Après-guerre et monde arabe (1945 – 1970)
Pogrom de la ville minière, deux jours après celui d'Oujda
7-8 juin 1948·Jerada (Maroc)
Le bilan est reproduit tel que la source l’écrit — jamais arrondi, jamais additionné à un autre. Les bilans se recouvrent d’un événement à l’autre.
Jerada était une ville minière de l'est du Maroc, née du charbon, où vivait une petite communauté juive de commerçants et d'artisans. Deux jours après le pogrom d'Oujda, la ville voisine, les violences y gagnent.
La foule attaque le quartier juif au matin ; hommes, femmes et enfants sont tués dans les rues et dans les maisons, dont le rabbin de la communauté. Les autorités du protectorat rétablissent l'ordre dans la journée, et des condamnations seront prononcées.
Ces deux journées de juin, survenues un mois après la proclamation de l'État d'Israël, sont les plus meurtrières de l'histoire juive marocaine contemporaine. Elles déclenchent le départ de la communauté de Jerada et pèsent lourdement sur la décision d'émigrer de tout le judaïsme du pays.
- Période :
- Après-guerre et monde arabe (1945 – 1970)
- Nature :
- Pogrom
- Région :
- Égypte et Maghreb
- Pays :
- Maroc
Michael M. Laskier, *North African Jewry in the Twentieth Century* ; Norman A. Stillman, *The Jews of Arab Lands in Modern Times*.