משפּחה Malih
דער אָפּשטאַם פֿונעם נאָמען, די געשיכטע און די ייִחוס־קייט פֿון דער Malih שושלת — אַ ייִדישער פֿאַמיליע־נאָמען און זײַנע שפּורן.
משפחה יהודית של צפון אפריקה, שנזכרה בקהילות של קוסטנטינואה וטוניסיה. Maurice Eisenbeth מונה 3 וריאנטים אורתוגרפיים של שם משפחה זה בלקסיקון האונומסטי שלו מ-1936. הערה מתארת מיקומי התגורה, צורות גרפיות ו, כאשר ידוע, דמויות רבניות או קהילתיות הקשורות לשושלת. משמעות השם: ערבית: קסום, חביב, טוב — מקור: Dafina, « שמות היהודים של מרוקו ».
געאָגראַפֿישער אָפּשטאַם: Constantinois, Tunisie
רעגיסטער געדעכעניש · באַהיטער, נישט באַזיצער
מאַפּע פֿונעם ייִחוס
דער גרויסער בוך — Malih
Introduction
Constantine, bâtie sur son rocher de grès rouge entaillé par les gorges du Rhummel, abritait au tournant du XXe siècle l'une des plus grandes communautés juives d'Algérie. C'est là, dans le Constantinois, que le nom Malih est documenté, avec ses variantes graphiques multiples, par le premier recensement systématique des patronymes juifs d'Afrique du Nord. En Tunisie également, ce nom figure dans le paysage onomastique des communautés arabophones. Ces deux ancrages — l'un algérien, l'autre tunisien — dessinent la carte d'un judaïsme profondément enraciné dans l'Orient maghrébin, traversé par des siècles de vie commune avec ses voisins arabophones et par une culture judéo-arabe d'une richesse singulière.
Ce Grand Livre naît d'une nécessité : restituer à la lignée Malih la mémoire que l'histoire a rendue fragile. Car l'histoire de cette famille est aussi l'histoire d'une invisibilisation progressive — celle que produisent, d'un côté, les mécanismes de l'assimilation administrative, et de l'autre, les grandes vagues d'exil du XXe siècle. Lorsque Maurice Eisenbeth, Grand Rabbin d'Alger, entreprit en 1936 de recenser les patronymes juifs d'Afrique du Nord commune par commune, il accomplit un acte de mémoire au sens plein du terme : il remit à leur place dans l'histoire des noms que les formulaires officiels avaient cessé de distinguer du reste de la population française.
La lignée Malih ne peut être pleinement comprise sans son voisinage onomastique immédiat : la famille Elmaleh — ou El-Maliḥ, « le bon, le charmant » en arabe — partage avec elle la même racine, le même champ sémantique, et en partie le même espace géographique. Le patronyme Malih est en quelque sorte la forme contractée, parfois simplifiée par les officiers d'état civil, d'un nom dont la version pleine, Elmaleh, a produit en pays marocain des figures rabbiniques et littéraires remarquablement documentées. Ces figures — Joseph ben Ayyush Elmaleh, grand halakhiste de Salé et Rabat, et Abraham ben Joseph Elmaleh, rabbin-poète de Mogador — éclairent d'une lumière oblique mais précieuse l'univers culturel et spirituel de la lignée dont ce livre retrace l'itinéraire.
Ce récit s'efforce de tisser, à travers les faits documentés, une dimension que la tradition juive ne dissocie jamais de l'histoire : celle des valeurs incarnées dans les actes. La bonté — hesed — portée par le nom même ; le savoir talmudique illustré par les grands rabbins de la lignée voisine ; la piété exprimée dans les poèmes liturgiques d'Abraham Elmaleh ; l'implication dans la vie collective qu'Eisenbeth lui-même incarna pour des centaines de familles comme les Malih — autant de vertus que le récit rencontrera dans les faits, sans jamais les plaquer de l'extérieur.
---
ווערסיעס (1)
- v1 · אַקטועל · 8טן אויגוסט 2026
זעצט אױס דעם לייענן פֿון דעם גרױסן בוך
מעלדט זיך אָן אָדער שאַפֿט אַ פֿרײַ קאָנטאָ כדי לייענן די גאַנצע גרױסן בוך — און זוכט, פֿאָלגט און רײכערט די לינעאַזשן וואָס בעטרעפֿן זיך.
