Ces instruments étaient employés par la Hevra Kaddisha, la confrérie funéraire qui prenait en charge la toilette rituelle des morts (taharah) et le creusement des tombes selon les prescriptions de la halakha. Pelles, planches et ustensiles divers composaient le matériel nécessaire à l'accomplissement de ces œuvres pies, considérées comme la forme la plus pure de charité car elles ne peuvent être rendues. En Europe centrale, manches et lames étaient parfois gravés du nom de la confrérie et d'une inscription pieuse rappelant la fonction sacrée de l'objet. Ces outils témoignent de l'organisation communautaire du soin aux défunts et de la dignité accordée à la sépulture.