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Zakhor
Mémoire🌳 MaghrébinePatronymeProbable· Publié le 6 août 2026

Famille Boucobza

Origine du nom, histoire et généalogie de la lignée Boucobza — un nom de famille juif et les traces qu’il a laissées.

Famille juive d'Afrique du Nord, attestée dans les communautés de Constantinois. Maurice Eisenbeth recense 6 variantes orthographiques de ce patronyme dans son dictionnaire onomastique de 1936. La notice décrit les lieux d'implantation, les formes graphiques et, lorsque connues, les figures rabbiniques ou communautaires associées à la lignée.

Origine géographique : Constantinois

registre Mémoire · dépositaire, non propriétaire

Carte de la lignée

Paris · après 1962ParisMaghreb · après l'expulsion de 1492 · Mémoire (transmis)MaghrebConstantine · époque ottomane–colonialeConstantineAlger · XIXe–XXe s.AlgerFoyer d'origine — Espagne · avant 1492 · Mémoire (transmis)Espagne
Foyer d'origine Diaspora Mémoire (transmis)Régions reconstituées à partir des origines et de la diaspora documentées.
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Le Grand Livre de cette lignée

Le Grand Livre — Boucobza

Introduction

Constantine, ville des ponts suspendus au-dessus de ses gorges, et Sfax, port tourné vers la Méditerranée orientale : ces deux cités du monde arabe ont abrité des familles portant le nom Boucobza avant que l'histoire du XXe siècle ne les disperse vers Paris, Marseille et Jérusalem. C'est de là qu'il faut partir — des lieux et des vies — avant d'interroger les graphies et les étymologies.

Le patronyme Boucobza appartient à la constellation des noms juifs nord-africains formés sur le préfixe arabe dialectal — « celui qui porte », « l'homme à », ou plus littéralement « père de ». Son étymologie est transparente : bû-khubza, « l'homme au pain ». Ce nom de métier ou de sobriquet, forgé dans la langue vernaculaire du Maghreb, fut porté simultanément dans deux pôles géographiques distincts — le Constantinois algérien et la Tunisie — que les frontières administratives coloniales séparèrent mais que l'histoire culturelle a toujours réunis.

Le présent ouvrage restitue, avec la prudence qu'impose la documentation disponible, l'histoire de cette lignée : ses lieux d'enracinement, ses parcours à travers les bouleversements du XXe siècle, ses bifurcations juridiques et ses figures documentées. Il s'appuie en priorité sur le travail fondateur de Maurice Eisenbeth, Grand Rabbin d'Alger, dont l'ouvrage Les Juifs de l'Afrique du Nord — Démographie & Onomastique (1936) constitue la première étude systématique des populations juives d'Afrique du Nord fondée sur les recensements coloniaux, les registres communautaires et un dépouillement méthodique des patronymes. Il s'appuie également sur les travaux de synthèse de Joseph Toledano [Une histoire de familles, 1999 ; Les Noms de famille des Juifs d'Afrique du Nord, 2003] et sur les répertoires généalogiques contemporains qui documentent les variantes du patronyme.

La figure centrale de ce livre, et la première individuellement identifiable dans l'histoire culturelle de la lignée, est Chochana Boukhobza, romancière née le 2 mars 1959 à Sfax. Arrivée en France en 1964, partie étudier les mathématiques en Israël à dix-sept ans, puis revenue à Paris pour se consacrer à la littérature de langue française, elle donne au nom Boucobza-Boukhobza une voix et une œuvre qui traversent la mémoire du Maghreb, l'expérience de l'exil et la question de ce que l'on doit aux morts. Son itinéraire — Sfax, Paris, Jérusalem — est aussi celui de sa lignée, et l'on ne peut comprendre l'un sans l'autre.

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Versions (1)
  1. v1 · courante · 6 août 2026

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Variantes du nom (7)

Un même nom, cent visages.

Le même patronyme, transcrit différemment selon les langues, les époques et les diasporas.

