La Shoah (1939 – 1945)
Famine du ghetto de Varsovie
1940-1942·Varsovie
Le bilan est reproduit tel que la source l’écrit — jamais arrondi, jamais additionné à un autre. Les bilans se recouvrent d’un événement à l’autre.
Rations de quelques centaines de calories, entassement et typhus : la mortalité emporte des dizaines de milliers de personnes avant même les déportations.
Scellé à l'automne, le ghetto de Varsovie est conçu dès l'origine comme un lieu où l'on meurt lentement. Les rations officielles se comptent en quelques centaines de calories par jour, très au-dessous du minimum vital ; l'entassement dans quelques rues, l'absence de chauffage et l'eau souillée y font régner le typhus. On meurt dans les rues, et les corps sont relevés chaque matin par les équipes de la communauté.
Entre 1940 et 1942, avant même que ne commencent les déportations vers Treblinka, la faim et la maladie emportent une part considérable de la population enfermée. Le service de santé clandestin, dirigé par des médecins du ghetto, entreprend d'étudier scientifiquement la faim sur ceux qu'elle tue, et fait sortir ses travaux ; les archives clandestines d'Emanuel Ringelblum en consignent les jours.
- Période :
- La Shoah (1939 – 1945)
- Nature :
- Shoah
- Région :
- Europe centrale et orientale
- Pays :
- Pologne
Archives clandestines Oneg Shabbat du ghetto de Varsovie ; travaux du service de santé clandestin sur la maladie de famine.