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La base de données Memi De-Shalit des noms de famille juifs

Une introduction par le Prof. Aaron Demsky

La base de données Memi De-Shalit des noms de famille juifs, conservée à l'ANU — Musée du Peuple juif, contient plusieurs dizaines de milliers de noms de famille héréditaires. Les notices ont été examinées par notre comité académique, qui a précisé, dans la mesure du possible, le type de chaque nom, son étymologie et ses variantes orthographiques, ainsi que sa répartition géographique et ses porteurs célèbres. Des traditions familiales orales y ont parfois été ajoutées. Très souvent, il existe plusieurs explications plausibles pour un même nom de famille. Nous nous sommes efforcés de réduire, voire d'éviter, les spéculations et les explications fantaisistes qui apparaissaient dans les éditions antérieures de ce fichier. Lorsque le comité n'était pas certain d'une étymologie, il nuançait l'explication en la qualifiant de « probable » ou de « possible ».

Adopter un nom de famille ou un patronyme était un moyen d'identifier une personne et une cellule familiale au sein d'un cadre social. À quelques exceptions près, les noms de famille juifs héréditaires constituent un phénomène historique relativement tardif. La plupart des noms séfarades ont été choisis après l'Expulsion de 1492, comme moyen de préserver l'identité communautaire, tandis que la plupart des noms ashkénazes (Europe de l'Est et Allemagne) ont été adoptés entre les années 1787 et 1830, dans le cadre de politiques gouvernementales visant à recenser leurs sujets juifs. L'urbanisation croissante et la multiplication des personnes portant le même prénom furent un autre facteur expliquant le besoin de noms de famille.

Au XIXᵉ siècle, avec la montée du nationalisme dans les pays européens et les migrations massives des juifs d'Europe de l'Est, le choix des noms de famille connut des évolutions. Dans la Hongrie du milieu du XIXᵉ siècle, les juifs pouvaient transformer leur nom en formes hongroises courantes au sein de la population non juive. Avec l'afflux de juifs vers l'Europe occidentale, et en particulier vers l'Amérique du Nord, on observe l'apparition de formes anglaises et françaises correspondantes. Certains immigrants venus en Israël depuis le Kurdistan, le Yémen et l'Inde ne possédaient pas de noms de famille héréditaires avant leur aliyah. Au cours du XXᵉ siècle, une tendance se développa en Israël : créer des formes hébraïques des noms de famille traditionnels, comme expression d'identification à la renaissance sioniste du peuple juif. Dans les années 1950 en particulier, cette tendance fut officiellement encouragée pour les personnes occupant des fonctions gouvernementales et militaires, ainsi que pour les athlètes et autres représentants du nouvel État d'Israël.

Les noms de famille peuvent être répartis en différents groupes (il peut parfois exister plus d'une explication pour un même nom). On peut les classer selon les types suivants.

Patronyme (dérivé du prénom masculin d'un ancêtre)

Les prénoms masculins sont pour l'essentiel des noms hébraïques, bibliques ou post-bibliques. On trouve aussi quelques noms d'origine grecque et araméenne. Le groupe suivant de patronymes est composé de noms vernaculaires ou séculiers, appelés en hébreu kinnuim et en yiddish rufnemen. Ces noms pouvaient être les équivalents yiddish ou les diminutifs du nom hébraïque, ou bien dérivés d'une langue européenne. Dans tous les cas, ce sont eux aussi des patronymes devenus sources de noms de famille. Un patronyme repose essentiellement sur l'emploi du prénom d'un père ou d'un grand-père comme nom de famille héréditaire. De telles formes existent dans de nombreuses langues, par exemple le nom Johnson (John's son, « fils de John »), MacArthur ou Ibn Saoud.

En prenant le prénom biblique Abraham comme exemple (Stahl, Origin, p. 179 et suivantes), le nom de famille peut être la forme de base du prénom Abraham, ou bien ce nom assorti d'un préfixe ou d'un suffixe indiquant « fils de » ou « appartenant à » : Abrahams, Abrams, Abramov, Abramoff, Abramsky, Abramovitch, Abramesku, Abrahms/zon, Abrampur, Abramzada, Barhumi, Barami, Ben Avraham, Avrahami. À l'inverse, un patronyme peut reposer sur un diminutif abrégé ou kinnui : Jacob > Yankel ou > Koppel, qui produisent respectivement les noms Yanko, Yankels, Yankelevitch ou Koppels, Koppelmann, Cooperman, Koppelovitch, Kopf, Kauffman. En Europe de l'Est, beaucoup de prénoms hébraïques avaient des formes vernaculaires yiddish ou kinnuim correspondants, qui devinrent la base de noms de famille patronymiques : ainsi Yehoudah, que Jacob comparait à un lion (Gn 49,9), produisit le nom yiddish Leib (« lion »), engendrant des noms tels que Leibovitch, Leibeles, Laybl, Leibinson. Parfois le nom hébraïque d'origine était traduit avant de devenir nom de famille : Zemah devint Cerescas en Espagne ; Yom Tov devint Bondi en Italie.

