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Zakhor
Mémoire🌳 MaghrébineLignage (sacerdotal / lévitique)Établimédiéval → moderne· 1290 EC — 1370 EC· Publié le 6 août 2026

Famille Aboudaram

אבודרהם

(Abudarham)

Origine du nom, histoire et généalogie de la lignée Aboudaram — un nom de famille juif et les traces qu’il a laissées.

Famille juive d'Afrique du Nord, attestée dans les communautés de Oranie, Maroc. Maurice Eisenbeth recense 14 variantes orthographiques de ce patronyme dans son dictionnaire onomastique de 1936. La notice décrit les lieux d'implantation, les formes graphiques et, lorsque connues, les figures rabbiniques ou communautaires associées à la lignée. Sens du nom : « celui du dirham, des impôts », en arabe : surnom d'un…

Origine géographique : Séville, Oranie, Maroc

registre Mémoire · dépositaire, non propriétaire

Carte de la lignée

OranOranFèsFèsFoyer d'origine — SévilleSéville
Foyer d'origine Diaspora Mémoire (transmis)Régions reconstituées à partir des origines et de la diaspora documentées.
Le Grand Livre de cette lignée

Le Grand Livre — Aboudaram

Introduction

Il est des noms qui portent en eux la trace d'un métier, d'une ville et d'un siècle. Aboudaram — que l'on écrit aussi Aboudraham, Aboudirham, Abudarham, Aboudarhem ou Abuderham — est de ceux-là. Derrière ces graphies flottantes, que les scribes et les officiers d'état civil ont fixées différemment selon les rives et les langues, se tient une même lignée séfarade dont la mémoire remonte à l'Espagne des royaumes chrétiens et musulmans, avant de suivre la longue route de l'exil vers le détroit de Gibraltar et les terres du Maghreb.

Cette lignée a ceci de singulier qu'elle possède, dès son foyer médiéval, une œuvre écrite qui l'ancre dans l'histoire du judaïsme tout entier : le Sefer Abudarham, composé à Séville en 1340, monument du commentaire liturgique séfarade. Peu de familles peuvent se prévaloir d'un tel point de départ documentaire. Le nom lui-même n'est pas anonyme : il dit un rapport au dirham, à la monnaie, à l'argenterie et au négoce, activité que l'on retrouvera, des siècles plus tard, chez les Aboudaram commerçants de Gibraltar et de Tétouan.

Ce livre suit donc une lignée à travers ses trois demeures successives — Séville, le Rocher de Gibraltar, les villes du Maroc et de l'Oranie —, en s'attachant à ce que ses membres ont réellement fait : commenter la prière, guider une communauté, enseigner, négocier, fonder une synagogue. C'est de ces gestes attestés, et non d'une généalogie rêvée, que naît le récit qui suit.

Versions (1)
  1. v1 · courante · 6 août 2026

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Histoire

Famille juive d'Afrique du Nord, attestée dans les communautés de Oranie, Maroc. Maurice Eisenbeth recense 14 variantes orthographiques de ce patronyme dans son dictionnaire onomastique de 1936. La notice décrit les lieux d'implantation, les formes graphiques et, lorsque connues, les figures rabbiniques ou communautaires associées à la lignée. Sens du nom : « celui du dirham, des impôts », en arabe : surnom d'un monnayeur — source : Dafina, « Les noms des Juifs du Maroc ».

Pour explorer plus en profondeur la mémoire, les archives familiales et les témoignages de la lignée Aboudaram, retenez et partagez son adresse dédiée :

zakhor.ai/aboudaram

L'adresse zakhor.ai/aboudaram mène directement à cette page. Les archives, la généalogie et les récits que la communauté y déposera viendront compléter le portrait historique présenté ici.

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Variantes du nom (17)

Un même nom, cent visages.

Le même patronyme, transcrit différemment selon les langues, les époques et les diasporas.

Latin16

AboudrahamAboudirhamABOUDERHAMAbudarhamAboudarhemAbudirhamAbudarhanAboudarhanAbudarhenAbuderhamAboudarhamAbudaranAboudharamAbudaramABODARAMABOUDARM

עברית · Hébreu1

אבודרהם

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Figures marquantes

  • 1.

    David Abudarham

    Auteur du Sefer Abudarham, commentaire de la liturgie

En mémoire

La Base centrale des noms des victimes de la Shoah de Yad Vashem recense les femmes, les hommes et les enfants assassinés durant la Shoah. Vous pouvez y rechercher les personnes ayant porté le nom Aboudaram.

