- Nom hébreu
- תְּרֵי עֲשַׂר
- Translittération
- Terei Assar
- Chapitres
- 67
Un seul rouleau dans le canon hébreu, et douze voix qu'on lit d'ordinaire séparément : Osée, Joël, Amos, Obadia, Jonas, Michée, Nahum, Habaquq, Sophonie, Aggée, Zacharie, Malachie. Ils couvrent près de quatre siècles, du VIIIᵉ à la période perse, et leur regroupement matériel — un seul rouleau pour douze livres brefs — explique le comptage à vingt-quatre.
Amos est bouvier, pas prophète de métier, et il monte au sanctuaire du nord pour dire aux notables de Samarie que leurs fêtes dégoûtent Dieu tant qu'ils vendent le juste pour de l'argent et écrasent le pauvre. Il pose une équation dont le judaïsme ne s'est jamais départi : le culte sans justice est une offense.
Osée fait de son propre mariage brisé l'image de l'infidélité collective, et retourne le procès en tendresse. Michée ramène tout à trois exigences qui tiennent en un verset : pratiquer la justice, aimer la bonté, marcher humblement. Habaquq ose demander pourquoi le méchant prospère. Jonas, seul récit du lot, met en scène un prophète qui fuit sa mission parce qu'il redoute que les ennemis de son peuple soient pardonnés — et ils le sont ; on lit ce livre l'après-midi de Kippour.
Aggée et Zacharie soutiennent la reconstruction du second Temple, et leur datation précise en fait des témoins historiques utiles. Malachie clôt le rouleau, et avec lui la prophétie : après lui, la parole passera par l'étude et l'interprétation.