MASADA **Masada**, or **Mezada** (Heb. מְצָדָה, "fortress"): A stronghold in Judea, situated on an isolated rocky plateau on the western shore of the Dead Sea, about 40 miles south of Jerusalem. The plateau is about 2,000 feet above the level of the Dead Sea. It can be reached only by a narrow winding path on the west side. According to Josephus, the fortress was first built by the high priest Jonathan (probably the Maccabee). During the Roman wars under Vespasian and Titus, it was one of the last strongholds to be reduced. It was taken by the Romans under Flavius Silva, after a siege lasting several months. The Jewish garrison, numbering 960 men, women, and children, chose to die rather than surrender; and when the Romans finally broke through the walls, they found all dead, having killed each other by lot. This event occurred in 73 or 74 C.E. The fortress was excavated in recent years, and many interesting relics were found, including Hebrew manuscripts and coins. --- MASADA **Masada**, ou **Mezada** (hébr. מְצָדָה, « forteresse ») : Une place forte en Judée
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Forteresse de montagne en Judée, non loin à l'ouest de la Mer Morte. La forteresse fut construite par le grand prêtre Jonathan (une affirmation que Schürer tient, sur des fondements insuffisants, pour fausse), qui lui donna aussi son nom (Josephus, "B. J." vii. 8, § 3). Le nom est certainement hébreu : "Meẓadah" = "forteresse de montagne." Josephus écrit Μασάδα et Μασαδά (variante, Μεσάδα) ; Strabon (xvi. 2, § 44) le corrompt en Μοασάδα ; tandis que Pline ("Historia Naturalis," v. 17, § 73) écrit correctement "Masada" (comp. "Die Epitome des Solinus," ed. Mommsen, § 35). Helix, second en commandement sous Cassius, s'empara de la forteresse aux Hérodiens en 42 av. J.-C. (Josephus, "Ant." xiv. 11, § 7 ; "B. J." i. 12, § 1). Plus tard Hérode s'y réfugia ("Ant." xiv. 13, § 8 ; "B. J." i. 13, § 7) ; Antigone, qui assiégea la forteresse, ne put s'en emparer, malgré le fait que les défenseurs souffraient d'une pénurie d'eau ("Ant." xiv. 14, § 6 ; 15, §§ 1-4 ; "B. J." i. 15, §§ 3-4). Lorsqu'Hérode devint roi, il répara la forteresse, construisant un mur avec trente-sept tours élancées autour du sommet de la montagne, qui était plat. À l'intérieur du mur se trouvaient des maisons d'habitation et un splendide palais pour Hérode, qui souhaitait que la forteresse soit un lieu de refuge contre tout danger. Du grain, qui y était entreposé, ne se gâtait pas facilement en raison de la pureté de l'air ("B. J." vii. 8, § 3).
Masada acquit une grande importance lors de la guerre contre les Romains. Les Sicaires s'en emparèrent et tuèrent la garnison romaine ("B. J." ii. 17, § 2) ; Ménachem prit possession des armes entreposées là par Hérode (_ib._ § 8) ; Éléazar b. Jair, parent de Ménachem, gouverna la forteresse pendant environ six ans (_ib._ § 9) ; et Bar Giora aussi s'y réfugia pendant quelque temps (_ib._ 22, § 2). De là, les Sicaires harcelèrent et pillèrent tout le voisinage, notamment Engédi (_ib._ iv. 7, § 2). Ce n'est que trois ans après la chute de Jérusalem qu'une armée romaine, sous Silva, avança sur Masada. Josephus, à ce propos, donne un compte rendu détaillé de la situation de la forteresse, qui était presque inaccessible et imprenable (_ib._ vii. 8, § 3) ; il n'y avait qu'un seul endroit où les Romains pouvaient placer un bélier, et même là seulement avec grande difficulté. Quand, finalement, une brèche fut faite dans le mur, les envahisseurs se trouvèrent confrontés à un ouvrage nouvellement érigé, que cependant ils réussirent à détruire par le feu. Éléazar b. Jair persuada les assiégés de se tuer, et quand les Romains entrèrent, ils ne trouvèrent vivantes que deux femmes (_ib._ 8, §§ 1-7 ; 9, § 2).
Avec la chute de Masada, la guerre prit fin (le 15 du Nisan, 73 ; 72 selon Niese dans "Hermes," xxviii. 211).
Smith et Robinson ("Palästina," ii. 477) découvrirent Masada dans les falaises d'Al-Sabbah. Le compte rendu de Josephus a été complètement confirmé par eux et par Ritter ("Erdkunde," xv. 655) ; et les traces du camp romain peuvent encore être vues.