Rechercher « Aboudaram » sur Yad Vashem

La recherche s'effectue directement dans les archives de Yad Vashem ; Zakhor ne copie ni ne conserve aucune donnée nominative. La présence ou l'absence d'un nom dans la base n'est pas exhaustive. En savoir plus

Œuvres & textes (2)

Documents publiés sur Zakhor rattachés à cette lignée par leurs mots-clés.

composé 1340 à Séville ; 1re impr. Lisbonne 1489

Sefer Abudarham (Peirush ha-Berakhot ve-ha-Tefillot)

David ben Joseph Abudarham

Commentaire de David ben Joseph Abudarham. (composé 1340 à Séville ; 1re impr. Lisbonne 1489)

scientifique1936

Les juifs d'Afrique du Nord

Maurice Eisenbeth

Les juifs de l'Afrique du Nord : démographie et onomastique est un ouvrage publié à Alger en 1936 par Maurice Eisenbeth (1886-1957), alors Grand Rabbin d'Alger. Il s'agit de la première étude systématique des populations juives d'Afrique du Nord — Maroc, Algérie, Tunisie et Libye — fondée à la fois sur les recensements coloniaux, les registres communautaires et un dépouillement méthodique des patronymes. L'ouvrage se divise en deux grandes parties. La première partie, démographique, établit les effectifs, la répartition géographique et la structure par communautés des juifs nord-africains au tournant des années 1930, à partir des données statistiques françaises, espagnoles et italiennes disponibles à l'époque, croisées avec les archives rabbiniques locales. Eisenbeth y décrit, commune par commune, les grandes communautés (Alger, Constantine, Oran, Tunis, Fès, Casablanca, Tripoli…) mais aussi des dizaines de communautés plus modestes des oasis, de l'Atlas et du Sud tunisien. La seconde partie, onomastique, constitue le cœur durable de l'ouvrage et explique sa postérité. Eisenbeth y dresse un catalogue raisonné de plusieurs centaines de patronymes portés par les juifs d'Afrique du Nord, en indiquant pour chacun : son étymologie probable (hébraïque, araméenne, arabe, berbère, judéo-espagnole, italienne ou toponymique), ses variantes orthographiques, son aire de diffusion géographique et les lignées rabbiniques ou marchandes notables qui l'ont porté. Il s'appuie sur une documentation de première main — registres de ketoubot, actes de tribunal rabbinique, listes d'offrandes synagogales, épitaphes de cimetières — et entreprend le premier classement typologique des noms de famille judéo-maghrébins : noms bibliques, noms sacerdotaux (Cohen, Levi), toponymes ibériques hérités de l'expulsion de 1492 (Toledano, Narboni, Corcos), toponymes maghrébins (Tetouani, Mrejen, Fezzani), arabismes descriptifs (Abitbol, Dahan, Chriqui), surnoms professionnels (Sayag, Neggar), et patronymes spécifiquement rabbiniques. Par sa méthode comme par son ampleur, cet ouvrage demeure, près d'un siècle plus tard, une référence incontournable de la généalogie juive nord-africaine et de la recherche sur les identités juives maghrébines. Il a nourri toutes les études ultérieures — Paul Sebag, Robert Attal, Joseph Tolédano, Michaël Laskier — et constitue pour des dizaines de milliers de familles issues d'Afrique du Nord la porte d'entrée vers l'histoire de leur nom.

Grandes figures de la lignée

Les jours de ce livre

Ce livre ne porte encore aucun jour de mémoire. Les sources qui documentent Aboudaram donnent des années et des siècles, jamais un jour ; nous n'en fabriquons pas.

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Bibliographie

  • Joseph F. O'Callaghan, Reconquest and Crusade in Medieval Spain (2003)
  • Joseph Toledano, Les Noms de famille des Juifs d'Afrique du Nord (2003)
  • Maurice Eisenbeth, Les Juifs de l'Afrique du Nord — Démographie & Onomastique, Imprimerie du Lycée, Alger (1936)
  • Abraham I. Laredo, Les Noms des Juifs du Maroc, CSIC, Madrid (1978)
  • List of Sephardic Jewish surnames — Wikipédia

Tags

#liturgie#oranie#maroc#afrique-du-nord#eisenbeth#sacerdotale#seville#patronyme-juif#onomastique#aboudaram

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