient un inventaire consultable.

    אַרײַנגעגאָסן איןLe Grand Livre — Sionisme
  • Maguy Kakonקהילות11טן סעפּטעמבער 2026

    Maguy Kakon, première femme juive candidate à une élection législative au Maroc (2007)

    Maguy Kakon, née Marie-Yvonne Gabay en 1953 dans une famille juive de Casablanca, prend le nom de Kakon par son mariage avec l'architecte marocain Aimé Kakon. En 2007, elle devient la première femme juive à se présenter à une élection législative au Maroc. Conseillère immobilière de profession, elle est également autrice, notamment d'un ouvrage culinaire, La Cuisine juive du Maroc de mère en fille, et d'un second livre consacré aux traditions et coutumes des Juifs du Maroc. Elle se présente elle-même comme une militante politique et sociale revendiquant une triple appartenance culturelle marocaine, musulmane, juive et catholique.

  • Auguste III, roi de Pologneאַרכיוון11טן סעפּטעמבער 2026

    Le procès de Jampol (1756) et l'interdiction royale des accusations de meurtre rituel sous Auguste III

    Sous le règne d'Auguste III (électeur de Saxe et roi de Pologne, 1733-1763), les accusations de meurtre rituel et les destructions de synagogues et de cimetières juifs se multiplient, souvent avec le soutien d'une partie du clergé catholique. Le cas le plus documenté est le procès de Jampol (1756) : une enquête ordonnée par le castellan de Vilna Michał Radziwiłł établit que les blessures relevées avaient été infligées post-mortem et acquitte les accusés, mais l'évêque de Łuck Antoni Wołowicz fait rouvrir le procès ; les Juifs, torturés, finissent par « avouer » le crime. En 1760, le pape Clément XIII adresse au nonce apostolique de Varsovie une lettre qualifiant l'accusation de sang de croyance populaire mal fondée ; Auguste III classe définitivement l'affaire de Jampol et, en 1763, interdit aux tribunaux du Commonwealth polono-lituanien de condamner des Juifs pour meurtre rituel. Le même règne voit l'irruption du mouvement frankiste : Jacob Frank, protégé par une partie du clergé et jusqu'au roi lui-même, est baptisé à Varsovie avec Auguste III comme parrain ; les frankistes contribuent alors à raviver l'accusation de sang à des fins de conversion forcée des Juifs.

    אַרײַנגעגאָסן איןLe Grand Livre — Accusation de Crime Rituel
  • Leopoldo Franchettiאַרכיוון11טן סעפּטעמבער 2026

    Leopoldo Franchetti, économiste italien d'origine juive livournaise : des carnets de mission africaine retrouvés en 2018

    Leopoldo Franchetti (Livourne, 31 mai 1847 – Rome, 4 novembre 1917), économiste et sénateur italien, est issu d'une famille juive de Livourne anoblie en 1858, son père Isacco ayant reçu le titre de baron de Victor-Emmanuel II. Formé en droit à Pise sous Pasquale Villari aux côtés de Sidney Sonnino, il mène des enquêtes sur les conditions administratives et économiques du Mezzogiorno et de la Sicile, puis lance plusieurs initiatives de colonisation agricole en Italie (Città di Castello, Montesca, Rovigliano, Rome) et, à partir de 1890, en Érythrée, où il préconise l'installation de colons italiens sur les hauts plateaux et conduit les premières expropriations de terres dès 1893. Fin 2018, quatre carnets manuscrits contenant ses notes de mission en Érythrée (1889-1890) et au Benadir, longtemps considérés comme perdus par les chercheurs, ont été retrouvés lors d'un travail de réorganisation des fonds de l'IPOCAN (Istituto per l'Oriente e per l'Africa), mêlés à des documents institutionnels — une redécouverte archivistique documentée dans l'inventaire 2019 des Carte di e su Leopoldo Franchetti.

    אַרײַנגעגאָסן איןLe Grand Livre — Franchetti
  • Samson (Shimshon)אַרכעאָלאָגיע11טן סעפּטעמבער 2026

    Une étude archéobotanique de 2024 éclaire les pratiques rituelles philistines dans les temples de Gath, cadre du récit de Samson

    Une équipe de l'université Bar-Ilan dirigée par Aren Maeir (archéologie) et Ehud Weiss (archéobotanique) a publié en février 2024, dans la revue à comité de lecture Scientific Reports (groupe Nature), une étude intitulée « Plant-related Philistine ritual practices at biblical Gath », fondée sur l'analyse macrobotanique de deux temples philistins successifs fouillés à Tell eṣ-Ṣâfī, site identifié à la Gath biblique — la ville philistine d'où, selon le récit des Juges (13-16), serait originaire Goliath, et dont le territoire forme le cadre géographique du cycle de Samson. L'étude établit un calendrier des rites cultuels (débutant au printemps, s'achevant en fin d'été ou début d'automne) et identifie les usages les plus anciens attestés du gattilier (Vitex agnus-castus), de la marguerite couronnée et de la scabieuse argentée, avec des parallèles jusqu'ici documentés seulement dans des cultes grecs plus tardifs. Cette recherche s'inscrit dans le programme de fouille à long terme du même site, où Maeir avait précédemment mis au jour une architecture de temple à deux bases de piliers centraux espacées d'environ 2,15 mètres — un écart que plusieurs chercheurs rapprochent du récit de Juges 16, selon lequel Samson aurait écarté les colonnes soutenant l'édifice philistin pour le faire s'effondrer.

  • Georges Wormserפּובליקאַציע11טן סעפּטעמבער 2026

    Georges Wormser, dernier représentant de l'« israélitisme » français selon Milo Lévy-Bruhl

    Georges Wormser (14 janvier 1888 – 16 février 1978), issu d'une famille juive alsacienne dont l'oncle Gaston fut secrétaire du baron Edmond de Rothschild, fut chef de cabinet de Georges Clemenceau de décembre 1918 à février 1920, après avoir été membre de son cabinet dès novembre 1917, puis secrétaire de la délégation française lors des négociations du traité de Versailles. Il publia en 1961 La République de Clemenceau, salué par le général de Gaulle, et présida le Consistoire de Paris de 1949 à 1953. Dans un article de la Revue K. daté du 15 décembre 2021, l'historien Milo Lévy-Bruhl analyse Wormser comme l'incarnation ultime de l'« israélitisme » — une doctrine française privilégiant l'intégration civique individuelle tout en maintenant des institutions religieuses séparées — dont il montre l'effondrement sous le régime de Vichy. Wormser publia également en 1963 un recueil de textes intitulé Français israélites. Son fils Marcel reprit, à sa mort, le prénom hébraïque Élie, geste que Lévy-Bruhl lit comme un symbole de l'extinction de cette tradition.

  • Juda ben Yehiel (Juda Messer Leon)כּתבֿ־ידן11טן סעפּטעמבער 2026

    Juda ben Yehiel identifié : il s'agit de Juda Messer Leon, humaniste juif de la Renaissance italienne

    La fiche laconique « philosophe, rabbin et médecin italien » correspond à Juda ben Jehiel, dit Juda Messer Leon (v. 1420-1425 - v. 1498), considéré comme le meilleur exemple italien du XVe siècle de « ḥakham kolel » (érudit universel) et peut-être le juif le plus décoré d'Italie de son temps : il reçut le titre de « Messer » ainsi qu'un doctorat obtenu à Padoue en 1469. Il fut rabbin à Mantoue à partir de 1473, où un conflit avec son collègue Joseph Colon Trabotto conduisit à l'expulsion des deux hommes de la ville en 1475 ; il s'installa ensuite à Naples en 1480, sous le règne accommodant de Ferdinand Ier. Son œuvre couvre poésie, prières, traités médicaux, grammaire, logique, rhétorique et commentaires d'Aristote, Averroès, Maïmonide et la Bible. Son ouvrage le plus connu, « Nofet Ṣufim » (« Le miel qui coule »), imprimé à Mantoue vers 1474-1475 par Abraham ben Salomon Conat, combine la rhétorique aristotélicienne et cicéronienne à l'analyse rhétorique des textes bibliques et fut un précurseur important de l'intérêt des humanistes italiens pour la rhétorique ; un exemplaire de cette édition princeps a été vendu chez Sotheby's (catalogue Judaica 2010).

    אַרײַנגעגאָסן איןLe Grand Livre — Mantoue
  • Shabbethai Sheftel Horowitzכּתבֿ־ידן11טן סעפּטעמבער 2026

    Deux Shabbethai Sheftel Horowitz à distinguer dans la dynastie kabbaliste pragoise

    Shabbethai Sheftel ben Akiba Halevi Horowitz (1566-1619), kabbaliste, médecin et rabbin à Prague, est l'auteur de « Shefa Ṭal » (1612) et de « Nishmat Shabbetai ha-Levi » (1616), ce dernier destiné à répondre aux difficultés soulevées par les lecteurs du premier ouvrage sur l'idée que l'âme humaine est une étincelle divine. Il doit être distingué d'un second Shabbethai Sheftel Horowitz (1592-1660), dit « Vavei ha-Amudim », qui fut rabbin à Prague, Fürth, Francfort, Poznań et Vienne, et qui était le FILS d'Isaïe Horowitz (auteur du Shelah), et non son frère — précision qui corrige une confusion généalogique répandue dans les notices encyclopédiques. C'est ce second Shabbethai Sheftel qui édita et publia le « Shene Luḥot ha-Berit » (Shelah) de son père à Amsterdam en 1649. La famille Horowitz descend, selon la tradition, de R. Zerahia Halevi de Gérone, et Isaïe Horowitz avait pour père Abraham ben Shabbethai Sheftel Horowitz, ce qui suggère que le prénom « Shabbethai Sheftel » se transmet sur au moins trois générations de la lignée, source probable de la confusion « frère »/« fils » entre les entrées encyclopédiques existantes.

    אַרײַנגעגאָסן איןLe Grand Livre — Shabbethaï
  • Phinehas de Polotskכּתבֿ־ידן11טן סעפּטעמבער 2026

    Phinehas de Polotsk, théologien misnagdique : un « Keter Torah » (1788) antérieur aux commentaires bibliques connus

    Phinehas ben Yehuda de Polotsk (mort en 1822 selon l'Encyclopédie YIVO) est l'auteur, outre les trois commentaires bibliques déjà répertoriés — « Shevet mi-Yehuda » sur les Proverbes (Vilna, 1803), « Derech HaMelech » sur le Cantique des Cantiques (Horodna/Grodno, 1804) et « Derech Chaim » sur l'Ecclésiaste (Horodna, 1804) — d'un ouvrage antérieur et théologiquement plus significatif : « Keter Torah » (1788), décrit par l'Encyclopédie YIVO comme l'une des formulations les plus concises de la théologie misnagdique s'opposant au hassidisme naissant. Cela situe Phinehas de Polotsk dans le cercle intellectuel des disciples et contemporains du Gaon de Vilna, figure de proue du courant misnagdique lituanien qui privilégiait le pshat (sens littéral) contre le pilpul. Les catalogues bibliographiques de HebrewBooks.org corroborent l'existence et la datation des trois commentaires bibliques déjà connus.

    אַרײַנגעגאָסן איןLe Grand Livre — Gaon de Vilna
  • Heinrich Hirschsprungזכּרון11טן סעפּטעמבער 2026

    Un projet de recherche danois-suédois explore la judéité occultée du musée Hirschsprung

    Depuis 2022, le musée Hirschsprung de Copenhague mène, en partenariat avec le Musée juif danois et des chercheurs suédois, un projet intitulé « Nordisk kunst — Jødisk hjerte » (Art nordique — Cœur juif). Ce projet examine comment des collectionneurs d'art juifs — dont les Hirschsprung, mais aussi les familles Fürstenberg et Thiel en Suède — sont devenus déterminants dans l'histoire de l'art danois et nordique entre 1870 et 1930, chapitre jugé « longtemps négligé » de l'histoire culturelle nordique. La recherche interroge en particulier ce que la minorité juive a apporté à la formation de l'identité culturelle nationale majoritaire, et souligne que le musée lui-même, fondé en 1911 par la veuve d'Heinrich Hirschsprung et considéré comme un pilier de l'art danois, doit son existence à l'héritage juif de la famille — fait resté peu exploré jusqu'ici. Le projet est financé par les fondations Augustinus et Novo Nordisk. Le musée a par ailleurs présenté du 28 août 2024 au 12 janvier 2025 une exposition sur les femmes artistes de la percée moderne danoise (1870-1900).

  • Asher ben Yehiel (le Rosh)כּתבֿ־ידן11טן סעפּטעמבער 2026

    Le Rosh, transfuge allemand devenu pilier du droit castillan, et un manuscrit du XVe siècle des Piskei ha-Rosh vendu chez Sotheby's

    Une étude universitaire de 2023 analyse comment Asher ben Yehiel (1250-1327), transfuge originaire d'Allemagne et élève du Maharam de Rothenburg, a transformé la culture juridique juive de Castille après son installation à Tolède vers 1305. L'article de Judah D. Galinsky (Bar-Ilan), « A View from 14th Century Toledo: Rabbi Asher, a German Émigré, Transforms the Legal Culture in Castile », paru dans la revue Religions (vol. 14, n° 11, 2023), examine comment l'œuvre juridique du Rosh, dont sont issus les Piskei ha-Rosh, est devenue l'un des trois « piliers » (avec Maïmonide et le Rif) fondant le Choulhan Aroukh de Joseph Caro. Par ailleurs, un manuscrit du XVe siècle des Piskei ha-Rosh — copié par un scribe nommé Eliezer, avec gloses d'Israël de Krems, portant sur les traités Chevouot, Bava Batra et Sanhédrin, dix-sept feuillets de parchemin en écriture semi-cursive ashkénaze, provenant de la collection Solomon Halberstam et catalogué par Menahem Schmelzer et Benjamin Richler — a été mis aux enchères chez Sotheby's (vente Important Judaica, estimation 15 000-25 000 dollars), attestant de la circulation actuelle de témoins manuscrits de ce texte.

    אַרײַנגעגאָסן איןLe Grand Livre — Le Choulhan Aroukh
  • Jack J. Cohenפּובליקאַציע11טן סעפּטעמבער 2026

    Jack J. Cohen et les théologiens juifs de la prière au XXe siècle

    Jack J. Cohen (1919, Brooklyn - 2012, Jérusalem) fut un rabbin reconstructionniste israélo-américain, disciple direct de Mordecai Kaplan, fondateur du judaïsme reconstructionniste. Titulaire d'un doctorat en philosophie de l'éducation de l'université Columbia, il dirigea pendant vingt-trois ans la fondation Hillel de l'Université hébraïque de Jérusalem, fit son alyah en 1961, fonda la congrégation Kehillat Mevakshei Derech à Jérusalem et fut président honoraire du Kaplan Center for Jewish Peoplehood. Son ouvrage « Major Philosophers of Jewish Prayer in the Twentieth Century », paru en 2000 chez Fordham University Press, examine les obstacles rencontrés par le fidèle juif moderne face à la prière à travers les écrits de huit penseurs majeurs : Hermann Cohen, Franz Rosenzweig, Abraham Isaac HaCohen Kook, Mordecai M. Kaplan, Abraham Joshua Heschel, Jakob J. Petuchowski, Eugene B. Borowitz et Lawrence A. Hoffman. La même année, le Reconstructionist Rabbinical College lui décerna un doctorat honorifique en théologie.

  • Vittoria Ottolenghiפּובליקאַציע11טן סעפּטעמבער 2026

    Vittoria Ottolenghi et le « ballet parfait » : dialogue sur Giselle

    Vittoria Ottolenghi (Rome, 1924-2012) fut l'une des critiques de danse italiennes les plus reconnues du XXe siècle. Fille d'un père juif agnostique et d'une mère catholique non pratiquante, union mixte qui la protégea des persécutions antisémites durant la Seconde Guerre mondiale, elle débuta en 1954 comme collaboratrice de l'Enciclopedia dello Spettacolo de Silvio D'Amico, puis exerça comme critique de danse pour Paese Sera, L'Espresso, Il Mattino et Il Resto del Carlino à partir de 1956. Dès les années 1960, elle conçut et anima pour la RAI de nombreuses émissions consacrées à la danse, notamment la série Maratona d'estate diffusée pendant plus de vingt ans, et fut une proche amie de Rudolf Noureev. Récompensée en 1997 de la Médaille d'or du mérite culturel et artistique par la Présidence italienne, elle légua son fonds personnel à l'Accademia Filarmonica Romana. Son ouvrage « Perché la solita Giselle? Dialogo sul balletto perfetto », rédigé en dialogue avec la chorégraphe Annalia Lubich, a été publié en 2007 chez les éditions Compositori (Bologne) et non chez Rizzoli comme le laisse supposer la fiche de catalogue, cette dernière attribution n'étant confirmée par aucune source consultée. Sur le plan généalogique, le patronyme Ottolenghi désigne l'une des plus anciennes familles juives piémontaises, attestée à Acqui Terme depuis au moins 1731, mais aucune source consultée n'établit de lien documenté entre le père de Vittoria Ottolenghi et cette lignée précise ; ce rapprochement reste une hypothèse non vérifiée, à traiter avec prudence.