Métronyme (dérivé du prénom féminin d'une ancêtre)

Un matronyme ou métronyme correspond à l'emploi du prénom d'une mère ou d'une grand-mère comme nom de famille héréditaire. Il s'agit généralement du prénom de base auquel s'ajoute un suffixe indiquant la relation ou l'appartenance : Soros, Edels, Richles, Zipres ; ou bien la terminaison kin comme dans Sorotskin, Rivkin, Laikin, Haikin, Mirkin, Zipkin ; le diminutif in comme dans Rivlin, Beilin ; d'autres formes encore comme Shprinzak (de Shprinze), ou celles se terminant en man(n) (indiquant le mari d'une dénommée X) Esterman, Perlman.

Lignage (sacerdotal, lévitique, converti)

Au premier rang des noms de lignage figurent ceux associés au sacerdoce israélite traditionnel, les kohanim, descendants d'Aaron, premier Grand Prêtre et frère aîné de Moïse. Bien que leurs fonctions rituelles aient cessé avec la destruction du Second Temple en 70 de notre ère, de nombreuses familles sacerdotales conservèrent leurs liens de lignage et se virent attribuer des fonctions cérémonielles à la synagogue, comme être appelés en premier à la Torah ou racheter le premier-né (pidyon haben). De récentes études d'ADN indiquent qu'il existe des lignes traçables de descendance masculine sur plus de 3 000 ans. Les noms de famille étaient l'un des moyens d'identifier ce groupe : Cohen, Kogan, Kahane, Kahaneman ; le polonais Caplan ; et l'acronyme Katz pour kohen zedeq, c'est-à-dire « prêtre authentique » ; comparer aussi Maze, expliqué comme l'acronyme de Mizera Aharon Hakohen — « de la semence d'Aaron le Prêtre ».

De même, les Lévites, qui assistaient les prêtres dans les anciens Temples de Jérusalem, soit par le chant et l'accompagnement instrumental, soit en servant de gardiens des portes, sont représentés par une variété de noms fondés sur la forme la plus courante, Levy : Levine, Levitt, Levitas. Le nom Segal, porté par de nombreux Lévites, s'explique comme l'acronyme de segan lekehunah, « second au prêtre ». Il existe certaines familles lévitiques célèbres, comme les Horowitz (Hurwitz, Gurowitz), descendants du rabbin Isaïe Horowitz (XVIᵉ-XVIIᵉ siècles), connu sous son nom de plume Shelah (Shenei Luhot Habrit). Une mise en garde, en particulier pour les juifs ashkénazes portant ces noms prestigieux : à moins d'une preuve documentaire ou, surtout, d'une tradition familiale, beaucoup de personnes nommées Cohen ou Levy, ainsi que leurs dérivés, ne relèvent pas de ce lignage paternel. Dans certains pays, les mariages n'étaient pas toujours enregistrés à l'état civil ; les enfants nés de ces unions recevaient alors le nom de famille maternel.

Nom géographique ou toponyme (ville, cité, région ou pays), parfois appelé nom d'habitation

Un fort pourcentage des noms de famille juifs est fondé sur des noms de lieux (toponymes). Ils reflètent les pérégrinations de notre peuple. Les noms peuvent renvoyer à des localités comme des villes (Galinsky < Kalin ; Kanevsky < Kanev) d'où la famille venait avant de migrer vers les centres urbains où elle adopta son nom. Les noms peuvent refléter des schémas migratoires (parfois dus aux persécutions et aux expulsions) à travers le monde juif, à partir de cités (Yerushalmi, Hamburger, Braunschweiger, Toledano, Sanani, Sharabi, Yazdi), de provinces (Walach, Bloch), de pays (Deutsch, Nemetz, Hollander, Pollack, Portugali, Sarfati, Franco) ou de plus vastes régions culturelles (`Ajami, Ashkenazi, Mizrahi, Shami, Turkel). Comparer Stahl, Origins, p. 185, pour une liste détaillée de noms séfarades dérivés de villes et cités d'Ibérie. Laredo recense au Maroc 350 noms de famille rappelant des lieux d'Espagne et du Portugal. Une note de prudence : les noms fondés sur des noms de lieux ne témoignent pas toujours d'une origine directe de ce lieu ; ils peuvent indiquer toutes sortes de relations indirectes entre le porteur du nom et le lieu — origine lointaine de la famille, résidence temporaire, commerce, parenté.

