XVIIIᵉ siècle
Procès pour meurtre rituel, exécutions
1747·Zaslav
Le bilan est reproduit tel que la source l’écrit — jamais arrondi, jamais additionné à un autre. Les bilans se recouvrent d’un événement à l’autre.
L'accusation de meurtre rituel connut en Pologne, au milieu du siècle, une série de procès dont Zaslav, en Volhynie, ouvre la suite. Des Juifs de la ville furent arrêtés sur la découverte d'un corps, soumis à la question et exécutés avec des raffinements que les actes eux-mêmes décrivent — écorchement, empalement — et que les chroniques juives contemporaines ont consignés.
Ces procès relevaient des tribunaux seigneuriaux ou épiscopaux, sans contrôle royal, et l'aveu y était obtenu par la torture puis tenu pour preuve.
Le Conseil des Quatre Pays, qui représentait les communautés de Pologne, en tira la décision d'en appeler à Rome : il envoya un émissaire au Saint-Siège pour obtenir une condamnation de l'accusation elle-même. Le rapport rédigé à la fin de la décennie suivante par le cardinal Ganganelli, futur Clément XIV, conclut que rien dans les textes juifs ne fondait l'imputation et que les procès de Pologne reposaient sur des aveux extorqués.
- Période :
- XVIIIᵉ siècle
- Nature :
- Procès et exécutions
- Région :
- Europe centrale et orientale
- Pays :
- Ukraine
Zenon Guldon et Jacek Wijaczka, *Procesy o mordy rytualne w Polsce* ; Cecil Roth, *The Ritual Murder Libel and the Jew*.