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Zakhor
Proto-história3500-3401 av. J.-C.

XXXVº século a.C.

Naqada II en Égypte, expansion d'Uruk

Resumo

L'Égypte de Naqada II / Gerzéen se hiérarchise ; Hiérakonpolis devient métropole de la Haute-Égypte. Les colonies urukéennes (Habuba Kabira, Jebel Aruda) implantent le modèle sumérien sur l'Euphrate syrien. La voile carrée révolutionne la navigation.

Acontecimentos marcantes

  • c. 3500 av.Naqada II / Gerzéen en Égypte ; vases peints à motifs de bateaux et dieux animaux.
  • c. 3500 av.Tombe peinte 100 de Hiérakonpolis : plus ancien décor mural funéraire d'Égypte.
  • c. 3500 av.Hiérakonpolis (Nekhen) devient la principale agglomération de Haute-Égypte (5 000-10 000 habitants).
  • c. 3450 av.Colonies urukéennes en Syrie : Habuba Kabira, Jebel Aruda ; modèle d'expansion commerciale sumérienne.
  • c. 3400 av.Apparition probable de la voile carrée sur le Nil et le Golfe persique ; révolution maritime.

O século em narrativa

Le XXXVᵉ siècle avant notre ère — 3500-3401 — est le siècle de **l'expansion d'Uruk** et de la **maturation de l'Égypte prédynastique**. Sumer et le Nil, qui développent leurs civilisations en parallèle, se rejoignent symboliquement dans ce siècle où les routes commerciales s'organisent et où des modèles culturels traversent le Proche-Orient.

Au **nord-Levant**, sur le moyen Euphrate, les archéologues ont mis au jour deux sites extraordinaires : **Habuba Kabira** et **Jebel Aruda** (Syrie). Ce sont des **colonies urukéennes** — des villes sumériennes en miniature, transplantées à un millier de kilomètres de la basse Mésopotamie. Maisons à plan tripartite typiques d'Uruk, céramique standardisée, sceaux-cylindres au répertoire iconographique mésopotamien. Pourquoi de telles colonies ? Probablement pour contrôler la route commerciale du **bois de cèdre du Liban**, du **cuivre anatolien** et du **lapis-lazuli afghan**. Le commerce international, dans la longue durée, est bien plus ancien que les empires.

À **Hiérakonpolis** (Nekhen, en Haute-Égypte), une figure protohistorique se profile : **Scorpion I**, dont la tombe U-j à **Abydos** — datée vers 3300 av., aux préparatifs commençant à ce siècle — contiendra les plus anciennes inscriptions hiéroglyphiques égyptiennes. Hiérakonpolis devient la métropole de la Haute-Égypte avec une population estimée entre 5 000 et 10 000 habitants. Sa nécropole HK6 livre des tombes d'élites entourées d'ouvriers sacrifiés et même d'animaux exotiques (éléphants, hippopotames, crocodiles), signalant déjà la sacralité du roi.

La fameuse **tombe peinte 100** de Hiérakonpolis, datée du milieu du XXXVᵉ siècle, est le plus ancien décor mural funéraire d'Égypte. Sur ses parois en briques crues, on voit des bateaux à voile, des combats, des chasses, et — déjà — la figure du « roi vainqueur » fracassant la tête d'un ennemi : iconographie qui sera reprise et codifiée mille ans plus tard sur la **Palette de Narmer** (XXXIIᵉ siècle).

En **Sumer**, les **sceaux-cylindres** atteignent une perfection narrative inédite. Le motif du « héros nu domptant deux animaux » — le héros sumérien tenant à bras-le-corps lions et taureaux — apparaît à cette époque. Il traversera quatre millénaires de Proche-Orient : on le retrouvera, transformé, dans les images mésopotamiennes du combat de Gilgamesh, puis dans la statuaire achéménide de Persépolis, et — peut-être — dans le **Daniel biblique** qui « ferme la gueule des lions » (Dn 6).

Sur les eaux, l'humanité franchit un seuil : la **voile carrée** apparaît sur les barques du Nil et probablement sur les bateaux du Golfe persique. Le commerce maritime, jusqu'alors limité au cabotage à la rame, devient capable de traverser de longues distances. Trois mille ans plus tard, **Salomon** enverra sa flotte d'**Ezion-Guéber** vers **Ophir** (1 Rois 9,26-28) — héritière directe de cette révolution lointaine.

Personalidades do século (2)

Le « Prêtre-Roi » d'Uruk

c. 3500-3300 av. J.-C. (anonyme)

Figura recorrente da glíptica e da estatuária do período de Uruk: homem barbado vestido com uma longa saia com fios, coroado com uma fita, segurando a lança ou a funda, às vezes em postura de adoração diante de Inanna. Conhecido sob o título sumério EN («senhor»), ele combina funções políticas, militares e sacerdotais antes da separação tardia entre lugal (rei) e ensi (sacerdote). Reencontra-se no célebre vaso de Uruk (Eanna), na estatuária (Cabeça masculina de Uruk, Iraq Museum) e em inúmeros cilindros-selos. Embora anônimo, ele encarna o primeiro modelo atestado da realeza sagrada mesopotâmica — figura da qual a crítica bíblica do poder régio (1 Samuel 8) mais tarde se distanciará.

Le maître de la Tombe peinte 100 d'Hiérakonpolis

c. 3500-3400 av. J.-C. (anonyme)

Soberano ou notável pré-dinástico de Hiérakonpolis (Naqada IIc), proprietário da « Tumba 100 » descoberta em 1898-1899 por Frederick Green — o primeiro sepultamento egípcio com paredes pintadas. No reboco ocre da câmara funerária: frota de barcos a remos, cenas de caça ao leão e ao hipopótamo, luta ritual, e a silhueta de um chefe brandindo a clava acima de inimigos amarrados — já a imagem canônica do « Faraó vencedor » que será codificada mil anos depois na Paleta de Narmer. Anônimo mas central: ele prefigura toda a iconografia faraônica, e a memória bíblica do Egito como paradigma do poder esmagador (Êxodo 1-15).