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Zakhor
Mémoire🌳 Maghrébine· Publié le 20 août 2026

Famille Sedriss

אביסדריס

Origine du nom, histoire et généalogie de la lignée Sedriss — un nom de famille juif et les traces qu’il a laissées.

Famille juive d'Afrique du Nord, attestée dans les communautés de Algérie. Maurice Eisenbeth recense 4 variantes orthographiques de ce patronyme dans son dictionnaire onomastique de 1936. La notice décrit les lieux d'implantation, les formes graphiques et, lorsque connues, les figures rabbiniques ou communautaires associées à la lignée. Sens du nom : nom hébraïque : abi (père) + Esdris, personnage biblique — source…

Origine géographique : Algérie

registre Mémoire · dépositaire, non propriétaire

Carte de la lignée

Fès · non daté · Mémoire (transmis)FèsFoyer d'origine — Alger · attesté en 1936 (Eisenbeth)Alger
Foyer d'origine Diaspora Mémoire (transmis)Régions reconstituées à partir des origines et de la diaspora documentées.
Le Grand Livre de cette lignée

Le Grand Livre — Sedriss

Introduction

À Alger, à Constantine, à Oran ou dans l'une des bourgades de l'intérieur, une famille portait ce nom : Sedriss. Le patronyme figure dans le dictionnaire onomastique que Maurice Eisenbeth, Grand Rabbin d'Alger, publia en 1936 avec le soutien du Gouvernement Général de l'Algérie — quatre variantes graphiques pour un même nom, recensées au terme d'un dépouillement systématique de toutes les listes nominatives de communes d'Algérie. Ce fait simple — quatre formes d'un même patronyme, consignées dans un seul ouvrage savant — est le point de départ de ce livre.

Ce Grand Livre part d'une présence documentée dans les communautés juives d'Algérie au tournant des années 1930, d'une lignée ancrée dans une géographie précise, d'un nom dont la structure porte la trace d'une figure biblique fondatrice, et d'un contexte historique — celui des Juifs d'Afrique du Nord — qui est l'un des plus riches et des plus tragiques du monde méditerranéen. Là où les sources permettent d'établir des faits, nous les établissons ; là où la documentation fait défaut, nous le disons franchement ; là où une vertu — transmission du savoir, solidarité communautaire, fidélité à la mémoire — naît d'un fait rapporté, nous la nommons sans l'inventer.

La principale source documentaire est l'ouvrage d'Eisenbeth lui-même, Les Juifs de l'Afrique du Nord : démographie et onomastique (Alger, 1936), seul instrument de référence qui atteste le patronyme Sedriss dans les registres algériens. Viennent s'y ajouter les travaux d'Abraham I. Laredo sur l'onomastique judéo-marocaine, qui permettent d'élucider l'étymologie du nom, les réflexions de zakhor-online.com sur la philosophie juive et la figure d'Esdras sous-jacente au patronyme, et le cadre général que les historiens des Juifs d'Algérie — André Chouraqui, Michel Abitbol, Robert Attal, Carol Iancu — ont construit pour la communauté au sein de laquelle cette lignée a vécu.

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Versions (1)
  1. v1 · courante · 20 août 2026

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Histoire

Famille juive d'Afrique du Nord, attestée dans les communautés de Algérie. Maurice Eisenbeth recense 4 variantes orthographiques de ce patronyme dans son dictionnaire onomastique de 1936. La notice décrit les lieux d'implantation, les formes graphiques et, lorsque connues, les figures rabbiniques ou communautaires associées à la lignée. Sens du nom : nom hébraïque : abi (père) + Esdris, personnage biblique — source : Dafina, « Les noms des Juifs du Maroc ».

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Variantes du nom (9)

Un même nom, cent visages.

Le même patronyme, transcrit différemment selon les langues, les époques et les diasporas.

