TAMAN : Région of southern Russia, on the Taman Peninsula, between the Sea of Azov and the Black Sea. In ancient times it was inhabited by Greek colonies, especially the kingdom of Bosporus, which extended from the Taman Peninsula to the Caucasus. The most important town was Panticapæum (q.v.). After the fall of the Bosporan kingdom the region passed under the dominion of various peoples—Goths, Huns, Khazars, and finally the Genoese, who held it until the sixteenth century. When the Russians conquered it from the Turks in 1783, the Jewish inhabitants numbered about 3,000. In 1804 they numbered about 4,000, and the Jewish population has since increased. The Karaites (q.v.) formed a considerable element among the Jews of Taman. The history of the Jews of Taman forms an interesting chapter in the annals of Jewish life in Russia. In the latter part of the eighteenth century many Jews from Poland and Lithuania emigrated to Taman in order to escape the persecutions of the Chmielnicki period (see Chmielnicki). The records of the Jewish community of Taman date from about 1750. The Jews followed various occupations, chief among which were agriculture, fishing, and trade.
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Péninsule entre la mer Noire et la mer d'Azof ; actuellement incluse dans la province russe de Kouban. Elle contient l'établissement cosaque de Taman, qui avait (1897) une population de 4 291 habitants. La péninsule était le siège de colonies grecques prospères au début de l'ère chrétienne. Qu'un grand nombre de Juifs y aient vécu à cette époque et par la suite est attesté par l'historien byzantin Théophane (mort en 817) dans sa « Chronographia ». En 680 (ou 679) Taman fut capturée par les Khazars, et devint alors connue sous le nom de Tame, d'où provient le russe Tmutarakan. La péninsule et l'établissement près du site de la ville actuelle de Taman étaient connus aussi sous d'autres noms, dont Matega (par les Vénitiens). En 965 les Khazars furent expulsés de Taman par le prince russe Swyatoslaw, une colonie russe étant établie à Tmutarakan ; et en 1016 ils furent chassés de leurs possessions criméennes restantes. En 1475, au moment de la conquête de la Crimée par Mohammed II, Taman était sous le règne des Guizolfis, descendants du Juif génois Siméon de Guizolfi ([voir Guizolfi, Zacharias](/articles/6936-guizolfi-giexulfis-zacharias-de)).
Dans les fouilles effectuées sur la péninsule de Taman après le milieu du dix-neuvième siècle, environ soixante pierres tombales qui marquaient autrefois des sépultures juives furent découvertes. Les inscriptions sur deux de ces pierres tombales ont été partiellement déchiffrées ; sur les autres, seules quelques lettres hébraïques pouvaient être distinguées. Toutes portent des symboles juifs—candélabres, shofar et lulab. Des deux inscriptions partiellement déchiffrées, l'une appartient au quatrième ou cinquième siècle, et contient le nom de Menahem, fils d'Amtz ; l'autre remonte au huitième ou neuvième siècle, et contient les mots « dans ce tombeau repose le corps de Mir[iam] ». Une dalle de marbre qui forme une partie du mur dans la loge de la synagogue à Théodosie porte le nom du « respecté Joshua, fils de Meïr de Taman Ashkenazi », qui mourut le mercredi, le 27 de Ṭebet, 5269 (31 décembre 1508). [Voir Crimée](/articles/4765-crimea) ; [Kaffa](/articles/9116-kaffa) ; [Karaïtes](/articles/9211-karaites-and-karaism) ; [Kertch](/articles/9288-kertch).