TERQUEM, OLRY
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Mathématicien français ; né à Metz le 16 juin 1782 ; mort à Paris le 6 mai 1862. En 1801 il commença ses études à l'École Polytechnique de Paris, où il devint assistant professeur en mathématiques en 1803. L'année suivante, après avoir obtenu son diplôme de « docteur ès sciences », il reçut un appel comme professeur de mathématiques supérieures au Lyceum de Mayence, alors encore une ville française. En 1811 il devint professeur à l'école d'artillerie à Mayence, et se rendit dans la même qualité à Grenoble en 1814. En 1815 il revint à Paris comme bibliothécaire du dépôt central d'artillerie de Saint-Thomas d'Aquin, poste qu'il conserva jusqu'à sa mort.
En 1842 il fonda, conjointement avec Gerono, les « Nouvelles Annales de Mathématiques » (continuées par Charles Brisse). Il édita aussi, de 1855 à 1861, le « Bulletin de Bibliographie, d'Histoire et de Biographie de Mathématiques ».
En 1852, quand Napoléon III visita le Musée d'Artillerie, Olry Terquem fut créé officier de la Légion d'honneur. Ses funérailles, auxquelles assistèrent le général Lebœuf comme représentant de l'empereur, et une douzaine d'autres généraux, tous ses anciens élèves, furent remarquables en ce que Terquem insista pour être enterré selon les rites du judaïsme, bien qu'aucun autre membre de sa famille ne soit demeuré fidèle à sa foi ancestrale. Isidor, grand rabbin de France, officia ; mais le général de Bressolles comme représentant du ministre de la guerre prononça l'oraison funèbre.
Outre plusieurs manuels de mathématiques élémentaires et de mécanique, un « Commentaire sur la Mécanique Céleste [de Laplace] », et une « Histoire d'Artillerie » (ces deux derniers ouvrages demeurant inachevés), Terquem écrivit les « Lettres Tsarphatiques » (neuf brochures, Paris, 1831-37), qui furent d'abord publiées dans le « Journal de la Moselle ». Dans ces lettres il plaida pour l'introduction de réformes dans le judaïsme, en particulier pour un Sabbat dominical.
Terquem contribua aussi plusieurs traités à la traduction française de la Bible par S. Cahen, et un grand nombre d'articles aux « Archives Israélites ».