Métier (ainsi que matière première, produit fini ou outils associés à ce métier)

De nombreux noms de famille sont fondés sur le métier du premier porteur du nom dans la famille. Ces noms reflètent les activités économiques des juifs dans leurs communautés respectives. Fait intéressant, beaucoup de ces professions étaient les mêmes dans différentes diasporas, par exemple : boulanger (Becker, Habaaz), bâtisseur (Bauman, `Amar), vitrier (Glazer, Glassman, Sklarsky), tailleur (Hayyat, Schneider, Schneidman, Kravitz), changeur (Halfan, Wexler), meunier (Milman, Melnik), charpentier (Najaar, Tishcler, Zimmerman, Stoler, Plotnick), forgeron (Haddad, Shloser, Blechman, Koval), savonnier (Zeifer, Tsaban, Midler), marchand (Tajjar, Hendler), commerçant (Kremer, Wazaan, Kupiyetz), cordonnier (Shuster, Shumacher, Ciubotaru), teinturier (Sebag, Farbiarz), peintre (Dahan, Farber, Mahler), orfèvre/argentier (Sayag, Goldschmidt, Zlotnick, Argentero), médecin (Rofe, Tabib, Hakim, Doctor, Arzt). Les noms peuvent être en hébreu, en yiddish ou dans l'une des autres langues parlées par les juifs et comprises par leurs voisins non juifs. Non seulement la profession ou le métier est consigné, mais aussi la matière utilisée par l'artisan, voire les outils employés et la distribution du produit fini. Par exemple, la production et le commerce des textiles, très répandus, ont fourni de nombreux noms : Chayat, Schneider, Portnoy, Kravitz ; les outils du métier : Nudel, Needleman, Fudem (fil), Fingerhut (dé à coudre), Scherman (coupeur) ; les spécialités : Hefter (celui qui fixe, attache des éléments aux vêtements), Perlsticker et Goldsticker (ceux qui brodaient avec des appliqués de perle et d'or), Talisman (qui confectionne les talitot), et Damsky/Demsky (tailleur ou marchand pour femmes).

Nom artificiel (ou ornemental), c'est-à-dire un nom inventé, souvent composé de deux racines

Ces noms de famille sont fondamentalement un phénomène ashkénaze, créés artificiellement par les autorités locales et par les particuliers dans un effort de doter chacun d'un nom de famille. Stahl (Origin, p. 175-176) a identifié plus de trente mots de base en yiddish utilisés soit isolément (Grin), soit en combinaison (Grinberg) pour créer la plupart de ces noms à consonance juive. Ces termes peuvent se répartir dans les groupes suivants : couleurs — roit, roth (rouge), grin, gruen (vert), weiss (blanc), schwartz (noir), gelb, gel (jaune), blau, blaub (bleu) ; nature — bach (ruisseau), berg (montagne), stein (pierre), stern (étoile), thal, tal (vallée, val), wasser (eau) ; métaux et pierres précieuses — gold (or), zilber (argent), kupfer, cooper (cuivre), eisen (fer), diamante (diamant), rubin (rubis), perl (perle) ; plantes — boim, baum (arbre), wald (forêt), blatt (feuille), blum, bloom, blit (fleur), roiz, ros, roz (rose) ; matériaux — holtz (bois), gluz, glas (verre), wein (vin) ; traits physiques — shein, shen (beau), lang (grand, long), grois, gross (grand, important), klein (petit) + mann (homme).

Valeur ou concept religieux juif

Il s'agit d'un groupe relativement restreint, dont les noms sont en hébreu et reflètent des valeurs chères aux juifs. Certains de ces noms ont commencé comme prénoms et ont pu se développer en patronymes ou en matronymes : Rahamim, Nissim, Teshuvah, Nehamah, Zion.