אײן בליץ-פּאָסט, אײן קלאַפּ. קײן פּאַראָל; איר קענט אַוועקגײן ווען איר ווילט.
איז „Malih” אַ טײל פֿון אײַער געשיכטע?
שאַפֿט אײַער מיטגליד-פּלאַץ צו נאָכפֿאָלגן די משפּחות וואָס זײַנען אײַך טײַער, באַקומען מעלדונגען וועגן נײַע אַנטדעקונגען און בײַשטײַערן — אָן אַ פּאַראָל.
אײן בליץ-פּאָסט, אײן קלאַפּ. קײן פּאַראָל; איר קענט אַוועקגײן ווען איר ווילט.
דאָס בוך דערציילט וועגן די Malih. דײַנע אַלטע משפּחה האָט אפשר אַלץ איר גרויסן בוך — זוך דײַן נאָמען כדי עס צופֿינען, אָדער כדי עס צו שאַפֿן.
צו פֿאָרשן טיפֿער די מעמאָריע, די משפּחה־אַרכיוון און די עדותן פֿונעם ייִחוס Malih, פֿאַרגעדענקט און טיילט מיט זײַן באַזונדערע אַדרעס:
zakhor.ai/malihדי אַדרעס zakhor.ai/malih פֿירט גלײַך צו דעם בלאַט. די אַרכיוון, די יוחסין און די דערציילונגען וואָס די קהילה וועט דאָ אַרײַנלייגן, וועלן דערגאַנצן דעם היסטאָרישן פּאָרטרעט וואָס ווערט דאָ פֿאָרגעשטעלט.
🔗 Cite / link this page
Copy any of these formats to cite this page or link to it.
Link
https://zakhor.ai/malihHTML
<a href="https://zakhor.ai/yi/grands-livres/familles/malih">דער גרויסער בוך — Malih — Zakhor</a>Citation
דער גרויסער בוך — Malih — Zakhor, https://zakhor.ai/yi/grands-livres/familles/malihוואַריאַנטן פֿונעם נאָמען (2)
איין נאָמען, הונדערט פּנימער.
דער זעלביקער פֿאַמיליע־נאָמען, אַנדערש איבערגעשריבן לויט די שפּראַכן, די תקופֿות און די גלותים.
שרײַבט אײַער משפּחה דעם נאָמען אַנדערש?
לזיכּרון
די צענטראַלע באַזע פֿון די נעמען פֿון די קרבנות פֿון דער שואה פֿון יד ושם פֿאַרצייכנט די פֿרויען, די מענער און די קינדער וואָס זענען דערהרגעט געוואָרן בעת דער שואה. איר קענט דאָרט זוכן די מענטשן וואָס האָבן געטראָגן דעם נאָמען Malih.
זוכן „Malih“ אויף יד ושםדי זוכונג גייט גלײַך אין די אַרכיוון פֿון יד ושם; Zakhor קאָפּירט און האַלט ניט קיין נאָמען־דאַטן. די אָנוועזנהייט אָדער דער אָפּוועזן פֿון אַ נאָמען אין דער באַזע איז ניט פֿולשטענדיק. מער וויסן
װערק און טעקסטן (3)
דאָקומענטן פֿאַרעפֿנטלעכט אויף Zakhor פֿאַרבונדן צו דעם ייִחוס דורך זייערע שליסל־ווערטער.
