XIXᵉ siècle
Accusation de meurtre rituel après la disparition de l'enfant Fedor Emelianov
1823-1835·Velij
Le bilan est reproduit tel que la source l’écrit — jamais arrondi, jamais additionné à un autre. Les bilans se recouvrent d’un événement à l’autre.
la communauté emprisonnée douze ans, la synagogue fermée, l'affaire close par le Conseil d'État faute de preuve
La disparition d'un enfant, Fedor Emelianov, dans la petite ville de Velij, ouvrit l'une des plus longues affaires de meurtre rituel de l'Empire russe. L'accusation reposait sur la déposition d'une femme de mauvaise vie, reprise et amplifiée d'interrogatoire en interrogatoire. La communauté entière fut mise en cause : des notables restèrent emprisonnés plus de dix ans, les synagogues de Velij furent fermées et scellées, et les familles dispersées. L'instruction remonta jusqu'au Conseil d'État, qui la clôtura faute de la moindre preuve et fit libérer les survivants — sans que Nicolas Iᵉʳ consentît pour autant à écarter par principe l'accusation elle-même, qu'il tint pour possible en d'autres cas. La ville mit une génération à se relever de l'affaire.
- Période :
- XIXᵉ siècle
- Nature :
- Procès et exécutions
- Région :
- Europe centrale et orientale
- Pays :
- Empire russe
Simon Doubnov, *Histoire des Juifs de Russie et de Pologne* ; John D. Klier, *Imperial Russia's Jewish Question* ; *Encyclopaedia Judaica*, article « Velizh ».