BAKRI, DAVID BEN JOSEPH COEN
Este verbete ainda não está traduzido: é apresentado em francês.
Chef des Juifs algériens ; financier ; né vers 1770 ; décapité le 4 février 1811. Ses grandes capacités financières le placèrent de bonne heure à la tête de l'importante maison « Bakri Brothers », fondée par son père. En 1797, David épousa Aziza, nièce du puissant Naphtali Busnash, qui devint alors associé à la maison, laquelle prit dès lors le nom « Bakri Busnash ». Appuyée par la régence, qui n'était qu'un instrument entre les mains de Busnash, et habilement gérée par David, l'étendue des transactions de la compagnie atteignit les plus hautes proportions. Leurs vaisseaux sillonnaient les mers ; et de nombreux gouvernements européens leur confièrent la gestion de leurs affaires monétaires en Algérie. À plusieurs reprises, ils osèrent défier le gouvernement britannique en achetant auprès de corsaires français les vaisseaux qu'ils avaient capturés aux alliés. Pendant la disette en France, ils fournirent à cette dernière une quantité considérable de blé à crédit ; et sur leur conseil, le dey autorisa un prêt au Directoire français de cinq millions de francs, dont le crédit leur fut finalement transféré. Le règlement de ce prêt provoqua trente ans plus tard la rupture définitive entre la régence et la France, et, finalement, la conquête de l'Algérie par les Français. À l'assassinat de Busnash et aux émeutes anti-juives qui en suivirent, la maison « Bakri Busnash » devint insolvable ; et David lui-même fut jeté en prison sous le prétexte que la maison devait à la régence une somme de cinq millions de francs. Remis en liberté sous promesse de payer la dette alléguée, il réussit bientôt à reconstituer la maison « Bakri », grâce à l'aide qu'il reçut de plusieurs gouvernements européens pour les services qu'il leur avait rendus. Il réussit même à gagner la confiance du nouveau dey, qui le nomma en 1806 chef des Juifs algériens. Ce poste s'avéra fatal pour lui. Son ennemi irréconciliable, David Duran, qui convoitait cet office, ne recula devant aucun scrupule pour saper la position de Bakri. Ce dernier fut accusé de haute trahison et décapité.