MOCH, JULES
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Officier français ; colonel du 130e régiment d'infanterie ; né à Sarrelouis le 4 août 1829 ; mort à Paris le 8 août 1881. Après avoir achevé ses études classiques au lycée de Metz, il entra à l'école militaire de Saint-Cyr (1849) et fut nommé sous-lieutenant d'infanterie en 1851. Moch prit part aux campagnes de Crimée (1855-56) et en Syrie (1860-61), ainsi qu'à l'occupation de Rome (1863-67) ; dans la guerre franco-prussienne (1870-71), il fut commandant du bataillon du 3e régiment, qui eut la triste distinction de tirer les derniers coups de feu de la guerre, et prit une part honorable à la bataille de Sedan (sept. 1870). Durant l'intervalle entre les campagnes de Crimée et de Syrie, il fut précepteur à l'école de Saint-Cyr, à laquelle il revint plus tard en qualité d'examinateur.
Après la conclusion de la guerre franco-prussienne, Moch publia dans les journaux militaires un certain nombre d'articles sur la réorganisation de l'armée. Il fut l'un des fondateurs et aussi vice-président de l'Assemblée des Officiers (connue plus tard sous le nom de « Club Militaire »), dont l'organe officiel était « Le Bulletin » (maintenant la « Revue du Cercle Militaire »). Moch était chevalier de la Légion d'honneur, officier de l'Académie, commandeur de l'Ordre de Charles III d'Espagne et du Nisham-el-Istikhar (Alger), et était décoré des étoiles de l'Ordre de Nisan-i-Medjidie et de l'Ordre du Pape Pie IX. Moch professait ouvertement le judaïsme.