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Zakhor
Grands Livres · Communautés

520 Diasporas & Communautés(31)

Sépharade, ashkénaze, mizrahi… De quelle branche venez-vous ? Chaque communauté, reliée à ses lieux et à ses textes.

Une communauté, c'est un peuple en miniature : des familles rassemblées en un lieu, avec leurs institutions, leurs coutumes et leur destin propre. Les Grands Livres de communautés racontent ces ensembles à travers les diasporas — leur fondation, leur âge d'or, leurs épreuves et leur héritage. De Tolède à Salonique, de Bagdad à Livourne, chaque communauté a tissé un fil singulier de la mémoire collective.

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Les Juifs de Pinsk · Europe orientale

Pinsk, ville de Polésie aujourd'hui en Biélorussie, fut un important foyer de la vie juive yiddishophone, où les Juifs formèrent longtemps une part majeure de la population. Centre de commerce du bois et des produits agricoles transitant par les voies fluviales, la communauté abritait synagogues, maisons d'étude, mouvements hassidiques et, à l'époque moderne, une vie sioniste et socialiste active. Plusieurs figures du sionisme et de la vie publique israélienne en sont issues. Sous l'occupation allemande, la communauté fut enfermée dans un ghetto et massacrée par les Einsatzgruppen en 1941-1942.

2 sources

Les Juifs de Pise · Europe occidentale

Communauté toscane bénéficiant, avec Livourne, des « Livornine » médicéennes qui attirèrent marchands séfarades et marranes.

À sourcer

Les Juifs de Pitigliano · Europe occidentale

Petite communauté toscane surnommée la « Petite Jérusalem », tolérée par les comtes Orsini puis les Médicis.

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Les Juifs de Pleven (Plevna) · Balkans

Communauté séfarade du nord de la Bulgarie, dont la synagogue accueillit le jeune peintre Jules Pascin.

À sourcer

Les Juifs de Płock · Europe centrale

L'une des plus anciennes communautés juives de Mazovie, attestée dès le Moyen Âge sur la Vistule.

À sourcer

Les Juifs de Poltava · Europe orientale

Communauté d'Ukraine orientale, foyer du sionisme et de l'activité hassidique Habad avant la Révolution.

À sourcer

Les Juifs de Port-au-Prince (Haïti) · Caraïbes

La présence juive sur l'île d'Hispaniola remonte à la période coloniale, des familles séfarades étant liées aux réseaux commerciaux des Caraïbes. Une communauté plus visible se forma à Port-au-Prince au XXe siècle, alimentée notamment par des immigrants venus du Levant et d'Europe, et dans les années 1930-1940 par des réfugiés fuyant le nazisme, Haïti ayant délivré des documents à certains d'entre eux. Toujours très réduite, cette communauté de marchands resta peu structurée institutionnellement. L'instabilité politique et économique du pays au XXe siècle entraîna son érosion, et il n'en subsiste aujourd'hui qu'une présence symbolique.

2 sources

Les Juifs de Poznań (Posen) · Europe centrale

Grande communauté de Grande-Pologne, centre rabbinique influent et lieu d'études talmudiques réputé.

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Les Juifs de Prešov (Eperjes) · Europe centrale

Communauté de Slovaquie orientale, centre régional du judaïsme orthodoxe et néologue.

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Les Juifs de Préveza · Grèce

Préveza, port du golfe d'Ambracie en Épire, abrita une petite communauté juive, comprenant une composante séfarade, active dans le commerce maritime et local. Sous les dominations vénitienne puis ottomane, la ville fut un point d'échanges où les Juifs jouaient un rôle commercial. La communauté demeura toujours de taille réduite. Lors de l'occupation de la Grèce pendant la Seconde Guerre mondiale, elle fut frappée par les persécutions et les déportations qui anéantirent le judaïsme grec, et elle fut presque entièrement détruite.

2 sources

Les Juifs de Pristina · Balkans

Communauté séfarade du Kosovo ottoman, rattachée à l'aire judéo-espagnole des Balkans centraux.

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Les Juifs de Przemyśl · Europe centrale

Communauté ancienne de Galicie, important carrefour de vie juive entre tradition séfarade et ashkénaze.

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Les Juifs de Pune (Poona) · Asie du Sud

Poona (Pune), dans le Maharashtra, abrita l'une des principales concentrations de Bene Israël en dehors de Bombay. La présence de garnisons et d'institutions à l'époque coloniale britannique y attira de nombreux Bene Israël, qui servirent notamment dans l'armée et l'administration et s'établirent dans diverses professions. La communauté disposait de synagogues et d'une vie religieuse organisée selon les usages adoptés par les Bene Israël. Au cours de la seconde moitié du XXe siècle, la majorité de ses membres émigra en Israël, réduisant fortement la communauté locale.

2 sources

Les Juifs de Rabat · Afrique du Nord

Rabat, capitale administrative du Maroc, abrita une communauté juive mêlant Toshavim (autochtones) et Megorashim (descendants des expulsés d'Espagne), qui marqua durablement la vie religieuse et culturelle de la ville et de sa voisine Salé. Marchands, artisans et lettrés, certains Juifs y servirent d'intermédiaires commerciaux et diplomatiques au service du Makhzen et des négociants étrangers. La communauté disposait de synagogues, de yeshivot et d'institutions de bienfaisance, et le mellah de Rabat constituait un cœur de vie juive. Sous le Protectorat, beaucoup s'installèrent dans la nouvelle ville et accédèrent à l'enseignement moderne, notamment par les écoles de l'Alliance israélite universelle. Après l'indépendance de 1956, la communauté se vida par vagues vers Casablanca, la France et Israël.

2 sources

Les Juifs de Ratisbonne (Regensburg) · Europe centrale

L'une des plus anciennes communautés de l'Empire, attestée dès le Xe siècle, expulsée en 1519.

À sourcer

Les Juifs de Riga · Europe du Nord

Riga, capitale de la Lettonie, abrita une communauté juive influente, mêlant Juifs germanisés tournés vers la culture allemande et Litvaks issus de la tradition lituanienne. Ses membres étaient actifs dans le commerce, l'industrie, les professions libérales et la vie intellectuelle, et la ville comptait synagogues, écoles et une vie politique juive diversifiée, du sionisme au mouvement ouvrier. Lors de l'occupation allemande, la communauté fut enfermée dans un ghetto, et une grande partie de ses membres fut massacrée en 1941 dans la forêt de Rumbula. Les rares survivants émigrèrent après la guerre, notamment vers Israël.

2 sources

Les Juifs de Rio de Janeiro · Amérique du Sud

Communauté formée par l'immigration européenne et nord-africaine, longtemps installée dans le quartier de Praça Onze.

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Les Juifs de Rotterdam · Europe occidentale

Communauté portuaire néerlandaise réunissant séfarades portugais et ashkénazes à partir du XVIIe siècle.

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Les Juifs de Ruse (Roustchouk) · Balkans

Communauté séfarade du Danube bulgare, carrefour commercial où naquit l'écrivain Elias Canetti.

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Les Juifs de Rzeszów (Reisha) · Europe orientale

Rzeszów (Reisha en yiddish), en Galicie, abrita une communauté juive active dès l'époque moderne, présente dans le commerce, l'artisanat et le colportage de l'arrière-pays. La ville fut aussi un centre de la vie religieuse ashkénaze, avec synagogues, maisons d'étude et présence hassidique. Émancipés sous l'administration austro-hongroise, ses Juifs participèrent à la vie économique et culturelle de la région. Sous l'occupation allemande, la communauté fut enfermée dans un ghetto puis presque entièrement exterminée entre 1942 et 1944, notamment à Bełżec.

