AḳDAMUT ()
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Un poème mystique, écrit en araméen par Meir ben Isaac Nehorai, qui dans l'usage ashkénaze est interpolé après le verset d'ouverture de la leçon de la Loi au premier jour de la Fête des Semaines. Il est traditionnellement associé à deux mélodies de dates différentes. La plus ancienne (A) est un chant, utilisé aussi pour « l'appel » du _ḥatan Torah_ (fiancé de la Loi) à la Fête de la Réjouissance de la Loi. C'est un exemple intéressant du huitième mode (hypomixolydien) dans le système médiéval, ou de plain-chant, qui est la tonalité d'une grande part de la musique récitative plus ancienne de la Synagogue. L'autre mélodie traditionnelle (B) de cet hymne est d'une origine beaucoup plus tardive. Il n'y a aucune raison de supposer qu'elle soit autre que la composition d'un ḥazan d'Allemagne centrale au dix-huitième siècle. Elle a été élevée à la dignité d'un thème représentatif pour la fête ([comparer Addir Hu](/articles/788-addir-hu)), et comme telle est citée extensivement dans le rendu du [Hallel](/articles/7109-hallel) (Ps. cxvi. 16-19, cxvii.). Probablement son traitement musical le plus fin a été celui de J. L. Mombach, écrit vers 1870 pour la Grande Synagogue de Londres—une composition d'un grand intérêt.