HANINA (HINENA) B. ISAAC
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Aggadiste palestinien du quatrième siècle ; contemporain de Samuel b. Ammi, avec lequel il s'engagea dans une controverse exégétique (Yer. Ber. ii. 10a; Gen. R. xv. 7; "Ḥinena"). Huna le Jeune cite comme étant de Ḥanina le commentaire suivant sur la signification des mouvements du bélier qu'Abraham offrit à la place d'Isaac (Gen. xxii. 13) : « Abraham remarqua le bélier pris dans un buisson, et s'échappant seulement pour être pris dans un autre buisson. Le Seigneur dit alors à Abraham : 'Abraham, ainsi tes descendants seront-ils empêtrés par leurs péchés et entreront en conflit avec diverses royaumes : libérés de l'oppression babylonienne, ils tomberont sous Média ; de Média, sous la Grèce ; de la Grèce, sous Édom [Rome].' Abraham demanda alors, 'Seigneur de l'Univers, sera-ce là leur sort à jamais ?' Le Seigneur répondit, 'Ils seront finalement délivrés au son de la corne du bélier.' C'est pourquoi il est dit dans la Bible, 'Le Seigneur Dieu sonnera de la trompette,'" etc. (Zech. ix. 14; Yer. Ta'an. ii. 65d; comp. Gen. R. lvi. 9). Ḥanina croyait que l'impatience des ancêtres d'Israël était moins irritante que la patience de leurs descendants. Il cite en exemple la remontrance impatiente de Jacob à Laban de fouiller parmi ses biens (Gen. xxxi. 33 _et seq._). D'autre part, là où la patience était requise, un langage piquant était employé, comme le montre l'appel de David à Jonathan (I Sam. xx. 1; Gen. R. lxxiv. 10; Yalḳ., I Sam. xx. 1; comp. Pesiḳ. xiv. 116b).