2 sources

Les Juifs de Safi (Asfi) · Afrique du Nord

Port atlantique des Abda-Doukkala, Safi (Asfi) abrite l'une des plus anciennes présences juives du Maroc. Brahim Kredya, dont l'ouvrage « Pages de l'histoire des juifs de Safi » (achevé en 2003, publié en 2009) constitue la première étude d'ensemble sur cette communauté, la présente comme aussi ancienne que la ville elle-même. Plusieurs chercheurs (Armand Antona, Abdelkader Timoule) affirment que Safi fut longtemps « une ville juive », peuplée de Berbères judaïsés, et une hypothèse savante — soutenue notamment par le professeur Simon Lévy — fait dériver le nom même d'« Asfi » de l'hébreu « assafi », l'assemblée ou la communauté, aux côtés d'étymologies concurrentes phénicienne, amazighe et arabe. La tradition savante rattache cette ancienneté à l'État amazigh des Berghouata (745-1147), établi sur cette côte et que plusieurs études disent de religion et de rites en partie juifs. Sa singularité la plus soulignée est l'absence totale de mellah : contrairement à Marrakech, Essaouira ou Fès, les juifs de Safi ont toujours vécu dispersés dans la médina — Derb Lïhoud (à tort pris pour un mellah), Derb El Habs, Derb Diwana, Derb Essamâa, Driba Lamzouaqa — mêlés aux musulmans jusqu'au partage des mêmes maisons, la vie en quartier clos étant ressentie comme une humiliation. La communauté superposait trois strates : une souche amazighe autochtone (Melloul, Wizman, Amzallag, Bouzaglou, Wazzana), des juifs venus d'autres régions berbères (Aflou du Tafilalet, Darii du Drâ, Ben Soussi du Souss, Bel Fassi de Fès) et les « Megorashim » expulsés d'Ibérie à la fin du XVe siècle (Corcos, Murciano, Pariente, Tapiéro, Pimienta), par opposition aux « Tochabim » autochtones. La figure fondatrice est Abraham Ben Zmirro, médecin, savant polyglotte et diplomate venu du Portugal via Fès, nommé grand rabbin de Safi par le roi du Portugal après son frère Ishaq, et intermédiaire clé lors de l'occupation portugaise de 1508. Vénéré après sa mort avec ses frères comme les sept saints Oulad Ben Zmirro, il repose dans un mausolée qui demeure un lieu de pèlerinage judéo-musulman, où femmes juives et musulmanes viennent solliciter bénédiction et guérison. La ville comptait une trentaine de synagogues dans l'ancienne médina et un cimetière à l'est de la ville. Le rabbin Abraham Siboni (XIXe siècle), lié à des érudits musulmans selon Haïm Zafrani, compte parmi les autres figures savantes. Économiquement dominants — Safi recensait 111 métiers en 1919, du tissu à la céréale — les juifs excellaient dans le négoce et l'artisanat (Bensabbat, Chamoun, Ohanna, les Oulad Liwy) et détenaient un patrimoine foncier sans équivalent (Levy, Israël Benayer, Dar Murciano). Ils furent au cœur des crises consulaires du XIXe siècle : l'affaire Mantilla (1863), où douze juifs furent inculpés et où Youssef Ben Yahouda fut décapité à Safi et Elias Ben Allouz à Tanger ; la médiation de Sir Moses Montefiore et le dahir protecteur du sultan Mohammed IV du 5 février 1864, présenté comme le premier édit d'égalité devant la justice ; enfin le système des protégés étrangers (environ 75 juifs en 1900) et ses tensions avec le Makhzen (rébellion de 1870 contre le gouverneur Benhima). Le caïd Aïssa Ben Omar (1879-1914) installa une colonie de commerçants et artisans juifs de Safi dans sa casbah de Dar Caïd. Parmi les coutumes propres : la prière de l'Istisqaa pour la pluie, les vœux prononcés en synagogue pour le roi, et un goût partagé pour la musique andalouse et le malhoune, avec des orchestres mixtes. La démographie passe de 100 foyers juifs en 1508 à un pic d'environ 5000 personnes en 1947 (près d'un tiers de la ville au XIXe siècle), avant un effondrement dans les années 1950-1960 : 1434 âmes en 1960, 53 en 1982, 35 en 1998. L'Alliance israélite universelle y ouvrit une école (plus tard école Ghiati), et Mohammed V protégea les juifs du Maroc en refusant d'appliquer les lois antijuives de Vichy.

1 source

Les Juifs de Saigon–Hô Chi Minh-Ville · Asie du Sud-Est

Sous la colonisation française en Indochine, Saigon abrita une petite communauté juive composée d'expatriés européens, de fonctionnaires et de marchands, parmi lesquels des Juifs venus d'Afrique du Nord et du Proche-Orient ainsi que des Baghdadis. La communauté disposa d'une vie organisée durant la période coloniale et continua d'exister sous la République du Sud-Vietnam, avec une synagogue. La chute du régime sud-vietnamien en 1975 entraîna le départ de ses membres, qui se dispersèrent vers la France, Israël, les États-Unis et d'autres pays. La présence juive y disparut alors comme communauté organisée.

2 sources

Les Juifs de Saint-Eustache (Statia) · Caraïbes

La petite île néerlandaise de Saint-Eustache (Statia) fut aux XVIIe et XVIIIe siècles un carrefour commercial florissant des Caraïbes, surnommé la « Golden Rock », qui attira des négociants séfarades. Ceux-ci y fondèrent une congrégation et y édifièrent une synagogue, dont les ruines (Honen Dalim) témoignent encore de cette présence. La prospérité de l'île reposait sur le commerce de réexportation, auquel les marchands juifs participaient activement. Avec le déclin commercial de Saint-Eustache, à la suite notamment des bouleversements de la fin du XVIIIe siècle, la communauté périclita puis disparut au XIXe siècle.

2 sources

Les Juifs de Saint-Pétersbourg · Europe orientale

Capitale impériale où une élite juive autorisée bâtit une communauté et la Grande Synagogue chorale.

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Les Juifs de Saint-Thomas (Îles Vierges américaines) · Caraïbes

Saint-Thomas, port franc danois des Antilles, abrita l'une des communautés séfarades les plus actives des Caraïbes aux XVIIIe et XIXe siècles, au cœur des réseaux du commerce transatlantique. Les marchands juifs y prospérèrent dans le négoce et participèrent à la vie de la ville de Charlotte Amalie. La synagogue de Charlotte Amalie, encore en activité, compte parmi les plus anciennes des Amériques et témoigne de cette présence. Saint-Thomas donna aussi naissance ou refuge à des figures du judaïsme caribéen. La communauté déclina à mesure que reculait l'importance commerciale de l'île, tout en laissant un héritage encore visible.

