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Ouvrage masorétique ancien dans lequel sont rassemblés les notices et règles de la Masora ; il consiste en groupes de mots rares ou de certaines particularités du texte arrangés soit alphabétiquement, soit dans l'ordre des livres de la Bible, soit selon quelque autre principe,…

Un livre encore à écrire

Ce Grand Livre n'a pas encore été écrit. Sa rédaction se lance ici même : Claude compose un ouvrage original à partir des pièces du corpus et d'une recherche web, puis l'enrichit à chaque nouvelle source versée.

Notice de la Jewish Encyclopedia (1901-1906)

Ce texte est reproduit tel qu'il a été publié il y a plus d'un siècle. Ses chiffres, ses jugements et ses « aujourd'hui » sont ceux de son époque, non les nôtres.

OKLAH VE-OKLAH

Ouvrage masorétique ancien dans lequel sont rassemblés les notices et règles de la Masora ; il consiste en groupes de mots rares ou de certaines particularités du texte arrangés soit alphabétiquement, soit dans l'ordre des livres de la Bible, soit selon quelque autre principe, et contient aussi des règles brèves et des notes sur diverses particularités rencontrées dans le texte original de la Bible. Cet ouvrage, dont l'auteur est inconnu, tire son titre des deux premiers mots du passage d'ouverture, qui est une liste alphabétique de mots n'apparaissant que deux fois dans la Bible, une fois sans le waw préfixé et une autre avec, la première de ces paires de mots étant "oklah" (I Sam. i. 9) et "we-oklah" (Gen. xxvii. 19).

Le livre est d'abord mentionné par Abu al-Walid ibn Janaḥ, non seulement dans son lexique (article ![](https://storage.googleapis.com/jewishencyclopedia/chars/V09p392002.jpg)) mais même dans son premier ouvrage (voir « Opuscules », éd. Derenbourg, p. 57). Ibn Janaḥ l'appelle là « Masoret Oklah we-Oklah » et le désigne comme le livre le plus correct sur la Masora. Il est cité cependant dès le dixième siècle par le lexicographe caraïte David b. Abraham sous le titre (arabe) de « The Great Masorah » (voir « Journal Asiatique », 1862, p. 139), et il est désigné comme « Masoret ha-Gedolah » par Rashi et son petit-fils R. Jacob Tam (voir « Monatsschrift », 1887, pp. 23 et seq.). Il est clair, en outre, à partir de références dans des manuscrits que R. Gershom b. Judah, la « Lumière de l'Exil » (m. 1040), fit une copie de cette « grande Masora » (i.e., le « Sefer Oklah we-Oklah »), et une autre transcription fut réalisée au douzième siècle par R. Menahem de Joigny. Graetz a mal interprété la première référence en croyant que R. Gershom avait écrit le livre (ib. pp. 18 et seq., 299 et seq.), mais à l'époque de Gershom cet ouvrage était depuis longtemps connu et très apprécié en Espagne, comme le montre la citation d'Ibn Janaḥ. Au treizième siècle David Ḳimḥi mentionna l'ouvrage (ib. p. 21), et au quatorzième siècle une copie fut apportée de Catalogne à Venise (ib. p. 301).

Quand Jacob b. Ḥayyim éditait la Masora pour l'édition Bomberg de la Bible (1524-25), il emprunta la plupart du matériel pour la « Masorah Finalis » du « Sefer Oklah we-Oklah ». Elijah Levita aussi utilisa l'ouvrage dans ses études masorétiques, le décrivant comme un livre petit en taille mais grand en valeur (« Masoret ha-Masoret », éd. Ginsburg, Introduction, p. 93). Pendant trois siècles on le crut perdu, jusqu'à ce qu'il soit publié par Sol. Frensdorff à partir d'un manuscrit de Paris (Bibliothèque Nationale, MS. No. 148), sous le titre « Das Buch Ochlah W'ochlah » (Hanover, 1864). Cette édition mena à la découverte d'un deuxième manuscrit de l'ouvrage dans la bibliothèque de l'Université de Halle, par H. Hupfeld, qui le décrivit dans le « Z. D. M. G. » (1867, xxi. 201 et seq.). Graetz, comparant l'édition Frensdorff avec le manuscrit de Halle (« Monatsschrift », 1887, pp. 1 et seq.), montra que la version non éditée de l'ouvrage contenait un texte plus ancien et plus complet, et aussi que la version utilisée par Jacob b. Ḥayyim devait différer des deux recensions précédentes. Dans le manuscrit de Halle le matériel est arrangé logiquement selon deux ordres, bien que cette division ne soit pas observée dans l'édition. Le manuscrit, auquel s'accordent les passages cités de la copie de R. Gershom, ainsi que les citations dans Rashi, comprend plus de 500 numéros au lieu des 374 numéros de l'édition, d'où il est évident qu'au cours du temps l'« Oklah we-Oklah » reçut plusieurs révisions et amplifications, comme R. Jacob Tam l'avait déjà signalé quand il dit (« Hakra'ot », éd. Filipowski, p. 11) que diverses choses furent ajoutées au livre de « la grande Masora » qui ne lui appartenaient pas à l'origine.

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