13 785 Grandes Figures du Judaïsme(43)
Les hommes et les femmes qui ont façonné la mémoire et la pensée juives — rabbins, poètes, philosophes, kabbalistes, savants. Chaque figure devient un Grand Livre : sa vie, son œuvre, sa postérité.
Rabbins, érudits, auteurs, bâtisseurs ou témoins : certaines figures ont marqué l'histoire et la mémoire de leur lignée, de leur communauté ou de tout un peuple. Les Grands Livres de figures rassemblent ces personnalités — leur vie, leur œuvre, leur héritage et les liens qui les rattachent aux familles et aux lieux. Une galerie vivante de ceux qui ont porté la transmission.
1828–1910
1919–1987 · Italie
Écrivain et chimiste italien, rescapé d'Auschwitz, auteur de Si c'est un homme, témoignage majeur sur la Shoah. Son œuvre interroge la condition humaine après les camps.
m. c. 1414
Grammairien, astronome et polémiste de Perpignan. Converti de force en 1391, il écrivit Al Tehi ka-Avotekha (« Ne sois pas comme tes pères »), satire anti-chrétienne déguisée en lettre d'encouragement à un converti. Son Maaseh Efod est un traité de grammaire hébraïque majeur.
v. 1350–1415 · Aragon
Grammairien, philosophe et polémiste, auteur du Maaseh Efod.
c. 2400 av. J.-C.
Vizir du pharaon Djedkarê Isesi, auteur des Maximes de Ptahhotep, l'un des plus anciens recueils de sagesse de l'humanité. Ses enseignements sur la justice, l'humilité et la parole mesurée préfigurent la littérature sapientielle biblique (Proverbes).
309-246 av. J.-C.
Pharaon d'Égypte qui, selon la tradition (Lettre d'Aristée), commanda la traduction de la Torah en grec (Septante) par 72 sages juifs à Alexandrie. Cette traduction est l'une des entreprises intellectuelles les plus importantes de l'Antiquité.
c. 2600 av. J.-C.
Reine d'Ur dont la sépulture royale, l'une des plus riches jamais découvertes en Mésopotamie, contenait un diadème d'or et des bijoux somptueux. Sa tombe atteste du statut élevé des femmes dans la civilisation sumérienne.
1738–1817 · Meknès (Maroc)
Compté parmi les grands érudits de sa génération à Meknès : kabbaliste, grammairien, mohel et copiste. Contraint de fuir sa ville natale en 1805 (dettes/troubles), il y revint en 1809. Documenté par le dictionnaire des familles de Joseph Toledano (portail Moreshet).
1924–2015 · Italie
Israeli scholar of comparative religion, Dean of Humanities at Hebrew University of Jerusalem, biographer of Joseph Karo, EMET Prize laureate (2005), co-editor of the Encyclopedia of the Jewish Religion.
mort en 1698 · Minden (Westphalie)
R. Joël de Wetzlar, rabbin, mourut à Minden (Westphalie) en 1698 (Jewish Encyclopedia, article « Wetzlar »). Aucune œuvre écrite ne lui est attribuée par la source.
1828–1903 · Né à Marrakech, études à Salé, actif à Constantine (Algérie)
Originaire de Marrakech, il étudia à Salé puis exerça à Constantine comme abatteur rituel et juge au tribunal rabbinique. Il laissa deux ouvrages imprimés à Tunis : un traité sur l'abattage rituel et un recueil de sermons paru après sa mort ; tous deux furent réédités à Jérusalem.
v. 1570 (XVIe s.) · Fès et Taroudant (Maroc)
Rabbin de Fès et Taroudant au XVIe siècle, auteur d'un recueil de sermons intitulé « Sefer Hadrachot », connu mais jamais imprimé.
1646 (activité de copie) · Tanam (Yémen)
Copiste de Tanam, il transcrivit lui aussi un exemplaire du Midrash ha-Gadol, financé par R. Abraham ben Saadia ha-Cohen. Illustre la tradition scribale continue de la famille/localité Tanam sur plusieurs siècles.
XVIIIe s. · Tunis (Tunisie)
Cité parmi les nombreux disciples (plus de cent) formés par R. Yosef Zarka selon la méthode d'étude 'iyoun, d'après les registres du Hida (liste des Sages de Tunisie).
rabbin connu à Meknès fin XVIIIe s. (m. v. 1835 selon une source) · Meknès (Maroc)
Rabbin de Meknès à la fin du XVIIIe / début du XIXe siècle, membre de la même famille Zenou. Documenté par Moreshet (dictionnaire Toledano).
1498 (activité de copie) · Tanam (district de Khawlan, Yémen)
Copiste de la communauté de Tanam, l'une des plus anciennes du Yémen (dite « resh galuta »). Il transcrivit un exemplaire du Midrash ha-Gadol, travail de copie financé par R. Abraham ben Saadia ha-Cohen. La communauté de Tanam, réputée pour l'étude talmudique, comptait de nombreux copistes.
XXᵉ–XXIᵉ s. · Israël (université de Tel-Aviv)
Historien israélien, professeur (chaire Elias Sourasky) d'histoire de l'Amérique latine et de l'Espagne à l'université de Tel-Aviv. Auteur ou éditeur de plus de cinquante ouvrages et de nombreux articles, notamment sur le péronisme et les communautés juives d'Argentine.
IIIe siècle · Babylonie
Exilarque et juge à Nehardea/Mahoza ; maître de Rav Nahman.
IIIe siècle
Babylonien disciple de R. Yohanan en Israël ; récits aggadiques fameux.
270–330 · Babylonie
« Rabba », chef de Poumbedita, dialecticien (« okér harim »).
IIIe–IVe siècle · Babylonie
Chef de l'académie de Sura, fils de Rav Huna ; 3e génération.
IVe siècle · Babylonie
Sage babylonien cité dans le Talmud ; 4e génération.
Ve siècle · Babylonie
Sage tardif, contribua aux ajouts (« tosafot ») au Talmud ; 7e génération.
vers 1100–1171 · France (Champagne)
Petit-fils de Rashi et figure majeure des tossafistes, il dirigea l'école talmudique de Ramerupt en Champagne. Ses décisions halakhiques marquèrent durablement le judaïsme ashkénaze.
vers 1200–1263 · Espagne (Catalogne)
Moraliste et talmudiste catalan, auteur des Chaaré Techouva (Portes du repentir). Il s'opposa d'abord aux écrits de Maïmonide avant de se repentir publiquement.
c. 960-1040
Surnommé « Lumière de l'Exil » (Meor ha-Golah), il imposa des décrets (taqqanot) révolutionnaires au judaïsme ashkénaze : interdiction de la polygamie, interdiction de lire le courrier d'autrui, protection de la femme dans le divorce. Fondateur de l'école talmudique rhénane.
1929–2014 · États-Unis
rabbin américain
Draa
Disciple de Rabbi David Halevi Draa, formé par lui à la Kabbale.
XVIIIe s. · Agadir
Fils du hassid Rabbi Kalifa ben Malka, surnommé « le Nazir » (l'ascète), il fut élevé par son père dans la Torah et le détachement du monde, menant une vie de retrait et d'étude. Le jour de ses noces à Agadir, une bande d'Arabes armés attaqua le cortège nuptial et exigea une victime, le chef réclamant le marié lui-même. Après avoir pris la parole devant la communauté et rédigé un acte de divorce (guet) pour son épouse afin qu'elle ne reste pas agouna, Rabbi Abraham se livra et fut tué en sanctifiant le Nom divin. Bien des années plus tard, ses ossements furent transférés en Terre d'Israël par Rabbi Haïm Pinto, rabbin de Kiryat-Malachi, et inhumés à Kiryat-Malachi ; lors de l'ouverture de sa tombe, ses cheveux et ses ossements auraient été retrouvés intacts.