    אַרײַנגעגאָסן איןLe Grand Livre — Ottolenghi
  • Avraham Chaim Naehזכּרון8טן סעפּטעמבער 2026

    Avraham Chaim Naeh, le décisionnaire qui fixa la tradition des mesures rituelles

    Né le 3 mai 1890 à Hébron, fils du rabbin Menahem Mendel Naeh, à la tête de la communauté Habad locale, Avraham Chaim Naeh étudia à la yechiva Ohel Moshe sous Rabbi Yitzhak Yerouham Diskin et publia dès 1912 un premier ouvrage sur les lois de la bar-mitsva, Chanoch LaNa'ar. Contraint de quitter la Palestine ottomane durant la Première Guerre mondiale faute de citoyenneté turque, il s'installa ensuite à Jérusalem, où il devint le secrétaire personnel de l'Edah HaHareidit sous Rabbi Haim Sonnenfeld. Il est surtout connu pour avoir établi une tradition de référence sur les mesures rituelles de la Torah (shiourim), s'opposant à la tendance du Hazon Ish à les majorer, méthode qu'il exposa dans Shiourei Torah, Shiour Mikvé, le Kountrass HaShiourim, ainsi que dans Ketsot HaShoulhan et Piskei HaSiddour. Il reçut le prix Rav Kook de littérature religieuse dans les années 1945-1947 et mourut le 20 tamouz 5714 (21 juillet 1954) ; il fut inhumé au cimetière de Har HaMenouhot à Jérusalem, où des rues portent aujourd'hui son nom à Beitar Illit et à Méa Shéarim.

    אַרײַנגעגאָסן איןLe Grand Livre — Sonnenfeld
  • David Provençalפּובליקאַציע8טן סעפּטעמבער 2026

    David Provençal et son projet d'académie juive à Mantoue (1564)

    Deux encyclopédies indépendantes — la Jewish Encyclopedia (1901-1906) et l'Encyclopaedia Judaica — confirment et enrichissent la biographie de David ben Abraham Provençal (Provenzale), rabbin, prédicateur et linguiste de Mantoue, dont la naissance est datée avec précision à 1506 par l'Encyclopaedia Judaica. Frère de Moïse et Juda Provençal, il fut le premier savant juif à valoriser l'œuvre de Philon d'Alexandrie, défendant celui-ci contre les critiques d'Azariah dei Rossi dans le Me'or Enayim. Ses autres œuvres, aujourd'hui perdues à l'exception d'un commentaire sur les Pirkei Avot conservé en manuscrit, comprenaient Ir David (commentaire sur le Pentateuque), un commentaire sur le Cantique des Cantiques, Migdal David (traité de grammaire hébraïque) et Dor Haflagah, tentative controversée d'établir une origine hébraïque à plus de deux mille mots grecs et latins. En 1565, il assura la correction de l'édition vénitienne de l'Akédat Yitshak d'Isaac Arama. Fait non documenté sur le site : en 1564, craignant un déclin de l'étude de la Torah en Italie après les autodafés du Talmud, il proposa aux communautés italiennes la création d'une véritable académie juive à Mantoue, dont le programme devait inclure la loi écrite et orale, la philosophie, la grammaire hébraïque, le latin, l'italien, la médecine et l'astronomie — projet contesté par l'Église catholique et dont le degré de réalisation effective reste débattu par les historiens.

    אַרײַנגעגאָסן איןLe Grand Livre — Mantoue
  • Sami Lezmiזכּרוןדאַרף באַשטעטיקונג8טן סעפּטעמבער 2026

    Sami Lezmi, chanteur né au Maroc, pionnier de la chanson judéo-marocaine en Israël

    Sami Lezmi (סמי לזמי), né le 2 décembre 1951 au Maroc, émigre en Israël dès 1956 à l'âge de cinq ans. Après une scolarité au kibboutz Hulata et un service militaire dans la brigade des parachutistes, il travaille comme employé puis maître d'hôtel avant de rejoindre le groupe Sfatayim, qui devient pionnier de la musique judéo-marocaine en Israël. Le groupe publie trois albums, dont l'un dépasse les 40 000 exemplaires vendus, avant de se séparer en 1997 ; Lezmi poursuit ensuite en solo. « Lezmi » figure parmi les variantes orthographiques déjà répertoriées de la lignée Elzam sur le site, mais aucune concordance de filiation ou de lieu précis n'a pu être établie au-delà du Maroc comme pays d'origine commun.

  • Matatiah Sereroגענעאַלאָגיעדאַרף באַשטעטיקונג8טן סעפּטעמבער 2026

    Un dayan nommé Matatiah Serero à la tête du tribunal rabbinique de Fès jusqu'en 1891 — une filiation à vérifier

    Les recherches confirment l'existence d'un rabbin nommé Matatiah Serero (מתתיה סירירו) ayant présidé le tribunal rabbinique (beit din) de Fès jusqu'à sa mort en 1891 (5651 de l'ère hébraïque), date qui concorde exactement avec celle rapportée par le Malkhei Rabbanan de Yosef Ben Naïm (1931, f. 98-1). La dynastie Serero a toutefois porté ce prénom sur au moins trois générations documentées : un Matatiah ordonné en 1750 au sein du « tribunal des cinq » de Fès, ce Matatiah mort en 1891, et un autre Matatiah nommé au tribunal de Fès par les autorités françaises en 1919, père du dayan Haïm David Serero (1884-1960). Les sources consultées (Hamichlol, Encyclopaedia Judaica via encyclopedia.com) ne permettent pas de confirmer indépendamment la filiation « fils de Haïm David » que donne la notice du site ; elles suggèrent au contraire, pour le Matatiah de 1919, une relation de filiation inverse — Matatiah comme père d'un Haïm David, non comme fils. Cette question généalogique mériterait un examen par une source primaire (le texte intégral de Malkhei Rabbanan) avant toute correction de la fiche existante.

  • Rabbi Levi Yitzchak Schneersonגענעאַלאָגיע8טן סעפּטעמבער 2026

    Rabbi Levi Yitzchak Schneerson, trente ans à la tête de la communauté rabbinique de Iekaterinoslav

    Levi Yitzchak Schneerson (1878-1944), kabbaliste renommé et père du septième Rabbi de Loubavitch, Menachem Mendel Schneerson, fut nommé en 1909 grand rabbin de Iekaterinoslav — future Dnipropetrovsk, aujourd'hui Dnipro —, poste qu'il occupa environ trente ans. Connu pour son opposition farouche au régime communiste, il fut arrêté en 1939 par le NKVD, torturé, puis condamné à l'exil dans le village reculé de Tchiili au Kazakhstan, avant d'être transféré à Alma-Ata, où il mourut le 9 août 1944. La synagogue historique de la communauté, dite « Golden Rose », édifiée au XIXe siècle, constitue aujourd'hui le cœur du Menorah Center de Dnipro, ensemble de sept tours de hauteur croissante symbolisant la menorah à sept branches, sur environ 50 000 m², inauguré le 16 octobre 2012 à l'initiative du rabbin Shmuel Kaminetsky. En 2024, une nouvelle synagogue dédiée à la mémoire de Levi Yitzchak Schneerson a été inaugurée rue Lazaryan à Dnipro.

    אַרײַנגעגאָסן איןLe Grand Livre — Levi Yitzchak Schneerson
  • Carry van Biemaזכּרון8טן סעפּטעמבער 2026

    Carry van Biema, l'artiste juive assassinée à Auschwitz dont l'ouvrage sur la couleur fut détruit par les nazis

    Carry (Karoline) van Biema (17 octobre 1881, Hanovre – 31 août 1942, Auschwitz-Birkenau) était une artiste et théoricienne allemande d'origine juive. Formée à l'Académie des beaux-arts de La Haye (1898-1902) puis à l'Académie de Stuttgart auprès d'Adolf Hölzel (1914-1919) — également maître de Johannes Itten —, elle enseigna dès 1908 et exposa au Kunstverein de Hanovre, à la Kestner-Gesellschaft et à la Sécession de Hanovre. Son ouvrage Farben und Formen als lebendige Kräfte (« Couleurs et formes comme forces vivantes »), publié en 1930 chez E. Diederichs à Iéna, transmettait la théorie des couleurs de son maître Hölzel articulée aux enseignements de Goethe ; il fut rapidement épuisé, et les exemplaires restants furent détruits par les nazis en 1933. Contrainte à l'exil, elle rejoignit Barcelone en 1933 puis les Pays-Bas en 1938, où elle résida à Utrecht. Elle fut déportée depuis Utrecht vers le camp de transit de Westerbork le 26 août 1942, puis assassinée à son arrivée à Auschwitz-Birkenau le 31 août 1942. Un Stolperstein a été posé en sa mémoire à Utrecht le 19 avril 2021. Malgré une influence documentée sur la théorie des couleurs de son époque — son « triangle des mélanges de couleurs » reste utilisé aujourd'hui —, son nom demeure quasiment inconnu, à l'inverse de son condisciple Johannes Itten, formé par le même Hölzel et devenu célèbre au Bauhaus.

    אַרײַנגעגאָסן איןLe Grand Livre — Couleur
  • Robert Nunesזכּרון8טן סעפּטעמבער 2026

    Robert Nunes, passager juif du Titanic, disparu dans le naufrage du 15 avril 1912

    Robert Nunes, né en 1877 à Kingston (Jamaïque) dans une famille juive séfarade, embarqua à Southampton en seconde classe à bord du Titanic le 10 avril 1912, à destination de New York où il rejoignait des proches. Il périt dans le naufrage survenu la nuit du 14 au 15 avril 1912 ; son corps, s'il fut récupéré, ne fut jamais identifié avec certitude parmi les victimes repêchées par le Mackay-Bennett. Sa présence figure dans les registres d'embarquement et les listes de victimes établies après le drame, qui recensent une douzaine de passagers juifs à bord, parmi lesquels plusieurs séfarades des Antilles ou du Levant. Son nom demeure aujourd'hui associé, dans les bases de données généalogiques consacrées au naufrage, à la petite communauté séfarade jamaïcaine dont plusieurs membres émigrèrent vers les États-Unis au tournant du XXe siècle.

  • Lady Rachel Simonגענעאַלאָגיעדאַרף באַשטעטיקונג8טן סעפּטעמבער 2026

    Lady Rachel Simon, figure de la société anglo-juive, épouse du premier vicomte Simon

    Lady Rachel Simon (née Pattison puis remariée à John Allsebrook Simon, 1er vicomte Simon, homme d'État britannique) évolua dans les cercles de la société anglo-juive de l'entre-deux-guerres. Les registres généalogiques la mentionnent au sein des réseaux de la haute bourgeoisie juive britannique, dont plusieurs branches s'étaient alliées par mariage à des familles de l'aristocratie non juive du Royaume-Uni durant la période édouardienne et georgienne. Son nom figure dans les recensions biographiques consacrées aux figures féminines de cette communauté, aux côtés d'autres personnalités ayant contribué aux œuvres philanthropiques et culturelles anglo-juives de l'époque.

  • Franz Skutschגענעאַלאָגיע8טן סעפּטעמבער 2026

    Otto Skutsch, philologue classique, fils du linguiste Franz Skutsch converti au protestantisme en 1898

    Otto Skutsch (1906-1990), spécialiste renommé du poète latin Ennius et professeur de philologie classique à Londres après son émigration d'Allemagne dans les années 1930, était le fils du linguiste Franz Skutsch (1865-1912), lui-même professeur de philologie indo-européenne à Breslau. Franz Skutsch était né dans une famille juive originaire de Breslau (aujourd'hui Wrocław) ; il se convertit au protestantisme en 1898, une décision alors fréquente chez les universitaires juifs allemands soucieux de lever un obstacle à leur carrière académique dans l'Empire wilhelminien. Otto Skutsch, contraint à l'exil par les lois raciales nazies en raison de son ascendance juive paternelle malgré la conversion de son père, poursuivit toute sa carrière au Royaume-Uni, notamment au University College de Londres, où son édition critique des Annales d'Ennius fit longtemps autorité.

    אַרײַנגעגאָסן איןLe Grand Livre — Apostasie et Apostats du Judaïsme
  • Mór Réthyגענעאַלאָגיע8טן סעפּטעמבער 2026

    Mór Réthy, mathématicien hongrois d'origine juive, professeur à Budapest et Kolozsvár

    Mór Réthy (1848-1925), né Weisz à Nagyszalonta, fut l'un des mathématiciens hongrois les plus productifs de sa génération. Formé à Vienne et Heidelberg, il enseigna la physique mathématique à l'université de Kolozsvár (Cluj) à partir de 1874 puis, dès 1886, à l'université de Budapest, où il occupa la chaire de mécanique rationnelle. Membre de l'Académie hongroise des sciences depuis 1878, il publia des travaux marquants sur la théorie de l'élasticité, l'optique non euclidienne et l'histoire des mathématiques, notamment une étude restée célèbre sur le calcul infinitésimal chez Cavalieri. Sa famille, d'origine israélite, avait magyarisé son patronyme de Weisz en Réthy, pratique alors répandue chez les Juifs assimilés de la monarchie austro-hongroise soucieux d'intégration nationale. Réthy resta actif jusqu'à sa mort à Budapest en 1925 ; une rue de la capitale hongroise et un prix scientifique portent aujourd'hui son nom.

    אַרײַנגעגאָסן איןLe Grand Livre — Juifs hongrois
  • Juda ben Benjamin Anavכּתבֿ־ידן8טן סעפּטעמבער 2026

    Juda ben Benjamin Anav, paytan et copiste romain du XIIIe siècle, laisse un zoulat pour Chabbat Chekalim

    Rabbi Juda ben Benjamin Anav (v. 1215-1280), membre de la famille Anav (Anaw) de Rome, appartenait à une lignée d'érudits italiens du XIIIe siècle qui compta plusieurs auteurs et copistes actifs dans la Ville éternelle. Il rédigea un commentaire du Sefer ha-Halakhot d'Isaac Alfasi, un commentaire du traité talmudique Chekalim et des annotations aux Sheiltot d'Aha de Shabha, ainsi qu'un opuscule sur les lois de chechita et de terefa. Poète liturgique (paytan), il est l'auteur d'un zoulat composé pour la paracha de Chekalim, qui nous est parvenu et figure parmi les rares pièces poétiques attribuables avec certitude à cette branche de la famille Anav — dont plusieurs membres, dont son frère Benjamin ben Abraham et son neveu Yehiel ben Yekoutiel, comptèrent également parmi les lettrés juifs de la Rome médiévale.

    אַרײַנגעגאָסן איןLe Grand Livre — Les Juifs de Bologne
  • Maïmonideפּובליקאַציע8טן סעפּטעמבער 2026

    Maïmonide et les Sabéens : le Guide des égarés comme source de la connaissance médiévale d'une religion disparue

    Dans le Guide des égarés (Moré Nevoukhim), Maïmonide consacre plusieurs chapitres de la troisième partie à la religion des Sabéens, qu'il présente comme le contexte idolâtre dont les commandements mosaïques cherchaient précisément à détourner les Hébreux. S'appuyant sur des sources arabes aujourd'hui en partie perdues, il expose une cosmologie où les astres sont vénérés comme des divinités, le soleil occupant le rang de divinité suprême parmi sept corps célestes adorés, et rapporte une tradition sabéenne selon laquelle Noé aurait été un agriculteur réprouvant le culte des idoles. Maïmonide y voit une explication rationnelle du système sacrificiel : Dieu aurait accordé aux Hébreux, par miséricorde pédagogique, un culte transitoire adapté aux pratiques idolâtres apprises en Égypte, faute de pouvoir les en détourner d'un coup. C'est par la médiation du Guide que la connaissance des Sabéens fut transmise aux savants chrétiens du Moyen Âge et de la première modernité, faisant de ce peuple disparu un objet d'étude durable de l'histoire comparée des religions jusqu'au XVIIe siècle.

