U-BA LE-ẒIYYON (« Et le Rédempteur viendra à Sion » ; Isa. lix. 20)
Paroles d'ouverture de la prière de clôture du service matinal quotidien, avant laquelle on ne doit pas quitter la synagogue (Shulḥan 'Aruk, Oraḥ Ḥayyim, 132). La prière consiste en une série de textes, dans lesquels sont inclus la [Ḳedushshah](/articles/9261-kedushshah) suivant la leçon, avec sa paraphrase araméenne (comp. Soṭah 49a), et deux brèves prières anciennes exprimant une aspiration à l'illumination par cette étude et d'autres. Elle est toujours précédée immédiatement ou étroitement par [Ashre](/articles/2000-ashre-yoshebe-beteka) (Ps. cxlv.; Ps. xx. intervenant les jours ordinaires de la semaine), et elle est répétée en cette association avant la prière de l'après-midi les Sabbats et les fêtes, et avant [Ne'ilah](/articles/11432-ne-ilah) le Jour du Pardon.
U-BA LE-ẒIYYON
« U-Ba le-Ẓiyyon » n'est pas chanté longuement; la plus grande partie en est lue à voix basse après que le ḥazzan ait entonné les lignes d'introduction. Le chant pour celles-ci, dans le rituel des Ashkénazes, est fondé sur la mélodie de prière du service de l'après-midi du Sabbat ([voir Music, Synagogal](/articles/11241-music-synagogal)); mais dans la tradition des Séfarades on emploie un chant spécial, dont une variante est utilisée pour le Ps. xvi., récité peu après, à l'expiration du Sabbat. C'est cette mélodie qui est ici transcrite. Dans la répétition fréquente d'une courte phrase, et la modification de celle-ci pour s'adapter au texte, elle reproduit la principale particularité de la musique de culte traçable à une source espagnole antérieure à 1492.