SALOMON ET MARCOLF
Conte médiéval, ou roman, décrivant les aventures et les conversations de Salomon et d'un certain Marcolf, ou Marolf. Les aventures ont quelque connexion avec celles d'Ashmedaï, tandis que les conversations consistent principalement en énigmes semblables à celles que la Reine de Saba posa à Salomon. L'étendue exacte de sa dette envers l'Aggada est quelque peu douteuse, bien qu'il soit pratiquement certain que les diverses versions dérivent d'un original oriental. Les plus anciennes paraissent être deux versions en anglo-saxon publiées sous le titre « Solomon and Saturnus » par J. N. Kemble en 1848, pour la Société Ælfric. Le conte était populaire en Allemagne, où Marcolf, ou Marolf, devint une sorte de type du « sage fou ». Un bloc-livre sur le sujet fut publié à Strasbourg en 1499. Des versions latines en furent souvent jointes aux « Epistolæ Obscurorum Virorum ». Hans Folz et Hans Sachs firent tous deux usage de la légende. Une version française en fut faite par Pierre Mauclerc, comte de Bretagne, au treizième siècle. En italien, Julio Cæsare Croce l'adopta dans son « Bertholdo », un autre nom pour Marcolf. Cela fut développé en un livre à Bologne en 1736. D'autres versions se rencontrent dans les dialectes bolognais et vénitien, et en néerlandais, grec, polonais, islandais et gallois. Il existe deux éditions en anglais, l'une publiée par Leeu (Anvers, 1492), et une autre, « Sayings or Proverbes of King Solomon, with the Answers of Marcolfus », imprimée par Pynson en 1530, une version du français « Dictionnaire de Salomon ».