Latin8

AbesdrisAbisdrisAbisdrissAbistrisAbizdrizSEFARABISORISABIDRIS

עברית · Hébreu1

אביסדריס

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En mémoire

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Œuvres & textes (1)

Documents publiés sur Zakhor rattachés à cette lignée par leurs mots-clés.

scientifique1936

Les juifs d'Afrique du Nord

Maurice Eisenbeth

Les juifs de l'Afrique du Nord : démographie et onomastique est un ouvrage publié à Alger en 1936 par Maurice Eisenbeth (1886-1957), alors Grand Rabbin d'Alger. Il s'agit de la première étude systématique des populations juives d'Afrique du Nord — Maroc, Algérie, Tunisie et Libye — fondée à la fois sur les recensements coloniaux, les registres communautaires et un dépouillement méthodique des patronymes. L'ouvrage se divise en deux grandes parties. La première partie, démographique, établit les effectifs, la répartition géographique et la structure par communautés des juifs nord-africains au tournant des années 1930, à partir des données statistiques françaises, espagnoles et italiennes disponibles à l'époque, croisées avec les archives rabbiniques locales. Eisenbeth y décrit, commune par commune, les grandes communautés (Alger, Constantine, Oran, Tunis, Fès, Casablanca, Tripoli…) mais aussi des dizaines de communautés plus modestes des oasis, de l'Atlas et du Sud tunisien. La seconde partie, onomastique, constitue le cœur durable de l'ouvrage et explique sa postérité. Eisenbeth y dresse un catalogue raisonné de plusieurs centaines de patronymes portés par les juifs d'Afrique du Nord, en indiquant pour chacun : son étymologie probable (hébraïque, araméenne, arabe, berbère, judéo-espagnole, italienne ou toponymique), ses variantes orthographiques, son aire de diffusion géographique et les lignées rabbiniques ou marchandes notables qui l'ont porté. Il s'appuie sur une documentation de première main — registres de ketoubot, actes de tribunal rabbinique, listes d'offrandes synagogales, épitaphes de cimetières — et entreprend le premier classement typologique des noms de famille judéo-maghrébins : noms bibliques, noms sacerdotaux (Cohen, Levi), toponymes ibériques hérités de l'expulsion de 1492 (Toledano, Narboni, Corcos), toponymes maghrébins (Tetouani, Mrejen, Fezzani), arabismes descriptifs (Abitbol, Dahan, Chriqui), surnoms professionnels (Sayag, Neggar), et patronymes spécifiquement rabbiniques. Par sa méthode comme par son ampleur, cet ouvrage demeure, près d'un siècle plus tard, une référence incontournable de la généalogie juive nord-africaine et de la recherche sur les identités juives maghrébines. Il a nourri toutes les études ultérieures — Paul Sebag, Robert Attal, Joseph Tolédano, Michaël Laskier — et constitue pour des dizaines de milliers de familles issues d'Afrique du Nord la porte d'entrée vers l'histoire de leur nom.

Les jours de ce livre

Ce livre ne porte encore aucun jour de mémoire. Les sources qui documentent Sedriss donnent des années et des siècles, jamais un jour ; nous n'en fabriquons pas.

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Bibliographie

  • Maurice Eisenbeth, Les Juifs de l'Afrique du Nord : démographie et onomastique (1936)
  • Joseph Toledano, Les Noms de famille des Juifs d'Afrique du Nord (2003)
  • Joseph Toledano, Une histoire de familles : les noms de famille juifs d'Afrique du Nord, des origines à nos jours (1999)
  • Abraham I. Laredo, Les Noms des Juifs du Maroc : essai d'onomastique judéo-marocaine (1978)
  • André Goldenberg, La Saga des Juifs d'Afrique du Nord (2014)
  • Paul Sebag, Les noms des Juifs de Tunisie. Origines et significations (2002)
  • Catherine Chalier, La trace de l'infini. Emmanuel Levinas et la source hébraïque (2002)
  • Leo Strauss, Pourquoi nous restons juifs. Révélation biblique et philosophie (2001)
  • Robert Attal, Les Juifs d'Afrique du Nord : bibliographie (1993)
  • André Chouraqui, Histoire des Juifs en Afrique du Nord (1985)
  • Carol Iancu (dir.), Juifs et judaïsme en Afrique du Nord dans l'Antiquité et le haut Moyen-Âge (1985)
  • Michel Abitbol, Les Juifs d'Afrique du Nord sous Vichy (1983)
  • Maurice Eisenbeth, Les Juifs de l'Afrique du Nord — Démographie & Onomastique, Imprimerie du Lycée, Alger (1936)
  • Abraham I. Laredo, Les Noms des Juifs du Maroc, CSIC, Madrid (1978)

Tags

#sedriss#eisenbeth#afrique-du-nord#onomastique#patronyme-juif#algerie

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