Aller au contenu
Zakhor
Mémoire🌳 MaghrébineMétierProbablemoderne· dès 1696 EC· Publié le 5 août 2026

Famille Ben Attar

בן עטר

Origine du nom, histoire et généalogie de la lignée Ben Attar — un nom de famille juif et les traces qu’il a laissées.

Famille d'Hayim ben Attar (« Or Ha-Hayim ha-Kadosh »), kabbaliste et exégète marocain qui émigra à Jérusalem en 1742 et y fonda la yeshiva Knesset Yisrael. Sens du nom : « fils du parfumeur » ou « du marchand d'épices », en arabe — source : Dafina, « Les noms des Juifs du Maroc ». Nom patronymique d'origine arabe, indicatif d'un métier, parfumeur puis marchand d'épices, porté aussi bien par les Juifs que par les…

Origine géographique : Salé / Meknès / Jérusalem

registre Mémoire · dépositaire, non propriétaire

Carte de la lignée

Amsterdam · début XVIIe s.AmsterdamLisbonne · après 1492 – XVIe s. · Mémoire (transmis)LisbonneFoyer d'origine — Espagne · Moyen Âge – 1492 · Mémoire (transmis)Espagne
Foyer d'origine Diaspora Mémoire (transmis)Régions reconstituées à partir des origines et de la diaspora documentées.
Parcourir le temps1660
Le Grand Livre de cette lignée

Le Grand Livre — Ben Attar

Introduction

Au carrefour de l'Espagne médiévale, du Maroc alaouite et des Provinces-Unies du XVIIe siècle, la lignée Ben Attar — dont le rameau ibérique porte le nom romanisé Abenatar — a laissé une empreinte que ni les expulsions, ni l'Inquisition, ni les disettes n'ont réussi à effacer. Ce sont des hommes de livres et d'action : un poète marrane qui transforma ses années de cachot en psaumes castillans ; un chef rabbinique de Fès que la légende dit sorti indemne de la fosse aux lions ; un saint talmudiste de Salé dont le commentaire de la Torah est lu aujourd'hui sur tous les continents ; un diplomate qui négocia une paix entre le sultan du Maroc et le roi d'Angleterre. Autant de figures qui, chacune à sa génération, ont incarné les valeurs cardinales du judaïsme — la connaissance, la justice, la responsabilité communautaire — dans des contextes aussi différents que le ghetto sous haute surveillance d'une ville marocaine et la liberté tolérantiste d'Amsterdam.

Le présent ouvrage reconstitue, à partir des sources disponibles — l'Encyclopaedia Judaica, la Jewish Encyclopedia de 1906, les travaux de Meyer Kayserling, de Cecil Roth, de Herman Prins Salomon, de Maurice Eisenbeth, et le corpus de manuscrits référencés ci-après —, le portrait d'une famille dont les branches se déploient du Maroc à la Hollande, de Fès à Jérusalem. Il distingue rigoureusement ce que l'archive établit, ce que la tradition transmet, et ce que l'historien peut seulement conjecturer. Pour la géographie amstellodamoise et les institutions de la communauté portugaise des Provinces-Unies, on se reportera au Grand Livre — Amsterdam ; le présent volume se consacre à la famille elle-même, à ses figures et à son trajet.

---

Versions (1)
  1. v1 · courante · 5 août 2026

Poursuivez la lecture de ce Grand Livre

Connectez-vous ou créez un compte gratuit pour lire l’intégralité de ce Grand Livre — et retrouver, suivre et enrichir les lignées qui vous concernent.

ou continuer par email

Un email, un clic. Pas de mot de passe ; vous partez quand vous voulez.

Votre espace Zakhor

« Ben Attar » fait partie de votre histoire ?

Créez votre espace membre pour suivre les familles qui vous touchent, être prévenu des nouvelles découvertes et contribuer — sans mot de passe.

Un email, un clic. Pas de mot de passe ; vous partez quand vous voulez.

Ce livre raconte les Ben Attar. Votre propre famille a peut-être aussi son Grand Livre — cherchez votre nom pour le découvrir, ou pour le faire naître.

Histoire

Famille d'Hayim ben Attar (« Or Ha-Hayim ha-Kadosh »), kabbaliste et exégète marocain qui émigra à Jérusalem en 1742 et y fonda la yeshiva Knesset Yisrael. Sens du nom : « fils du parfumeur » ou « du marchand d'épices », en arabe — source : Dafina, « Les noms des Juifs du Maroc ». Nom patronymique d'origine arabe, indicatif d'un métier, parfumeur puis marchand d'épices, porté aussi bien par les Juifs que par les Musulmans du Maghreb. Attesté en Espagne dès le XIIIe siècle ; après l'expulsion de 1492, la famille se disperse en Europe occidentale, dans l'Empire ottoman et en Afrique du Nord, et s'illustre dans le rabbinat marocain depuis le XVIe siècle. Autres formes : Attar, Atthar. — Source : J. Toledano, « Une histoire de familles : les noms de famille juifs d'Afrique du Nord ».

Pour explorer plus en profondeur la mémoire, les archives familiales et les témoignages de la lignée Ben Attar, retenez et partagez son adresse dédiée :

zakhor.ai/ben-attar

L'adresse zakhor.ai/ben-attar mène directement à cette page. Les archives, la généalogie et les récits que la communauté y déposera viendront compléter le portrait historique présenté ici.

🔗 Citer / lier cette page

Copiez l'un de ces formats pour citer cette fiche ou créer un lien vers elle.

Lien

https://zakhor.ai/ben-attar

HTML

<a href="https://zakhor.ai/grands-livres/familles/ben-attar">Le Grand Livre — Abenatar — Zakhor</a>

Citation

Le Grand Livre — Abenatar — Zakhor, https://zakhor.ai/grands-livres/familles/ben-attar

Variantes du nom (12)

Un même nom, cent visages.