2 sources

Les Juifs de Salé (Maroc) · Afrique du Nord

Sise sur le Bou Regreg face à Rabat, dont elle est la ville jumelle, Salé (סאלי, que les Juifs appelaient « Sla », סלא — mot qui, en araméen et en judéo-maghrébin, signifie prière ou synagogue, ce que la tradition tenait pour révélateur de sa vocation spirituelle) fut l'une des plus prestigieuses communautés juives du Maroc. La présence juive dans la région est très ancienne : la tradition rapporte des implantations dès l'époque romaine à Sala, Volubilis et Tanger, et évoque un décret que l'empereur Justinien aurait adressé à la ville de « Salmon » pour contraindre les Juifs à la conversion. La population se composait de deux souches : les toshavim, résidents anciens réputés descendre des exilés de la destruction du Second Temple, et les megorashim, expulsés d'Espagne arrivés lors du petit exil de 1391 et du grand exil de 1492. De cette rencontre naquit la fameuse controverse de la « nefiha » (l'insufflation du poumon pour vérifier la casherout), que les expulsés permettaient et les anciens interdisaient, et pour laquelle Rabbi Haïm Gagin rédigea le fascicule « Etz Haïm ». Bien que n'atteignant à son apogée qu'environ cinq mille âmes, la communauté produisit plus de cent œuvres tôrah et donna au monde juif l'Or HaHaïm HaKadosh, Rabbi Haïm ben Attar (Salé 1696 – Jérusalem 1743), auteur du célèbre commentaire de la Torah et fondateur à Jérusalem du beit midrash « Knesset Israël ». Autour de son grand-père, Rabbi Haïm ben Attar l'Ancien, avaient été posées les fondations de la yeshiva « Or HaHaïm ». Les sages y furent innombrables : les familles Ben Attar, d'Avila (Rabbi Eliezer d'Avila, le rav ADA), Toledano (le Maharḥat de Salé), Bibas, Ben Tzur, HaTzarfati, ainsi que Rabbi Yaakov Sasportas, grand adversaire du sabbataïsme, qui divisa la ville en quatre camps en 1667 avant que les forces rabbiniques ne l'emportent. Le sommet de cette lignée savante fut la dynastie Encaoua (Alnkava), issue de Tolède via Tlemcen où s'était réfugié Rabbi Ephraïm Alnkava en 1391 : elle culmina en Rabbi Raphaël Encaoua, « le Malakh Raphaël » (1848-1935), chef du Beit Din de Salé, premier Grand Rabbin du Maroc et président du Haut Tribunal rabbinique de Rabat, décoré par la France en 1930. Sa hilloula, célébrée à Lag baOmer sur sa tombe au cimetière de Salé, fut dans les années 1940-1960 l'un des plus grands jours de commémoration de tout le pays. La vie se concentrait dans le mellah — le vieux mellah, où vécut l'Ancien, puis le nouveau mellah établi il y a environ deux siècles dans les murs de la ville, sur l'emplacement de l'ancien port mérinide, à la suite du décret du sultan Moulay Slimane (1807) imposant aux Juifs de plusieurs villes de résider dans un quartier réservé. On y trouvait de nombreuses synagogues (Encaoua, Bibas, ben Attar, Amsellem, Toledano…), des yeshivot, un talmud torah, des soupes populaires et des confréries d'étude du Zohar, de Bikur Holim ou d'Eliyahou HaNavi. Le Beit Din de Salé jouissait d'une autorité que Rabat elle-même reconnut avant d'avoir le sien. Sous les sultans, la communauté connut décrets et persécutions — la secte almohade au temps de Maïmonide, les rapts d'enfants réduits en esclavage rapportés par les chroniques, la condamnation au bûcher évitée de justesse de Rabbi Moché ben Attar sous Moulay Ismaïl — mais aussi des figures de naguid actives auprès du pouvoir. L'économie reposait sur l'agriculture et le commerce, encadré par les décrets des dayanim. Ses coutumes témoignent d'une piété intense : Psaumes récités en chœur, Shirat HaBakashot chaque Shabbat, rigueur pascale sans kitniyot, Hanoukka proclamée « fête des femmes », cérémonie de la guéniza enterrée en cortège au lendemain de Shavuot, et culte fervent des saints. À l'ère moderne, ses rabbins, Rabbi Raphaël puis son fils Rabbi Mikhaël, s'opposèrent à l'implantation de l'Alliance israélite, tandis que beaucoup de fidèles émigrèrent très tôt vers la terre d'Israël, à Jaffa et Tibériade. La monographie de référence est « Salé et ses sages » (סאלי וחכמיה) d'Ori Hananya Elnekaveh, descendant des rabbins de la ville.

3 sources

Les Juifs de San Francisco (Californie) · Amérique du Nord

La ruée vers l'or de Californie attira à San Francisco, dès le milieu du XIXe siècle, de nombreux marchands juifs, surtout d'origine germanophone, qui en firent rapidement l'une des principales communautés juives de la côte ouest des États-Unis. Plutôt que de chercher l'or, beaucoup s'établirent comme négociants, fournisseurs et fondateurs de maisons de commerce, et plusieurs familles juives jouèrent un rôle marquant dans le développement économique de la ville. La communauté se distingua par une vie juive ouverte et une forte implantation du judaïsme réformé, avec de grandes congrégations. Active dans la philanthropie, la culture et les affaires publiques, elle demeure aujourd'hui une communauté importante et libérale de la baie de San Francisco.

2 sources

Les Juifs de Santiago du Chili · Amérique du Sud

Communauté chilienne issue de l'immigration ashkénaze et séfarade du début du XXe siècle.

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Les Juifs de São Paulo · Amérique du Sud

Grande communauté brésilienne d'immigration est-européenne et levantine, concentrée historiquement dans le quartier de Bom Retiro.

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Les Juifs de Savannah (Géorgie) · Amérique du Nord

Peu après la fondation de la colonie de Géorgie, en 1733, un groupe de Juifs, en majorité séfarades arrivés de Londres, débarqua à Savannah, faisant de cette ville l'un des plus anciens foyers du judaïsme américain. La communauté se constitua autour de la congrégation Mickve Israel, l'une des premières congrégations juives organisées d'Amérique du Nord. Ses membres prirent part au commerce et à la vie de la colonie puis de l'État. Au fil du temps, des Ashkénazes s'ajoutèrent aux Séfarades, et la congrégation évolua vers le judaïsme réformé. Savannah demeure un centre historique notable du judaïsme du Sud.

2 sources

Les Juifs de Sébastopol · Crimée

Sébastopol, ville portuaire et base navale de Crimée fondée à la fin du XVIIIe siècle, vit s'établir une communauté juive, surtout ashkénaze, après l'ouverture de la ville à la résidence civile au cours du XIXe siècle. Ses membres, marchands et artisans, participèrent à la vie d'un grand port militaire de l'Empire russe. La communauté disposait d'une vie religieuse et d'institutions. Lors de l'occupation allemande de la Crimée, en 1941-1942, les Juifs de Sébastopol furent massacrés par les forces nazies, et la communauté fut presque entièrement détruite.

2 sources

Les Juifs de Serres (Macédoine grecque) · Balkans

Serrès (Serres), en Macédoine grecque, abritait une communauté séfarade issue des exilés ibériques accueillis dans l'Empire ottoman. Ses membres, de langue judéo-espagnole, étaient actifs dans le commerce, notamment du tabac et des produits agricoles de la région. La communauté disposait de synagogues et d'institutions communautaires. Lors de la Seconde Guerre mondiale, la région passa sous occupation bulgare, et en 1943 la communauté fut déportée et presque entièrement exterminée dans les camps nazis.

2 sources

Les Juifs de Sétif · Afrique du Nord

Communauté des hauts plateaux constantinois, en Algérie orientale, formée à l'époque coloniale.

À sourcer

Les Juifs de Settat · Afrique du Nord

Settat, dans la région de la Chaouia au Maroc, abritait une petite communauté juive composée surtout de commerçants et de colporteurs desservant l'arrière-pays agricole. Organisés autour de leur synagogue et de leurs institutions, ses membres entretenaient des liens avec les grandes communautés voisines. Au cours du XXe siècle, la communauté se vida progressivement vers Casablanca, la France et Israël.

