Après-guerre et monde arabe (1945 – 1970)
Assassinats de survivants (attaques de trains, meurtres individuels)
1944-1947·Pologne
Le bilan est reproduit tel que la source l’écrit — jamais arrondi, jamais additionné à un autre. Les bilans se recouvrent d’un événement à l’autre.
La violence contre les rescapés ne cesse pas avec la libération. En Pologne, pendant près de trois ans, des survivants revenus réclamer leur maison sont tués dans leur village ; des trains sont arrêtés en rase campagne, les voyageurs contrôlés papiers en main et jetés sur la voie ; des foyers communautaires sont attaqués.
Les motifs se mêlent : refus de rendre les biens occupés pendant l'occupation, accusation portée contre les revenants de servir le nouveau régime communiste, rumeurs de meurtre rituel jamais éteintes, et l'action de bandes armées issues de la clandestinité nationaliste. L'État, occupé à sa propre guerre civile, protège peu. C'est cette violence diffuse, autant que les grands pogroms de Cracovie et de Kielce, qui vide le pays de ses survivants par les filières clandestines de la Berihah.
- Période :
- Après-guerre et monde arabe (1945 – 1970)
- Nature :
- Massacre
- Région :
- Europe centrale et orientale
- Pays :
- Pologne
Jan T. Gross, *Fear: Anti-Semitism in Poland after Auschwitz* ; David Engel, *Patterns of Anti-Jewish Violence in Poland* ; Julian Kwiek, *Nie chcemy Żydów u siebie*.