Après-guerre et monde arabe (1945 – 1970)
Départ de la quasi-totalité de la communauté à l'indépendance ; la grande synagogue d'Oran est transformée en mosquée
1962·Algérie
Le bilan est reproduit tel que la source l’écrit — jamais arrondi, jamais additionné à un autre. Les bilans se recouvrent d’un événement à l’autre.
Les Juifs d'Algérie, présents depuis l'Antiquité et renforcés par les expulsés d'Espagne, avaient reçu la nationalité française par le décret Crémieux, puis l'avaient perdue sous Vichy avant de la recouvrer. Cette histoire les avait placés du côté français dans le conflit qui s'achève.
À l'indépendance, la quasi-totalité de la communauté quitte le pays en quelques mois, avec les rapatriés d'Algérie, vers la France pour l'essentiel et vers Israël pour une minorité. La grande synagogue d'Oran, l'une des plus vastes d'Afrique du Nord, est transformée en mosquée.
Ce départ met fin à l'une des plus anciennes présences juives du Maghreb et transforme le judaïsme français, qui devient majoritairement séfarade en l'espace d'une décennie.
- Période :
- Après-guerre et monde arabe (1945 – 1970)
- Nature :
- Massacre
- Région :
- Égypte et Maghreb
- Pays :
- Algérie
Benjamin Stora, *Les trois exils. Juifs d'Algérie* ; Michael M. Laskier, *North African Jewry in the Twentieth Century*.