XVe–XVIe s. (installé à Safi vers 1500, grand rabbin en 1510) · Grenade (Espagne) puis Fès et Safi (Maroc)
Mégorash (exilé) d'Espagne originaire de Grenade, il s'installe à Safi vers 1500 et en devient grand rabbin en 1510. Selon la notice familiale de moreshet-morocco.com, il était réputé pour ses talents poétiques au point de composer des contrats de mariage entièrement en vers. Sa famille (les « Ouled Ben Zmirou ») a laissé un lieu de pèlerinage à Safi.
Espagne / Tunisie
Rabbin et exégète actif dans la zone Fès/Tlemcen/Tunis au tournant des XVe-XVIe siècles, auteur d'un supercommentaire sur le commentaire biblique d'Ibn Ezra (une de ses œuvres est datée de Tunis, 1512), rattaché à la famille Boukrat dont le patronyme est une variante documentée d'Oukrat.
c. 1110-1180 · Castille
Philosophe et historien de Tolède, auteur du Sefer ha-Qabbalah (Livre de la Tradition), première chronique du judaïsme rabbinique. Son ouvrage philosophique Emounah Ramah (Foi élevée) est la première tentative de synthèse entre aristotélisme et judaïsme, avant Maïmonide.
Ouarzazate
Érudit (talmid hakham) originaire de Ouarzazate. Ses ossements et ceux de son frère Rabbi Shlomo furent transférés en Israël par son cousin Rabbi Meïr Tanji et inhumés au Har haMenouhot.
IVe siècle · Terre d'Israël
Aggadiste israélien prolifique du Talmud de Jérusalem ; 4e génération.
Safi (Asfi)
Compté parmi les justes de Safi sur lesquels aucun détail biographique n'a été conservé.
IVe siècle · Terre d'Israël
Aggadiste israélien cité dans les midrashim.
c. 50-135
L'un des plus grands maîtres du Talmud, il systématisa l'interprétation de la Torah et soutint la révolte de Bar Kokhba. Martyrisé par les Romains, il mourut en récitant le Shema. Sa méthode herméneutique est au fondement du judaïsme rabbinique.
c. 1250-1327
Grand rabbin d'Allemagne émigré à Tolède, il réalisa la synthèse entre les traditions talmudiques ashkénaze et séfarade. Son code halakhique (Piskei ha-Rosh) est l'une des trois sources du Shoulhan Aroukh de Joseph Caro, avec Maïmonide et le Rif.
300–400
Jewish Talmudist and rabbi
Salé, v. 1810 – ? · Salé (Maroc), Mascara & Tlemcen (Algérie)
Sage de la famille Enkaoua / Ankava, dont l'article rappelle que le nom dérive de « al-Nqawa » sous l'influence de l'arabe. Dans ses complaintes (kinot), il signait en acrostiche « Avraham Ankava » ou « Avraham Elnkaoua ». Il est l'auteur du recueil « Kol Tehina », de « Bina la'Itim » (contenant le piyyout « Avi Tsour Podé » pour le rachat du premier-né) et du recueil de responsa « Kerem Hemer ».
début XVIIe s. · Fès / Hébron
Aïeul du Hida (Rabbi Chaim David Azoulay), il naquit à Fès et s'établit à Hébron au début du XVIIe siècle. Ses écrits sombrèrent en mer lorsque le navire qui les transportait fit naufrage. En souvenir de ces manuscrits perdus, il signait ses écrits d'un dessin en forme de bateau.
1849 · Safi (Asfi)
Moreh-tzedek à Safi. Dans l'un de ses jugements il écrit : « Je réside dans la ville d'Asfi, et je n'ai pas les livres à ma disposition », ce qui atteste sa résidence dans la ville. Signataire d'un autre psak-din de l'an 1849. Cité par Rabbi Yossef ben-Naïm (Malkhei-Rabbanan).
XVe-XVIe s. (exilé d'Espagne, 1492) · Safi (Asfi)
Expulsé d'Espagne en 1492, homme de lettres jouissant déjà là-bas de renom auprès des autorités. Il s'établit d'abord à Tlemcen (Algérie), où il cosigna une responsa avec Rabbi Yaakov Berab et Rabbi Yehouda Khalatz ; les sages de sa génération le surnommaient « Goren Nakhon » pour sa maîtrise du Tanakh, de ses commentaires et du Guide des Égarés. Grand poète, versé dans l'hébreu comme dans l'arabe, il composa à Oran (Wahran) la tokhekha « Nafchi lama tisbeli » (1493). Après Fès et Azemmour, il fut nommé rabbin de la communauté de Safi, où il prit part aux négociations diplomatiques entre les Portugais et les souverains locaux. Ses poèmes furent imprimés dans « Omer HaChikhkha » de Rabbi Avraham Gavishon (Livourne, 1748).
1712 · Safi (Asfi)
Compté parmi les sages de Safi, où il fut moreh-tzedek. Signataire d'un jugement (psak-din) de l'an 1712, il figure aussi parmi les signataires des responsa « Michpat u-Tzvi » (§54).
Safed (Tsfat)
Sage d'origine marocaine, il compta parmi les disciples de l'Ari (Rabbi Yitzhak Louria). Sa notice détaillée figure dans l'encyclopédie à l'entrée consacrée à la ville de Safed.
XXe s. · Oufran
L'un des rabbins d'Oufran. Il œuvra beaucoup pour l'aliyah des Juifs de sa ville vers la Terre d'Israël, ce qui lui valut d'être emprisonné à Oufran. Il monta lui-même en Israël et s'établit à Ofakim, où l'auteur le connut personnellement. Ses fils et petits-fils, dont Rabbi Sharon Ifergan, poursuivirent l'étude de la Torah ; ce dernier conserve un document d'un mètre sur 70 cm où Rabbi Avraham relate l'histoire des martyrs d'Oufran.
1741–1819 · Tripoli (Libye)
Dirigeant de la communauté juive de Tripoli, il composa une histoire des Juifs de Tripoli (aujourd'hui perdue) qui servit de source à des historiens ultérieurs (Adadi, Slouschz), ainsi que des piyyutim. Il est l'auteur de Hayyei Avraham, commentaire des mitzvot du Choulhan Aroukh (écrit en 1780, imprimé à titre posthume en 1826 par son fils Rahamim).
1853–1937 · Empire ottoman
XIXe s. · Aït Bou-Dial (Ouarzazate)
Fondateur de la lignée Ouazana (« Aït Ouazana »), né à Skoura près de Ouarzazate au début du XIXe siècle. Ayant gagné la Terre d'Israël, il en fut envoyé au Maroc comme émissaire rabbinique (chadar) pour collecter des fonds au profit des nécessiteux d'Eretz Israël. Sa venue dans le sud marocain, à travers la vallée du Draa, est entourée de légendes : réputé « versé dans les miracles » et guérisseur des femmes stériles, il aurait chevauché un lion vivant et fait son entrée à Ouarzazate escorté de fauves. Il épousa une juive du pays, dont il eut son fils David, et mourut peu après ; il est enterré à Aït Bou-Dial et sa hilloula a lieu le 3 Tevet.
1944/1945–1992 · Israël (Merkaz HaRav, sionisme religieux)
Rabbin sioniste-religieux, élève de Rav Moshe Zvi Neria puis proche de Rav Tzvi Yehuda HaCohen Kook à la yeshiva Merkaz HaRav. Il développa une méthode d'étude du Tanakh et laissa une série de commentaires sur les Premiers Prophètes, hébergés notamment par la bibliothèque Sefaria.
Safi (Asfi)
Son époque est inconnue. Sa tombe est ancienne et dépourvue de toute inscription. Réputé juste, il était d'usage de se prosterner sur son tombeau. Rabbi Yossef ben-Naïm, auteur de Malkhei-Rabbanan, écrit qu'il visita sa tombe.
Salé
Chantre (hazan) attitré de la synagogue de Rabbi Raphaël Encaoua et trésorier (gizbar) de la communauté de Salé. À la demande de Rabbi Raphaël, ému de voir le cimetière profané et sans clôture, il obtint d'un riche marchand de Casablanca, M. Toledano, un don important qui permit d'édifier le mur d'enceinte, de paver une allée et de poser un portail de fer.