Fonctionnaires communautaires juifs

Cette catégorie nous fait découvrir les responsables et fonctionnaires de la communauté juive, représentés par une riche collection de noms de famille : rabbin (Rabin, Rabinowitz, Rabiner, Rabi, Hacham, Lamdan) ; titres honorifiques, généralement sous forme d'acronyme (Bachar — Ben Chvod Rav ; Behrab — Ben HaRav ; Shalita — She-yihyeh Leorekh Yamin Tovim Amen) ; chantre (Chazan, Zinger, Schulzinger, Cantor, Meshoyrer, Soloway, Soloveitchik) ; enseignant (Melamed, Lehrer, Mualem, Morenu, Mor, Mula ; Darshan, Maggid, Be[he]lfer) ; sacrificateurs rituels (Shohet, Schecter, Shub, Treiber, Menaker) ; érudit (Zehnwirt, Talmud, Mishnayos) ; scribes (Sofer, Schreiber, Sass — acronyme de sofer stam, scribe des textes religieux : sefer torah, tefilin et mezuzot) ; fidèles assidus de la prière communautaire (Shulman, Tsenter — la dixième personne du minyan, Tillimzoger — un récitant de Psaumes, Schatz — Sheliah tsibor, Kaddishman) ; administrateur (Nagid, Gabbai, Shames, Shkolnik, Parnas) ; et d'autres encore : Dayyan, Tokayer (celui qui sonne le shofar), Somech (qui assiste le chantre), Wekker (qui réveille les gens pour la prière), Shulklopper (qui frappe à la porte de la synagogue ou sur son banc).

Trait de caractère

Cette forme de noms de famille, comme les traits suivants, nous renseigne sur le premier porteur du nom à titre individuel. Par exemple, des noms désignant une bonne personne : Gutman, Almalih, Almaleh, Bueno ; quelqu'un de courtois : Feinerman, Galanti ; honorable : Yaqar, Toeier, Karido, Caro ; doux : Matuka, Halu, Zuessman ; saint : Heilig, Gottesman.

Trait physique

Ces noms reflètent des caractéristiques physiques : couleur des cheveux ou du teint (Negrin, Amarillo ; voir aussi les noms de couleur artificiels ci-dessus) ; taille — Lang, Gross, Tawil, Klein, Kurtz, Katan, Malik ; beauté — Jaffe, Naeh, Hassan, Jamili, Shein, Ermosa ; traits du corps ou du visage, ou infirmités — Atrash (sourd), Blinder, Krumbein.

Nature (plantes et animaux)

Les noms de plantes sont très souvent des noms ornementaux, par exemple les noms d'arbres : Birenbaum, Kestenbaum, Kirchenbaum, Tannenbaum. Les noms d'animaux dérivent très souvent de patronymes vernaculaires, c'est-à-dire de prénoms liés ou associés à des figures bibliques, en particulier celles bénies par Jacob (Gn 49) : (Yehoudah)-Leib, (Binyamin)-Wolff, (Yissakhar)-Ber, (Naftali)-Hirsch, (Éphraïm)-Fishel ou Fisher ; comparer aussi Yaacov-Wurms, traduction de tola'at Ya'acov (Is 41,14).

Temps (jour, mois, saison ou jour saint juif)

Il existe un petit nombre de noms liés à différentes périodes du temps, comme les jours de la semaine — Sontag, Montag, Mittwoch, Freitag, ainsi que Ben Sheshet, Ben Shabbat ; les noms de mois hébraïques — Kislev, Nisan, Sivan, Tammuz ; les saisons de l'année — Spring, Sommer, Herbst, Winter ; ou une fête juive — Yomtov, Bondi.

Nom acrostiche

Certains noms de famille sont des acronymes hébraïques, c'est-à-dire des noms formés à partir des lettres initiales d'une expression hébraïque. Ils peuvent renvoyer aux proches d'une personne : Berag (Ben Rabbi Gershon) ; Harlap (Hatan Rabbi Levi Pinhas) ; au lignage : Katz (kohen zedeq — de lignage sacerdotal authentique), Segel (segan leleviyah — second aux Lévites, ou bien segan lekehunah — second au prêtre), Zacks (zera' qedoshim — descendants de martyrs) ; au métier : Shub (shochet ubodeq — sacrificateur et inspecteur rituel), Sass (sofer stam — scribe des textes religieux : sefer torah, tefilin et mezuzot). Parfois, ces noms, lorsqu'ils sont écrits en hébreu, ajoutent deux apostrophes (gershayim) avant la dernière lettre pour signaler qu'il s'agit d'une abréviation. On observe aussi le phénomène consistant à donner un sens juif à des noms étrangers en les expliquant comme des acronymes : Byk (en polonais, « taureau ») expliqué comme bnai Yisrael qedoshim, « les enfants d'Israël sont saints » ; Walach (quelqu'un de Valachie, province roumaine) expliqué comme l'acronyme de va'ahavta lere'ekha kamokha, « tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Lv 19,18) ; Azulai (un nom berbère) expliqué comme renvoyant au lignage sacerdotal et à ses interdits matrimoniaux, ishah zonah vahalalah lo yiqahu, « ils n'épouseront pas une femme dégradée par la prostitution » (Lv 21,7). Ces derniers noms, façonnés pour donner un sens hébraïque à des noms d'origine étrangère, témoignent d'un certain degré d'alphabétisation dans le monde juif, capable de reconnaître le passage biblique.

