MAUTNER, ÉDOUARD
דער אַרטיקל איז נאָך נישט איבערגעזעצט: ער װערט געװיזן אױף פֿראַנצײזיש.
Auteur et journaliste allemand ; né à Budapest le 13 novembre 1824 ; mort à Baden, près de Vienne, le 2 juillet 1889. Son père, qui était marchand à Budapest, mourut quand Eduard avait sept ans, ce qui détermina sa mère, avec ses enfants dont Eduard était l'aîné, à s'installer à Vienne. Là, il fréquenta l'école élémentaire et le gymnasium. Après avoir assisté à des cours de philosophie à l'Université de Prague (1843), où il publia plusieurs poèmes et un conte dans la « Ost und West » de Glaser, il revint à Vienne, commença l'étude de la médecine, l'échangea contre celle du droit, puis abandonna le droit pour la littérature. En 1844 il s'installa à Leipsig, étudia la philosophie et l'éthique, et renoua les amitiés commencées à Prague avec Moritz Hartmann, Uffo Horn et Alfred Meissner. À la « Europa » de Lewald, au « Komet » d'Herlosssohn, aux « Grenzboten » de Kuranda et au « Charivari » d'Oettinger, Mautner contribua des poèmes, des contes, et des articles critiques et littéraires, tous bien reçus par les critiques. Il revint à Vienne à l'automne 1847.
En visitant sa mère à Trieste, le mouvement révolutionnaire de 1848 commença. Mautner se hâta de revenir à Vienne, et pendant la révolution fut actif comme journaliste, écrivant particulièrement pour le « Sonntagsblatt » de Frankl. Il agit ensuite comme feuilletoniste et critique dramatique pour la « Ostdeutsche Post », la « Presse » et le « Wanderer ». En 1851 sa comédie, « Das Preislustspiel », remporta le second prix à la compétition du Hofburg Theater. En 1853 il voyagea en Allemagne, Belgique, France et Angleterre, revenant à Vienne en 1854 pour publier une série d'esquisses dans la « Ostdeutsche Post » et dans le « Familienbuch des Oesterreichischen Lloyd ». De 1855 à 1864 il fut officiellement attaché à la Staatsbahngesellschaft ; pendant cette période il publia plusieurs ouvrages poétiques, et quelques petites comédies qui furent jouées à Vienne. Au début de 1865 il devint assistant à la Bibliothèque de la Cour impériale de Vienne, et fut ensuite engagé au bureau littéraire du Ministère des Affaires étrangères. Il écrivit : « Gräfin Aurora » (Vienne, 1852) ; « Kleine Erzählungen » (_ib._ 1858) ; « In Catilinam, ein Kranz Geharnischter Sonette », contre Napoléon (_ib._ 1859) ; « Während der Börse » (Berlin, 1863 ; joué au théâtre de la cour) ; « Eine Frau, die an der Börse Spielt » (produit au Carltheater de Vienne) ; « Eglantine », drame (Vienne, 1863) ; « Die Sanduhr » (Berlin, 1871) ; « Eine Kriegslist », comédie (1878) ; « Von der Aar zur Donau », pièce de festival (1881) ; « Ausgewählte Gedichte » (Vienne, 1889).