1945–2019 · Rada'a (Yémen), puis Rosh HaAyin / Beit Dagan (Israël)
Né à Rada'a au Yémen, fils du rabbin et dayan Yahya (Yehiah) Basis (1896–1977). Monté en Israël enfant (1950), il étudia à Ponevezh sous R. E. M. M. Shach. Rabbin de communauté à Beit Dagan (1988–1993) puis grand-rabbin de Rosh HaAyin ; membre du Conseil du grand-rabbinat (2003–2008). Ses responsa halakhiques, attachés à la tradition yéménite, ont été rassemblés.
IIe–IIIe siècle · Galilée
Aggadiste de transition ; marqua les tombes ; maître de R. Yohanan.
m. 1946 · Safi (Asfi)
Sage et kabbaliste du Maroc, grand rabbin de Safi ; hiloula le 2 Adar. Il composa « Minha Beloula » (Casablanca, 1937), recueil de lois en judéo-arabe (maghrébin), réédité en fac-similé en 1997 avec une approbation de Rabbi Chalom Messas, et « Minhat Moché » (Casablanca, 1944), contenant des textes de kabbale, « yehi ratzon » et « lechem yihoud ». Décédé le 3 Adar II 5706 (1946) et inhumé à Safi ; ses descendants perpétuent sa hiloula dans la synagogue portant son nom à Ashkelon.
né en 1946 · New York puis Matityahu (Israël)
Rabbin orthodoxe, rosh yeshiva du lycée Maarava Machon Rubin (Matityahu, Israël) qu'il fonda en 1984, et compositeur prolifique de mélodies religieuses (dont « Kol Ha'olam Kulo »). Fils d'Esther et du rabbin Moshe Chait, rosh yeshiva de Yeshivat Chofetz Chaim de Jérusalem. Il fonda plusieurs groupes (The Rabbis' Sons, Kol Salonika) et publia de nombreux enregistrements.
contemporain · Iran / États-Unis (New York)
Rabbin né et élevé en Iran, formé au Rabbinical College of America et ordonné (semikha). Enseignant de Torah actif auprès de la communauté juive persane, il diffuse des cours en ligne (gratuits, accessibles en Iran et aux États-Unis) et un podcast d'enseignement.
1918–1993 · Maroc, Lyon (France), moshav Bet Ouziel (Israël)
Rabbin de la communauté séfarade de Lyon puis du moshav Bet Ouziel en Israël ; fondateur du bulletin « La Voix Sépharade ». Un ouvrage, Les Dix Commandements, a paru à titre posthume.
IVe siècle · Terre d'Israël
Aggadiste israélien majeur des midrashim ; 4e/5e génération.
XXe s. · Djerba (Tunisie) puis Jérusalem (Israël)
Rabbin de Djerba, imprimeur et auteur ; il a écrit « Sefer Jerbah Yehudit » (1978), ouvrage documentant traditions, histoire et communauté juive de l'île de Djerba. Sa famille s'installe ensuite à Jérusalem (son petit-fils est l'artiste Rafram Chaddad).
1696-1743 · Salé
Né et élevé à Salé (1696-1743), il est l'auteur du célèbre commentaire « Or haHayim » sur la Torah, l'une des œuvres torahniques les plus étudiées au monde, tant chez les Séfarades que chez les Ashkénazes. L'ancien mellah de Salé conservait la ruelle et la pièce qui lui servaient de demeure et de lieu d'étude. (Sa notice détaillée figure au chapitre Jérusalem.)
Oufran
Enseveli dans la grotte d'Oufran, aux côtés de son fils le Rav Makhlouf. Cité par Rabbi Yossef ben-Naïm (Malkhei-Rabbanan).
1re moitié XXe s. · Safi (Asfi)
Dayan et moreh-tzedek dans la ville de Safi. Il était le gendre du saint gaon Rabbi Yehouda ben-Moyal, auteur du livre « Chevet Yehouda ». Son épouse décéda le 4 Chevat 5701 (1941).
1746 · Oufran
Enseveli dans la grotte d'Oufran. Son épitaphe : « Pierre tombale du Rav Chlomo bar-Massoud », datée de l'an « Ha'emanti » (1746). Cité par Rabbi Yossef ben-Naïm (Malkhei-Rabbanan).
Oufran
On raconte qu'un jour, passant au marché, une non-Juive cracha sur lui depuis sa fenêtre ; il prononça aussitôt le Nom ineffable et deux cornes poussèrent sur la tête de la femme, l'une dressée vers le haut, l'autre pointée vers le bas. Après qu'elle eut exprimé son repentir et apaisé le rabbin, elle recouvra son état. De nombreux signes et miracles semblables lui sont attribués. Enseveli dans la grotte d'Oufran, où son épitaphe le nomme « le Rav prodigieux en miracles, Rabbi Chlomo ben-Abou ». Cité par Rabbi Yossef ben-Naïm (Malkhei-Rabbanan).
1797 · Oufran
Enseveli à Oufran ; son épitaphe est datée de l'an 5557 (1797). Cité par S. Vanunu (Arzei HaLevanon).
1747 · Oufran
Fils de Rabbi Yaakov ben-Chabbat. Enseveli dans la grotte d'Oufran ; son épitaphe est datée de l'an 5507 (1747). Cité par Rabbi Yossef ben-Naïm (Malkhei-Rabbanan).
actif dans les années 1920-1940 (m. avant la rédaction de l'article) · Algérie
Rabbin et mohel de la communauté juive algérienne, connu pour un calendrier hébraïque annuel qu'il éditait (17e année de parution en 5704 / 1943-1944, financé par des annonces commerciales locales). Ce calendrier réunissait informations liturgiques, textes de prières, fêtes, traductions français/hébreu et avis communautaires — devenu un document de mémoire de la judéité algérienne.
contemporain · Los Angeles / Jérusalem
Rabbin pendant une trentaine d'années à Los Angeles, il est directeur international du Sephardic Educational Center (vieille ville de Jérusalem). Chroniqueur (« Sephardic Torah from the Holy Land », Jewish Journal), il est spécialisé dans la recherche, la traduction et l'enseignement des écrits halakhiques et philosophiques des grands rabbins séfarades (notamment R. Ben-Zion Ouziel).
Aghzou Bahammou (près de Taroudant)
Tsaddik vénéré dont le tombeau se trouve à Aghzou Bahammou, près de Taroudant, dans le Sud marocain. De nombreux récits de miracles lui sont attribués : une menora de cristal lumineuse apparue un soir de Séder, la guérison d'un visiteur devenu aveugle, et la punition d'un associé malhonnête, car ses malédictions se réalisaient. On raconte aussi qu'un riche marchand français, sauvé de la potence après avoir invoqué son nom trois fois, fit ensuite paver la route d'accès à son tombeau isolé.
m. 3 Tevet 1761 · Aghzou Bahammou (près de Taroudant, région du Sous)
Saint dès sa naissance, issu d'une lignée de kabbalistes ; son père, le grand kabbaliste Rabbi Baroukh El-Kbir (« le Grand »), rattachait la famille à Baroukh ben Neriah, disciple de Jérémie. La famille aurait migré d'Égypte au Soudan puis aux montagnes de l'Atlas marocain. Surnommé « HaCohen Azoug » (Azoug = « le grand » en berbère), il vécut successivement à Imine-Taga (Mantaga), Oulad Berhil, puis Aghzou n'Ba-Hmou, près de Taroudant, où il est enseveli. Une tradition le dit émissaire (chadar) venu de Jérusalem pour collecter des fonds ; il épousa, par l'entremise de Rabbi Khalifa ben-Malka d'Agadir, une femme plus âgée que lui. De nombreux récits de miracles lui sont attachés (le « nom saint » gravé sur son front aveuglant quiconque le regardait ; le sauvetage puis la conversion à la bienveillance du gouverneur « n'Ba-Hmou »). Décédé le 3 Tevet 5521 (1761), son tombeau est un grand lieu de pèlerinage (hiloula le 3 Tevet), avec le patronage des autorités marocaines. Il laissa de nombreux manuscrits de kabbale demeurés inédits.