Noms hébraïsés (parfois avec des éléments araméens)

Beaucoup de noms de famille traditionnels sont en hébreu ; toutefois, la renaissance du peuple juif au XXᵉ siècle, marquée par le retour en Terre d'Israël et par une langue hébraïque ressuscitée, a eu son pendant dans la création de noms de famille. Les premiers dirigeants du mouvement sioniste changèrent de nom : d'Eliezer Perlman à Ben-Yehudah, de David Gruen à Ben-Gourion, de Moshe Shertok à Sharett, de Levi Shkolnik à Eshkol, de Yitzhak Shimshelevich à Ben Zvi, et de Meir Berlin à Bar-Ilan. Après la création de l'État d'Israël en 1948, le nombre de juifs choisissant des noms de famille hébraïsés s'accrut.

Bibliographie sélective

  • Ariel, Avraham, The Book of Names — 200 Most Popular Surnames in Israel (1997), en hébreu.
  • Beider, Alexander, A Dictionary of Jewish Surnames from Galicia (Bergenfield, 2004).
  • Beider, Alexander, A Dictionary of Jewish Surnames from the Kingdom of Poland (Teaneck, 1996).
  • Beider, Alexander, A Dictionary of Jewish Surnames from the Russian Empire, 2ᵉ éd. (Bergenfield, 2008).
  • Beider, A., « Names and Naming », The YIVO Encyclopedia of Jews in Eastern Europe (New York, 2008), p. 1248-1251.
  • Eshel, Moshe Haninah, Family Names in Israel (שמות משפחה בישראל) (Haïfa, 1967).
  • Hanks, Patrick (dir.), Dictionary of American Family Names (Oxford, 2003).
  • Kaganoff, Benzion C., A Dictionary of Jewish Names and their History (New York, 1977).
  • Laredo, Abraham I., Les Noms des Juifs du Maroc (Madrid, 1978).
  • Menk, Lars, A Dictionary of German-Jewish Surnames (Bergenfield, 2005).
  • Sebag, Paul, Les Noms des Juifs de Tunisie — origines et significations (Paris, 2002).
  • Stahl, Abraham, The Origin of Names — Origins and Evolution of Jewish Names (Or Yehouda, 2005), notamment p. 155-290 [en hébreu].
  • Taïeb, Jacques, Sociétés juives du Maghreb moderne, 1500-1900 — un monde en mouvement (Paris, 2000).

Le Prof. Aaron Demsky, professeur (émérite) d'histoire biblique à l'université Bar-Ilan, est le conseiller académique de la base de données Memi De-Shalit des noms de famille juifs. Spécialiste de l'histoire biblique, il est reconnu pour ses recherches et publications sur l'alphabétisation et la géographie historique de l'Israël antique. En 1991, il a fondé et dirige depuis le Projet pour l'étude des noms juifs à l'université Bar-Ilan, où il a organisé plusieurs colloques internationaux consacrés aux noms. Il a dirigé cinq volumes sur le sujet — These Are the Names: Studies in Jewish Onomastics (Ramat-Gan, 1997, 1999, 2002, 2003, 2010) — ainsi que Pleasant Are Their Names: Jewish Names in the Sephardi Diaspora (Studies and Texts in Jewish History and Culture, The Joseph and Rebecca Meyerhoff Center for Jewish Studies, University of Maryland, 2011). Le professeur Demsky compte parmi ses principales réalisations, à l'université Bar-Ilan, le fait d'avoir fait de l'étude des noms juifs (l'onomastique) une discipline académique reconnue au sein des études juives.

Texte : introduction du Prof. Aaron Demsky à la base de données Memi De-Shalit des noms de famille juifs, ANU — Museum of the Jewish People. Reproduit à des fins de référence ; tous droits réservés à leurs auteurs.