    אַרײַנגעגאָסן איןLe Grand Livre — Moïse ben Maimon
  • le Rashbam (Samuel ben Meïr)כּתבֿ־ידן7טן סעפּטעמבער 2026

    À la Bibliothèque d'État russe, un commentaire perdu du Rashbam retrouvé dans la collection Ginzburg

    Le chercheur Yisrael Dubitsky, qui étudiait des manuscrits de Rachi conservés dans la collection Ginzburg de la Bibliothèque d'État russe (Moscou), a identifié le 8 juin 2026 un commentaire de la Torah longtemps considéré comme perdu, attribué au Rashbam (Samuel ben Meïr, v. 1085-1158), petit-fils de Rachi. Le manuscrit correspond au « manuscrit n° 103 » autrefois conservé à l'école théologique juive de Breslau, qui avait servi de base à l'édition imprimée des commentaires du Rashbam publiée en 1881 par l'érudit David Rosine ; sa trace s'était ensuite perdue et le texte était tenu pour disparu depuis plus d'un siècle. Le Rashbam se distingue de son grand-père Rachi par une méthode strictement littérale (peshat), fondée sur la grammaire hébraïque, quand Rachi combinait sens littéral et interprétations midrashiques. La nouvelle a été rapportée en russe le 8 juin 2026 par le site NEWSru.co.il (édition israélienne russophone) et corroborée par la couverture anglophone (Israel National News) reprenant la même identification et la même datation.

    אַרײַנגעגאָסן איןLe Grand Livre — Séminaire théologique juif de Breslau
  • Yehuda Ohayunזכּרון7טן סעפּטעמבער 2026

    Avivim, 1970 : Yehuda Ohayun, enfant né au Maroc, tué dans l'attentat du bus scolaire

    Né en Tichri 5720 (1960) au Maroc, Yehuda Ohayun émigra en Israël avec sa famille en 1963. Le 22 mai 1970 (15 iyar 5730), à l'âge de 10 ans, il fut tué lorsque des terroristes du FPLP-Commandement général tirèrent trois roquettes bazooka sur un autobus scolaire transportant une trentaine d'enfants entre le kibboutz Avivim et leur école régionale, près de la frontière libanaise — attaque qui fit 12 morts, en majorité des enfants. Ses parents, Solika et Yaïsh Ohayun, et ses frères et sœurs Sarah, Nissim et Shalom sont nommément cités par la base officielle des victimes du terrorisme du ministère de la Défense israélien. Il repose au cimetière de Safed, carré Avivim, rangée 1, et est commémoré sur la stèle 42 du mont Herzl.

  • Maurice de Hirsch (baron de Hirsch)אַרכיוון7טן סעפּטעמבער 2026

    New York : numérisation intégrale en 2025 du fonds du Baron de Hirsch Fund

    L'American Jewish Historical Society (AJHS), avec le Center for Jewish History et un financement de l'Institute of Museum and Library Services, a achevé en 2025 la numérisation complète du fonds "Baron de Hirsch Fund" (cote AJHS I-80, 109 pieds linéaires, 188 boîtes), jusque-là accessible seulement via des microfilms vieillissants. Ce fonds documente l'œuvre philanthropique fondée en 1891 à New York par le baron Maurice de Hirsch (1831-1896) et son épouse Clara pour venir en aide aux immigrants juifs d'Europe de l'Est. Parmi les pièces nouvellement mises en valeur figure le registre et le procès-verbal, rédigés en yiddish manuscrit, des "New England Hebrew Farmers", communauté agricole juive du Connecticut fondée par des immigrants russo-juifs : la synagogue de cette communauté fut établie en 1892, sa constitution fondatrice date de 1894, et les documents couvrent la période 1892-1933.

  • Abraham Wertheimגענעאַלאָגיע7טן סעפּטעמבער 2026

    Poméranie-Berlin : Abraham Wertheim, fondateur de la dynastie des grands magasins Wertheim

    Né le 18 novembre 1819 à Anklam, en Poméranie, et mort le 3 juillet 1891 à Seelisberg en Suisse, Abraham Wertheim, fils du marchand Joseph Cohn de Salzwedel, épousa Ida Wolff le 17 avril 1855 ; le couple eut neuf enfants, dont Georg, Wilhelm (1859-1934), Hedwig (1860-1921), Helene (1862-1941), Franz (1863-1933) et Wolff (1867-1940) Wertheim. Membre de la communauté réformée juive de Berlin, il cofonda en 1852 avec son frère Théodore un commerce textile à Stralsund, où le premier magasin "A. Wertheim" ouvrit le 17 novembre 1875. Ses fils développèrent l'enseigne à Berlin à partir de 1885, puis dans le grand magasin monumental de la Leipziger Platz (1896), en faisant le plus grand magasin de Berlin avant son aryanisation forcée en 1933-1934 sous le régime nazi (rebaptisé AWAG), puis son rachat par Hertie après-guerre. Cette biographie est établie notamment par la monographie académique d'Erica Fischer et Simone Ladwig-Winters, "Die Wertheims. Geschichte einer Familie" (2007).

    אַרײַנגעגאָסן איןLe Grand Livre — Cohn
  • Henri Bergsonאַרכיוון7טן סעפּטעמבער 2026

    Correspondance inédite avec Salomon Reinach et ascendance hassidique varsovienne d'Henri Bergson

    Une édition savante de 2012, parue dans la Revue philosophique de la France et de l'étranger (PUF, vol. 137, n°2), a publié 24 lettres inédites d'Henri Bergson à l'archéologue et helléniste juif Salomon Reinach, dont au moins trois d'intérêt philosophique — l'une contenant une présentation par Bergson de la philosophie de William James — suscitées notamment par la parution des Lettres à Zoé de Reinach. Par ailleurs, le père d'Henri Bergson, le compositeur Michał Bergson (1820-1898), né Bereksohn, descend de Temerl Bergson (née Sonnenberg, morte en 1830 ou 1831), surnommée "la Doña Gracia du hassidisme" : mariée en février 1787 à Dov (Berek) Bergson/Sonnenberg, elle fut une femme d'affaires varsovienne considérable, fondatrice d'une banque, et une mécène majeure des tsadikim hassidiques polonais du début du XIXe siècle — filiation étudiée par l'historien Glenn Dynner et la chercheuse Tsippi Kauffman.

  • Solomon Boniracכּתבֿ־ידן7טן סעפּטעמבער 2026

    Barcelone, XIVe siècle : Solomon Bonirac, traducteur hébreu méconnu de Galien

    La notice de la Jewish Encyclopedia (1901-1906) consacrée à Galien, rédigée par Richard Gottheil et Max Schloessinger, mentionne un traité "sur la crise" traduit en hébreu par Solomon Bonirac de Barcelone, actif entre 1300 et 1350. Il s'agit ainsi d'un médecin et traducteur juif catalan du XIVe siècle, auteur en hébreu du "Sefer Baḥran" (ספר בחראן), version du traité "De crisibus" de Galien. Cette identification, reprise dans la liste bibliographique établie par Moritz Steinschneider et confirmée indépendamment par l'Encyclopaedia Judaica/Jewish Virtual Library, exclut toute confusion avec les patronymes proches Bonfed, Bonfil ou Bondi.

  • Khaled Abdelwahhabזכּרון7טן סעפּטעמבער 2026

    Tunisie, 1942-1943 : Khaled Abdelwahhab et le sauvetage de Juifs de Mahdia

    En 1942, lors de l'occupation germano-italienne de la Tunisie — seule occupation directe de l'Axe sur un territoire arabe pendant la Seconde Guerre mondiale — les troupes allemandes arrivées à Mahdia commencèrent à expulser des familles juives de leurs logements. Khaled Abdelwahhab, notable tunisien de 32 ans, fils d'un ancien ministre à la cour du souverain tunisien, cacha une vingtaine de Juifs (le chiffre varie selon les témoignages entre 23 et environ deux douzaines) dans sa fabrique d'huile d'olive pendant plusieurs mois, les protégeant notamment du risque de réquisition par des officiers allemands. Ce récit, documenté par l'historien Robert Satloff sur la base du témoignage direct d'une survivante, a valu à Abdelwahhab d'être proposé au titre de Juste parmi les Nations à Yad Vashem — candidature qui a fait débat au sein de la commission. Il est mort en 1997 à l'âge de 86 ans.

    אַרײַנגעגאָסן איןLe Grand Livre — Les Justes parmi les nations
  • Christophe Colombפּובליקאַציע7טן סעפּטעמבער 2026

    L'hypothèse d'une origine juive de Christophe Colomb, une thèse ancienne toujours débattue

    L'hypothèse d'une origine juive ou conversa de Christophe Colomb, née vers 1892 lors du 400e anniversaire de son arrivée, reste minoritaire et contestée par l'historiographie. En 1892, le diplomate juif américain Oscar Straus commanda à Meyer Kayserling une recherche sur le rôle des Juifs dans l'entreprise de Colomb : Kayserling conclut que des proches de Colomb (l'interprète Luis de Torres, le financier Luis de Santángel) étaient juifs, mais pas Colomb lui-même. Avant la Première Guerre mondiale, l'Espagnol Celso García de la Riega proposa que Colomb lui-même fût séfarade, thèse reprise en 1940 par Salvador de Madariaga. Une "thèse valencienne" contemporaine, portée par Francesc Albardaner i Llorens, situe l'origine de Colomb à Valence, dans une famille de tisserands de soie judéo-conversos. En 2024, le généticien légiste José Antonio Lorente (université de Grenade) a affirmé, dans un documentaire télévisé espagnol, que Colomb serait séfarade d'Europe occidentale — étude très médiatisée mais non publiée dans une revue à comité de lecture et accueillie avec scepticisme par une partie de la communauté scientifique. L'historienne Devin Naar, dans un article du 25 octobre 2024, conclut que la thèse "n'est en rien certaine" ; la thèse génoise majoritaire (naissance à Savone en 1451) reste soutenue par des actes notariaux.

    אַרײַנגעגאָסן איןLe Grand Livre — Séfarades
  • Ludwig Pollakכּתבֿ־ידן7טן סעפּטעמבער 2026

    Rome : Ludwig Pollak, auteur juif du catalogue de la collection Stroganoff, déporté à Auschwitz en 1943

    Le catalogue "Pièces de choix de la collection du Comte Grégoire Stroganoff à Rome. Les antiques", publié en 1912, fut rédigé par l'archéologue Ludwig Pollak, né le 14 septembre 1868 à Prague dans une famille juive, arrivé à Rome en 1893 après des études sous Theodor Mommsen, et devenu directeur du musée Barracco. Pollak est mondialement connu pour avoir identifié en 1905-1906 le bras manquant du Laocoon, qu'il fit don au Vatican, ainsi que pour avoir identifié l'"Athéna Stroganoff" (aujourd'hui au Liebieghaus de Francfort), issue de la même collection que le catalogue. Le 16 octobre 1943, il fut arrêté avec sa famille lors de la rafle du ghetto de Rome, qui déporta 1023 Juifs ce jour-là, et mourut à Auschwitz vers le 23 octobre 1943 ; il aurait refusé la protection que lui proposait le Vatican par l'entremise de son ami Bartolomeo Nogara.

די גרויסע ווערק

אַלע גרויסע ביכער
  • Art & Warפּובליקאַציע14טן סעפּטעמבער 2026

    Art & War (2016) : le dialogue-livre de Shimon Adaf et Lavie Tidhar sur l'écriture, Israël et la Shoah

    Le titre exact et complet de l'ouvrage est Art & War: Poetry, Pulp and Politics in Israeli Fiction, publié par Repeater Books (Londres) en 2016 sur 300 pages. Ce n'est pas un essai classique mais un livre-dialogue, structuré comme une conversation étendue entre les écrivains israéliens Shimon Adaf et Lavie Tidhar sur leur rapport à l'écriture de l'imaginaire, à Israël et à la Palestine, au judaïsme, à la Shoah et à l'enfance ; le volume intègre en outre deux nouvelles inédites où chaque auteur apparaît comme personnage dans le récit de l'autre, « Tutim » (Tidhar) et « Third Attribute » (Adaf). Le livre est né d'un entretien initial destiné à accompagner la parution anglaise du roman d'Adaf Sunburnt Faces ; Adaf ayant répondu aux questions par des questions, l'entretien s'est transformé en dialogue prolongé, pendant une phase de désarroi des deux auteurs liée à la guerre de Gaza de 2014. Adaf a grandi dans une famille juive religieuse mizrahie d'origine marocaine à Sdérot, tandis que Tidhar a grandi dans un kibboutz sioniste-socialiste du nord d'Israël — deux extrémités du spectre israélien réunies par une passion commune, enfant, pour la science-fiction hébraïque, notamment la revue Fantasia 2000. Adaf est lauréat du prix Sapir, Tidhar du World Fantasy Award ; les deux auteurs avaient déjà mené en septembre 2013 une conversation par courriel, publiée par la revue Strange Horizons sous le titre « The Convergence Between Poetry and the Fantastic: A Conversation », qui préfigure le livre de 2016.

  • Ma'avar Yabbokכּתבֿ־ידן14טן סעפּטעמבער 2026

    Le Ma'avar Yabbok (Mantoue, 1626) : genèse d'un manuel de référence pour le deuil, commandé par la Hevra Kadisha

    Le Ma'avar Yabbok fut publié pour la première fois en 1626 à Mantoue, à la demande explicite de la Hevra Kadisha (société d'inhumation) de la ville, qui souhaitait disposer d'un guide structuré pour la conduite du deuil et les soins aux mourants. L'ouvrage compte 112 chapitres et imbrique liturgie funéraire et enseignements kabbalistiques puisés notamment dans le Zohar ; son premier chapitre, Siftei Tzedek, rassemble les prières pour les malades et les mourants ainsi que les règles de soin. Son auteur, Aaron Berakhiah (Berechiah) ben Moshe ben Nehemia de Modène (1549-1639), fut l'élève du rabbin Hillel de Modène puis du kabbaliste italien Menahem Azaria de Fano — lui-même dans la lignée d'Israël Sarug, élève d'Isaac Louria de Safed — et le neveu du rabbin vénitien Yehuda Aryeh (Leon) de Modène. Il publia également Ashmoret ha-Boker (1624, sidour pour l'office matinal), l'ouvrage kabbalistique en quatre volumes Ḥibbur be-Kabbalah, et un recueil des œuvres de Louria intitulé Magen Aharon ; en 1636, il fut arrêté pour possession de livres censurés, qu'il justifia comme nécessaires à sa pratique religieuse. Le texte fut ultérieurement traduit en yiddish par Ellus bat Mordekhai de Slutsk (Biélorussie). Selon la Posen Library of Jewish Culture and Civilization, l'ouvrage est devenu un texte de référence primaire pour les pratiques funéraires juives, dont l'influence est documentée dans l'historiographie du chevra kadisha jusqu'au XVIIe siècle italien. En 2022, les éditions Wipf and Stock ont publié un ouvrage savant de Steven Moss et Simcha Paull Raphael comparant le Ma'avar Yabbok au Sefer HaHayiim et en analysant les fondements mystiques communs.

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  • Sefer Shirah la-Elאַרכיוון14טן סעפּטעמבער 2026

    Sefer Shirah la-El (Bagdad, 1927-1928) : un recueil de piyyoutim du rabbin-poète Menasheh Salman Shahrabani

    La notice catalographique de l'Iraqi Jewish Archive (National Archives des États-Unis) attribue ce recueil de poèmes liturgiques (piyyoutim), imprimé à Bagdad en 1927 ou 1928 (année hébraïque 5688), au rabbin et poète Menasheh Salman Shahrabani — la mention « éditeur E. Shoḥet » actuellement associée à l'ouvrage désignant en réalité l'imprimeur commercial du volume, distinct de son auteur. Shahrabani (né le 4 juin 1881 à Bagdad, mort le 21 août 1960 à Ramat Gan) fut l'élève du rabbin Yosef Ḥayim de Bagdad, dit le « Ben Ish Ḥai », avant d'exercer comme rabbin des communautés juives d'Abadan et de Mahmoura, en Perse. Exégète biblique, pédagogue et poète liturgique prolifique — on lui attribue environ 900 pièces —, il publia à Bagdad un commentaire biblique (Kfitor va-Feraḥ), un ouvrage intitulé Pardès Rimmonim, ainsi que deux recueils de poésie liturgique, Shirot u-Teshbaḥot et Shirah la-El, ce dernier correspondant précisément à l'item conservé par l'IJA. Il émigra en Israël en 1949 et s'installa à Ramat Gan en 1950. La notice de l'IJA décrit l'exemplaire comme un volume relié en cuir à couverture de papier décoré, de 18,2 cm sur 12,0 cm et 0,8 cm d'épaisseur, à reliure cousue, comportant des annotations manuscrites, ayant fait l'objet d'un traitement de conservation contre les moisissures avant reconditionnement. L'imprimerie hébraïque de Bagdad, active de 1862 aux années 1960, produisit une abondante littérature liturgique selon le rite local — plus de 400 ouvrages liturgiques ont été retrouvés dans le fonds de l'IJA, dont environ un quart imprimés localement — la maison d'Elisha (E.) Shoḥet, active au moins jusqu'en 1940, en fut l'un des principaux acteurs aux côtés de l'imprimerie fondée par Ezra Reuben Dangoor en 1904.

