ṬOHOROT (« Purifications »)
- 1\. Nom du sixième et dernier ordre de la Mishnah et de la Tosefta. « Ṭohorot » est un euphémisme désignant l'impureté ; tous les traités de cet ordre traitent des lois qui gouvernent l'impureté. L'ordre comprend douze traités, qui, rangés selon le nombre de leurs chapitres, sont les suivants : Kelim (30 chapitres), Ohalot (18), Nega'im (14), Parah (12), Ṭohorot (10), Miḳwa'ot (10), Niddah (10), Makshirin (6), Zabim (5), Ṭebul Yom (4), Yadayim (4), 'Uḳẓin (3). - 2\. Traité de la Mishnah et de la Tosefta, traitant particulièrement des degrés moindres d'impureté dont les effets durent jusqu'au coucher du soleil seulement. Dans la plupart des éditions de la Mishnah, c'est le cinquième traité de l'ordre Ṭohorot. Il est divisé en dix chapitres, comprenant au total quatre-vingt-seize paragraphes. Le contenu peut être résumé comme suit :
Contenu : Ch. i.-iv.
- Ch. i. : Les treize règlements concernant la Nebelah d'un oiseau, c'est-à-dire une volaille non égorgée rituellement ; quelle quantité d'une telle volaille cause l'impureté comme nebelah, et quelle quantité cause seulement l'impureté comme autres aliments impurs ; quelles parties ne sont pas comprises pour constituer la quantité minimale requise ; à partir de quel moment un animal de bétail non égorgé rituellement acquiert un degré moindre d'impureté, c'est-à-dire celui des aliments ordinaires, et quand le degré supérieur d'impureté, celui de la nebelah ; quelles parties sont comprises pour constituer la quantité minimale pour le degré moindre, mais non pour le degré supérieur (§§ 1-4) ; le mélange d'aliments impurs différents pour constituer la quantité requise—la taille d'un œuf ; les cas dans lesquels, quand les parties possèdent des degrés différents d'impureté, la quantité entière devient impure soit dans le degré moindre soit dans le degré supérieur (§§ 5-6) ; parties d'une masse de pâte ou d'un pain reliées ou se touchant l'une l'autre ; comment l'impureté d'une partie affecte les autres (§§ 7-9). Ch. ii. : Comment les aliments deviennent impurs quand ils sont touchés par une personne impure (§ 1) ; comment une personne devient impure par la consommation d'aliments impurs (§ 2) ; différence entre les aliments non consacrés, ceux constituant la « terumah » (voir Heave-Offering), et autres aliments consacrés, quant à leur devenir impur aux différents degrés (§§ 3-8). Ch. iii. : Impureté des boissons quand elles sont à l'état liquide, et quand elles se sont solidifiées ; quelles boissons acquièrent le même degré d'impureté à l'état liquide qu'à l'état solide (§§ 1-3) ; comment les aliments impurs deviennent purs par un changement de la quantité prescrite (§ 4) ; le degré d'impureté d'une chose se juge d'après l'état dans lequel elle se trouve (§ 5) ; les cas douteux d'impureté, quand on ne sait pas si les parties impures ont été touchées par la personne en question ; la différence entre les êtres doués de raison et les êtres privés de raison dans de tels cas ; les cas dans lesquels il est douteux qu'un animal ait transmis l'impureté des boissons impures aux aliments (§§ 6-8). Ch. iv. : Cas douteux d'impureté (§§ 1-4) ; six cas dans lesquels la terumah est brûlée en raison d'une impureté soupçonnée (§§ 5-6) ; cas douteux d'impureté dans lesquels les sages déclarèrent l'objet pur ; autres cas douteux dans lesquels les sages déclarèrent l'objet permis (§§ 7-12). Ch. v. : Règlements concernant diverses cas d'impureté douteuse.
Ch. v.-x.
- Ch. vi. : Différence entre domaine privé (« reshut ha-yaḥid ») et domaine public (« reshut harabbim ») en référence aux cas d'impureté douteuse : dans le premier cas, dans tous les cas douteux, les objets doivent être déclarés impurs ; dans le dernier, purs (§§ 1-5) ; différentes localités qui sont considérées comme domaine privé en référence au Sabbat, mais comme domaine public en ce qui concerne les cas d'impureté douteuse (§§ 6-10). Ch. vii. : Divers cas dans lesquels une chose est rendue impure par le fait d'être touchée par une personne ignorante de la Loi (« 'am ha-areẓ ») : comme une telle personne n'observe pas les lois de propreté, son contact est nécessairement impur. Les cas dans lesquels il faut soupçonner un 'am ha-areẓ d'avoir touché à des aliments et à des boissons, bien qu'il n'y ait personnellement rien à voir. Si, par exemple, l'épouse d'un 'am ha-areẓ est vue en train de s'occuper du feu d'un four sur lequel repose un pot contenant la terumah, il faut supposer qu'elle, bien qu'occupée seulement du feu, a touché aussi l'aliment ; les femmes étant généralement curieuses de découvrir ce que cuisent leurs voisines, elle aurait fort probablement ôté le couvercle du pot pour découvrir le contenu. Ch. viii. : Autres règlements concernant les précautions à prendre par une personne versée dans la Loi (« ḥaber ») afin de se protéger contre l'impureté causée par le contact d'un 'am ha-areẓ (§§ 1-5) ; ce qui doit être considéré comme propre à la consommation humaine, formant ainsi la base des règlements concernant l'impureté des aliments (§ 6) ; autres règlements concernant l'impureté des boissons (§§ 7-9). Ch. ix.-x. : Concernant les olives et le pressage de l'huile ; comment elles peuvent être rendues impures. Autres règlements concernant la propreté et l'impureté, avec référence particulière aux pressoirs à vin.
La Tosefta de ce traité est divisée en onze chapitres, et contient de nombreux passages élucidant le traité mishnique.