BocobzaBouhobzaBOUKABZABoukhebzaBoukobzaBoukoubzaBoukhobza

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En mémoire

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Œuvres & textes (3)

Documents publiés sur Zakhor rattachés à cette lignée par leurs mots-clés.

scientifique1936

Les juifs d'Afrique du Nord

Maurice Eisenbeth

Les juifs de l'Afrique du Nord : démographie et onomastique est un ouvrage publié à Alger en 1936 par Maurice Eisenbeth (1886-1957), alors Grand Rabbin d'Alger. Il s'agit de la première étude systématique des populations juives d'Afrique du Nord — Maroc, Algérie, Tunisie et Libye — fondée à la fois sur les recensements coloniaux, les registres communautaires et un dépouillement méthodique des patronymes. L'ouvrage se divise en deux grandes parties. La première partie, démographique, établit les effectifs, la répartition géographique et la structure par communautés des juifs nord-africains au tournant des années 1930, à partir des données statistiques françaises, espagnoles et italiennes disponibles à l'époque, croisées avec les archives rabbiniques locales. Eisenbeth y décrit, commune par commune, les grandes communautés (Alger, Constantine, Oran, Tunis, Fès, Casablanca, Tripoli…) mais aussi des dizaines de communautés plus modestes des oasis, de l'Atlas et du Sud tunisien. La seconde partie, onomastique, constitue le cœur durable de l'ouvrage et explique sa postérité. Eisenbeth y dresse un catalogue raisonné de plusieurs centaines de patronymes portés par les juifs d'Afrique du Nord, en indiquant pour chacun : son étymologie probable (hébraïque, araméenne, arabe, berbère, judéo-espagnole, italienne ou toponymique), ses variantes orthographiques, son aire de diffusion géographique et les lignées rabbiniques ou marchandes notables qui l'ont porté. Il s'appuie sur une documentation de première main — registres de ketoubot, actes de tribunal rabbinique, listes d'offrandes synagogales, épitaphes de cimetières — et entreprend le premier classement typologique des noms de famille judéo-maghrébins : noms bibliques, noms sacerdotaux (Cohen, Levi), toponymes ibériques hérités de l'expulsion de 1492 (Toledano, Narboni, Corcos), toponymes maghrébins (Tetouani, Mrejen, Fezzani), arabismes descriptifs (Abitbol, Dahan, Chriqui), surnoms professionnels (Sayag, Neggar), et patronymes spécifiquement rabbiniques. Par sa méthode comme par son ampleur, cet ouvrage demeure, près d'un siècle plus tard, une référence incontournable de la généalogie juive nord-africaine et de la recherche sur les identités juives maghrébines. Il a nourri toutes les études ultérieures — Paul Sebag, Robert Attal, Joseph Tolédano, Michaël Laskier — et constitue pour des dizaines de milliers de familles issues d'Afrique du Nord la porte d'entrée vers l'histoire de leur nom.

1986

Un été à Jérusalem

Chochana Boukhobza

Roman de Chochana Boukhobza. (1986)

2010

Le Troisième Jour

Chochana Boukhobza

Roman de Chochana Boukhobza. (2010)

Grandes figures de la lignée

Lieux du parcours

Communautés traversées

Les jours de ce livre

Ce livre ne porte encore aucun jour de mémoire. Les sources qui documentent Boucobza donnent des années et des siècles, jamais un jour ; nous n'en fabriquons pas.

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Bibliographie

  • Maurice Eisenbeth, Les Juifs de l'Afrique du Nord : démographie et onomastique (1936)
  • Joseph Toledano, Les Noms de famille des Juifs d'Afrique du Nord (2003)
  • Joseph Toledano, Une histoire de familles : les noms de famille juifs d'Afrique du Nord, des origines à nos jours (1999)
  • David Encaoua, Des passeurs de pensée juive : la lignée Encaoua (2018)
  • André Goldenberg, La Saga des Juifs d'Afrique du Nord (2014)
  • André Chouraqui, Histoire des Juifs en Afrique du Nord (1985)
  • Maurice Eisenbeth, Les Juifs de l'Afrique du Nord — Démographie & Onomastique, Imprimerie du Lycée, Alger (1936)
  • Abraham I. Laredo, Les Noms des Juifs du Maroc, CSIC, Madrid (1978)

Tags

#boucobza#eisenbeth#afrique-du-nord#onomastique#patronyme-juif#constantinois#lieu-geo-auto

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