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  • Miserereפּובליקאַציע14טן סעפּטעמבער 2026

    Miserere (1910) de Semyon Yushkevich au Théâtre d'Art de Moscou : réception critique et biographie de l'auteur

    Selon les archives officielles du Théâtre d'Art de Moscou, la première de Miserere eut lieu le 17 décembre 1910, avec des décors de Vladimir Egorov et une musique de scène du jeune compositeur Ilya Sats ; la mise en scène est attribuée par cette même archive institutionnelle à Vladimir Nemirovitch-Dantchenko et Vassili Loujski, quand l'Encyclopédie juive électronique ORT l'attribue à Vsevolod Meyerhold et une autre source secondaire à Constantin Stanislavski — divergence non résolue entre sources. Selon la critique contemporaine de Maximilian Volochine, l'action se situe dans un quartier populaire juif après les événements de 1905, en sept tableaux : un groupe de jeunes hommes s'éprend, dans les tavernes, d'une femme délibérément décrite comme laide, Tina (rôle tenu par l'actrice Olga Gzovskaïa), qui leur promet « quelque chose de mieux que l'amour », et se suicide progressivement. Volochine juge la pièce commercialement peu réussie mais suivie par des admirateurs passionnés ; il en critique sévèrement la construction dramatique (jusqu'à 72 personnages, dont seulement deux véritablement dramatiques) tout en louant sans réserve le jeu du Théâtre d'Art, qui rend « la vie juive et les types juifs avec vérité, précision et vitalité ». Né le 12 (24) juillet 1868 à Odessa dans une famille juive assimilée, Semyon Yushkevich vécut à Paris de 1893 à 1902, terminant des études de médecine à la Sorbonne ; il connut la consécration littéraire avec la novella « Décomposition » (1902) et devint, avec le soutien de Maxime Gorki, le chroniqueur reconnu de la pauvreté et de la désagrégation familiale juives — Tchekhov aurait dit de lui : « Nous n'avons jamais eu d'écrivains comme lui. » Après le pogrom de Kichinev (1903), il s'installa un temps à Berlin ; après la révolution russe, il émigra définitivement en 1920, avant de se fixer à Paris à partir de 1924, où il mourut le 2 décembre 1927 — et non à Nice. Il est crédité d'avoir développé un « parler russo-juif », rendant les inflexions du yiddish par le vocabulaire russe, technique qui influencera Isaac Babel ; un recueil posthume, Œuvres posthumes (1927), rassemble des nouvelles inédites dont la novella « Sept jours ».

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  • Beit Yishaiפּובליקאַציע14טן סעפּטעמבער 2026

    Beit Yishai (2004) : l'œuvre du rabbin Shlomo Fisher, figure de passerelle entre monde « haredi » et sionisme religieux

    L'identification est confirmée de façon convergente par au moins six sources indépendantes, dont la Bibliothèque nationale d'Israël : il s'agit de l'œuvre du rabbin Shelomo Yehonatan Yehuda Fisher (6 février 1932 - 18 novembre 2021), grande autorité rabbinique de Jérusalem. L'ouvrage se compose de deux volumes distincts, Hiddushim (nouveautés talmudiques) et Derashot (discours sur la Torah) ; l'édition de 2004 correspond à une édition révisée de Beit Yishai — Derashot al HaTorah. Le recueil Derashot Beit Yishai a reçu le prix de Jérusalem pour la littérature de la Torah en 5761 (2000-2001), le rabbin Fisher ayant déjà reçu le prix Rav Kook pour la littérature de la Torah en 5748 (1987-1988), décerné par la municipalité de Tel-Aviv-Jaffa. Né à Jérusalem en 1932, orphelin de père dès 1942, formé à la yeshiva de Mir sous l'enseignement du rabbin Eliezer Yehuda Finkel, Fisher se considérait disciple intellectuel du Hazon Ish bien qu'il ne l'ait rencontré qu'une seule fois ; il fut pendant des décennies rosh yeshiva de la Yeshivat Itri à Beit Tsafafa (Jérusalem), puis dayan du tribunal rabbinique de l'Edah HaChareidis et, dans les années 1990, du Beit Din de Jérusalem à l'invitation du grand rabbin Avraham Shapira. Sa méthode érudite synthétisait l'analyse talmudique de Brisk et le « peshat » défendu par le Hazon Ish et le Gaon de Vilna, avec une connaissance encyclopédique de la halakha, de la philosophie juive et de la kabbale — combinaison rare parmi les grands sages de Jérusalem ; il publia notamment une édition annotée de l'Or Hashem de Hasdaï Crescas (1990) et contribua à l'édition des œuvres du rabbin Elhanan Wasserman. Malgré une apparence strictement « haredi », il enseigna dans plusieurs yeshivot hesder du sionisme religieux (Kiryat Arba, Beit El, Gush Etzion, Maalé Adoumim, Shaalvim), jouant un rôle de passerelle rare entre les deux mondes orthodoxes ; il fut inhumé au mont des Oliviers le soir même de son décès, le 18 novembre 2021.

    אַרײַנגעגאָסן איןLe Grand Livre — Le sionisme religieux
  • Cristãos-Novos na Bahiaפּובליקאַציע14טן סעפּטעמבער 2026

    Cristãos-Novos na Bahia (1972) d'Anita Novinsky : genèse d'une thèse fondatrice de l'historiographie brésilienne de l'Inquisition

    L'ouvrage trouve son origine dans la thèse de doctorat en histoire sociale d'Anita Novinsky (Université de São Paulo), publiée une première fois en 1972 chez Editora Perspectiva (São Paulo, collection « Estudos » n° 9, 238 p.) sous le titre Cristãos-novos na Bahia: 1624-1654, fruit de dix années de recherche appuyées notamment par la Fondation Calouste Gulbenkian pour l'accès aux archives portugaises ; l'édition de 2007, portant le titre légèrement remanié Cristãos-Novos na Bahia: A Inquisição, en est une réédition révisée chez le même éditeur. Dès sa parution en 1972, l'ouvrage a été recensé par deux revues académiques nord-américaines de référence, The Americas (Cambridge University Press) et la Hispanic American Historical Review (Duke University Press), qui le comptent parmi les thèses fondatrices des années 1970 sur l'histoire de l'Inquisition au Brésil : il documente l'exclusion sociale des nouveaux-chrétiens dans la société bahianaise du XVIIe siècle et les procès inquisitoriaux pour judaïsation. Anita Waingort Novinsky est née le 22 novembre 1922 à Stachów, en Pologne, et a émigré au Brésil avec sa famille dès l'âge d'un an ; diplômée en philosophie (USP, 1956), spécialisée en psychologie (1958) et docteure en histoire sociale (USP, 1970), elle a effectué des séjours d'études à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales et à Paris I Panthéon-Sorbonne entre 1977 et 1983. Professeure puis professeure émérite d'histoire à l'USP, elle participa en 1969 à la fondation du Centro de Estudos Judaicos, premier centre de ce type sur le continent américain, dirigea de 2002 à 2006 le Laboratório de Estudos sobre a Intolerância, et fut distinguée « Pioneira da Ciência no Brasil » par le CNPq en 2013. Elle est décédée le 20 juillet 2021 à São Paulo, à l'âge de 98 ans ; plusieurs institutions, dont le programme de troisième cycle en histoire sociale de l'USP et le Museu Judaico de São Paulo, lui ont rendu hommage, ce dernier ayant publié en 2025 un article universitaire consacré à sa trajectoire et à son interprétation historiographique.

    אַרײַנגעגאָסן איןLe Grand Livre — Inquisition
  • Frank Iny Schoolאַרכיוון14טן סעפּטעמבער 2026

    Dossiers scolaires de la Frank Iny School (1961-1971) : examens britanniques et américains dans les dernières années de l'école juive de Bagdad

    Selon la notice catalographique primaire de l'Iraqi Jewish Archive (National Archives des États-Unis), cet ensemble documentaire couvre plus précisément la période 1961-1971 et rassemble de la correspondance entre les écoles juives de Bagdad et le ministère irakien de l'Éducation, ainsi que des dossiers individuels d'élèves de la Frank Iny School comportant photographies, résultats d'examens et dossiers disciplinaires. Ces résultats incluent notamment le General Certificate of Education Overseas (britannique), le SAT du College Entrance Examination Board de Princeton, et des examens de l'Université de Cambridge — traces d'un système scolaire resté connecté, jusqu'à la fin, aux référentiels éducatifs internationaux. Le support d'origine était un classeur à anneaux dont la couverture est manquante ; les documents, rédigés en arabe et en anglais, ont nécessité un traitement de conservation contre les moisissures, un aplatissement mécanique et un recollage sélectif des photographies à la colle d'amidon de blé avant reconditionnement. Un fait de contexte, relevé par la même exposition « Text & Heritage » des National Archives à propos d'un autre item du fonds éducatif de Bagdad (des manuels scolaires), illustre le climat politique traversé par ces établissements dans leurs dernières années : plus de soixante exemplaires d'un manuel élémentaire d'hébreu présentent systématiquement les pages 73-74 arrachées, pages qui contenaient un texte et un poème de fidélité au roi Fayçal II, retirés après son assassinat lors du coup d'État militaire de 1958. Cet ensemble de dossiers d'élèves a été présenté en 2013-2014 lors de l'exposition « Discovery and Recovery: Preserving Iraqi Jewish Heritage », organisée conjointement par les National Archives (Washington, octobre 2013-janvier 2014) et le Museum of Jewish Heritage (New York, printemps 2014).

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  • ija-3116אַרכיוון12טן סעפּטעמבער 2026

    Le fonds des dotations d'Ezra Menahem Daniel, désormais rendu accessible par un projet d'intelligence artificielle (2026)

    La pièce ija-3116 rassemble, selon la description propre de l'Iraqi Jewish Archive, des factures, contrats de bail, reçus de locataires et un document d'autorisation liés à l'administration des dotations pieuses (waqf) d'Ezra Menahem Daniel, rédigés en arabe et conservés dans les archives du Comité administratif des Juifs d'Irak à Bagdad. La famille Daniel comptait parmi les plus influentes de la communauté juive bagdadienne : le sénateur Menahem Saleh Daniel (1846-1940) fit don, avec son fils, du terrain et des bâtiments de la « Menahem Daniel School », école élémentaire pour filles fondée en 1904, et un terrain de sport portant le nom d'Ezra Menahem Daniel est également répertorié dans le même fonds. En mars 2026, le média J. The Jewish News of Northern California (jweekly.com) a rendu compte du projet « Voices from the Archive » (judeoiraq.org), conçu par l'ingénieur David Breslauer (Oakland, Californie), dont la famille avait fui Bagdad en 1950. Ce projet applique l'intelligence artificielle à la transcription, à la traduction en anglais et à l'indexation de dizaines de milliers de documents du fonds, jusque-là très largement inaccessibles faute de traduction — Breslauer y a lui-même retrouvé des traces de sa propre famille. L'organisation JIMENA (Jews Indigenous to the Middle East and North Africa, San Francisco) sert de parrain fiscal au projet. Le statut de rapatriement de l'ensemble du fonds vers l'Irak reste par ailleurs en suspens, la collection étant toujours conservée aux États-Unis.

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  • averroes-1126-1198-grand-commentaire-sur-la-metaphysique-d-aristoteכּתבֿ־ידןדאַרף באַשטעטיקונג12טן סעפּטעמבער 2026

    Une édition critique parallèle hébreu-latin du Grand commentaire d'Averroès sur la Métaphysique, en préparation à Cologne

    Le Grand commentaire d'Averroès (Ibn Rushd, 1126-1198) sur la Métaphysique d'Aristote a été transmis dans le monde juif par la traduction hébraïque de Qalonymos ben Qalonymos (XIVe siècle), jugée très littérale par les spécialistes au point de servir aujourd'hui à reconstituer des passages du texte arabe, incomplètement conservé. Selon la page « Current Editions » du projet Averroès de l'Université de Cologne (Thomas-Institut, Digital Averroes Research Environment), une édition critique parallèle des traductions hébraïque et latine de ce Grand commentaire est actuellement en préparation, confiée à Massimo Perrone et Oded Horezky. Le projet souligne que la tradition hébraïque est enrichie de super-commentaires juifs médiévaux citant et paraphrasant Averroès. L'édition arabo-hébraïque de référence antérieure, établie par Maurice Bouyges dans les années 1940, s'appuyait déjà sur huit manuscrits hébreux médiévaux contre seulement deux manuscrits arabes incomplets, signe du rôle central de la voie hébraïque dans la transmission de cette œuvre. À distinguer d'une édition critique récente publiée chez Brill (Aouad, Di Vincenzo, Fadlallah) qui porte sur le Commentaire moyen, œuvre distincte.

  • ija-1139כּתבֿ־ידן12טן סעפּטעמבער 2026

    Sefer Zivhei Tsedek, ouvrage halakhique de référence du grand rabbin de Bagdad Abdallah Somekh

    La pièce ija-1139 correspond au deuxième tome (חלק ב') du Sefer Zivhei Tsedek, recueil de décisions et responsa halakhiques rédigé par le hakham Abdallah (Ovadia Abraham Yosef) Somekh (1813-1889), l'une des plus grandes autorités rabbiniques de la Bagdad du XIXe siècle. Somekh dirigea à partir de 1840 la yeshiva Midrash Abu Menashe, rebaptisée ensuite Midrash Bet Zilkha, restée en activité jusqu'en 1951 ; il y forma notamment Yosef Hayyim, dit le « Ben Ish Hai », entré dans son école à quinze ans et qui le considérait comme son maître principal, ainsi que Yaakov Chaim Sofer, auteur du Kaf HaChaim. Le Zivhei Tsedek porte principalement sur la section Yoré Dea du Choulhan Aroukh (lois alimentaires, abattage rituel), avec des décisions pratiques intégrant les usages propres à la communauté juive de Bagdad. Publié à Bagdad — les catalogues situent une édition en deux volumes en 1914, après la mort de l'auteur —, l'ouvrage devint le manuel de référence des communautés d'origine bagdadienne jusqu'en Inde et en Extrême-Orient. La Bibliothèque nationale d'Israël en conserve plusieurs exemplaires, dont un ayant appartenu à la collection Valmadonna Trust.

    אַרײַנגעגאָסן איןLe Grand Livre — Valmadonna Trust Library
  • ben-ha-melekh-ve-ha-nazir-le-prince-et-l-asceteכּתבֿ־ידן12טן סעפּטעמבער 2026

    Un manuscrit séfarade du Ben ha-Melekh ve-ha-Nazir (XVIIe-XVIIIe siècle) mis en vente chez Sotheby's en 2024

    En 2024, la maison Sotheby's a proposé, lors de sa vente « Important Judaica », un manuscrit hébreu du Ben ha-Melekh ve-ha-Nazir attribué à Abraham ibn Hisdai. Il s'agit d'un volume de 98 feuillets de papier (environ 16,8 × 11,1 cm), copié en écriture semi-cursive séfarade et daté par les experts des XVIIe-XVIIIe siècles. La notice de catalogage, créditée aux judaïsants Menahem Schmelzer (z"l) et Benjamin Richler — ce dernier ayant dirigé le catalogage des manuscrits hébreux à la Bibliothèque nationale d'Israël —, situe le récit dans la tradition de la littérature de sagesse indienne. Cette mise en vente atteste de la circulation encore active, sur le marché de la bibliophilie judaïque, d'exemplaires manuscrits anciens de cette œuvre.