2 sources

Les Juifs de Sfax · Afrique du Nord

Sfax, grand port du sud tunisien, abritait une communauté juive de tradition séfarade locale, active dans le commerce, l'artisanat et les échanges autour de l'huile d'olive, des amandes et des produits agricoles de la région. Sous le Protectorat français, ses membres bénéficièrent de l'enseignement de l'Alliance israélite universelle et s'ouvrirent à la culture française. Durant la Seconde Guerre mondiale, la ville connut, comme le reste de la Tunisie, l'occupation allemande et l'imposition de mesures de travail forcé aux Juifs. Après l'indépendance, la communauté se dispersa principalement vers la France et Israël au milieu du XXe siècle.

2 sources

Les Juifs de Šiauliai (Shavl) · Europe orientale

Šiauliai (Shavl), en Lituanie, abrita une communauté juive dynamique étroitement liée aux industries du cuir et du textile, dont plusieurs entreprises furent fondées et dirigées par des Juifs. Marchands, artisans, tanneurs et ouvriers y animaient une vie communautaire ashkénaze active, avec synagogues, écoles et associations. Lors de l'occupation allemande, en 1941, une grande partie de la communauté fut massacrée, et les survivants furent enfermés dans un ghetto. Celui-ci fut liquidé en 1944 et ses habitants déportés, ne laissant que peu de survivants.

2 sources

Les Juifs de Sidi Bel Abbès · Afrique du Nord

Communauté de l'Oranie, en Algérie, constituée à l'époque coloniale autour de la ville de garnison.

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Les Juifs de Sidon (Saïda) · Proche-Orient

Communauté juive ancienne du port libanais, dotée d'une synagogue dans le vieux quartier juif.

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Les Juifs de Sighet (Sighetu Marmației) · Europe centrale

Communauté hassidique du Maramureș, siège de la dynastie Sighet et ville natale d'Elie Wiesel.

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Les Juifs de Skopje · Balkans

Skopje (Üsküb sous les Ottomans) abrita une communauté séfarade installée après 1492, héritière des grands foyers judéo-espagnols des Balkans et parlant le ladino. Marchands, artisans et colporteurs, ses membres vivaient regroupés dans un quartier juif et conservaient une vie religieuse et culturelle de tradition sépharade. La communauté connut au début du XXe siècle les bouleversements des guerres balkaniques et l'intégration au royaume yougoslave. En mars 1943, sous l'occupation de la Macédoine par la Bulgarie alliée de l'Allemagne, la quasi-totalité des Juifs de Skopje fut rassemblée puis déportée au camp d'extermination de Treblinka, où ils furent assassinés ; il n'y eut presque aucun survivant.

2 sources

Les Juifs de Slonim · Europe orientale

Berceau de la dynastie hassidique de Slonim, communauté biélorusse au riche héritage rabbinique.

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Les Juifs de Słuck · Europe orientale

Communauté biélorusse au héritage misnagdim, siège d'une yeshiva et d'éminents rabbins lituaniens.

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Les Juifs de Sofia · Balkans

Sofia, capitale de la Bulgarie, abritait la plus grande communauté juive du pays, majoritairement séfarade de langue judéo-espagnole, héritière des exilés ibériques accueillis dans l'Empire ottoman. Marchands, artisans et membres des professions urbaines, ses membres disposaient de synagogues, dont la grande synagogue de Sofia, et d'institutions communautaires. Durant la Seconde Guerre mondiale, malgré la législation antijuive et les déportations menées depuis les territoires occupés, la déportation des Juifs des anciennes frontières bulgares fut empêchée, et la communauté survécut. Après 1948, la quasi-totalité des Juifs bulgares émigra en Israël.

2 sources

Les Juifs de Souk Ahras · Afrique du Nord

Communauté du Constantinois oriental, en Algérie, près de la frontière tunisienne.

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Les Juifs de Sousse · Afrique du Nord

Présents de longue date à Sousse, ville côtière correspondant à l'antique Hadrumète, les Juifs y formaient une communauté de marchands et d'artisans intégrée à la vie économique régionale. De tradition séfarade locale, ils disposaient de synagogues et d'institutions communautaires, et bénéficièrent sous le Protectorat français de l'enseignement de l'Alliance israélite universelle. Comme l'ensemble des Juifs de Tunisie, ils connurent l'occupation allemande durant la Seconde Guerre mondiale. Après l'indépendance de 1956, la communauté quitta progressivement la ville, ses membres émigrant surtout vers la France et Israël.

2 sources

Les Juifs de Split (Spalato) · Balkans

Split (Spalato), sous domination vénitienne, accueillit une communauté séfarade dont les marchands animèrent le commerce adriatique, en particulier après l'aménagement d'une échelle commerciale reliant la ville à l'arrière-pays ottoman. Les Juifs y furent regroupés dans un ghetto mais participèrent activement à l'essor portuaire de la cité dalmate. La communauté passa ensuite sous administration autrichienne, qui apporta progressivement l'émancipation. Lors de la Seconde Guerre mondiale, la Dalmatie occupée par l'Italie offrit un répit relatif aux Juifs, mais après la capitulation italienne de 1943 et l'arrivée des forces allemandes, une partie de la communauté fut déportée tandis que d'autres rejoignirent les partisans ou des zones plus sûres. Une présence juive subsista après guerre.

2 sources

Les Juifs de Stanisławów (Ivano-Frankivsk) · Europe orientale

Stanisławów (aujourd'hui Ivano-Frankivsk), en Galicie orientale, abrita une importante communauté juive intégrée dans la vie commerciale et artisanale d'une cité aux populations mêlées, polonaise, ukrainienne et juive. Les Juifs y disposaient de synagogues, d'écoles et d'institutions, et la communauté englobait divers courants du judaïsme ashkénaze, du hassidisme au sionisme. Sous l'occupation allemande, à partir de 1941, elle fut frappée par des massacres de masse, dont une grande tuerie au cimetière, puis enfermée dans un ghetto. Celui-ci fut liquidé en 1943, et la quasi-totalité de la population juive fut exterminée.

2 sources

Les Juifs de Stockholm · Europe du Nord

Autorisés à s'établir en Suède à partir de la fin du XVIIIe siècle, les Juifs de Stockholm formèrent une communauté ashkénaze bourgeoise progressivement émancipée et bien intégrée à la société suédoise. Ses membres furent actifs dans le commerce, la finance, l'industrie, les arts et les sciences, et la ville se dota d'une grande synagogue et d'institutions communautaires. La Suède étant restée neutre durant la Seconde Guerre mondiale, la communauté échappa à la Shoah et accueillit des réfugiés juifs, dont la quasi-totalité des Juifs danois sauvés en 1943. Elle demeure aujourd'hui l'une des principales communautés juives de Scandinavie.

2 sources

Les Juifs de Strasbourg · Europe occidentale

Strasbourg, capitale de l'Alsace, fut longtemps un cœur de la vie juive ashkénaze de la région, marquée par une riche tradition rabbinique et un judaïsme rural environnant. Alternativement française et allemande au gré des conflits, la communauté joua un rôle important dans la modernisation du judaïsme français, notamment dans le cadre de l'organisation consistoriale instaurée sous Napoléon. Ses membres étaient présents dans le commerce, l'artisanat, l'enseignement et les professions libérales. Durant la Seconde Guerre mondiale, la communauté fut évacuée et frappée par la persécution, avant de se reconstituer après guerre et de demeurer l'une des plus importantes de France.

2 sources

Les Juifs de Subotica · Balkans

Communauté majoritairement néologue de Voïvodine, dotée d'une grande synagogue Art nouveau.

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Les Juifs de Sulaymaniyah · Proche-Orient

Communauté juive kurdophone du Kurdistan irakien, émigrée en quasi-totalité vers Israël après 1950.

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Les Juifs de Surabaya · Asie du Sud-Est

Communauté de marchands baghdadis et ashkénazes du principal port de l'est de Java.

