XIXᵉ siècle
Accusation de meurtre rituel, violences
1847·Deir el-Qamar
Le bilan est reproduit tel que la source l’écrit — jamais arrondi, jamais additionné à un autre. Les bilans se recouvrent d’un événement à l’autre.
Deir el-Qamar, dans le Chouf, avait été la résidence des émirs du Mont-Liban et comptait une petite communauté juive au milieu d'une population druze et maronite. À la disparition d'un enfant, l'accusation de meurtre rituel fut portée contre elle, à peine sept ans après l'affaire de Damas et sur le même modèle.
Le quartier fut attaqué, des maisons pillées, la communauté mise à l'abri par l'intervention des autorités ottomanes locales et des consuls.
L'affaire vaut surtout par sa suite diplomatique : elle fut l'une de celles qui conduisirent les représentants des puissances et les émissaires juifs à obtenir de la Porte le rappel du firman de l'affaire de Damas, qui déclarait l'accusation dépourvue de fondement et ordonnait aux gouverneurs de ne plus y donner suite. La répétition de ces accusations dans les provinces arabes de l'Empire, du Liban à l'Égypte, accompagne l'implantation des consulats et des missions européennes, qui en furent souvent les relais.
- Période :
- XIXᵉ siècle
- Nature :
- Procès et exécutions
- Région :
- Proche et Moyen-Orient
- Pays :
- Liban
Jonathan Frankel, *The Damascus Affair* ; Bernard Lewis, *Juifs en terre d'Islam*.