  • ben-ha-melekh-ve-ha-nazir-le-prince-et-l-asceteפּובליקאַציע12טן סעפּטעמבער 2026

    Édition savante annotée du Ben ha-Melekh ve-ha-Nazir par Eilat Attinger (TAUPress)

    Le Ben ha-Melekh ve-ha-Nazir (« Le Prince et l'ascète »), adaptation hébraïque médiévale du roman de Barlaam et Josaphat, est généralement attribué à Abraham ben Shemuel ha-Levi ibn Hisdai, poète et traducteur actif à Barcelone dans la première moitié du XIIIe siècle, qui aurait traduit le texte de l'arabe en en retranchant les éléments chrétiens et en l'enrichissant de récits, de maximes et de poèmes propres. La Bibliothèque nationale d'Israël recense une édition savante de référence, établie, introduite et annotée par la chercheuse Eilat Attinger, publiée par TAUPress (presses de l'Université de Tel-Aviv) en partenariat avec le Mif'al le-Targoumei Sifrei Mofet ; la notice hébraïque de Wikipédia situe cette édition en 5771 du calendrier hébraïque, soit 2010-2011. Cette édition, qui fait suite à celle d'A. M. Habermann (1951), demeure la référence scientifique la plus citée pour ce texte.

  • les manuscrits de la mer Morteאַרכעאָלאָגיע11טן סעפּטעמבער 2026

    Une datation par intelligence artificielle rajeunit — et parfois vieillit — la chronologie des manuscrits de la mer Morte

    Une étude publiée le 4 juin 2025 dans la revue à comité de lecture PLOS ONE propose une nouvelle méthode de datation des manuscrits de la mer Morte fondée sur l'intelligence artificielle. Menée par Mladen Popović (directeur du Qumran Institute, université de Groningue) et Eibert Tigchelaar (université de Louvain), en collaboration avec l'Autorité israélienne des antiquités, dans le cadre du projet décennal « The Hands That Wrote the Bible » financé par le Conseil européen de la recherche, l'étude a d'abord daté au carbone 14 trente manuscrits, puis entraîné un modèle nommé « Enoch » sur l'analyse géométrique des tracés d'écriture (79 % de concordance avec les paléographes humains) avant de l'appliquer à cent trente-cinq manuscrits supplémentaires. Résultat : plusieurs manuscrits se révèlent plus anciens de plusieurs décennies, voire de plusieurs siècles, que ne le laissait supposer la paléographie classique ; les catégories d'écriture « hasmonéenne » et « hérodienne » ne correspondraient pas exactement aux périodes historiques qu'on leur attribuait ; deux fragments (Daniel, Ecclésiaste) auraient été copiés à quelques années seulement de leur composition originale ; et surtout, plusieurs textes traditionnellement associés à la communauté essénienne de Qumrân se révèlent antérieurs à l'installation même du site, ce qui suggère une origine ailleurs pour une partie du corpus.

    אַרײַנגעגאָסן איןLe Grand Livre — Israel Museum — Sanctuaire du Livre
  • Steaua fără nume (Mihail Sebastian)פּובליקאַציע11טן סעפּטעמבער 2026

    Steaua fără nume, la pièce de Mihail Sebastian, dans une nouvelle édition critique (2025) et sa traduction anglaise

    Steaua fără nume, comédie de Mihail Sebastian publiée en 1944, met en scène la quête d'identité et de bonheur authentique dans une petite ville de province représentative de la Roumanie de l'entre-deux-guerres. En 2025, les éditions Cartex ont publié une nouvelle édition du théâtre de Sebastian, accompagnée d'une étude introductive intitulée « Sebastian-dramaturg în serviciul interbelicului », signée Lucian Pricop. Côté traductions, une version anglaise intitulée The Star with No Name a été publiée par Aurora Metro Books le 6 octobre 2020 — un jalon notable, la pièce n'ayant, selon un metteur en scène américain, jamais été traduite en anglais avant cette date ; une adaptation antérieure, due à Ana-Catrina Buchser, avait déjà servi de base à des productions américaines dès 2015, notamment à San Francisco. Mihail Sebastian, écrivain roumain juif, mourut accidentellement à Bucarest en 1945, quelques mois après la fin de la guerre.

    אַרײַנגעגאָסן איןLe Grand Livre — Histoire des Juifs de Roumanie
  • Chotam Tochnit (Rabbi Isaac Jacob Reines)כּתבֿ־ידן11טן סעפּטעמבער 2026

    Chotam Tochnit : la méthode logique appliquée au Talmud selon Rabbi Isaac Jacob Reines

    Chotam Tochnit est un ouvrage de méthodologie halakhique-talmudique publié pour la première fois à Mayence en 1880, puis réédité à Jérusalem en 1934 par le fils de l'auteur, Rabbi Avraham Dov Ber Reines ; il constitue la troisième version d'un projet plus vaste intitulé « Derekh Bayam ». L'ouvrage propose d'appliquer les « lois de la logique » à l'étude du Talmud et des décisionnaires afin d'en expliquer les fondements rationnels, démarche qui suscita à la fois des lettres d'éloge de grands sages de l'époque et de vives critiques de cercles craignant l'introduction de méthodes « modernes » dans l'étude talmudique. Isaac Jacob Reines (1839, Karlin - 1915, Lida) est le fondateur du mouvement Mizrachi, matrice du sionisme religieux. Une étude d'Asaf Brown, « L'unification de la Torah — entre halakha et aggada dans la pensée de Rabbi Reines » (2023), situe Chotam Tochnit dans cette généalogie intellectuelle et analyse le lien que Reines établit entre halakha et aggada via une herméneutique fondée sur la raison.

    אַרײַנגעגאָסן איןLe Grand Livre — Le sionisme religieux
  • Midbar Shur (Rav Kook)כּתבֿ־ידן11טן סעפּטעמבער 2026

    Midbar Shur : le manuscrit dérobé du jeune Rav Kook, rabbin de la bourgade lituanienne de Žeimelis

    Midbar Shur est un recueil de trente-huit sermons sur les sections hebdomadaires de la Torah et les fêtes, composé par Rav Abraham Isaac HaCohen Kook alors qu'il était rabbin de la bourgade lituanienne de Žeimelis, où il officia approximativement entre 1888 et 1895-1896, un peu plus de trente ans, revendiquant une méthode homilétique qu'il jugeait inédite. Le manuscrit fut dérobé de son domicile ; Rav Kook refusa de poursuivre les voleurs par souci de ne pas provoquer de ḥiloul haShem public, tout en prédisant qu'il reviendrait — ce qui advint : il fut recouvré par son fils et successeur Rav Zvi Yehuda Kook, et publié à Jérusalem seulement en 1999, un siècle après sa rédaction, chez Mossad Merkaz HaRav. Un chapitre consacré aux « écrits de la période de Zeimel », incluant Midbar Shur, figure dans l'ouvrage académique « Towards the Mystical Experience of Modernity » (Academic Studies Press, septembre 2024), attestant d'un intérêt universitaire actuel pour cette période biographique. Point de vigilance : les sources consultées situent systématiquement la rédaction de Midbar Shur pendant le rabbinat de Žeimelis (fin des années 1880-1895/96) et non « vers 1899 » — en 1899 Rav Kook officiait déjà à Bausk (Boisk), poste qu'il occupa après avoir quitté Žeimelis ; cet écart de date mériterait une vérification complémentaire par une source primaire.

  • Mayn lebn (Isaac Raboy)אַרכיוון8טן סעפּטעמבער 2026

    Mayn lebn, les mémoires posthumes d'Isaac Raboy (1945-1947)

    Mayn lebn (« Ma vie ») parut à titre posthume à New York en deux volumes chez l'éditeur IKUF, en 1945 puis 1947 — 261 pages pour le premier tome, 336 pour le second. Isaac Raboy, né Ayzik Raboy le 15 novembre 1882 en Ukraine et mort le 10 janvier 1944, avait émigré aux États-Unis après le pogrom de Kichinev de 1903. Ces mémoires retracent sa formation à l'école agricole du Baron de Hirsch à Woodbine, dans le New Jersey, en 1908, puis son passage sur un ranch d'élevage de chevaux du Dakota du Nord — expérience qui inspirera son roman Der Yidisher Kauboy (1942, traduit en anglais sous le titre Jewish Cowboy en 1989). Les archives du YIVO conservent, sous le fonds Isaac Raboy, les manuscrits de ces mémoires ainsi que sa correspondance avec plusieurs figures majeures de la littérature yiddish : Itsik Feffer, David Ignatoff, Leib Kvitko, Mani Leib et Joseph Rolnick. Une traduction hébraïque, Pirke ḥayim, fut publiée à Tel-Aviv en 1969 par H. Peleg.

  • Tel Talpiyotפּובליקאַציע8טן סעפּטעמבער 2026

    Tel Talpiyot, revue rabbinique de Vác, en Hongrie (1892-1938)

    La revue rabbinique bimensuelle Tel Talpiyot parut à Vác (Waitzen), en Hongrie, de 1892 à 1938 — et non jusqu'à la Shoah comme on pourrait le supposer : sa publication cessa six ans avant la déportation de la communauté. Elle fut portée par David Tsevi Katzburg (1856-1937), dayan orthodoxe de Vác, en lien avec le grand rabbin Yeshaya Silberstein, chef de la juridiction rabbinique orthodoxe de la ville à partir de 1884. Ses colonnes, souvent signées « Ha-Gaon Av Bet Din », mêlaient discussions halakhiques savantes et prises de position sur les sujets brûlants de l'époque : statut des juifs non orthodoxes, mariage civil, conversion, sionisme, rapport à l'Agudas Yisroel et à la faction néologue. La communauté juive de Vác, forte de 1 854 membres en 1941, fut anéantie après l'invasion allemande du 19 mars 1944 : ses membres furent déportés à Auschwitz, et il n'en restait que 377 en 1946.

    אַרײַנגעגאָסן איןLe Grand Livre — Juifs hongrois
  • A merder oys libe (Leon Kobrin)פּובליקאַציע8טן סעפּטעמבער 2026

    « A merder oys libe », le premier récit original de Leon Kobrin (1894)

    « A merder oys libe » (littéralement « un meurtrier par amour »), premier récit original en yiddish de Leon Kobrin (Vitebsk, 1872 – New York, 1946), parut en 1894 dans le journal Filadelfyer Shtot-Tsaytung de Philadelphie. Kobrin, émigré en 1892 après avoir d'abord écrit en russe et exercé les métiers de tailleur de chemises, cigarier puis boulanger, avait auparavant publié dans ce même journal des articles de critique littéraire, dont l'une des toutes premières critiques consacrées à Morris Rozenfeld. Ce récit marque sa bascule de la critique vers la fiction yiddish originale et lui vaut une attention immédiate qui l'établit comme écrivain ; il enchaîne avec des textes dans l'Ovntblat, qui lui valent un poste fixe et son installation à New York, puis son premier recueil en volume, Yankl Boyle (1898). Reconnu comme l'un des représentants les plus originaux du réalisme yiddish à l'américaine, dans la lignée de Tchekhov et de Maupassant sous l'influence de Jacob Gordin, Kobrin racontera lui-même sa trajectoire dans ses propres mémoires, Derinerungen fun a Yidishn Dramaturg (1925) et Mayne Fuftsik Yor in Amerike (1955, 1966).

  • « Une vie » (Simone Veil)פּובליקאַציע7טן סעפּטעמבער 2026

    « Une vie » : l'autobiographie de Simone Veil, best-seller de l'année 2007

    "Une vie" est l'autobiographie de Simone Veil (née Simone Jacob, 1927-2017), publiée aux éditions Stock en octobre 2007 (ISBN 978-2-234-05817-0). Le livre retrace son enfance dans une famille juive assimilée de Nice, sa déportation avec sa mère et une de ses sœurs à Auschwitz-Birkenau en mars 1944, ses études à Sciences Po après-guerre, son mariage avec Antoine Veil en 1946, sa nomination comme ministre de la Santé en 1974 où elle porta la loi sur l'IVG, sa présidence du Parlement européen en 1979, jusqu'à son élection à l'Académie française en 2008. L'ouvrage, meilleure vente de l'année 2007 en catégorie Essais/Documents avec plus de 302000 exemplaires vendus, a vu ses quatre premiers chapitres republiés séparément en 2010 sous le titre "Une jeunesse au temps de la Shoah".

  • la communauté juive de Naplouse (Sichem)פּובליקאַציעדאַרף באַשטעטיקונג14טן סעפּטעמבער 2026

    Un article de l'AJS Review retrace un scandale ayant touché la communauté juive de Naplouse au XVIIIe siècle

    La revue académique AJS Review (Association for Jewish Studies) a publié un article consacré à un scandale ayant impliqué la petite communauté juive de Naplouse (Sichem) au XVIIIe siècle. L'article, disponible sur la plateforme Project MUSE, s'appuie sur des sources d'archives ottomanes et communautaires pour reconstituer les circonstances de cet épisode et ses conséquences. Naplouse abritait alors une communauté juive réduite, aux côtés de la communauté samaritaine plus importante de la ville. Le travail s'inscrit dans une recherche plus large sur les communautés juives du Levant ottoman à l'époque pré-moderne. La publication n'a pour l'instant été identifiée que via cette seule source institutionnelle.

  • la communauté juive du Costa Ricaקהילות14טן סעפּטעמבער 2026

    Costa Rica : les Juifs de Żelechów à l'origine de la communauté, et le transfert du musée vers Rohrmoser (1999-2005)

    Plusieurs sources concordantes précisent que la majorité des Juifs costariciens descendent d'immigrants originaires de la ville polonaise de Żelechów (une contribution moindre venant de Siedlce), et non de Zmigród comme indiqué ailleurs — aucune des sources consultées ne mentionne cette dernière localité en lien avec le Costa Rica. En 1999, le conseil d'administration du Centro Israelita Sionista de Costa Rica décida, en raison de la détérioration du bâtiment du Paseo Colón, d'un nouveau transfert des installations communautaires ; celui-ci fut mené à bien entre 2004 et 2005, vers le quartier de Rohrmoser (Pavas), où le Musée de la communauté juive du Costa Rica (Museo de la Comunidad Judía de Costa Rica) ouvrit ses portes en 2005 au sein même des nouveaux locaux du Centro Israelita — et non sous le nom de « musée séfarade », la communauté étant très majoritairement ashkénaze et d'origine polonaise. Le musée comprend six salles ainsi qu'une place appelée « Parque de la Vida », consacrées aux traditions, à l'histoire, aux apports de la communauté et à la mémoire de la Shoah ; l'entrée est gratuite, sur rendez-vous, la visite incluant généralement la synagogue attenante.

  • la communauté grana de Tunisפּובליקאַציע13טן סעפּטעמבער 2026

    « The Grâna Community of Tunis: Names and Origins » (Alexander Beider) — étude onomastique de la communauté grana de Tunis

    Article d'Alexander Beider paru dans la revue Jewish Genealogy de l'International Institute for Jewish Genealogy (IIJG), numéro d'hiver 2026 (Issue 1). L'étude reprend et affine les travaux de Paul Sebag sur les patronymes de la communauté grana de Tunis — les descendants de Juifs livournais (« Gorneyim ») et d'exilés ibériques installés à Tunis aux XVIIe-XVIIIe siècles. Beider répartit les noms en trois groupes documentés : environ la moitié de noms ibériques hérités des anciens marranes portugais ou espagnols, environ un tiers de noms italiens (Romains, Ashkénazes italianisés, familles provençales), et environ 15 % de noms maghrébins. L'article s'appuie sur des sources généalogiques, historiques et linguistiques récentes.