1568 · Oufran
Enseveli dans la grotte-mausolée d'Oufran. Son épitaphe porte : « Pierre tombale de notre maître et notre rabbin, le Rav David ben-Yisso, heureux es-tu », datée de l'an 5328 (1568). Mentionné par Rabbi Yossef ben-Naïm dans Malkhei-Rabbanan.
arrivé au Maroc en 1492 · Tamgrout (Draa)
Selon la tradition locale il fut un émissaire de Terre d'Israël; une autre version le dit exilé de Séville (Espagne) en 1492, installé au Maroc. Il étudia la Torah à Fès auprès du gaon Rabbi Yehouda Ouziel Ier, puis gagna Tamgrout dans la région du Draa où il servit comme dayan de la communauté. Comptant parmi les kabbalistes les plus vénérés des juifs du Maroc, il fut aussi révéré par les musulmans qui l'appelaient « Moul Draa ». Il forma de nombreux disciples, dont Rabbi Mordekhaï Bouzaglo et Rabbi Abraham Askira. Sa hilloula tombe le 7 Sivan.
Mogador (Essaouira)
Fils de Rabbi Yossef Knafo, il fut grand rabbin (rav rashi) de la ville de Mogador (Essaouira). Grand-père paternel de l'écrivain et chercheur Asher Knafo.
m. 1932 · Ouarzazate
Le plus célèbre des saints de la famille Nahmiash (« Aït Nahmiash ») de Ouarzazate, vénéré par les juifs de la région. Père de Rabbi Yossef Nahmiash qui enseigna à Marrakech, il était de haute stature et l'on se précipitait pour lui baiser la main. Même les musulmans le révéraient et l'appelaient « Sidi Daoud Hmiash ». Décédé le 8 Eloul 5692 (1932), il est enterré à Tazda, faubourg de Ouarzazate ; sa hilloula a lieu le 8 Eloul.
né vers 1162 (selon une tradition) · Agouim (entre Ouarzazate et Marrakech)
L'un des tsaddikim les plus célèbres et vénérés du judaïsme marocain, dont le tombeau se dresse sur une montagne à environ 16 km du village d'Agouim, entre Ouarzazate et Marrakech ; sa hiloula est célébrée à Roch Hodech Hechvan. Selon une tradition rapportée sur la stèle symbolique, il serait né à Roch Hodech Kislev de l'année 4922 (1162). Les sages de Jérusalem l'auraient choisi comme émissaire (chadar) pour collecter des dons destinés aux talmidei hakhamim et aux pauvres de la ville, en raison de son immense érudition, de sa piété et de ses talents de prédicateur. Un miracle célèbre raconte qu'une menora de feu descendit du ciel pour marquer son lieu de sépulture, et de nombreux chants et piyoutim furent composés en son honneur.
XIXe s. · Ouarzazate
Fils de Rabbi Avraham Ouazana, reconnu dès l'enfance comme un héritier digne de son père. À la mort de celui-ci, il apaisa les juifs de Ouarzazate qui voulaient rapatrier le corps du saint, déclarant : « Ne déplacez pas la dépouille de mon père, je prendrai sa place ; il sera enterré à Aït Bou-Dial et moi à Ouarzazate. » Il figure dans l'ouvrage de Yssachar Ben-Ami « Les saints du Maroc et leurs prodiges ».
XXe–XXIe s. · Brooklyn (Flatbush), New York — communauté syrienne d'Alep
Guide spirituel de la communauté juive syrienne de Flatbush (Yad Yosef Torah Center, Avenue J). Auteur prolifique consacré au patrimoine séfarade et alépin : son ouvrage « Aleppo: City of Scholars » (adaptation/expansion du LiKedoshim Asher Ba'aretz de Hakham David Laniado) présente la biographie de quelque 600 rabbins d'Alep et de Damas.
Mazagan (El Jadida)
Rabbin de Mazagan (El Jadida), où il faisait presque figure de rabbin de la ville (maria d'atra) et officiait comme mesader guittin (rédacteur des actes de divorce) sous l'administration française. En 1935, il prononça l'éloge funèbre de Rabbi Refael Enkaoua à la synagogue « Chaar Chamayim » de Mazagan et témoigna de l'humilité extrême du défunt.
contemporain (XXIᵉ s.) · monde orthodoxe anglophone
Auteur orthodoxe publié par Feldheim Publishers ; il a notamment écrit la biographie « Rav Shmuel » consacrée au Rosh Yeshiva de Mir, HaRav Refael Shmuel Berenbaum, ainsi que d'autres ouvrages de littérature Torah.
Oufran
Selon une tradition reçue des anciens, il aurait été l'un des disciples de Rachi, le luminaire de l'exil ; il se serait irrité contre ses élèves, ce qui aurait entraîné un décret d'exil sur eux. Enseveli dans la grotte d'Oufran, où son épitaphe le désigne comme « le kabbaliste divin, diadème d'Israël, notre maître et notre rabbin ». Cité par Rabbi Yossef ben-Naïm (Malkhei-Rabbanan).
1717–1787 · Leżajsk (Lizhensk), Galicie
Membre du cercle intime (Chevraya Kadisha) de Dov Ber de Mezeritch, il fut, avec son frère Zusha d'Anipoli, l'un des fondateurs du hassidisme galicien. Auteur du Noam Elimelech, il y développa la doctrine du tsaddik intercesseur. Il forma une génération entière de maîtres : le Voyant de Lublin, le Maggid de Koznitz, Menachem Mendel de Rymanov, Avraham Yehoshua Heshel d'Apta, Naftali Zvi de Ropshitz, Moshe Leib de Sassov, Klonymos Kalman Epstein.
1617 · Oufran
Enseveli dans la grotte d'Oufran. Son épitaphe est datée de l'an « Ke-ichoun » (1617). Cité par Rabbi Yossef ben-Naïm (Malkhei-Rabbanan).
mort en 1906 · El Hamma (Elhama), sud tunisien
Rabbin à El Hamma, mort en 1906. Auteur d'un ouvrage de halakha intitulé « Roch Pina », publié à Djerba en 1916.
XVIe – début XVIIe s. · Béja / Testour, Tunisie (tradition : originaire de Fès)
Rabbin pieux et charitable de Béja, réputé pour sa science de la Torah et des guérisons. Inhumé à Testour, où son mausolée fait l'objet d'un important pèlerinage nord-africain annuel (Souccot). La tradition lui donne pour descendant le rabbin David Chaouat (mort à Sousse en 1935), l'une des figures représentatives du judaïsme tunisien.
1860–1942 · Alep (Aram Soba), Jérusalem, New York
Né à Alep, il y fut juge au tribunal rabbinique, puis s'installe à Jérusalem (1912) où il fonde la congrégation Magen David et une école de Torah. Avant la Première Guerre mondiale il gagne New York, y établit le conseil de la communauté séfarade et devient rabbin et av beth din de la congrégation d'Aram Soba. Il revient à Jérusalem en 1935 comme chef du tribunal séfarade jusqu'à sa mort.
Mogador (Essaouira)
De Mogador est issue la dynastie de sages de Rabbi Haïm Pinto.
contemporain · New York / New Jersey (communauté juive syrienne)
Rabbin de la communauté juive syrienne de New York, il dirige le kollel/projet Ohr Halacha, qui publie et diffuse des guides de halakha du quotidien ; il signe régulièrement des rubriques halakhiques (FAQ des fêtes) dans le Community Magazine de la communauté séfarade syrienne.
IIe–IIIe siècle · Galilée
Disciple de Rabbi ; compila les baraïtot (Tosefta) ; venu de Babylonie.
