BOCCACCIO, GIOVANNI, DANS LA LITTÉRATURE JUIVE
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Parmi les traductions en judéo-allemand de livres et légendes populaires, tels que Bevis of Hampton, la légende arthurienne et Till-Eulenspiegel, il en est une de sept histoires du « Décaméron » de Boccaccio (1313-75). Le traducteur, Joseph (de) Maarsen, publia plusieurs ouvrages en judéo-allemand. Le petit volume de 36 feuillets parut à Amsterdam en 1710 sous le titre « Schöne Artliche Geschichten », et contient, selon Steinschneider, les contes suivants : « Andrew of Perugia », « Beritola », « Gilford », « The Three Brothers », « Landolf », « The Daughter of the Sultan of Babylon » et « The Count of Anguerra ». Il peut avoir été tiré de la version néerlandaise de Boccaccio publiée en 1644. Sur la page de titre, le traducteur a imprimé un compte rendu rimé des mérites du livre, et parle d'édition des parties ii à v, en sus de la partie i. Dans la préface, il dit :
« Le livre d'où j'ai copié ces Ma'asim avait plus de 100 ans ; et à cette époque la langue néerlandaise était beaucoup plus rude qu'elle ne l'est maintenant. Le lecteur aimable et bienveillant voudra donc bien m'excuser si ma langue n'est par-ci par-là pas tout à fait correcte. J'ai essayé de la rendre telle que chacun puisse me comprendre. J'aurais pu la traduire en pur allemand (Sauber Deutsch) ; mais alors elle eût été inintelligible en Hollande. J'aurais aussi pu la traduire en néerlandais (Hollandsch-Deutsch). Mais alors les « Hoch-Deutsche Yehudim » ne l'auraient pas comprise. J'ai donc écrit dans un allemand ni trop élevé ni trop bas. »
Il dit aussi qu'il a eu soin de ne pas introduire de mots hébreux, car il tient pour un péché de mêler la langue sainte avec une langue étrangère.