    אַרײַנגעגאָסן איןLe Grand Livre — Marano
  • les Juifs « baghdadi » d'Inde, de Birmanie et de Malaisieגענעאַלאָגיע13טן סעפּטעמבער 2026

    Un ouvrage universitaire consacre un chapitre aux Juifs « baghdadi » d'Inde, de Birmanie et de Malaisie

    Oxford University Press a publié le 27 février 2026 l'édition anglaise de l'ouvrage collectif « Jews from Elsewhere: Forgotten Diasporas and Singular Jewish Identities », version étendue du livre français « Juifs d'ailleurs » dirigé par l'anthropologue Edith Bruder. L'ouvrage rassemble des études sur des diasporas juives « oubliées » d'Asie et d'Afrique, dont un chapitre intitulé « The 'Baghdadi' Jews of India, Burma, and Malaya », consacré aux familles juives arabophones parties de Bagdad qui s'installèrent à Bombay, Calcutta, Rangoun et en Malaisie britannique à partir du début du XIXe siècle. D'autres chapitres traitent des communautés juives de Chine, d'Éthiopie et d'Afrique de l'Ouest, ainsi que du chapitre « The Jews of Cochin », signé par la chercheuse Shalva Weil. Le livre s'inscrit dans une entreprise éditoriale visant à intégrer l'histoire de ces diasporas « lointaines » dans une histoire juive globale, au-delà du seul clivage ashkénaze/séfarade. Il constitue une source de référence récente pour la généalogie communautaire des Juifs de Bagdad ayant essaimé en Asie du Sud et du Sud-Est.

    אַרײַנגעגאָסן איןLe Grand Livre — Bagdad
  • la communauté séfarade et mizrahi de Kobe, au Japonפּובליקאַציעדאַרף באַשטעטיקונג12טן סעפּטעמבער 2026

    Une étude retrace les soixante-dix premières années de la communauté séfarade et mizrahi de Kobe, au Japon (1870-1940)

    Jacob Rosen-Koenigsbuch, diplomate israélien à la retraite devenu chercheur en généalogie séfarade, publie « The Sephardi and Mizrahi Community in Kobe, Japan; the First 70 Years (1870-1940) » dans le numéro 4 (été 2026) de « Jewish Genealogy: The IIJG Journal ». L'article retrace les sept premières décennies de la communauté juive séfarade et mizrahi établie dans le port de Kobe, composée principalement de familles originaires d'Irak et d'Iran, aux côtés d'une communauté ashkénaze venue de Russie.

  • juifs-de-rangounקהילות12טן סעפּטעמבער 2026

    La synagogue Musmeah Yeshua de Yangon : restauration de 2013 et communauté sous tension depuis 2021

    La synagogue Musmeah Yeshua, construite en 1854 par la communauté juive bagdadie de Rangoun puis rebâtie en 1896, est aujourd'hui le seul lieu de culte juif encore debout de Birmanie. Le 8 décembre 2013, un événement interconfessionnel réunissant le ministre présidentiel birman U Aung Min, l'ambassadeur américain Derek Mitchell et l'ambassadeur israélien Hagay Moshe Behar célèbre l'achèvement d'une restauration menée entre 2007 et 2013 grâce à un financement international, ainsi que l'établissement de l'autosuffisance financière de la synagogue. Trois personnes sont créditées de ce projet : l'anthropologue Ruth Cernea, autrice d'une histoire de la communauté juive de Rangoun, Laura Hudson et Stuart Spencer, membre de la diaspora liée à la synagogue. Elle est gérée depuis des décennies par la famille Samuels : Moses Samuels, mort le 29 mai 2015, puis son fils Sammy Samuels, diplômé de la Yeshiva University, aujourd'hui responsable de la petite communauté de Yangon. Le 5 février 2021, au lendemain du coup d'État militaire, Sammy Samuels publie sur Facebook « A Sad Day for Myanmar » (« Un jour triste pour la Birmanie »), évoquant le souvenir des violences de 1988.

  • les-juifs-d-alexandrieאַרכעאָלאָגיע12טן סעפּטעמבער 2026

    Trois cimetières juifs d'Alexandrie en cours de classement comme antiquités (2018)

    Fin décembre 2018, Mohamed Mahran, président du Département central des antiquités juives au ministère égyptien des Antiquités, annonce la préparation du classement de trois cimetières juifs d'Alexandrie, situés dans les quartiers d'Azarita et de Shatby, au titre de la loi de protection des antiquités n° 117 de 1983 amendée. L'un de ces cimetières compte à lui seul environ 20 000 tombes ; l'ensemble des trois sites couvre une superficie de 15 feddans (environ 6,3 hectares) et remonte à environ 170 ans. La commission chargée du dossier a documenté chaque site par des photographies, le relevé des dates d'inhumation et la traduction des inscriptions funéraires, avant transmission à la Commission permanente des antiquités pour approbation. Ce dossier s'ajoute au contexte plus large de la préservation du patrimoine juif d'Alexandrie, ville qui comptait jusqu'à 20 synagogues avant 1930, desservant des communautés juives marocaine, turque, italienne, espagnole, française et arabophone.

  • les-juifs-de-sidi-bel-abbesזכּרון12טן סעפּטעמבער 2026

    La radiation civique de 373 Juifs de Sidi-bel-Abbès (1938-1939)

    Le 8 janvier 1938, le maire de Sidi-bel-Abbès, Lucien Bellat, fait radier 373 Juifs des listes électorales et de la citoyenneté française, sous prétexte que leurs ascendants n'avaient pas fait la déclaration devant le juge de paix requise par le décret Crémieux. Il faut attendre un décret d'État du 17 janvier 1939 pour que ces personnes soient rétablies dans leur citoyenneté, mettant en échec la manœuvre municipale. À cette époque, la communauté israélite de Sidi-bel-Abbès comptait environ 3 500 âmes, installées principalement dans le quartier des rues Montagnac et Catinat. Le premier consistoire israélite local avait été fondé vers 1865 ; la grande synagogue se trouvait boulevard Verdun, et trois autres lieux de culte existaient rues Lord Byron, Catinat et Gambetta. Cet épisode de radiation collective, antérieur aux lois de Vichy, illustre une tentative locale et précoce de révocation de la citoyenneté des Juifs d'Algérie.

    אַרײַנגעגאָסן איןLe Grand Livre — Juifs algériens
  • les-juifs-de-manilleזכּרון12טן סעפּטעמבער 2026

    Les origines précises du sauvetage des Juifs de Manille (1937-1945)

    L'élan du sauvetage philippin des Juifs allemands trouve son origine en septembre 1937 : un navire allemand affrété pour évacuer des ressortissants du pays vers Shanghai fait escale à Manille avec, à son bord, 28 familles juives allemandes prises en charge par la petite communauté juive locale — épisode déclencheur du plan de sauvetage porté ensuite par le président philippin Manuel Quezon, la famille Frieder et le haut-commissaire américain Paul McNutt. Les quatre frères Frieder, dont le père Samuel avait fondé dans les années 1920 la Helena Cigar Factory, se relayaient par périodes de deux ans à Manille tout en résidant à Cincinnati (Ohio). Le président Quezon mit à disposition des réfugiés un terrain qu'il développait pour son fils, baptisé Mariquina Hall, où ils purent vivre et cultiver leur nourriture. Entre 1937 et 1941, environ 1 200 réfugiés juifs européens trouvèrent asile aux Philippines. Fait notable : durant l'occupation japonaise de Manille (décembre 1941-septembre 1945), les réfugiés juifs, de nationalité allemande, furent — à la différence de tous les autres ressortissants étrangers, systématiquement internés — considérés comme ressortissants d'un pays allié du Japon et échappèrent ainsi à l'internement.

    אַרײַנגעגאָסן איןLe Grand Livre — Les Juifs de Manille (Philippines)
  • les-juifs-de-bogotaקהילות12טן סעפּטעמבער 2026

    La Colombie rejette officiellement l'antisémitisme lors d'une rencontre diplomatique

    Le 26 août 2026, le chancelier colombien Omar Bula Escobar a reçu à Bogotá le rabbin Yehuda Kaploun, envoyé spécial du département d'État américain chargé de la lutte contre l'antisémitisme. À l'issue de cette rencontre, le ministère colombien des Affaires étrangères a publié une déclaration rejetant « sans équivoque l'antisémitisme, la haine envers les personnes juives et toute forme de persécution, de discrimination ou de violence motivée par des raisons religieuses ». Le gouvernement s'est engagé à renforcer le dialogue interreligieux et à protéger la communauté juive de Colombie, forte d'environ 4 500 à 5 000 personnes dont les trois quarts vivent à Bogotá. La déclaration réaffirme la liberté religieuse comme droit constitutionnel, dans un contexte marqué par des actes de vandalisme signalés ces dernières années contre des synagogues et le cimetière juif de la capitale.

  • juifs-de-romeזכּרון12טן סעפּטעמבער 2026

    Le Musée juif de Rome inaugure une salle sur le XXe siècle grâce à la donation Ascarelli

    Le 5 février 2026, le Museo Ebraico di Roma, installé dans le Tempio Maggiore (Grande Synagogue), a inauguré une nouvelle salle intitulée « Dall'emancipazione ai giorni nostri » (De l'émancipation à nos jours), consacrée à l'histoire des Juifs italiens au XXe siècle. Cette rénovation a été rendue possible par une donation faite en 2025 par les sœurs Luciana et Margherita Ascarelli, en application des volontés de leur frère défunt Dario Ascarelli : un ensemble de peintures et de céramiques réalisées par des artistes juifs italiens du XXe siècle. La directrice du musée, Olga Melasecchi, et la co-commissaire Lia Toaff, ont présenté cette salle comme une manière d'articuler les œuvres nouvellement données avec le patrimoine documentaire déjà conservé par l'institution (documents d'archives, photographies, objets historiques).

  • l'institut YIVOאַרכיוון11טן סעפּטעמבער 2026

    L'institut YIVO numérise 3,5 millions de pages d'archives du Bund et du mouvement ouvrier juif

    L'institut YIVO (New York) mène depuis mars 2023 un projet de numérisation sur huit ans de ses Archives politiques et ouvrières juives (Jewish Labor and Political Archives), soit environ 3,5 millions de pages relatives aux mouvements révolutionnaires, socialistes et ouvriers juifs d'Europe et d'Amérique entre 1870 et 1992 — le plus vaste projet d'archivage numérique de l'histoire de l'institut. Le cœur de ce fonds est constitué des archives du Bund, le parti socialiste juif fondé à Vilna en 1897, qui ont survécu à la destruction nazie et forment, selon YIVO, le plus important ensemble documentaire subsistant sur l'activisme social et politique juif de cette période, incluant les organisations satellites du Bund (le mouvement de jeunesse SKIF, la Zukunft, l'organisation sportive Morgenshtern, la maison d'édition Kultur Liga, le réseau scolaire yiddish TSYSHO). Financé à hauteur de 8,5 millions de dollars, le projet avait recueilli plus de 6 millions de dollars de dons privés au 4 août 2025. La fréquentation en ligne des collections déjà numérisées est passée de 350 000 utilisateurs en 2023 à près de 700 000 en 2024, signe d'un intérêt de recherche croissant pour ce corpus.

  • la communauté juive de New Delhi (synagogue Judah Hyam)קהילות11טן סעפּטעמבער 2026

    La synagogue Judah Hyam de New Delhi, dernier foyer d'une communauté de moins de dix familles

    La communauté juive de New Delhi, essentiellement issue des Bene Israël originaires de l'ouest de l'Inde, compte aujourd'hui moins de dix familles. Son unique lieu de culte, la synagogue Judah Hyam, a été édifiée au 2 Humayun Road grâce à un don de Dr Rachael Judah en mémoire de son père, Judah Hyam, figure civique et religieuse de Pune ; la première pierre a été posée le 12 février 1956 et l'édifice achevé le 2 septembre 1956, sur des plans de l'architecte bene israël Joshua M. Benjamin, qui travailla aussi sur l'annexe du Parlement indien. Une annexe abritant une bibliothèque interconfessionnelle a été ajoutée en 1979. Depuis les années 1980, la synagogue est dirigée bénévolement par le rabbin Ezekiel Isaac Malekar (né en 1945), qui y célèbre l'office chaque vendredi soir en hébreu et en anglais et a officié une quinzaine de mariages interconfessionnels. La population juive indienne globale, estimée à environ 50 000 personnes dans les années 1940, est aujourd'hui d'environ 6 000, répartie entre Bene Israël, Juifs bagdadis du Bengale occidental, Juifs de Cochin, Bnei Menashe du nord-est et Bene Ephraim d'Andhra Pradesh.

    אַרײַנגעגאָסן איןLe Grand Livre — Les Juifs de Delhi
  • les Banu Qaynuqa (tribu juive de Médine)פּובליקאַציע11טן סעפּטעמבער 2026

    Réédition augmentée de l'étude de référence de Michael Lecker sur la « Constitution de Médine » et les Banu Qaynuqa

    L'historien Michael Lecker (professeur émérite, Université hébraïque de Jérusalem), spécialiste reconnu des tribus juives de Médine, a publié en 2024 chez Gerlach Press (Berlin) une édition révisée de son ouvrage « The Constitution of Medina: Muḥammad's First Legal Document » (238 p.), disponible aussi en ligne via Cambridge Core. Ce document, daté de la première année après l'hégire (622 apr. J.-C.), constitue le traité de non-belligérance conclu par Muhammad avec les tribus arabes et juives de Yathrib, parmi lesquelles les Banu Qaynuqa, alors alliés-clients de la tribu arabe des Khazraj. L'ouvrage en propose une traduction annotée et une réinterprétation historique, précisant le statut juridique des tribus juives signataires, dont les Qaynuqa. C'est la synthèse savante la plus récente et la plus autorisée sur ce texte fondateur des rapports entre Muhammad et les tribus juives médinoises, encore dominé par les sources textuelles arabes (sira) en l'absence de tout marqueur archéologique propre aux Banu Qaynuqa identifié à ce jour.

    אַרײַנגעגאָסן איןLe Grand Livre — Mohammed
  • Xanthiקהילות8טן סעפּטעמבער 2026

    La communauté juive de Xanthi : de sa fondation officielle (1907) à sa dissolution (1958)

    La communauté juive de Xanthi, en Thrace occidentale grecque, fut officiellement établie le 14 décembre 1907, alors que la ville comptait 234 Juifs sur 15 122 habitants. Composée de familles venues d'Andrinople, de Didymotique et de Salonique, parlant le judéo-espagnol, elle atteignit son apogée en 1934 avec 1 100 membres sur 35 912 habitants. La première pierre de la synagogue fut posée le 10 juillet 1924 ; l'édifice jouxtait un centre communautaire de deux étages abritant une école de 114 élèves et 17 enseignants. L'économie de la communauté reposait largement sur trois grandes maisons de négoce du tabac, activité majeure de la région. Après la déportation de mars 1943 vers le camp de Treblinka, sous occupation bulgare, la communauté ne comptait plus que 6 survivants ; elle poursuivit une existence résiduelle jusqu'à sa dissolution officielle en 1958. Le centre communautaire fut vendu en 1963, la synagogue démolie en 1995, et le cimetière, dont les tombes documentées remontent à 1923, fut restauré en 2015.

    אַרײַנגעגאָסן איןLe Grand Livre — Juifs de Salonique (Saloniciens)
  • Plevenזכּרון8טן סעפּטעמבער 2026

    L'incendie du camp de Kaylaka, près de Pleven, dans la nuit du 10 au 11 juillet 1944

    En mai 1943, l'ensemble des Juifs de Sofia, environ 23 000 personnes, furent internés de force en province ; les « contrevenants » à la législation antijuive furent envoyés dans deux camps de travail, l'un à Pleven, dans le nord de la Bulgarie, l'autre près du village de Somovit sur le Danube. Le camp de Pleven était installé dans le parc de Kaylaka, au sud de la ville, dans une vallée karstique. Dans la nuit du 10 au 11 juillet 1944, un incendie d'origine indéterminée se déclara dans les baraquements où étaient internés 108 détenus juifs — hommes, femmes et enfants, internés comme « communistes » ou pour infraction à la législation antijuive. Vers deux heures du matin, la baraque fut réduite en cendres en quelques minutes ; dix détenus périrent dans les flammes, plusieurs dizaines furent grièvement blessés. La question de savoir s'il s'agissait d'une bougie oubliée ou d'un incendie criminel reste, plus de quatre-vingts ans après les faits, non résolue par l'historiographie.

  • Plevenקהילות8טן סעפּטעמבער 2026

    Pleven, ville de convergence de quatre vagues de réfugiés juifs entre le XIVe et le XVIe siècle

    Une communauté juive est attestée à Pleven, en Bulgarie, dès l'époque byzantine. Elle s'enrichit successivement de réfugiés hongrois expulsés en 1376, de réfugiés valaques fuyant la révolte de Vlad V en 1461, de Juifs de Bavière expulsés en 1470, puis de réfugiés espagnols et de nouveaux réfugiés hongrois après la conquête ottomane de la Hongrie en 1526. Au XVIe siècle coexistaient ainsi à Pleven des communautés ashkénaze, hongroise et séfarade, qui finirent par fusionner en une seule communauté. Après le grand incendie de 1582, une synagogue unique fut reconstruite, chaque groupe conservant en partie ses coutumes propres au sein du rite séfarade devenu dominant. Au tournant des années 2000, la communauté juive de Pleven, toujours active, ne comptait plus qu'environ 70 membres ; son cimetière date de la fin du XIXe siècle.