101–200
2nd-century Jewish Tanna sage/teacher
300–400
XVIIIe siècle · Meknès (Maroc)
Rabbin, juge et poète liturgique de Meknès au XVIIIe siècle, auteur du recueil Chir Yedidot (« Chant des amitiés »), piyyutim très populaires au Maroc.
fin XVIe s. · Tlemcen (Algérie, Oranie)
Décrit par la notice de la famille Benzimra comme l'un des poètes les plus célèbres d'Afrique du Nord ; actif à Tlemcen.
70–135
2nd century Mishnah rabbi
vers 90–135 apr. J.-C. · Judée (Terre d'Israël), époque romaine
Tanna de la 3e génération, petit-fils d'un grand prêtre. On lui attribue les treize règles herméneutiques (middot) qui servent d'introduction au Sifra, développement des sept règles de Hillel. Son école produisit la Mekhilta de-Rabbi Ishmaël, midrash halakhique sur l'Exode. Compté par la tradition parmi les dix martyrs.
1890-1984 · Boudnib (Tafilalet) ; puis Netivot (Israël)
Né à Roch Hachana 5650 (1890), il se distingua dès l'enfance par sa vivacité et son assiduité à la Torah, fut admis à neuf ans dans la « Hevra Rachbi » et acquit jeune une réputation pour ses bénédictions et ses prières, d'où son surnom « Baba Sali » (« le père qui prie »). Marié à quinze ans, veuf, remarié, il eut à vingt-sept ans un fils, Rabbi Meïr (père de Rabbi Elazar de Beer-Sheva, assassiné) ; nommé jeune à la tête d'une yeshiva, il en dirigea et finança l'ensemble jusqu'en 1933. Il monta plusieurs fois vers la Terre sainte (1921, retour en 1925 ; 1933 ; 1950), avant de s'y établir définitivement en 1964, d'abord à Yavné puis à Netivot. Il s'éteignit le 4 Chevat 5744 (8 janvier 1984) et son tombeau à Netivot est un lieu de pèlerinage rassemblant chaque année des milliers de fidèles ; de nombreux récits de miracles lui sont attribués.
1838-1933 · Empire russe
L'un des plus grands décisionnaires du judaïsme moderne, auteur du Mishna Beroura, commentaire de référence du Shoulhan Aroukh. Son traité Hafetz Hayyim sur l'éthique de la parole (interdiction du lashon hara) devint un classique de la littérature rabbinique.
1915–1975 · Gabès puis Tunis (Tunisie) ; mort à Jérusalem
Né à Gabès en 1915, il enseigne la Torah dans les yeshivot de Tunis (parmi ses disciples, Rabbi Meïr Mazouz, fondateur de la yeshiva Kissé Rahamim). Il s'éteint à Jérusalem en 1975. Auteur de plusieurs volumes de commentaires.
1884–1959 · Hongrie ; Leeds (Angleterre) ; Netanya (Israël)
Né en Hongrie en 1884, il émigra en Angleterre et s'établit à Leeds. Son épouse Fanny et son fils Elimelech Shimshon furent assassinés à Auschwitz. Il publia à Leeds en 1942 son ouvrage Sefer BeAchrit Hayomim (« À la fin des jours »). Il monta en Israël en janvier 1958 et mourut à Netanya en avril 1959.
fin XVIIIe – 1re moitié XIXe s. · Oran (Oranie, Algérie)
Rabbin d'Oran figurant parmi les rabbins notables de la ville, désigné assesseur du premier tribunal rabbinique d'Oran créé en 1835 (présidé par Rabbi Messaoud Darmon).
IVe siècle · Terre d'Israël
Chef de Tibériade avec R. Yossi ; père de R. Mana II.
IIe siècle
Disciple de R. Ishmael ; débats exégétiques avec R. Josiah.
milieu du XIXe s. · Tripoli (Libye) → Malte
Rabbin originaire de Tripoli (Libye), invité en 1846 à Malte pour devenir le premier rabbin de l'île depuis l'expulsion de 1492, la communauté juive maltaise étant alors redevenue assez nombreuse.
contemporain · Brooklyn (New York), communauté syrienne
Rabbin de la communauté juive syrienne de Brooklyn. Directeur (Head of School) de la Yeshivah of Flatbush Joel Braverman High School, après avoir été grand rabbin de la Congregation Bnei Yitzhak. Semicha du Sephardic Rabbinical College.
IIe siècle
Disciple de R. Ishmael ; exégèse halakhique souvent face à Jonathan.
XVIIIe s. · Alger
D'après la notice onomastique reprenant Maurice Eisenbeth, un Rabbi Josué Sidoun figure parmi les signataires de l'« Approbation » du rabbinat d'Alger pour les Consultations rabbiniques de Sémah et Simon (imprimées à Livourne en 1782).
v. 1680 – ap. 1760 · Agadir
Sage marocain né vers 1680, probablement à Tétouan, il étudia auprès des sages de Fès et de Safi et vécut de longues années à Tétouan avant de s'établir à Agadir, où il exerça la fonction de rabbin et de juge au tribunal rabbinique. Riche négociant dont les navires sillonnaient le monde, il tint à mener lui-même ses affaires sans intermédiaire, par souci d'honnêteté, tout en faisant de l'étude son occupation principale. Grand grammairien et poète, il consacra une part centrale de sa vie à corriger et fixer les versions des prières et à défendre les coutumes liturgiques du Maroc. Loué par le Hida (qui le surnomme « le Hassid » et « celui qui est versé dans les miracles »), il était réputé comme l'un des plus grands rabbins du Maroc de son temps. Selon la tradition d'Agadir, très âgé (plus de 80 ans), il pria en plein Yom Kippour pour que ses navires chargés sombrent afin de prouver que sa fortune ne comptait pour rien face à son amour de Dieu ; ruiné à la fin de sa vie, il mourut le 2 Eloul après 1760 et fut inhumé dans l'ancien cimetière d'Agadir.
mort vers 1915 · Gharian / Tripolitaine (Libye)
Chef de la communauté juive de Gharian (Tripolitaine) en 1880, il en fut le guide spirituel ; il était aussi poète et médecin-chirurgien. Certains de ses poèmes ont été recueillis dans les ouvrages de l'orientaliste Nahum Slouschz.
1828–1903 · Marrakech (naissance), Constantine (Algérie)
Né à Marrakech, il fut shohet et rabbin-juge à Constantine où il fonda une yeshiva. Auteur d'un traité sur l'abattage rituel et d'un recueil de sermons, imprimés à Tunis au début du XXe siècle.
XVIIIe s. · Oufran, Mogador (Essaouira)
Riche marchand faisant commerce entre Oufran et Mogador (Essaouira). Devenu veuf avec déjà dix enfants, il épousa une jeune femme et l'amena à Oufran. Lorsque le Bacha d'Oufran voulut contraindre les juifs à l'islam et dressa un bûcher pendant huit jours, Makhlouf, dont le huitième jour coïncidait avec la circoncision de son fils, obtint de circoncire d'abord l'enfant avant d'être jeté au feu. Il mourut en martyr avec ses autres fils pour la sanctification du Nom, tandis que sa jeune épouse s'échappa par la fenêtre avec le nourrisson.
1785 · Safi (Asfi)
Vécut au XVIIIe siècle. Compté parmi les sages de Safi, il servit comme scribe au tribunal rabbinique. Il figure comme signataire d'une réception de témoignage datée de l'an 1785 dans les responsa « Tokpo chel Yossef » (Ie partie, §26).
IVe siècle · Terre d'Israël
Chef de Sepphoris, fils de R. Yona ; autorité finale du Yerushalmi.
Safed (Tsfat)
Sage d'origine marocaine, il compta parmi les disciples de l'Ari (Rabbi Yitzhak Louria). Sa notice détaillée figure dans l'encyclopédie à l'entrée consacrée à la ville de Safed.