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Les Juifs de Sydney · Océanie

La communauté juive de Sydney est l'une des plus anciennes d'Australie, ses origines remontant aux premiers convois de la colonie pénitentiaire britannique, parmi lesquels figuraient des Juifs, ainsi qu'aux immigrants libres venus ensuite. Au cours du XIXe siècle, elle se dota d'institutions et de synagogues et participa à la vie économique et civique de la colonie de Nouvelle-Galles du Sud. Renforcée plus tard par l'immigration d'Europe de l'Est, par des survivants de la Shoah et par des Juifs venus d'Afrique du Sud et d'autres pays, elle présente une composition diverse. Active et bien implantée, elle constitue avec Melbourne l'un des deux grands pôles du judaïsme australien.

2 sources

Les Juifs de Szeged · Europe centrale

Communauté néologue du sud de la Hongrie, dotée d'une grande synagogue Art nouveau dessinée par Lipót Baumhorn.

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Les Juifs de Tabriz · Proche-Orient

Communauté juive ancienne de l'Azerbaïdjan iranien, parlant un dialecte judéo-persan local.

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Les Juifs de Tachkent · Asie centrale

Tachkent, grand centre administratif et industriel de l'Asie centrale russe puis soviétique, abrita une communauté juive composée de Juifs de Boukhara (Boukhariotes), de langue judéo-tadjik et de tradition orientale ancienne, et d'Ashkénazes venus avec l'administration russe. Pendant la Seconde Guerre mondiale, la ville accueillit un grand nombre de réfugiés juifs évacués des régions occidentales menacées par l'avancée allemande. La communauté disposa d'une vie religieuse et culturelle, malgré les contraintes du régime soviétique sur la pratique. Après la chute de l'URSS et l'indépendance de l'Ouzbékistan, la grande majorité émigra, notamment en Israël et aux États-Unis.

2 sources

Les Juifs de Tallinn (Reval) · Europe du Nord

Tallinn (Reval), en Estonie, abritait une petite communauté juive ashkénaze, constituée surtout au XIXe siècle et bien intégrée à la vie bourgeoise et culturelle de la ville. L'Estonie indépendante accorda à sa minorité juive une autonomie culturelle remarquable dans l'entre-deux-guerres. Lors de l'occupation allemande, en 1941, la communauté fut presque entièrement exterminée, et l'Estonie fut, lors de la conférence de Wannsee, présentée comme "libre de Juifs". La présence juive ne se reconstitua que faiblement après la guerre.

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Les Juifs de Tanger · Afrique du Nord

Communauté du détroit, à forte composante séfarade hispanophone (haketia), cosmopolite à l'époque du statut international de la ville.

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Les Juifs de Tarnów · Europe orientale

Tarnów, en Galicie, fut le siège d'une grande communauté juive où les Juifs constituaient une part importante de la population et étaient actifs dans le commerce, l'artisanat et l'industrie. Carrefour des courants du judaïsme ashkénaze, la ville rassemblait à la fois milieux hassidiques et mitnagdim, ainsi que, à l'époque moderne, des partisans des Lumières juives, du sionisme et du mouvement ouvrier. Synagogues, écoles et institutions communautaires y témoignaient d'une vie juive intense. Sous l'occupation allemande, la communauté fut enfermée dans un ghetto puis quasi totalement exterminée entre 1942 et 1944, à Bełżec, Auschwitz et lors d'exécutions sur place.

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Les Juifs de Taza · Afrique du Nord

Communauté du couloir entre Fès et l'Oriental marocain, organisée autour de son mellah.

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Les Juifs de Tbilissi — communauté perse-géorgienne · Caucase

Outre les Juifs géorgiens de vieille souche et la communauté ashkénaze plus récente, des marchands juifs persans s'établirent à Tbilissi, jouant un rôle d'intermédiaires dans les échanges entre l'Iran, le Caucase et la Russie. Issus du judaïsme iranien, ils se distinguaient par leurs origines et leurs usages des autres composantes juives de la ville. Au fil du temps, cette petite communauté se rapprocha et se fondit en partie dans l'ensemble juif géorgien plus large. Comme les autres Juifs de Géorgie, ses descendants émigrèrent en grande partie au XXe siècle, notamment vers Israël.

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Les Juifs de Tbilissi (communauté ashkénaze) · Caucase

Distincte de l'ancienne communauté des Juifs géorgiens (Gruzinim), une communauté ashkénaze s'établit à Tbilissi sous l'Empire russe au XIXe siècle, composée de fonctionnaires, de militaires, de commerçants et de membres des professions libérales venus des provinces russes. Russophone et de tradition ashkénaze, elle se distinguait par sa langue et ses usages des Juifs géorgiens de vieille souche. Sous le régime soviétique, elle partagea la vie de la ville tout en subissant les contraintes pesant sur la pratique religieuse. Après la chute de l'URSS et l'indépendance de la Géorgie, la majorité de ses membres émigra, surtout vers Israël et la Russie.

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Les Juifs de Tcherkassy · Europe orientale

Centre juif d'Ukraine centrale, siège d'une dynastie hassidique issue de la lignée de Tchernobyl.

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Les Juifs de Tchernobyl · Europe orientale

Bourgade ukrainienne berceau d'une importante dynastie hassidique fondée par Rabbi Menahem Nahum.

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Les Juifs de Tébessa · Afrique du Nord

Tébessa, dans l'extrême est de l'Algérie, abritait une communauté juive proche, par sa culture et ses liens, des communautés tunisiennes voisines. Ses membres étaient colporteurs, commerçants et artisans desservant la ville et son arrière-pays. Le décret Crémieux de 1870 leur accorda en principe la citoyenneté française, accélérant leur intégration, suspendue toutefois sous le régime de Vichy. Lors de leur départ au cours du XXe siècle, ses membres rejoignirent la France ou la Tunisie voisine.

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Les Juifs de Téhéran · Proche-Orient

Principale communauté juive d'Iran à l'époque moderne, devenue le centre de la vie juive persane au XXe siècle.

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Les Juifs de Tekirdağ (Rodosto) · Balkans

Communauté séfarade ottomane du littoral thrace de la mer de Marmara, port commerçant actif.

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Les Juifs de Telšiai (Telz) · Europe orientale

Ville lituanienne réputée pour la yeshiva de Telz, grand centre d'étude talmudique misnagdim.

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Les Juifs de Tianjin · Asie orientale

Communauté de réfugiés russes et ashkénazes installée dans le port de traité du nord de la Chine.

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Les Juifs de Timișoara (Temesvar) · Europe orientale

Timișoara, ville multiculturelle du Banat, accueillit une communauté juive développée sous la domination des Habsbourg, mêlant Séfarades plus anciens et Ashkénazes germanophones et hongrois. Émancipés au XIXe siècle, ses membres s'illustrèrent dans le commerce, l'industrie, la médecine et la vie culturelle d'une cité où coexistaient Allemands, Hongrois, Roumains et Serbes. Comme une grande partie de la Roumanie de l'intérieur ne fut pas livrée à la déportation systématique, la communauté survécut en partie à la Shoah, malgré les persécutions, le travail forcé et la législation antisémite du régime d'Antonescu. Après guerre, la majorité émigra vers Israël et l'Occident, ne laissant qu'une communauté résiduelle.

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Les Juifs de Tirana · Balkans

Tirana, capitale de l'Albanie, accueillit une petite communauté juive ainsi que, dans les années précédant et pendant la Seconde Guerre mondiale, des réfugiés juifs fuyant la persécution nazie dans d'autres pays d'Europe. Conformément à l'attitude générale du pays, et au nom notamment du code d'honneur traditionnel de la Besa, la population locale offrit refuge et protection aux Juifs durant l'occupation. Cette solidarité contribua à la survie de la quasi-totalité des Juifs présents en Albanie. Après la guerre et sous le régime communiste, la vie juive demeura discrète, et la plupart des Juifs émigrèrent par la suite, surtout vers Israël.