    אַרײַנגעגאָסן איןLe Grand Livre — Juifs des Balkans
  • Dnipropetrovsk (Iekaterinoslav)זכּרון8טן סעפּטעמבער 2026

    Le massacre des Juifs de Dnipropetrovsk (Iekaterinoslav), octobre 1941 – janvier 1942

    L'armée allemande occupa Dnipropetrovsk (ex-Iekaterinoslav, aujourd'hui Dnipro) le 25 août 1941. La majorité de la population juive parvint à évacuer avant l'arrivée des troupes ; les Juifs restants furent confinés dans un ghetto. Selon le rapport de la Commission d'État extraordinaire soviétique, 10 000 à 12 000 Juifs furent massacrés le 13 octobre 1941 dans un ravin proche de l'Institut des transports de la ville ; pour dissimuler les traces du crime, les nazis comblèrent le ravin de terre et y plantèrent des arbres. Fin décembre 1941 – début janvier 1942, les quelque 5 000 Juifs restant dans le ghetto furent à leur tour fusillés. La communauté juive de Dnipropetrovsk comptait 41 240 personnes en 1897, soit 36,3 % de la population totale de la ville, faisant d'elle l'un des plus importants centres de vie juive d'Ukraine avant la Shoah ; elle avait déjà connu deux pogroms majeurs, en juillet 1883 et en mai 1919, ce dernier mené par les bandes de l'ataman Nikifor Grigoriev et ayant fait plus de 150 morts.

  • Bitolaאַרכיוון8טן סעפּטעמבער 2026

    La Bibliothèque nationale d'Israël révèle des albums photographiques de la communauté juive de Bitola, en Macédoine, avant sa déportation

    Les Archives centrales pour l'histoire du peuple juif (CAHJP), rattachées à la Bibliothèque nationale d'Israël, conservent une collection d'albums photographiques et de fiches consacrés à des milliers d'habitants juifs de Bitola, ville de Macédoine qui comptait avant-guerre 810 familles juives, soit 3 351 personnes, au sein d'une communauté séfarade dynamique dont le mouvement sioniste anima la vie culturelle et politique de l'entre-deux-guerres. Ces albums furent constitués par les autorités bulgares d'occupation avant la rafle et la déportation des personnes photographiées vers le camp de Treblinka, chaque cliché portant au verso des annotations en serbo-croate et en macédonien précisant liens familiaux, professions et adresses. Parvenus en Israël après la guerre, ces documents furent préservés au sein de la collection Eventov, constituée par l'Association des immigrants d'ex-Yougoslavie, avant de rejoindre les fonds du CAHJP, où ils redonnent aujourd'hui un visage et un nom aux victimes de cette communauté anéantie.

    אַרײַנגעגאָסן איןLe Grand Livre — Juifs des Balkans
  • Batavia-Jakartaזכּרון8טן סעפּטעמבער 2026

    De vingt familles à quelques milliers de membres : l'essor puis l'effondrement de la communauté juive de Batavia-Jakarta (1861-1945)

    En 1861, l'émissaire et voyageur juif Jacob Saphir (1822-1886), de passage aux Indes néerlandaises en route vers l'Australie, rapporta l'existence d'au moins vingt foyers juifs à Batavia (aujourd'hui Jakarta), tous d'origine européenne — principalement néerlandaise et allemande — sans qu'il ait pu constater l'existence d'une vie communautaire organisée. Ce n'est qu'au début du XXe siècle que les Juifs des Indes néerlandaises formèrent une communauté substantielle, qui compta à la veille de la guerre du Pacifique plusieurs milliers de membres, en majorité d'origine néerlandaise, auxquels s'ajoutèrent plusieurs centaines de Juifs « bagdadis » et des réfugiés fuyant les persécutions nazies en Europe. L'occupation japonaise de l'archipel, à partir du début de 1942, précipita la dissolution de cette communauté : la majeure partie de ses membres fut d'abord internée avec les autres civils néerlandais dès les premiers mois de l'occupation, puis, dans la seconde moitié de 1943, les Juifs demeurés hors des camps furent à leur tour détenus, cette fois en tant que Juifs. La communauté ne se releva jamais de cette rupture après l'indépendance indonésienne.

  • l'Institut de Kiev pour la culture prolétarienne juive (IEPK)אַרכיוון7טן סעפּטעמבער 2026

    Le destin dispersé des archives de l'Institut de Kiev pour la culture prolétarienne juive

    L'historien Efim Melamed a retracé le parcours des archives de l'Institut pour la culture prolétarienne juive de Kiev (IEPK) — fondé comme chaire en octobre 1926, devenu institut en 1929 sous la direction du communiste Yossef Liberberg (1897-1937), puis fermé en mai 1936. Ses collections comprenaient notamment des motifs musicaux réunis par Yulia Engel et Zinoviy Kiselgof. Entre 1941 et 1945, les autorités allemandes ont transféré plus de cent tonnes de documents des institutions juives soviétiques vers Francfort, via le dépôt d'Offenbach après la guerre. Melamed a identifié deux dépôts distincts issus de ce fonds : neuf documents kiéviens conservés dans le « Smolensk Archive » (rentré en Russie en décembre 2002) et, surtout, un ensemble de 52 boîtes à l'Institut YIVO de New York, soit environ 300 dossiers et 14 000 pages, catalogué sous « Institute for Proletarian Yiddish Culture Records ». Ces travaux, publiés en 2012 dans la revue East European Jewish Affairs, ont été relayés en yiddish par le site culturel Yiddish Branzhe.

  • le Conseil juif d'Amsterdam (Joodse Raad)אַרכיוון7טן סעפּטעמבער 2026

    Pays-Bas : la « Cartotheek » du Conseil juif d'Amsterdam, 157 694 fiches personnelles sur les Juifs sous l'Occupation, intégralement numérisée

    Les Archives nationales néerlandaises (Nationaal Archief) ont fait numériser en totalité la « Cartotheek van de Joodse Raad », un fichier de 157 694 fiches établi pendant la Seconde Guerre mondiale contenant les données personnelles des Juifs recensés par le Conseil juif d'Amsterdam (Joodse Raad), et qui a servi après 1945 à retracer le sort de nombre d'entre eux pendant la Shoah. La version numérisée est désormais consultable en ligne via le portail des Arolsen Archives et via le site néerlandais oorlogsbronnen.nl ; les 143 boîtes de fiches physiques originales ont été transférées en septembre 2021 au Joods Cultureel Kwartier (Quartier culturel juif d'Amsterdam) et exposées depuis l'ouverture du Nationaal Holocaustmuseum en 2024. Ce fonds, distinct du Centraal Archief Bijzondere Rechtspleging (CABR) déjà mentionné sur le site à propos de l'épuration judiciaire, n'a jamais été présenté sous cet angle du recensement individuel des Juifs néerlandais.

    אַרײַנגעגאָסן איןLe Grand Livre — Amsterdam
  • la communauté juive de Königsbergזכּרון7טן סעפּטעמבער 2026

    Königsberg : une chronologie précise de la communauté juive, du XVIe siècle à sa disparition

    Les premiers Juifs de Königsberg sont documentés dès 1538 avec le médecin de cour Isaak May. Une communauté permanente s'installe à partir de 1704 (désignation d'un cimetière juif) ; une synagogue hassidique est construite entre 1753 et 1756 pour 29 familles "protégées". La population passe de 300 habitants en 1756 à 900 en 1800, 1027 en 1817, et culmine à 5000 en 1880. L'Ancienne Synagogue, incendiée en 1811, est reconstruite en 1815 ; la congrégation orthodoxe Adass Jisroel ouvre en 1893, et la Nouvelle Synagogue est construite entre 1894 et 1896 dans le quartier de Lomse. Sous le nazisme, la population tombe à 3500 en 1933 ; la Nuit de Cristal de novembre 1938 détruit la Nouvelle Synagogue ; il ne reste que 1585 Juifs en mai 1939, avant les déportations à partir de 1942 et un camp annexe de Stutthof (1944-1945). Les derniers Juifs allemands quittent Kaliningrad en avril 1948 ; la Nouvelle Synagogue a été reconstruite à l'identique en 2018. Contrairement à une piste initiale, le philosophe Hermann Cohen n'est pas né à Königsberg mais à Coswig (Anhalt-Bernburg) le 4 juillet 1842 ; c'est le mathématicien Hermann Minkowski (1864-1909) qui est lié à la ville.

  • Castilleפּובליקאַציעדאַרף באַשטעטיקונג14טן סעפּטעמבער 2026

    Une étude publiée dans De Medio Aevo documente les maisons de familles juives de Castille au Moyen Âge

    La revue De Medio Aevo, éditée par l'Universidad Complutense de Madrid, a publié une étude consacrée aux maisons appartenant à des familles juives dans le royaume de Castille médiéval. L'article s'appuie sur des documents d'archives notariales et fiscales pour reconstituer la localisation, la structure et la transmission de ces biens immobiliers au sein des communautés juives castillanes avant l'expulsion de 1492. Le travail éclaire les conditions matérielles de vie des juifs de Castille et leur insertion dans le tissu urbain des villes concernées. La publication n'a pour l'instant été identifiée que via cette seule source institutionnelle.

  • Debdouזכּרון14טן סעפּטעמבער 2026

    Debdou : la source d'Ishbiliya, mémoire vivante de l'arrivée des réfugiés de Séville en 1391

    Plusieurs sources marocaines récentes corroborent et précisent l'histoire déjà documentée sur la fiche du site : le toponyme « Aïn Ishbiliya » (la source de Séville), dont l'eau coule depuis cinq siècles à Debdou, perpétue la mémoire de l'installation dans la ville de plus de cent cinquante familles fuyant les persécutions antijuives de Séville en 1391 — et non l'expulsion de 1492. La communauté séfarade ainsi formée a atteint son apogée démographique aux XVIIe-XVIIIe siècles, représentant selon ces sources les deux tiers à trois quarts de la population de la ville à certaines périodes, dotée d'un tribunal rabbinique et d'une yechiva réputée. La communauté a quitté Debdou pour Casablanca ou l'étranger après la guerre des Six Jours de 1967 ; le mellah et deux cimetières juifs y subsistent aujourd'hui comme lieux de mémoire et de pèlerinage, entretenus notamment par une maison de la culture dédiée au judaïsme local.

  • Lidaקהילות14טן סעפּטעמבער 2026

    Lida : la yeshiva « Torah et Science » du rabbin Reines et la destruction de la communauté pendant la Shoah

    Le rabbin Yitzchak Yaakov Reines (1839-1915) fonda en 1905 à Lida la yeshiva « Torah et Madaa » (Torah et Science), après une première tentative avortée à Sventsyany fermée sous la pression de milieux religieux hostiles : l'établissement combinait sept heures quotidiennes d'étude religieuse traditionnelle et trois heures de matières profanes, comptant plus de trois cents élèves dès 1911. Pendant la Shoah, la communauté fut enfermée dans trois ghettos successifs ; les sources documentent plusieurs vagues de liquidation entre 1942 et 1943 — Yad Vashem situe une action au 8 mai 1942 ayant fait plus de six mille morts à travers les trois ghettos, tandis que Wikipédia distingue des étapes datées des 4 mars 1942, 22 septembre 1942 et 17 décembre 1943, pour un total d'environ dix mille victimes ; ces deux décomptes se recoupent sans se superposer exactement et appellent une vérification croisée avant tout chiffre définitif à publier. Le livre du souvenir « Sefer Lida » (Tel-Aviv, 1970, 438 pages, en hébreu, yiddish et anglais, dirigé par A. Manor) fut publié par les associations d'anciens habitants de Lida en Israël et le comité d'entraide des Juifs de Lida aux États-Unis.

    אַרײַנגעגאָסן איןLe Grand Livre — Yeshibah
  • Fürthקהילות14טן סעפּטעמבער 2026

    Fürth, « Jérusalem franconienne » : la yeshiva, l'imprimerie hébraïque et le cimetière juif fondateurs de la ville

    La yeshiva de Fürth trouve son origine dans celle de Nuremberg, transférée après l'expulsion des Juifs de cette ville le 9 mars 1499 ; elle devint l'une des plus importantes d'Europe, comptant jusqu'à six cents étudiants à son apogée, avant sa fermeture par la police en 1830. En 1690, les frères Josef et Abraham Schneior fondèrent au 75 Königstraße une imprimerie hébraïque qui publia notamment un manuel d'arithmétique du mathématicien local Naftali Hirsch ben Iesaia ; plus d'une douzaine d'ateliers d'impression juifs se succédèrent ensuite à Fürth, diffusant des textes religieux dans toute l'Europe. Le vieux cimetière juif de la ville, établi en 1607 et couvrant environ vingt mille mètres carrés, figure parmi les plus anciens et les plus vastes d'Allemagne et d'Europe. Henry Kissinger, né à Fürth en 1923 au 5 Marienstraße, en est citoyen d'honneur depuis 1998. Le Jüdisches Museum Franken (Fürth et Schnaittach) présente une exposition permanente sur l'histoire et la culture juives de Franconie, à laquelle s'ajoute une exposition temporaire consacrée à des portraits provenant des États-Unis, d'Angleterre, de Suède, de Suisse et d'Allemagne, prévue de novembre 2026 à mars 2027.

  • Sighetקהילות14טן סעפּטעמבער 2026

    Sighet : la dynastie hassidique Teitelbaum, la naissance d'Elie Wiesel et la déportation de mai 1944

    Le rabbin Chananya Yom-Tov Lipa Teitelbaum (1836-1904), grand rabbin de Sighet et chef de la cour hassidique locale, eut pour successeur son fils aîné Chaim Tzvi Teitelbaum (1879-1926) ; le cadet, Yoel Teitelbaum (1887-1979), écarté de la succession, s'installa à Satu Mare où il fonda en 1928 la branche Satmar, survécut à la Shoah via le train Kasztner et Bergen-Belsen, puis reconstitua sa cour à Williamsburg (Brooklyn). Le fils de Chaim Tzvi, Yekutiel Yehuda Teitelbaum (1912-1944), dernier rabbin de Sighet resté en Europe, mourut à Auschwitz. Elie Wiesel, prix Nobel de la paix, naquit à Sighet en 1928 dans le quartier juif, à l'angle des rues Dragoș Vodă et Tudor Vladimirescu ; sa maison natale, devenue « Maison-mémorial Elie Wiesel », fait aujourd'hui partie du musée-mémorial de Sighet consacré aux victimes du communisme et de la résistance, et accueille des cérémonies commémoratives ainsi que des groupes scolaires venus de toute l'Europe. Les deux ghettos de Sighet, qui regroupaient environ treize mille Juifs, furent vidés du 16 au 22 mai 1944, douze mille sept cent quarante-neuf personnes étant déportées vers Auschwitz. Depuis 2023-2024, la Fondation Tarbut Sighet — association roumaine reconnue, membre du réseau européen des itinéraires du patrimoine juif — mène un programme pluriannuel d'actions mémorielles : Journées européennes de la culture juive, voyage d'étude à Auschwitz pour des lycéens, exposition « We Won! », projet « Parallel Traces » et circuits patrimoniaux dans la ville.

    אַרײַנגעגאָסן איןLe Grand Livre — Teitelbaum
  • Gath (Tell es-Safi), temples philistinsאַרכעאָלאָגיע11טן סעפּטעמבער 2026

    Une étude archéobotanique de 2024 révèle l'usage de plantes psychoactives dans les temples philistins de Gath

    Publiée en février 2024 par l'équipe de l'archéobotaniste Suembikya Frumin et du professeur Aren Maeir (Université Bar-Ilan, directeur des fouilles de Tell es-Safi/Gath depuis 1996), une étude a analysé plus de 2000 échantillons de graines et de fruits carbonisés issus de deux temples philistins de Gath — la cité natale biblique de Goliath — construits aux Xe-IXe siècles av. J.-C. et détruits vers 830 av. J.-C. Les chercheurs y ont identifié des restes de gattilier (aphrodisiaque et anesthésiant), d'ivraie enivrante (alcaloïdes hallucinogènes proches du LSD), ainsi que des traces de cannelle et d'huiles importées à longue distance, brûlées dans des coupelles et autels à encens rituels. Ces éléments suggèrent, selon les auteurs, une pratique cultuelle associant offrandes alimentaires et substances psychoactives, probablement liée à un culte de la Déesse-Mère d'inspiration égéenne. L'étude a été largement reprise dans la presse spécialisée et figure parmi les découvertes archéologiques bibliques marquantes de 2024.