1840-1931 · Rabat
Né vers l'an 5600 (1840) à Rabat, fils de Rabbi Elazar. Il étudia dans sa jeunesse auprès du gaon Rabbi David ben Chimon (dit Tzouf Devach) ; soixante érudits réputés fréquentaient cette yeshiva, dont une partie montèrent avec lui en Terre d'Israël. Humble, homme de bonnes actions, amant et poursuivant de la paix, il cosigna l'approbation du livre « Karnei Reem » de Rabbi Raphaël Ankawa. Il exhortait ses fils à peiner dans l'étude du Talmud et eut pour fils le grand Rabbi David Tzabah, auteur de « Chochanim leDavid ». Décédé le 26 Elloul 5691 (1931), il fut pleuré par les rabbins Yekoutiel Birdugo, Yossef ben-Attar et Massoud Charvit.
Safi (Asfi)
On ignore à quelle époque il vécut. Il était enseveli avec les sept Bnei-Zmiro : lorsque les autorités françaises voulurent tracer une route, elles n'y parvinrent pas et n'en comprirent la cause qu'après que les Juifs de l'endroit eurent fait transférer ses ossements. Après l'ouverture du complexe des sept Bnei-Zmiro, ses restes y furent également transférés.
1653 · Oufran
Enseveli dans la grotte d'Oufran. Son épitaphe est datée de l'an « Beroura » (1653), au XVIIe siècle. Cité par Rabbi Yossef ben-Naïm (Malkhei-Rabbanan).
Safi (Asfi)
Compté parmi les justes de Safi sur lesquels aucun détail biographique n'a été conservé.
Erfoud (Tafilalt)
Demi-frère utérin du Baba Sali, connu comme un homme sage, perspicace et spirituel en toutes matières, toujours empreint de joie. Il pratiquait un petit négoce et sa hilloula est célébrée le 24 Kislev. On raconte comment, dénoncé auprès du gouverneur cruel lors de la révolte des Arabes contre les Français, il échappa à la mort par sa finesse et sa ruse en offrant des présents à son délateur.
XVIIIe s. (par conjecture) · Safi (Asfi)
Vécut, selon une conjecture, dans la première moitié du XVIIIe siècle ou à la fin du XVIIe. Compté parmi les sages de Safi, il y fut moreh-tzedek et grand maître talmudique.
Ouarzazate
Membre de la famille de saints « Aït Nahmiash » de Ouarzazate. Sa hilloula, célébrée le 15 Eloul, rassemblait de nombreux juifs de la ville et des villages environnants.
Safi (Asfi)
Compté parmi les sages de Safi, où il est enseveli. Une lettre conservée par sa descendance le décrit comme « le juste, le sage parfait et accompli, pieux et saint, pour qui le soleil s'arrêta le jour de son repos ». Rabbi Yossef ben-Naïm (Malkhei-Rabbanan) rapporte que, décédé un vendredi vers le soir, le mérite du juste retint le soleil de se coucher afin qu'on pût l'enterrer avant Chabbat, le cimetière étant éloigné de la ville.
c. 110-175
Disciple de Rabbi Akiva et maître de la Mishna. Époux de Brouryah, l'une des rares femmes savantes du Talmud. Ses enseignements constituent une part essentielle de la Mishna, et les mishnaïot anonymes lui sont traditionnellement attribuées.
décédé récemment (contemporain)
Rabbin contemporain, décédé peu avant la rédaction, qui n'épargna aucun effort pour retrouver, y compris dans des lieux reculés, des manuscrits de sages marocains. Il faisait appel à des experts pour déchiffrer et reconstituer les écrits abîmés, puis en finançait l'impression. Avec le professeur Rabbi Moshe Amar, il dirigea les instituts « Machon Orot » et mit à la disposition de l'auteur quelque 140 ouvrages de sa bibliothèque.
1892–1968 · Bursa/Istanbul (Turquie) puis Jérusalem
Né en Turquie en 1892, élève des sages de Bursa et d'Istanbul (dont R. Shlomo Eliezer Alfandari). Fondateur à Jérusalem du centre d'étude « Chevrat Ahavat Chaim », il fut une figure de la communauté séfarade et beau-père de R. Ovadia Yosef.
?–1938 · Paritchi, Minsk, Léningrad
Grand-rabbin (av bet din) de Paritchi puis de Minsk, gendre de Rabbi Eliezer Rabinowitch. Emprisonné par la GPU sous la répression antireligieuse soviétique, il quitte Minsk et devient rabbin de Léningrad en 1935, où il meurt vers 1938.
début XIXe s. · Oran (Oranie, Algérie)
Rabbin d'Oran, désigné président (Av Beth Din) du premier tribunal rabbinique d'Oran établi en 1835, aux côtés des rabbins Jacob Sénanès et Farouz Karcenty comme assesseurs.
Maroc (Sefrou)
Rabbin à Sefrou au XVIIIe siècle ; le patronyme Bonafad (origine probablement provençale, « bonne fête » = traduction de Yom Tov) est un nom juif marocain documenté par la liste Toledano.
1920-1997 · Zagoura, Meknès, Beer-Sheva
Né à Zagoura (sud du Maroc) le 22 Tamouz 5680 [1920], fils du rav Shaoul Dahan. Orphelin de père vers cinq ans, il fut conduit par sa mère à Meknès où il étudia douze ans à la yeshiva « Keter-Torah » auprès de Rabbi Raphaël Baroukh Toledano, qui l'éleva dans sa propre maison. Ordonné dayan vers 24 ans, il siégea comme juge à Meknès puis à Aflou (Algérie). Monté en Israël en 1949, il fut confirmé rabbin de Beer-Sheva en 1951 par les rabbins Ben-Zion Ouziel et Isaac Herzog, puis élu grand rabbin de la ville en 1959, charge qu'il exerça jusqu'à sa mort le 25 Elloul 5757 [1997]. Réputé pour son humilité, ses jeûnes cachés et son ascèse personnelle, il refusa toujours de publier ses écrits de son vivant.
XVIᵉ s. (vers 1570) · Fès et Taroudant (Maroc)
Rabbin à Fès et Taroudant, auteur d'un recueil de sermons (Sefer Hadrachot) composé vers 1570, resté manuscrit.
fin du XVIIIe siècle · Tunis (Tunisie)
À la fin du XVIIIe siècle, Rabbi Moïse Crief vivait à Tunis ; il est cité comme l'auteur d'un commentaire sur le traité talmudique Nazir. Il constitue la première attestation notable du patronyme Krief/Crief selon les notices onomastiques (fondées sur Maurice Eisenbeth, Les Juifs de l'Afrique du Nord, 1936).
1530-1572
Grand rabbin de Cracovie, il compléta le Shoulhan Aroukh de Joseph Caro par ses gloses (Mappah, « la nappe ») reflétant les coutumes ashkénazes. Sans le Rema, le code de Caro serait resté un ouvrage séfarade ; avec lui, il devint le code universel du judaïsme.
mort en 1580 · Salonique
Élève de Rabbi Yosef Taitazak, signataire des règlements communautaires de Salonique, enseignant à la congrégation Calabria-Yashan (Neveh Shalom), arbitre halakhique réputé « versé dans toutes les sciences ». Mort en 1580.
Meknès
Petit-fils de Rabbi Shmouel Amar; dans la notice biographique ouvrant le « Dvar Shmouel », il rapporte l'existence de l'ancien cimetière juif de Tazda à Ouarzazate, acheté par les juifs depuis des temps très reculés.
Draa
Disciple de Rabbi David Halevi Draa, dont il reçut l'enseignement de la Kabbale.
XVIe s. (époque du Ari, il y a env. 450 ans) · Taroudant
À la tête d'un groupe de kabbalistes à Taroudant, il vécut à l'époque du Ari (il y a environ 450 ans) et forma de nombreux disciples. Son ouvrage « Heikhal haKodesh » fut publié par Rabbi Yaakov Sasportas et imprimé en 1640, avec les gloses de Rabbi Yehouda Asbaoni qui y introduisit l'enseignement du Ari, alors inconnu de l'auteur.
