1900 – 1939
Persécution légale
1938-1939·Tripoli (Libye)
Le bilan est reproduit tel que la source l’écrit — jamais arrondi, jamais additionné à un autre. Les bilans se recouvrent d’un événement à l’autre.
les lois raciales italiennes étendues à la colonie, les Juifs chassés de la fonction publique et des écoles, leurs entreprises placées sous tutelle
La Libye italienne comptait la communauté juive la plus nombreuse d'Afrique du Nord après celles du Maroc et de l'Algérie, et elle avait été traitée avec des égards par l'administration coloniale, qui voyait en elle un relais. Les lois raciales adoptées à Rome furent étendues à la colonie par décret : les Juifs furent chassés de la fonction publique et des écoles, leurs entreprises placées sous tutelle, leurs titres retirés. Le gouverneur Italo Balbo s'y opposa longtemps, jugeant la mesure contraire aux intérêts de la colonie, et en retarda l'application sur plusieurs points ; sa mort mit fin à ces réserves. À Tripoli, la mesure la plus lourde pour la vie quotidienne fut l'obligation d'ouvrir boutique le samedi, dont le refus valut la flagellation publique à des commerçants. La communauté perdit en deux ans ce que trois générations avaient construit, avant que la guerre n'amène les camps.
- Période :
- 1900 – 1939
- Nature :
- Persécution
- Région :
- Égypte et Maghreb
- Pays :
- Libye
Renzo De Felice, *Ebrei in un paese arabo* ; Maurice Roumani, *The Jews of Libya* ; *Encyclopaedia Judaica*, article « Libya ».