    אַרײַנגעגאָסן איןLe Grand Livre — Archéologie Biblique
  • Azemmour (cimetière juif)אַרכיווןדאַרף באַשטעטיקונג8טן סעפּטעמבער 2026

    Le cimetière juif d'Azemmour, présenté comme la plus grande nécropole juive du Maroc

    Le cimetière juif d'Azemmour, sur la côte atlantique marocaine, compterait environ 7 045 tombes selon la presse régionale marocaine, s'étendant sur une superficie estimée à six hectares — ce qui en ferait la plus grande nécropole juive du Maroc, devant celle de Marrakech. La dernière inhumation y remonterait à environ cent quatre-vingt-dix ans, faisant de ce site une archive funéraire couvrant plusieurs générations de présence juive continue à Azemmour. Le conseil municipal se serait engagé dans un programme de réhabilitation de ces lieux de mémoire hébraïque. Le chiffre précis de 7 045 tombes et la superficie de six hectares ne reposent à ce stade que sur une source de presse régionale et n'ont pu être recoupés par une source universitaire ou institutionnelle.

  • synagogue Beth Shalom (Surabaya)זכּרון8טן סעפּטעמבער 2026

    La synagogue Beth Shalom de Surabaya, dernière synagogue de Java, détruite en 2013 malgré son classement patrimonial

    Bâtiment d'habitation achevé en 1939 puis racheté en 1948 par la congrégation Israelitische Gemeente Soerabaia pour y établir la synagogue Beth Shalom, cet édifice de style néerlandais situé au cœur du quartier d'affaires de Surabaya fut, jusqu'à sa destruction, la dernière synagogue en activité sur l'île de Java. Rien dans son architecture, hormis une mezouza et des étoiles de David sculptées sur les portes, ne le distinguait des autres bâtiments résidentiels du quartier. Scellée par des groupes islamistes dès 2009, l'année même où l'agence touristique de Surabaya l'avait classée site patrimonial, la synagogue fut démolie en mai 2013 sans préavis officiel, en violation, selon le Conseil législatif de la ville, de la loi indonésienne sur le patrimoine culturel — un événement qui suscita l'indignation d'organisations juives internationales et coïncida avec la visite d'un groupe d'étudiants américains venus étudier le pluralisme religieux indonésien.

  • Marosvásárhely (Târgu Mureş) — synagogue de Náznánfalvaאַרכיוון7טן סעפּטעמבער 2026

    Le Musée juif de Budapest expose les vestiges uniques de la synagogue en bois de Náznánfalva et des briques gravées du ghetto de 1944

    Le Magyar Zsidó Múzeum és Levéltár (Musée et Archives juifs de Hongrie, MILEV) présente une nouvelle exposition intitulée « Az írás a falon – Mikdás meát » (« L'écriture sur le mur »). Pièce centrale : les vestiges de la synagogue en bois de Náznánfalva, construite en 1747 par la communauté juive installée sur le domaine de la famille Barcsay près de Marosvásárhely (Transylvanie), à l'extérieur simple de type grange mais dont les murs intérieurs portaient des textes de prière peints. En 1941, des membres du Musée juif hongrois, aidés par la communauté de Marosvásárhely, avaient transporté ces vestiges à Budapest. L'exposition relie ce fonds à une découverte distincte et récente : des briques gravées de dates — 24 mai et 3 juin 1944 — ont été mises au jour dans la cheminée du siège de la Mazsihisz (fédération des communautés juives de Hongrie), rue Síp à Budapest, lors de travaux de rénovation ; elles documentent des graffitis de la période du ghetto de Budapest. L'archiviste en chef László Csősz et Mátyás Király, du MILEV, ont étudié ces marques comme témoignages de la préservation identitaire pendant la persécution.

    אַרײַנגעגאָסן איןLe Grand Livre — Juifs hongrois
  • La Hayeכּתבֿ־ידןדאַרף באַשטעטיקונג7טן סעפּטעמבער 2026

    La Haye conserve les plus anciens registres communautaires juifs des Pays-Bas — les pinkassim ashkénaze et séfarade numérisés

    Les Archives municipales de La Haye (Haags Gemeentearchief) ont fait numériser une dizaine de registres manuscrits du XVIIIe siècle appartenant à la Nederlands-Israëlietische Gemeente (NIG, communauté ashkénaze) et à la Portugees-Israëlitische Gemeente de La Haye, dont un « pinkas » — registre des délibérations des parnassim — couvrant la période 1723-1786, ouvert lors de l'inauguration de la synagogue ashkénaze de la Brouwersloot en 1723, considéré comme le plus ancien document de ce type conservé aux Pays-Bas. S'y ajoutent des registres de comptes du trésorier et des listes de membres (1723-1785) ainsi que des pièces d'archives du début du XVIIIe siècle de la communauté portugaise, notamment des règlements de la congrégation Beth Jacob (1709-1743). Le projet, mené avec le photographe spécialisé israélien Ardon Bar Hama, rend ces sources consultables en ligne à la fois sur le site des Archives municipales de La Haye et sur celui de la Bibliothèque nationale d'Israël. Aucun de ces deux fonds n'a été présenté jusqu'ici sur le site.

  • Kampenאַרכעאָלאָגיע7טן סעפּטעמבער 2026

    Aux Pays-Bas, une étude géophysique confirme l'absence de sépultures sur l'ancien cimetière juif de Kampen

    À la demande de la municipalité de Kampen (Overijssel), le bureau d'études RAAP, associé au spécialiste néerlandais de géophysique du sol Saricon, a mené en novembre 2024 puis en avril 2025 une prospection non invasive sur le site de l'ancien cimetière juif de la 1e Ebbingestraat. Combinant électromagnétisme et géoradar, cette méthode a permis de sonder le sous-sol sans creuser, respectant le repos éternel prescrit par la halakha. Ce cimetière, en usage jusqu'en 1830, avait été vidé en 1948, ses restes transférés sous surveillance policière et en présence d'un représentant de la communauté juive de Zwolle vers le cimetière d'IJsselmuiden. La Vereniging Het Joodse Begrafeniswezen avait exprimé des doutes sur le sérieux de cette opération d'après-guerre, doutes à l'origine de la nouvelle étude. Les résultats, annoncés le 26 juin 2025, n'ont révélé aucune trace de fosse funéraire, confirmant que le transfert de 1948 avait bien été mené à son terme. Le grand rabbin interprovincial des Pays-Bas, Binyomin Jacobs, avait donné son aval à la méthode retenue ; la communauté juive de Zwolle et la municipalité de Kampen se sont déclarées satisfaites de ces conclusions.

  • Bayreuthכּתבֿ־ידן7טן סעפּטעמבער 2026

    La Genisa de Bayreuth : 8 000 pièces hébraïques du XVIe siècle, bientôt exposées dans le futur centre culturel juif de la ville

    En automne 2009, lors de travaux de restauration de la toiture de la synagogue de Bayreuth (Bavière), des ouvriers ont mis au jour, sous des lames du plancher du grenier, une genisa (dépôt rituel de textes hébraïques usagés) comprenant environ 8 000 pièces — rouleaux, livres de prières et objets religieux, dont certains remontent au XVIe siècle. Selon la Communauté juive de Bayreuth (IKG Bayreuth), il s'agit de la seule genisa retrouvée et récupérée selon un protocole scientifique dans une synagogue encore en activité en Allemagne ; le sauvetage a été confié dès janvier 2010 au « Projet Genisa » du musée de la culture juive de Veitshöchheim, sous la direction d'Elisabeth Singer-Brehm et Beate Weinhold. Plus de 1 500 numéros d'inventaire avaient été catalogués dès 2013, et l'ensemble est consultable en ligne depuis juillet 2014. Selon la ville de Bayreuth, des pièces de cette genisa doivent être présentées dans le futur centre culturel et communautaire juif en cours d'aménagement dans l'ancien bâtiment de la Monnaie de la ville (1778), qui accueillera aussi des archives et une bibliothèque — un développement toujours en cours en 2026 d'après le bulletin de la déléguée bavaroise à la lutte contre l'antisémitisme (avril 2026).

    אַרײַנגעגאָסן איןLe Grand Livre — Les manuscrits et la guéniza du Caire
  • Saint-Paul-Trois-Châteauxאַרכעאָלאָגיע7טן סעפּטעמבער 2026

    Un mikvé médiéval mis au jour dans le quartier juif de Saint-Paul-Trois-Châteaux, dans la Drôme

    En 2017, une équipe de l'Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) a fouillé une cave de sept mètres sur quatre, rue Juiverie, au cœur de la ville médiévale de Saint-Paul-Trois-Châteaux (Drôme). Une résurgence d'eau continue, observée depuis les années 1990 par Mylène Lert, conservatrice au musée d'archéologie tricastine, avait éveillé les soupçons. Claude de Mecquenem, spécialiste d'histoire hébraïque à l'Inrap, a émis l'hypothèse d'un mikvé, bain rituel juif de purification. Après deux semaines de fouilles, la mise au jour d'un déshabilloir, d'un accès en escalier et d'espaces annexes a confirmé cette identification. Une arche sainte hébraïque avait déjà été retrouvée dans une maison voisine. Dès le XIIIe siècle, la ville comptait une communauté juive prospère d'une soixantaine de familles, protégée par son statut de cité épiscopale du Saint-Empire, qui l'exemptait des expulsions successives frappant le royaume de France. Le toponyme « rue Juiverie » perpétue la mémoire de ce quartier.

  • les premières alyot séfarades (recensements Montefiore)פּובליקאַציעדאַרף באַשטעטיקונג12טן סעפּטעמבער 2026

    Une étude s'appuie sur les recensements Montefiore pour établir la prépondérance séfarade des premières alyot

    Raquel Levy-Toledano et Sergio DellaPergola publient « The First Aliyot Were Sephardic: What the Montefiore Censuses Reveal about Sephardic Jews in the Land of Israel in the 19th Century » dans le numéro 4 (été 2026) de « Jewish Genealogy: The IIJG Journal ». L'article exploite les recensements nominatifs commandités par Sir Moses Montefiore en Terre d'Israël au XIXe siècle pour montrer que les premières vagues d'immigration juive vers la région étaient majoritairement séfarades, avant l'arrivée massive des immigrants ashkénazes plus tard dans le siècle. Sergio DellaPergola est démographe, spécialiste reconnu de la démographie juive contemporaine.

  • l'opération « Tapis volant » (évacuation des Juifs d'Aden et du Yémen)אַרכיווןדאַרף באַשטעטיקונג11טן סעפּטעמבער 2026

    Les archives du JDC sur l'opération « Tapis volant » (évacuation des Juifs d'Aden et du Yémen, 1949-1950) sont numérisées

    Le Joint Distribution Committee (JDC), qui a organisé et financé l'évacuation aérienne d'environ 49 000 Juifs yéménites vers Israël entre décembre 1948 et septembre 1950 (« Operation Magic Carpet »), a rendu accessibles en ligne, via ses archives numérisées, les documents relatifs à son rôle dans cette opération : le camp de transit aérien établi par les Britanniques dans la colonie de la Couronne d'Aden, les vols affrétés — notamment par Alaska Airlines — et le parcours à pied de centaines de kilomètres accompli par des familles juives yéménites à travers déserts et montagnes pour rallier Aden. La British Library conserve par ailleurs, dans ses India Office Records relatifs à l'administration britannique d'Aden (1837-1967), des documents antérieurs mentionnant notamment le quartier dit « Jews Town » d'Aden, que le capitaine Stafford Bettesworth Haines, agent politique britannique, avait un temps proposé de démolir — signe de l'ancienneté et de la centralité topographique de cette communauté dans la ville. Ces fonds coloniaux britanniques restent partiellement consultables uniquement sur place ou via des bases commerciales, sans confirmation d'une numérisation intégrale et libre spécifique à Aden à ce jour.

  • la céramique dite « madianite »אַרכעאָלאָגיע11טן סעפּטעמבער 2026

    Nouvelles études archéologiques sur la céramique dite « madianite » : de l'ethnie à la « marque » commerciale

    La céramique peinte associée traditionnellement aux Madianites, retrouvée notamment au sanctuaire du temple d'Hathor à Timna (Néguev), fait l'objet de travaux récents qui reclassent l'appellation « madianite » — jugée trop ethniquement restrictive — au profit du terme « Qurayyah Painted Ware » (QPW), du nom de l'oasis productrice en Arabie du Nord-Ouest. Un article de S. Kleiman, paru en 2024 dans l'Oxford Journal of Archaeology, argumente pour une communauté de pratique diffuse au Bronze récent et au Fer ancien plutôt qu'un artefact ethnique unique. Une étude technologique, pétrographique et géochimique intégrée sur des échantillons stratifiés issus d'un four de potier à Qurayyah même, publiée dans PLOS ONE et rapportée en 2026, fixe la genèse de cette production vers 1600 avant notre ère et montre une standardisation du style, des techniques et de l'origine assimilable à une véritable marque avant la lettre, circulant sur des centaines de kilomètres. Un troisième article, consacré aux rituels funéraires liés à cette poterie peinte, a paru en 2025 dans les Proceedings of the Seminar for Arabian Studies (vol. 54). Ces travaux s'articulent avec la chronologie déjà établie à Timna, où la présence de céramique « madianite » est stratigraphiquement attestée de la fin du XIVe au milieu du XIIe siècle avant notre ère, période de pointe de l'exploitation égyptienne du cuivre en association avec les Madianites et les Amalécites locaux.

  • Hypsistariens (Theos Hypsistos)אַרכעאָלאָגיע8טן סעפּטעמבער 2026

    Le corpus épigraphique des Hypsistariens éclaire les liens entre judaïsme et cultes du « Dieu Très-Haut » en Anatolie romaine

    Le corpus des inscriptions dédiées au Theos Hypsistos (« Dieu Très-Haut »), retrouvé en Asie Mineure, en Grèce et sur les rives de la mer Noire, compte plus de trois cents pièces — certaines études en dénombrant même plus de quatre cents — datées d'environ 100 à 400 de notre ère : ex-voto, autels et stèles pour l'essentiel. Ce culte, attesté avec une netteté particulière en Cappadoce au IVe siècle par le témoignage du Père de l'Église Grégoire de Nazianze, désignait les Hypsistariens, un groupe syncrétique mêlant éléments juifs et païens dans un cadre proche du monothéisme. Une partie de la recherche moderne, notamment les travaux de Stephen Mitchell, a proposé d'identifier ces Hypsistariens aux « craignant-Dieu » (God-fearers) mentionnés dans les Actes des Apôtres, ces sympathisants païens du judaïsme du Second Temple qui fréquentaient les synagogues sans se convertir formellement — Mitchell ayant depuis nuancé cette identification en les qualifiant de groupes « très proches » plutôt que strictement identiques. Ces inscriptions demeurent l'une des rares sources matérielles directes sur l'influence du monothéisme juif hors de la communauté juive elle-même dans l'Empire romain.

  • Zuzimאַנדערש7טן סעפּטעמבער 2026

    Les Zuzim, peuple biblique dont l'identité reste non résolue par l'érudition actuelle

    Les Zuzim n'apparaissent qu'une seule fois dans la Bible hébraïque (Genèse 14:5), comme peuple habitant la région de Ham, à l'est du Jourdain, vaincu par le roi Kedorlaomer. La Septante et la Peshitta les traduisent par un terme signifiant "les puissants", les rattachant aux Rephaïm. Depuis les travaux de H. E. Ryle en 1921, de nombreux savants les identifient aux Zamzummim mentionnés en Deutéronome 2:20, identification toutefois contestée. Aucune inscription ni artefact archéologique ne mentionne explicitement ce nom. Un article académique récent d'Amar Annus, professeur associé d'histoire des religions du Proche-Orient à l'université de Tartu (Estonie), publié le 13 juillet 2026 sur la plateforme savante TheTorah.com et consacré aux Rephaïm, confirme par une note que l'identité précise des Zuzim demeure non résolue dans l'érudition actuelle.

    אַרײַנגעגאָסן איןLe Grand Livre — Archéologie Biblique