Le même patronyme, transcrit différemment selon les langues, les époques et les diasporas.

Latin11

AbenatarAttarAttharBen-AttarBenatarBenatharBenattarBenhattarIbn AttarABENATTARBENATHAN

עברית · Hébreu1

בן עטר

Votre famille écrit ce nom autrement ?

Figures marquantes

  • 1.

    Hayim ben Attar

    Or Ha-Hayim ha-Kadosh

En mémoire

La Base centrale des noms des victimes de la Shoah de Yad Vashem recense les femmes, les hommes et les enfants assassinés durant la Shoah. Vous pouvez y rechercher les personnes ayant porté le nom Ben Attar.

Rechercher « Ben Attar » sur Yad Vashem

La recherche s'effectue directement dans les archives de Yad Vashem ; Zakhor ne copie ni ne conserve aucune donnée nominative. La présence ou l'absence d'un nom dans la base n'est pas exhaustive. En savoir plus

Œuvres & textes (2)

Documents publiés sur Zakhor rattachés à cette lignée par leurs mots-clés.

1ʳᵉ éd. Venise, 1742

Or ha-Ḥayyim

Ḥayyim ibn Attar

Commentaire (sur la Torah) de Ḥayyim ibn Attar. (1ʳᵉ éd. Venise, 1742)

scientifique1936

Les juifs d'Afrique du Nord

Maurice Eisenbeth

Les juifs de l'Afrique du Nord : démographie et onomastique est un ouvrage publié à Alger en 1936 par Maurice Eisenbeth (1886-1957), alors Grand Rabbin d'Alger. Il s'agit de la première étude systématique des populations juives d'Afrique du Nord — Maroc, Algérie, Tunisie et Libye — fondée à la fois sur les recensements coloniaux, les registres communautaires et un dépouillement méthodique des patronymes. L'ouvrage se divise en deux grandes parties. La première partie, démographique, établit les effectifs, la répartition géographique et la structure par communautés des juifs nord-africains au tournant des années 1930, à partir des données statistiques françaises, espagnoles et italiennes disponibles à l'époque, croisées avec les archives rabbiniques locales. Eisenbeth y décrit, commune par commune, les grandes communautés (Alger, Constantine, Oran, Tunis, Fès, Casablanca, Tripoli…) mais aussi des dizaines de communautés plus modestes des oasis, de l'Atlas et du Sud tunisien. La seconde partie, onomastique, constitue le cœur durable de l'ouvrage et explique sa postérité. Eisenbeth y dresse un catalogue raisonné de plusieurs centaines de patronymes portés par les juifs d'Afrique du Nord, en indiquant pour chacun : son étymologie probable (hébraïque, araméenne, arabe, berbère, judéo-espagnole, italienne ou toponymique), ses variantes orthographiques, son aire de diffusion géographique et les lignées rabbiniques ou marchandes notables qui l'ont porté. Il s'appuie sur une documentation de première main — registres de ketoubot, actes de tribunal rabbinique, listes d'offrandes synagogales, épitaphes de cimetières — et entreprend le premier classement typologique des noms de famille judéo-maghrébins : noms bibliques, noms sacerdotaux (Cohen, Levi), toponymes ibériques hérités de l'expulsion de 1492 (Toledano, Narboni, Corcos), toponymes maghrébins (Tetouani, Mrejen, Fezzani), arabismes descriptifs (Abitbol, Dahan, Chriqui), surnoms professionnels (Sayag, Neggar), et patronymes spécifiquement rabbiniques. Par sa méthode comme par son ampleur, cet ouvrage demeure, près d'un siècle plus tard, une référence incontournable de la généalogie juive nord-africaine et de la recherche sur les identités juives maghrébines. Il a nourri toutes les études ultérieures — Paul Sebag, Robert Attal, Joseph Tolédano, Michaël Laskier — et constitue pour des dizaines de milliers de familles issues d'Afrique du Nord la porte d'entrée vers l'histoire de leur nom.

Grandes figures de la lignée

Lieux du parcours

Communautés traversées

Les jours de ce livre

Ce livre ne porte encore aucun jour de mémoire. Les sources qui documentent Ben Attar donnent des années et des siècles, jamais un jour ; nous n'en fabriquons pas.

Une date vous est connue — un rappel, une hilloula, l'anniversaire d'un départ ? Donnez-lui son jour

Bibliographie

  • Nathan Wachtel, La Foi du souvenir : labyrinthes marranes (2001)
  • Cecil Roth, Histoire des Marranes (1990)
  • Miriam Bodian, Hebrews of the Portuguese Nation. Conversos and Community in Early Modern Amsterdam (1997)
  • Yosef Hayim Yerushalmi, De la cour d'Espagne au ghetto italien : Isaac Cardoso et le marranisme au XVIIe siècle (1987)
  • Béatrice Leroy, L'Aventure séfarade : de la péninsule ibérique à la diaspora (1986)
  • Henry Méchoulan, Être juif à Amsterdam au temps de Spinoza (1991)
  • Francesca Trivellato, The Familiarity of Strangers: The Sephardic Diaspora, Livorno, and Cross-Cultural Trade in the Early Modern Period (2009)
  • Abraham I. Laredo, Les Noms des Juifs du Maroc, CSIC, Madrid (1978)

Tags

#afrique-du-nord#algerie#attar#eisenbeth#jerusalem#kabbale#lieu-geo-auto#maghrebine#maroc#onomastique#or-ha-hayim#oranie#patronyme-juif

Autres lignées — Maghrébine