Responsa (She'elot u-Teshuvot) de Joseph ben Ayyush Elmaleh — dont « Tokpo shel Yosef »
Joseph ben Ayyush Elmaleh
Responsa (halakha, surtout Ḥoshen Mishpat) de Joseph ben Ayyush Elmaleh. (Livourne (Leghorn), 1823–1855)
Sova Semaḥot
Abraham ben Joseph Elmaleh
Recueil de poèmes liturgiques de Abraham ben Joseph Elmaleh. (version abrégée, Alger, 1890)
Les juifs d'Afrique du Nord
Maurice Eisenbeth
Les juifs de l'Afrique du Nord : démographie et onomastique est un ouvrage publié à Alger en 1936 par Maurice Eisenbeth (1886-1957), alors Grand Rabbin d'Alger. Il s'agit de la première étude systématique des populations juives d'Afrique du Nord — Maroc, Algérie, Tunisie et Libye — fondée à la fois sur les recensements coloniaux, les registres communautaires et un dépouillement méthodique des patronymes. L'ouvrage se divise en deux grandes parties. La première partie, démographique, établit les effectifs, la répartition géographique et la structure par communautés des juifs nord-africains au tournant des années 1930, à partir des données statistiques françaises, espagnoles et italiennes disponibles à l'époque, croisées avec les archives rabbiniques locales. Eisenbeth y décrit, commune par commune, les grandes communautés (Alger, Constantine, Oran, Tunis, Fès, Casablanca, Tripoli…) mais aussi des dizaines de communautés plus modestes des oasis, de l'Atlas et du Sud tunisien. La seconde partie, onomastique, constitue le cœur durable de l'ouvrage et explique sa postérité. Eisenbeth y dresse un catalogue raisonné de plusieurs centaines de patronymes portés par les juifs d'Afrique du Nord, en indiquant pour chacun : son étymologie probable (hébraïque, araméenne, arabe, berbère, judéo-espagnole, italienne ou toponymique), ses variantes orthographiques, son aire de diffusion géographique et les lignées rabbiniques ou marchandes notables qui l'ont porté. Il s'appuie sur une documentation de première main — registres de ketoubot, actes de tribunal rabbinique, listes d'offrandes synagogales, épitaphes de cimetières — et entreprend le premier classement typologique des noms de famille judéo-maghrébins : noms bibliques, noms sacerdotaux (Cohen, Levi), toponymes ibériques hérités de l'expulsion de 1492 (Toledano, Narboni, Corcos), toponymes maghrébins (Tetouani, Mrejen, Fezzani), arabismes descriptifs (Abitbol, Dahan, Chriqui), surnoms professionnels (Sayag, Neggar), et patronymes spécifiquement rabbiniques. Par sa méthode comme par son ampleur, cet ouvrage demeure, près d'un siècle plus tard, une référence incontournable de la généalogie juive nord-africaine et de la recherche sur les identités juives maghrébines. Il a nourri toutes les études ultérieures — Paul Sebag, Robert Attal, Joseph Tolédano, Michaël Laskier — et constitue pour des dizaines de milliers de familles issues d'Afrique du Nord la porte d'entrée vers l'histoire de leur nom.
וויכטיקע פּערזענלעכקייטן פֿון דער משפּחה
ערטער פֿונעם וועג
קהילות דורכן
די טעג פון דעם בוך
דער בוך האט נאך קיין טאג פון זכרון נישט. די קוואלן וואס דאקומענטירן Malih געבן יאר און יארהונדערטער, נישטא מא איין טאג; מיר פאברירן זיי נישט.
איר קענט אַ דאטום — אַ דערמאנונג, אַ חילולא, דער יאָרטאָג פון אַ אָּפגאנג? געבט עס איר טאג
ביבליאָגראַפֿיע
- Maurice Eisenbeth, Les Juifs de l'Afrique du Nord : démographie et onomastique (1936)
- Joseph Toledano, Les Noms de famille des Juifs d'Afrique du Nord (2003)
- Joseph Toledano, Une histoire de familles : les noms de famille juifs d'Afrique du Nord, des origines à nos jours (1999)
- Abraham I. Laredo, Les Noms des Juifs du Maroc : essai d'onomastique judéo-marocaine (1978)
- Paul Sebag, Les noms des Juifs de Tunisie. Origines et significations (2002)
- Joseph Chetrit, Judeo-Arabic Literature in Tunisia, Algeria, and Morocco (2007)
- André Goldenberg, La Saga des Juifs d'Afrique du Nord (2014)
- Robert Attal, Les Juifs d'Afrique du Nord : bibliographie (1993)
- André Chouraqui, Histoire des Juifs en Afrique du Nord (1985)
- Carol Iancu (dir.), Juifs et judaïsme en Afrique du Nord dans l'Antiquité et le haut Moyen-Âge (1985)
- Michel Abitbol, Les Juifs d'Afrique du Nord sous Vichy (1983)
- Maurice Eisenbeth, Les Juifs de l'Afrique du Nord — Démographie & Onomastique, Imprimerie du Lycée, Alger (1936)
- Abraham I. Laredo, Les Noms des Juifs du Maroc, CSIC, Madrid (1978)