Salé
Originaire de Salé, auteur de « Méarat Sdé haMakhpela », abrégé en vers du « Otsrot Haïm ».
XVIIIe s. · Oufran, Mogador (Essaouira)
Fils de Rabbi Makhlouf Knafo. Nourrisson circoncis pendant les événements d'Oufran, il fut sauvé du bûcher : sa mère le lia sur son dos, s'échappa de la fenêtre à l'aide de draps et parvint après trois mois d'errance à Mogador (Essaouira), le visage et les mains noircis par le soleil. Il est l'ancêtre par lequel la famille Knafo se rattache aux « brûlés d'Oufran ».
1911–1997 · Larache / Ksar el-Kbir / Arcila (Maroc du Nord), puis Petah Tikva (Israël)
Rabbin des communautés de Larache, Ksar el-Kbir et Arcila au nord du Maroc, et vice-président du tribunal rabbinique de Casablanca. Après son immigration en Israël, il fut grand-rabbin séfarade de Petah Tikva et membre du Conseil du Grand Rabbinat.
né en 1937 · Brooklyn (communauté syrienne), New York
Rabbin de la communauté juive syrienne (alépine) de Brooklyn, il fonde en 1968 le Sephardic Institute et fut longtemps directeur de la Sephardic High School. Disciple de Rabbi Solomon D. Sassoon. Auteur d'un vaste commentaire de la Torah alliant lecture littéraire traditionnelle (pchat) et érudition moderne.
XXe siècle · Damas (Syrie) ; New York (Lower East Side)
Enseignant d'hébreu et d'arabe pendant deux décennies à l'école de l'Alliance israélite, il fut aussi hazan de la congrégation Hebrat Adi Ezer à Damas (dont son frère Jacob était le guide spirituel). Persuadé d'émigrer, il dirigea la congrégation Ahi Ezer des Juifs damascènes à New York (synagogue de la 71e rue). Une notice biographique du Rav-SIG (JewishGen) le présente comme « a great leader ».
1751 · Oufran
Enseveli dans la grotte d'Oufran. Son épitaphe est datée de l'an 5511 (1751), au XVIIIe siècle. Cité par Rabbi Yossef ben-Naïm (Malkhei-Rabbanan).
1813–1884
Ukrainian hazzan (1813–1884)
1772-1810
Arrière-petit-fils du Baal Shem Tov, maître hassidique et conteur de génie. Ses Contes (Sippourei Maasiot) sont des récits allégoriques d'une profondeur mystique inouïe. Son enseignement — « Le monde entier est un pont très étroit, l'essentiel est de ne pas avoir peur » — reste vivant dans le hassidisme bratslaver.
IIe siècle · Galilée
Disciple de R. Akiva ; rattaché à la Tosefta.
Fès
Kabbaliste de Fès, auteur de « Tzenif Meloukha ».
Aït Bayout
Sa biographie est inconnue; selon la tradition il vint au Maroc comme émissaire (chadar) de la Terre d'Israël pour collecter des fonds destinés aux pauvres et aux élèves des yeshivot. Il est enterré au sommet du mont élevé Jbel Lekaria, près d'Aït Bayout. Vénéré tsadik, sa tombe fut longtemps modeste et d'accès difficile, et de nombreux récits de miracles lui sont attachés.
1848-1935 · Salé / Rabat
Né à Salé le 2 tévet 5608 (1848), fils de Rabbi Mordekhaï Enkaoua (famille originaire de Tolède) et de Beïda bat Rabbi Refael Bibas (famille des exilés de Castille). Élève de Rabbi Yissakhar Assaraf, il est nommé au tribunal rabbinique dès l'âge de vingt-deux ans et fonde vers 1900 une yeshiva à Salé. En 1918, les autorités françaises l'établissent président du haut tribunal rabbinique d'appel à Rabat et grand rabbin du Maroc, poste qu'il n'accepte qu'après avoir proposé en vain Rabbi Shlomo ibn Danan. En 1930 il reçoit la Légion d'honneur des mains du résident général Lucien Saint. Surnommé « Ner haMaarav » (la lampe de l'Occident) et « le Malakh Refael » (l'ange Raphaël), il meurt le 4 Menahem-Av 5695 (1935) à quatre-vingt-huit ans, et ses funérailles rassemblent des dizaines de milliers de personnes.
Fils du grand rabbin Rabbi Yossef Amar, il figure comme signataire de l'ancien acte d'achat du cimetière de Tazda à Ouarzazate, document conservé par R. David Tanzi de Marrakech.
seconde moitié du XVIIIe s. – après 1849 · Sanaa (Yémen)
Poète yéménite, frère (ou proche parent) du négid Shalom Mansoura de Sanaa. Il vécut dans la précarité, errant de lieu en lieu, comme il l'écrit dans le colophon d'un livre de prières de 1832. Son œuvre principale, en prose rimée, est considérée comme la dernière maqama composée au Yémen.
m. 10 Kislev 1884 · Fès puis Safi (Asfi)
Ses ancêtres venaient de Fès, où il naquit ; il s'établit ensuite à Safi comme moreh-tzedek, puis av beit-din. Hiloula le 10 Kislev. Signataire d'une approbation de 1862 aux côtés des sages de Safi (Rabbi Avraham Azran, Rabbi Moché Raphaël Abicassis, Rabbi Yehouda Moyal, Rabbi Yehouda ben-Chlam Ohana, Rabbi Mimoun bar Yehouda Gabbaï, Rabbi Aharon ben Yaakov Nahmias). Le Rav Ch. Tzarfati loua sa Torah, sa sagesse, sa sainteté et sa crainte du Ciel. Décédé le 10 Kislev 5644 (1884), il fut longuement loué dans l'éloge funèbre prononcé par Rabbi Yehouda ben-Moyal, à Mogador. (La notice « Rabbi Massoud Rebbouh » de la même source paraît désigner ce même personnage.)
1800–1884 · Sanaa (Yémen)
Sage yéménite né à Sanaa, réputé pour sa science halakhique ; il fut conseiller (« chef des conseillers ») de l'imam, comme le rapporte Yaakov Sapir lors de sa visite au Yémen en 1859. Il laissa plusieurs ouvrages de halakha, surtout sur les lois d'abattage rituel.
1831–1915 · Rabat (Maroc), puis Jérusalem
Né en 1831 à Rabat, kabbaliste surnommé « Hameloumad benissim » (rabbin réputé thaumaturge). Disciple de Rabbi David Ben-Shim'on, il monte en Terre Sainte en 1854 et devient dès les années 1860 émissaire (chalia'h) de la communauté maghrébine (« Éda Ma'aravit ») de Jérusalem.
seconde moitié du XIXᵉ s. · Tunis (Tunisie)
Rabbin à Tunis dans la seconde moitié du XIXᵉ siècle, cité par Joseph Toledano (« Une histoire de familles ») dans la notice consacrée au patronyme Boublil. Aucune œuvre ne lui est attribuée par la source.
Marrakech
Kabbaliste célèbre, auteur du « Mikdash Melekh », commentaire sur le Zohar. Il fut le disciple de Rabbi Abraham Azoulay de Marrakech.
1900–1972 · Jérusalem (Yeshivat Mercaz HaRav)
Étudia aux yeshivot de Ponevezh et Slabodka en Lituanie, immigra en Palestine en 1924. En 1928 il épousa Batya-Miriam, fille du Rav Abraham Isaac HaCohen Kook. Après la mort du Rav Kook (1935), la direction de la yeshiva Mercaz HaRav lui échut ; il y délivrait des cours hebdomadaires. La famille Raanan-Kook conserva et publia les écrits du Rav Kook (cf. études d'E. Henkin, Hakirah).
