XVIIIᵉ siècle
Confiscation des livres hébreux
1731·États pontificaux
Le bilan est reproduit tel que la source l’écrit — jamais arrondi, jamais additionné à un autre. Les bilans se recouvrent d’un événement à l’autre.
édit du Saint-Office, les bibliothèques des communautés fouillées et les ouvrages saisis puis détruits, persécution renouvelée à chaque pontificat
Un édit du Saint-Office ordonna en 1731 la remise de tous les livres hébreux détenus dans les États pontificaux. Les bibliothèques des communautés furent fouillées, les ouvrages emportés puis examinés, et ce qui fut jugé contraire à la foi détruit.
La confiscation ne visait pas seulement le Talmud, déjà brûlé deux siècles auparavant, mais les recueils de prières, les commentaires et jusqu'aux livres de comptes rédigés en caractères hébraïques. Des communautés perdirent ainsi leurs archives, et avec elles la trace écrite de leur propre histoire.
La mesure ne fut pas isolée : chaque pontificat renouvela peu ou prou les règlements sur les livres, les prêches forcés et l'enfermement dans les ghettos, au point que la persécution romaine se mesure moins à un événement qu'à sa reconduction.
- Période :
- XVIIIᵉ siècle
- Nature :
- Persécution
- Région :
- Europe occidentale
- Pays :
- Italie
Édits du Saint-Office ; travaux sur la censure des livres hébreux en Italie.