MOÏSE ISRAEL
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Rabbi oriental ; né à Jérusalem dans la seconde moitié du dix-septième siècle ; mort à Alexandrie vers 1740. Envoyé pour collecter des aumônes au profit des pauvres de Safed (_c._ 1710), il visita Rhodes, où la congrégation l'élut rabbin (1715), et le pressa de promettre qu'il ne quitterait jamais ce poste. Après avoir exercé son ministère là pendant douze ans, des troubles si graves surgirent que Moses Israel obtint de la rabbinauté de Constantinople une dispense de son vœu (« Mas'at Mosheh », part. i., Yoreh De'ah, n° 8), quitta Rhodes, et voyagea en Italie, Hollande, et autres pays, dans l'intérêt des pauvres de Palestine. De nouveau, à Alexandrie, sur le chemin de son retour, il fut élu rabbin ; là il semble avoir vécu le reste de sa vie. Il écrivit de nombreuses réponses, dont deux collections, sous le titre « Mas'at Mosheh », il publia à Constantinople (1734-35), tandis qu'un troisième volume y fut publié après sa mort par son fils Abraham (1742). De ses fils, deux—Abraham, auteur d'« Amarot Ṭehorot », notes sur le Ṭur Eben ha-'Ezer (Livourne, 1786), et Elijah, auteur de « Ḳol Eliyahu », réponses (_ib._ 1792), et de nombreux autres ouvrages—étaient rabbins à Alexandrie, ce dernier de 1773 à 1784. Elijah fut succédé par son neveu Moses ben Abraham Israel (1784-1802), et ce dernier par son cousin Jedidiah ben Elijah Israel (1802-27).