Antiquité
« Guerre de Kitos » : anéantissement des communautés d'Alexandrie, de Cyrène et de Chypre
115-117·Cyrénaïque, Égypte, Chypre, Mésopotamie
Le bilan est reproduit tel que la source l’écrit — jamais arrondi, jamais additionné à un autre. Les bilans se recouvrent d’un événement à l’autre.
Pendant que Trajan menait sa campagne contre les Parthes, les communautés juives de Cyrénaïque, d'Égypte, de Chypre et de Mésopotamie se soulevèrent presque en même temps. Les chefs de la révolte, Loukouas en Cyrénaïque et Artémion à Chypre, sont nommés par les sources ; le premier reçoit chez les chroniqueurs le titre de roi.
L'insurrection fut d'une violence extrême dans les deux sens. Les temples de Cyrène, dont l'inscription de restauration subsiste, furent détruits, la campagne ravagée ; la répression, menée en Mésopotamie par Lusius Quietus, anéantit les communautés qui s'étaient soulevées. Chypre interdit ensuite son territoire aux Juifs, sous peine de mort, y compris aux naufragés.
Alexandrie, déjà frappée cinquante ans plus tôt, perdit ce qui restait de sa grande communauté et de ses institutions ; les papyrus égyptiens montrent des biens juifs confisqués et une fête locale célébrant longtemps la victoire.
- Période :
- Antiquité
- Nature :
- Massacre
- Région :
- Égypte et Maghreb
- Pays :
- Cyrénaïque, Égypte, Chypre
Dion Cassius ; Eusèbe de Césarée, *Histoire ecclésiastique* ; papyrus documentaires d'Égypte romaine.