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Les Juifs de Tire · Proche-Orient

Communauté séfarade ottomane de l'arrière-pays de Smyrne, en Anatolie égéenne.

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Les Juifs de Tiznit · Afrique du Nord

Tiznit, dans la région du Sous au sud du Maroc, abritait une communauté juive réputée pour ses artisans orfèvres et bijoutiers, qui produisaient les célèbres bijoux d'argent de tradition amazighe. Souvent berbérophones, ses membres étaient intégrés aux échanges économiques avec les populations berbères environnantes et organisés autour de leurs synagogues. À partir de 1948, et plus encore dans les années 1950 et 1960, la quasi-totalité de la communauté émigra, principalement vers Israël.

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Les Juifs de Tokyo · Asie orientale

La présence juive à Tokyo, et plus largement au Japon, débuta avec l'ouverture du pays à l'époque Meiji et l'installation de marchands et de résidents étrangers. Une communauté plus visible se forma au XXe siècle, alimentée notamment par des réfugiés fuyant les pogroms, la révolution russe puis le nazisme, certains transitant par le Japon. Tokyo se dota d'une vie communautaire organisée, avec synagogue et institutions desservant une population surtout composée d'expatriés. La communauté demeure de taille modeste mais durablement implantée, avec une vie religieuse et culturelle active.

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Les Juifs de Tolède · Europe occidentale

Communauté castillane majeure de l'Espagne médiévale, dotée de synagogues fameuses, dispersée par les pogroms de 1391 et l'expulsion de 1492.

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Les Juifs de Toronto · Amérique du Nord

La communauté juive de Toronto se développa fortement à partir de la fin du XIXe siècle avec l'arrivée d'immigrants ashkénazes d'Europe de l'Est, d'abord établis dans des quartiers d'immigration et l'industrie de la confection. Au fil du XXe siècle, elle connut une croissance et une mobilité sociale considérables, et finit par dépasser Montréal pour devenir la plus grande communauté juive du Canada. Elle se dota d'un riche réseau de synagogues, d'écoles, d'institutions sociales et culturelles couvrant l'ensemble des courants du judaïsme. Renforcée par des vagues d'immigration variées, dont des survivants de la Shoah et des Juifs venus de nombreux pays, elle constitue aujourd'hui une communauté nombreuse et très diverse.

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Les Juifs de Toulouse · Europe occidentale

Communauté juive médiévale du Languedoc, soumise au rituel du « soufflet » épiscopal, puis reconstituée à l'époque contemporaine.

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Les Juifs de Trèves (Trier) · Europe occidentale

Ancienne communauté rhénane, l'une des plus anciennes d'Allemagne, ville natale de Karl Marx.

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Les Juifs de Trieste · Europe centrale

La communauté de Trieste se développa après l'érection de la ville en port franc par les Habsbourg au début du XVIIIe siècle, qui attira marchands séfarades, ashkénazes et levantins. Les patentes de tolérance de Joseph II, à la fin du XVIIIe siècle, favorisèrent une émancipation précoce et une intégration poussée dans la bourgeoisie commerçante et financière de l'Adriatique, notamment dans les assurances et l'armement maritime. La communauté, prospère et cultivée, fut un foyer notable de la vie intellectuelle et littéraire de la ville austro-hongroise. Une grande synagogue monumentale y fut édifiée au début du XXe siècle. Sous l'occupation allemande, après 1943, Trieste fut le siège de l'unique camp d'extermination nazi en sol italien (la Risiera di San Sabba) et une partie de la communauté fut déportée.

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Les Juifs de Trikala · Grèce

Trikala, en Thessalie, fut un ancien foyer du judaïsme romaniote de Grèce, avec une présence juive attestée de longue date. La communauté, composée de familles romaniotes auxquelles s'ajoutèrent des Séfarades sous la domination ottomane, vivait du commerce et de l'artisanat et conservait sa synagogue et ses traditions. Lors de l'occupation allemande de la Grèce, durant la Seconde Guerre mondiale, ses membres furent visés par les déportations vers les camps d'extermination ; une partie parvint néanmoins à se cacher avec l'aide de la population et de la Résistance, de sorte qu'une présence juive subsista à Trikala après la guerre.

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Les Juifs de Trinidad-et-Tobago · Caraïbes

La présence juive à Trinidad remonte aux réseaux marchands séfarades des Caraïbes à l'époque coloniale, mais c'est surtout aux XIXe et XXe siècles que se constitua une communauté plus visible, renforcée par des immigrants d'Europe et, dans les années 1930-1940, par des réfugiés fuyant le nazisme. Établis pour beaucoup dans le commerce, ses membres formèrent une communauté de petite taille. Une vie communautaire, avec lieu de culte, s'organisa notamment à Port of Spain. La communauté est demeurée réduite tout au long de son histoire.

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Les Juifs de Trnava (Nagyszombat) · Europe centrale

Ancienne communauté médiévale de Slovaquie occidentale, expulsée puis reconstituée à l'époque moderne.

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Les Juifs de Troyes (Rachi) · Europe occidentale

Communauté champenoise du XIe siècle, patrie de Rachi, foyer majeur de l'exégèse biblique et talmudique ashkénaze.

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Les Juifs de Tultchyn · Europe orientale

Communauté de Podolie anéantie lors des massacres de Khmelnytsky en 1648, lieu emblématique des chroniques juives.

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Les Juifs de Tunis (Tunisois) · Afrique du Nord

Installés à Tunis depuis l'Antiquité, les Juifs de la capitale tunisienne formaient une communauté urbaine ancienne et stratifiée, distinguant les Twansa (Toshavim, autochtones de rite tunisien) des Grana (Livournais d'origine, venus d'Italie). Concentrés longtemps dans la hara, ils étaient artisans, marchands, orfèvres et, sous le Protectorat français, de plus en plus présents dans le commerce moderne et les professions libérales, beaucoup adoptant la langue et la culture françaises. La communauté disposait de synagogues, d'écoles, dont celles de l'Alliance israélite universelle, et d'institutions rabbiniques actives. Après l'indépendance de la Tunisie en 1956, et plus encore après les tensions des années 1960, la grande majorité émigra vers la France, Israël et l'Amérique du Nord.

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Les Juifs de Turin · Europe occidentale

Turin, capitale du Piémont, abritait une ancienne communauté juive italienne (Italkim), longtemps confinée au ghetto sous l'Ancien Régime. Les Juifs du royaume de Sardaigne furent émancipés en 1848 par le Statut albertin, et ceux de Turin participèrent activement au Risorgimento et à la construction de l'Italie unifiée, certains accédant à des fonctions importantes dans l'armée, l'administration et la vie publique. La ville se dota d'une grande synagogue, la Mole témoignant de son ambition initiale. Sous le fascisme, les lois raciales puis l'occupation allemande frappèrent la communauté, qui se reconstitua après guerre et reste active.

2 sources

Les Juifs de Varna · Balkans

Varna, port bulgare de la mer Noire, abritait une communauté juive en grande partie séfarade, active dans le commerce maritime et les échanges de la région. De langue judéo-espagnole, ses membres étaient organisés autour de leurs synagogues et de leurs institutions. Comme l'ensemble des Juifs des anciennes frontières bulgares, la communauté échappa à la déportation durant la Seconde Guerre mondiale. Après l'indépendance de l'État d'Israël, la grande majorité de ses membres émigra, principalement vers Israël.

