MIZMOR SHIR LE-YOM HA-SHABBAT (littéralement : « Un Psaume, un Chant pour le Jour du Sabbat »)
(Redirigé de ṬOB LE-HODOT.)
La suscription du Ps. xcii., chanté avec le Ps. xciii. avant le commencement du service du soir des Sabbats (y compris les fêtes tombant ce jour-là) dans les « Pesuḳe de-Zimrah » du début du service du matin les Sabbats et fêtes ([voir Liturgie](/articles/10040-liturgy)), et (sans le Ps. xciii.) après la Lecture de la Loi au service de l'après-midi du Sabbat. Il n'existe, chose étrange, aucune tradition musicale générale pour le psaume dans les usages du nord. Les modernes ḥazzanim et maîtres de chœur ont produit de nombreuses compositions (chorales et solos) pour celui-ci. Une composition remarquable de Franz Schubert pour les versets 1 à 8, destinée à des occasions festives spéciales, est incluse dans le « Schir Zion » de Sulzer (i. No. 6). Cette composition est écrite pour solo de baryton, quatuor de solistes et chœur, et a été présentée par Georg Henschel aux Concerts de la London Symphony.
Ordinairement, dans le rituel du nord, le psaume est lu par la congrégation, et les versets finaux, à partir du No. 12, sont alors intonnés par le ḥazzan dans une récitative mélismatique élaborée, du caractère montré dans la transcription commençant « Ẓaddiḳ ka-tamar » (cf. le passage semblable dans le « Schir Zion » de Sulzer, ii.).
MIZMOR SHIR LE-YOM HA-SHABBAT ẒADDIḲ KA-TAMAR
Dans la tradition espagnole et portugaise est conservée pour le Psaume du Sabbat une mélodie antique d'une beauté et d'un intérêt exceptionnels, qui est utilisée aussi en Angleterre dans les synagogues des rites Réforme, allemand et polonais. Elle a été efficacement orchestrée, comme le Psaume du jour dans le service du Temple, par Sir Edward Elgar dans son oratorio « The Apostles », qui a été produit au Festival musical de Birmingham de 1903. La première phrase (marquée A dans la transcription), la paire de phrases musicales simples employées pour les versets ordinaires, est d'un caractère très antique ; et la phrase secondaire (marquée B), même si c'est une addition ultérieure, doit aussi avoir pris son origine sous l'influence mauresque. La figuration ornementale de la première et deuxième phrases et phrases parallèles dans cette phrase secondaire est d'un vrai caractère oriental et apparaît fréquemment dans les chansons arabes, comme, par exemple, celles fondées sur l'échelle « chromatique orientale » donnée par Bourgault-Ducoudray dans « Trente Mélodies Populaires de Grèce et d'Orient », Paris, 1876, particulièrement No. 2 (cité aussi par Ambros, dans sa « Gesch. der Musik », et par d'autres), No. 17, et le plus moderne No. 29. Mais il est important de noter que cette figure, et aussi celle de la troisième phrase dans la même phrase, se produisent fréquemment dans la mélodie traditionnelle des Juifs des terres teutoniques et slaves ainsi que de ceux autour du Levant (cf. Jew. Encyc. iii. 247, _s.v._ [Birkat Kohanim](/articles/3317-birkat-kohanim) \[la mélodie polonaise\]; [Geshem](/articles/6638-geshem) \[mélodie A\]; [Ne'ilah](/articles/11432-ne-ilah); et particulièrement [Music](/articles/11240-music-and-musical-instruments), [Synagogal](/articles/14157-synagogal-music)).
MIZMOR SHIR LE-YOM HA-SHABBAT ṬOB LE-HODOT
_Le reste du Psaume de même, tous les versets étant chantés sur A, excepté le v. 9 et les vv. 14, 15, qui sont mis sur B._