XIXe–XXe s. (décédé avant l'impression du siddour) · Habban (Hadramaout, Yémen)
Sage de Habban qui composa un siddour (livre de prières) fondé sur les traditions propres à Habban, en y intégrant aussi les usages baladi et shami du Yémen. Il ne vécut pas assez pour en voir la première impression : l'ouvrage fut achevé par ses fils et son gendre Avner Maatuf.
XIXe–XXe s. (dates précises non trouvées) · Habban, Hadramaout (Yémen)
Rabbin de Habban qui compila un siddur (tiklal) fondé sur les traditions habbanites, croisées avec les rites yéménites baladi et shami. Il mourut avant la première impression de l'ouvrage, achevé par ses fils et son gendre Avner Maatuf.
Zagoura
Père de Rabbi Mishaël Makhlouf Dahan, établi à Zagoura (sud du Maroc), dont la généalogie remonterait selon la famille jusqu'au roi David. Il mourut alors que son fils Mishaël avait environ cinq ans.
Ouarzazate
Disciple réputé de Rabbi Yossef Pinto; selon le récit, il apparut à ses côtés aux juifs de Ouarzazate montant en Terre d'Israël sur la route de Tichka.
XVIIIe s. · Sefrou
Dayan (juge rabbinique) de la ville de Sefrou. Sous le règne du sultan Moulay el-Yazid (1790-1792), il fut emprisonné avec son collègue Rabbi Shlomo Abitbol, semble-t-il à la suite de fausses accusations du gouverneur Hajj Abed el-Kebir. De lourdes amendes leur furent imposées et ils ne furent libérés qu'après paiement.
Netanya (Israël)
Descendant de la lignée Ouazana, il préside depuis une cinquantaine d'années la hilloula de Rabbi Avraham Ouazana célébrée à Netanya, en Israël, dans la continuité de celle qui se tenait jadis avec faste sur la tombe du saint au Maroc.
fin XVe s. (mort v. 1492) · Tlemcen puis Touat (Tamentit), Sud algérien
Descendant de rabbins espagnols réfugiés au Maghreb après les persécutions de 1391, la famille passa par Tlemcen avant d'émigrer au Touat ; Shelomo devint rabbin de la grande oasis commerçante de Tamentit. Lors de la destruction des communautés du Touat en 1492, il s'enfuit mais mourut de soif dans le désert avec son fils rabbi Itshak, et fut enterré près d'El Kandassa (région de Colomb-Béchar). Une coupole fut érigée sur son tombeau en 1905 ; il devint le saint patron de la communauté, vénéré par Juifs et Musulmans jusqu'à l'exode de 1961.
1600–1649 · Fès (Maroc)
Rabbin de Fès, disciple de Rabbi Yehuda Ouziel. Auteur d'un commentaire de la Torah en deux volumes, « Pri Etz Hagan », et de « Guefen Poriah » (tous deux imprimés à Jérusalem en 1904), ainsi que d'un recueil de responsa, « Pri Megadim », resté manuscrit.
c. 100-170
Tanna, élève de Rabbi Akiva, persécuté par les Romains. Selon la tradition, il se cacha 13 ans dans une grotte avec son fils et y reçut des révélations mystiques. Le Zohar lui est attribué. Sa tombe à Méron est le lieu du pèlerinage de Lag BaOmer.
Bzou
Tsadik enterré au sommet d'une colline escarpée faisant face à la tombe de Rabbi Yitzhak Israël Halevi, près de Bzou. Un jaillissement d'eau miraculeux y est rapporté.
XVIIIe s. · Sefrou
Dayan (juge rabbinique) de Sefrou. Sous Moulay el-Yazid (1790-1792), il fut emprisonné avec le dayan Rabbi Shaoul Yeshoua Abitbol à la suite des accusations du gouverneur de la ville, et libéré seulement après le paiement de lourdes amendes.
Ourika (Aghbalou), Sud du Maroc
Compté parmi les tsaddikim les plus renommés et vénérés du Maroc, surtout dans la région du Sud, il est enterré à environ 2 km du village d'Aghbalou, dans la vallée de l'Ourika ; sa hiloula a lieu à Lag Ba'omer. Selon une tradition, il était originaire d'Eretz Israël et vint au Maroc à une époque ancienne, son nom figurant dans les listes de Demnat parmi sept rabbins venus pour des conversions ; une autre tradition dit qu'il vint comme émissaire (chadar) pour collecter de l'argent au profit des pauvres et des étudiants de yeshiva. Sa première étape fut Marrakech, qu'il quitta faute d'entente avec les rabbins locaux. De très nombreuses légendes le lient au motif du serpent, ce qui explique diversement son surnom « Belhanch », et l'on rapporte le miracle d'une eau jaillissant de son tombeau.
1900- · Midelt
Né à Midelt en Tevet 5660 (1900), le mois même du décès de Rabbi Yaakov Abouhatsira, de parents charitables (Rabbi Moshé et Hanna), dont la maison était un lieu de rencontre pour les sages. Élève du melamed Rabbi Avraham Attia, il étudia surtout auprès des fils de Rabbi Yaakov Abouhatsira, en particulier Rabbi Massoud (père du Baba Sali et du Baba Haki), et apprit la Kabbale de Rabbi Yitzhak Abouhatsira. Ordonné au rabbinat à dix-neuf ans par Rabbi Massoud Abouhatsira, il épousa Esther et se consacra jour et nuit à l'étude, laissant des gloses kabbalistiques manuscrites, notamment sur les « Otzrot Haïm ». Sa hilloula est célébrée le 25 Iyar.
1850–1913 · Tunis (Tunisie)
Compté parmi les grands rabbins de Tunisie, fils de Rabbi David Dana. Il fonda et dirigea la yeshiva « Ḥevrat ha-Talmud » à Tunis, en réaction au recul de l'enseignement traditionnel face à l'expansion culturelle française. Ses nouveautés talmudiques furent publiées à titre posthume par son élève.
† 1949 · Allemagne/USA
German Orthodox rabbi and lawyer who challenged Nazi propagandist Julius Streicher in court in Berlin in 1933, emigrated to the United States in 1939, and authored 'Lies in Nazi Antisemitic Literature' (New York, 1940). Died August 21, 1949.
Fès
Av beth din (président du tribunal rabbinique) de Fès, réputé gaon et décisionnaire, auteur de plusieurs ouvrages de halakha et de responsa. En 1918, Rabbi Refael Enkaoua, estimant que la fonction de grand rabbin du Maroc lui revenait davantage, alla le consulter à Fès et lui proposa de partager charge et traitement ; après de longues discussions, ibn Danan se rangea finalement à l'avis d'Enkaoua.
c. 1940–2021 · Beni-Mellal (Maroc) ; Brooklyn / Flatbush (New York)
Né dans le village de Beni-Mellal au Maroc, envoyé étudier à la Schneider Yeshiva en Angleterre avant sa bar-mitzvah, il quitte le Maroc en 1967 et s'installe à Brooklyn. Il y fonde et dirige pendant une trentaine d'années la kehilla marocaine de Flatbush et co-ouvre la librairie de sefarim « Sisu ». Il est décédé en 2021 ; sa levaya et sa notice nécrologique sont documentées.
Ouarzazate
Frère de Rabbi Abraham Tanji; ses ossements furent transférés de Ouarzazate en Israël et inhumés au Har haMenouhot.
1040–1105 · Troyes (Champagne) ; études à Mayence et Worms (Rhénanie)
Né à Troyes vers 1040, il étudia dans les yeshivot de Mayence et Worms puis revint à Troyes où il fonda une école et vécut du commerce (vin). Il est considéré comme le plus grand commentateur de la Bible hébraïque et du Talmud de Babylone. Son commentaire du Talmud figure dans toutes les éditions depuis la première impression de Bomberg (années 1520) et l'étude de la Bible et du Talmud commence encore aujourd'hui par ses gloses.
Meknès
L'un des grands sages de Meknès, auteur de l'ouvrage « Dvar Shmouel », imprimé à Casablanca en 1940.