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Les Juifs de Varsovie · Europe orientale

Plus grande communauté juive d'Europe avant 1939, centre culturel et religieux majeur, anéantie dans le ghetto de Varsovie.

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Les Juifs de Veria (Berée) · Grèce

Communauté romaniote puis séfarade de Macédoine grecque, dont la synagogue subsiste dans le quartier de Barbouta.

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Les Juifs de Vérone · Europe occidentale

Communauté vénète dotée d'un ghetto en 1599, l'une des plus anciennes d'Italie du Nord.

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Les Juifs de Vinnytsia · Europe orientale

Centre juif important de Podolie, durement frappé par la Shoah lors des massacres de 1941-1942.

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Les Juifs de Vitebsk · Europe orientale

Vitebsk, en Biélorussie, fut un foyer d'une riche communauté yiddishophone où les Juifs constituaient une part importante de la population urbaine. Marchands, artisans et ouvriers, ils animaient synagogues, maisons d'étude et institutions communautaires, et la ville devint au début du XXe siècle un centre artistique notable, patrie du peintre Marc Chagall et siège d'une école d'art d'avant-garde. Sous le régime soviétique, la vie religieuse fut réprimée tandis que persistait une culture juive sécularisée. Lors de l'occupation allemande, la communauté fut enfermée dans un ghetto et presque entièrement exterminée en 1941.

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Les Juifs de Volos · Grèce

Volos, port de Thessalie, abrita une communauté juive comptant une composante romaniote ancienne ainsi que des Séfarades, active dans le commerce, notamment maritime. La communauté disposait de synagogues et d'institutions et participait à la vie de la ville. Lors de l'occupation de la Grèce pendant la Seconde Guerre mondiale, une partie des Juifs de Volos échappa à la déportation grâce à des avertissements et à l'aide de la population et de la Résistance grecques, ainsi qu'à des autorités locales et religieuses, beaucoup parvenant à se cacher dans les villages environnants. Malgré des pertes, une part notable de la communauté survécut, et une présence juive s'y maintint après guerre.

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Les Juifs de Volozhin · Europe orientale

Siège de la célèbre yeshiva de Volozhin, fondée en 1803, modèle des académies talmudiques lituaniennes.

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Les Juifs de Wellington · Océanie

Communauté de la capitale néo-zélandaise, fondée au milieu du XIXe siècle.

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Les Juifs de Xanthi · Balkans

Xanthi, en Thrace occidentale grecque, abritait une communauté séfarade dont les membres travaillaient principalement dans le négoce du tabac, activité majeure de la région. De langue judéo-espagnole, ils étaient organisés autour de leur synagogue et de leurs institutions communautaires. Lors de la Seconde Guerre mondiale, la région passa sous occupation bulgare, et la communauté fut déportée en 1943 et anéantie dans les camps nazis.

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Les Juifs de Zagreb (Agram) · Europe centrale

Zagreb (Agram en allemand) abrita la principale communauté juive de Croatie, formée surtout d'Ashkénazes germanophones et hongrois installés à partir du début du XIXe siècle, à mesure que les restrictions de résidence étaient levées. Très intégrée à la bourgeoisie urbaine, la communauté fut active dans le commerce, l'industrie, la médecine et les professions libérales, et se dota d'institutions modernes ainsi que d'une grande synagogue. La vie communautaire mêlait courants néologue (réformé) et orthodoxe, à l'image de l'aire austro-hongroise. Après l'instauration en 1941 de l'État indépendant de Croatie dirigé par le mouvement oustachi, allié de l'Allemagne nazie, la communauté fut soumise à des lois persécutrices puis à la déportation, et la grande majorité de ses membres fut assassinée dans les camps oustachis et nazis. Une communauté réduite se reconstitua après 1945.

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Les Juifs de Zante (Zakynthos) · Grèce / Méditerranée

Zante (Zakynthos), île ionienne longtemps sous domination vénitienne puis britannique, abrita une communauté juive comprenant des Romaniotes et des Italkim (Juifs italiens), reflet de ses liens avec le monde vénitien. Ses membres étaient actifs dans le commerce et l'artisanat. L'histoire de cette communauté est restée célèbre pour son sort durant la Seconde Guerre mondiale : selon la tradition rapportée, l'évêque orthodoxe et le maire de l'île refusèrent de livrer la liste des Juifs aux occupants et organisèrent leur protection, de sorte que l'ensemble de la communauté survécut à la Shoah. Après la guerre, la plupart des Juifs quittèrent l'île, notamment pour Israël et Athènes.

2 sources

Les Juifs des Acores (Portugal) · Europe / Atlantique

Aux Açores, archipel portugais de l'Atlantique, s'établirent dès l'époque moderne des nouveaux-chrétiens (cristãos-novos), descendants de Juifs convertis de force au Portugal. Soumis à la surveillance de l'Inquisition, certains conservèrent discrètement des pratiques crypto-juives sur plusieurs îles. Au XIXe siècle, après l'abolition de l'Inquisition, des Juifs venus notamment d'Afrique du Nord s'installèrent dans les îles, fondant des communautés et des cimetières, en particulier à Ponta Delgada et à Angra. Ces communautés demeurèrent réduites et finirent par s'éteindre par émigration et assimilation, laissant des vestiges patrimoniaux.

2 sources

Les Juifs des îles Caïmans · Caraïbes

La présence juive aux îles Caïmans se rattache aux réseaux marchands séfarades des Caraïbes, des familles d'origine jamaïcaine et curaçaolaise ayant pu fréquenter l'archipel dans le cadre du commerce régional à l'époque coloniale. Cette présence demeura marginale et ne donna pas lieu à une communauté organisée et durablement implantée. Une vie juive a pu réapparaître à l'époque contemporaine avec l'essor du territoire comme place financière. L'enracinement historique y resta toutefois ténu.

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Les Juifs du Caire (rabbanites) · Afrique du Nord

Communauté rabbanite de Fostat puis du Caire, connue par la guéniza de la synagogue Ben Ezra, distincte des Karaïtes locaux.

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Les Juifs du Cap (Cape Town) · Afrique australe

Le Cap (Cape Town) abrita la plus ancienne communauté juive d'Afrique du Sud, la présence juive y étant attestée dès les débuts de l'établissement européen au Cap de Bonne-Espérance, et une congrégation organisée s'y forma dans la première moitié du XIXe siècle. La communauté fut ensuite considérablement renforcée par l'immigration de Litvaks à partir de la fin du XIXe siècle. Active dans le commerce et les professions, elle se dota de synagogues, d'écoles et d'institutions communautaires et joua un rôle marquant dans la vie de la ville. Comme l'ensemble du judaïsme sud-africain, elle connut une émigration importante après 1994, tout en demeurant une communauté implantée et structurée.

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Les Juifs du Kef (Le Kef) · Afrique du Nord

Communauté de la ville du nord-ouest tunisien, mêlant Twansa et apports d'origine algérienne.

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Les Juifs du Paraguay · Amérique du Sud

La communauté juive du Paraguay, concentrée à Asunción, se forma au XXe siècle à partir d'immigrants venus d'Europe de l'Est ainsi que de Sépharades, dans un pays à l'immigration juive plus modeste que ses voisins. Le Paraguay servit aussi, dans les années 1930-1940, de pays de transit ou de refuge à des Juifs fuyant les persécutions en Europe. Les immigrants s'établirent surtout dans le commerce et développèrent une vie communautaire dotée de synagogues et d'organisations. Toujours réduite, la communauté connut un déclin par émigration vers l'Argentine, Israël et d'autres pays dans la seconde moitié du XXe siècle.

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Les Juifs du Tafilalet (Rissani-Erfoud) · Afrique du Nord

Le Tafilalet, oasis du sud-est marocain arrosée par la vallée du Ziz (Rissani, Erfoud), est l'héritier de Sijilmassa, métropole caravanière fondée en 757 par les Berbères Meknasa. Dès le IXe siècle s'y développe une communauté juive florissante, attirée par le rôle de la ville comme carrefour du commerce transsaharien de l'or. Sijilmassa devint un grand centre d'étude de la Torah, doté d'une yeshiva et d'un tribunal rabbinique dirigés jusqu'au milieu du XIIe siècle par Rav Yosef bar Amram ; ses sages entretenaient des liens avec Fustat, Kairouan, l'Espagne et la Babylonie, adressant leurs questions halakhiques aux Gaonim (ainsi une réponse de Rav Haï Gaon). Sous le calife omeyyade al-Mansour, le marchand de soie Yaakov ben Ju fut même intronisé nagid de la ville et des communautés voisines. Les conquêtes successives brisèrent cet âge d'or : passée aux Fatimides puis aux Almoravides (1055/56), la ville déclina, ses étudiants gagnant les yeshivot d'Espagne, notamment celle de R. Yosef ibn Migash. La prise almohade de 1147 fut tragique : la tradition rapporte que 150 Juifs y moururent en martyrs (al kiddouch hachem), d'autres se convertissant en apparence ou fuyant vers le Draa ; R. Abraham ibn Ezra composa une élégie décrivant Sijilmassa comme « ville de génies et de sages, ville de la Michna et du Talmud ». Un reste subsista jusqu'au XIIIe siècle avant que la ville ne s'efface de la conscience historique et ne soit rasée en 1818 par les Aït Atta. La région, désormais nommée Tafilalet, réapparaît dans les sources au XVIIe siècle. Une élégie décrit l'épidémie de 1679 qui, en trois mois, emporta 4600 des quelque 5000 âmes de la communauté, dont trois dayanim en chef. Se constituent alors, selon l'historien Shalom Bar-Asher, plusieurs communautés : Gris (Goulmima), dirigée par la famille Dahan — R. Shlomo Dahan, auteur de « Naot Deshe » (1735) — puis les Ben Simhon et Abikzer ; Ksar es-Souk, aux mains des Le'asri ; Boudnib (Yelloz, puis Shneior) ; et le Tafilalet proprement dit, dominé par la dynastie Abihatsira, issue de R. Yaakov (Abir Yaakov), né en 1808 au village de Tabou'atsemt, dayan et kabbaliste, auteur de « Pituhei Hotam » et du recueil de piyyoutim « Yagel Yaakov ». Au XXe siècle, Tafilalet-sud (Rissani, dite Lamlah) demeure le cœur spirituel de la région, tandis que naissent les villes neuves d'Erfoud (1915) et de Béchar (1903, en Algérie), regroupant ensemble jusqu'à environ 8000 Juifs. À partir des années 1930, toutes les communautés relèvent de l'hégémonie des sages Abihatsira : le tribunal rabbinique d'Erfoud, sous R. Israel (Baba Sali) puis son fils R. Meir Abihatsira, fut reconnu par l'administration française puis par le pouvoir arabe comme l'autorité centrale du Tafilalet ; la yeshiva de formation des officiants du culte passa de Tafilalet à Boudnib (1920) puis à Erfoud. L'économie, majoritairement juive, reposait sur le commerce (tissus, thé, sucre), l'artisanat (menuisiers, cordonniers, tailleurs, orfèvres), la possession de palmeraies et de champs cultivés par des Arabes, et les services du culte ; les relations judéo-arabes étaient bonnes, Juifs et musulmans habitant parfois mêlés (Erfoud, Béchar), parfois séparés dans le mellah. Chaque ville était administrée par un comité (vaad) de sept notables et un nagid, les villages ruraux par un « cheikh ». Aux synagogues, bains, mikvaot et cimetières s'ajoutaient sept confréries à Erfoud et un Talmud Torah ; l'Alliance israélite universelle ouvrit des écoles à Rissani, Ksar es-Souk, Rich et Talsint. Parmi les coutumes propres figurent la ketubah « filalienne » de type Sijilmassa, extrêmement courte et sobre, qui perpétua jusque vers 1950 la formule « ici, au lieu de Sijilmassa, sise sur le fleuve Ziz » — signe d'une continuité territoriale du Xe au XXe siècle ; les rites nuptiaux étalés sur un mois (houppa en forme de soukka de branches de dattier) ; la « lilt lehedka » précédant la circoncision ; et le rare jeûne hebdomadaire de six jours et six nuits (« sti'ya »), que R. Yaakov Abihatsira fut le premier à observer. Toutes les communautés se vidèrent par l'aliyah : Béchar en 1962, Erfoud vers 1975, l'ensemble monté en Israël au plus tard vers 1980.

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Litvaks (Juifs lituaniens) · Lituanie, Biélorussie, Lettonie

Ashkénazes du Grand-Duché de Lituanie, rationalistes et talmudistes (Gaon de Vilna), opposés au hassidisme.

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Maaravim de Jérusalem (Edah HaMaaravit) · Jérusalem (Vieux Yichouv)

Communauté maghrébine de Jérusalem fondée en 1860 par David ben Shimon.

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Malabari · Inde (Kerala)

Sous-groupe « noir » des juifs de Cochin, le plus ancien, majoritairement parti en Israël.

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Marranes / Anussim · Péninsule Ibérique

Juifs convertis de force au christianisme pratiquant le judaïsme en secret.

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Mizrahim · Moyen-Orient

Moyen-Orient (Irak, Iran, Syrie, Kurdistan). Héritiers des communautés babyloniennes, traditions talmudiques et gaoniques.

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Nouveaux-chrétiens (Cristãos-novos) · Espagne, Portugal

Juifs convertis au catholicisme, au statut social distinct sous l'Inquisition.

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Paradesi · Inde (Kerala, Cochin)

Juifs « blancs » de Cochin, descendants de séfarades, synagogue de 1568.

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Romaniotes · Empire byzantin / Grèce

Juifs grécophones de l'Empire byzantin, présents avant même la dispersion séfarade post-1492. Minhag Romania.

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Samaritains (Shomronim) · Terre d'Israël (Naplouse, Holon)

Communauté israélite du mont Garizim, ~800 membres à Kiryat Luza et Holon.

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Séfarades · Péninsule Ibérique → diaspora

Issus de la péninsule Ibérique avant et après les expulsions de 1492–1497. Dispersés vers l'Empire ottoman, les Pays-Bas, l'Italie, les Amériques. Langue : ladino / judéo-espagnol.

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Séfarades ottomans (judéo-espagnols) · Empire ottoman, Méditerranée orientale

Exilés d'Ibérie de langue ladino-judezmo, monde culturel distinct dans l'Empire ottoman.

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Subbotniks (judaïsants russes) · Russie

Paysans russes « observant le sabbat » ayant adopté des pratiques judaïques dès le XVIIIe siècle, dont une partie se convertit pleinement. Beaucoup furent déportés au Caucase puis émigrèrent en Israël.

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Toshavim / Megorashim · Maghreb

Au Maghreb, la dualité entre juifs autochtones (toshavim) et expulsés d'Espagne (megorashim) structure des siècles de vie communautaire.

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Yekkes (Juifs allemands) · Allemagne, Europe centrale

Juifs d'origine allemande au minhag ouest-européen ; émigrés au Yichouv dès 1933.

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Yéménites · Yémen

Communauté du Yémen, isolée et préservée pendant plus de deux millénaires. Liturgie et prononciation proches de l'hébreu biblique.

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