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# MA'OZ ẒUR Commencement de l'hymne autrefois chanté seulement dans le cercle domestique, mais utilisé désormais aussi à la synagogue, après l'allumage des lumières à la Fête de la Dédicace ([Ḥanukkah](/articles/7233-hanukkah)). La signature acrostiche est celle de Mordecai.…

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Notice de la Jewish Encyclopedia (1901-1906)

Ce texte est reproduit tel qu'il a été publié il y a plus d'un siècle. Ses chiffres, ses jugements et ses « aujourd'hui » sont ceux de son époque, non les nôtres.

MA'OZ ẒUR ()

MA'OZ ẒUR

Commencement de l'hymne autrefois chanté seulement dans le cercle domestique, mais utilisé désormais aussi à la synagogue, après l'allumage des lumières à la Fête de la Dédicace ([Ḥanukkah](/articles/7233-hanukkah)). La signature acrostiche est celle de Mordecai. Zunz ("Literaturgesch." p. 580) est enclin à placer l'auteur de cet hymne au milieu du treizième siècle. Il aurait pu être le Mordecai ben Isaac ha-Levi qui écrivit l'hymne de table du Sabbat "Mah Yafit" (Majufes), ou même le savant auquel il est fait référence dans Tos. à Niddah 36a. Ou, à en juger par l'appel dans le dernier verset, supprimé maintenant généralement, il aurait pu être le Mordecai dont le beau-père fut martyrisé à Mayence en 1096.

The Traditional Tune.

L'air brillant et stimulant actuellement si généralement associé à "Ma'oz Ẓur" sert de "thème représentatif" dans les références musicales à la fête ([comp. Addir Hu](/articles/788-addir-hu); [Aḳdamut](/articles/1025-akdamut); [Hallel](/articles/7109-hallel)). En vérité, il est venu à être regardé comme le seul air de Ḥanukkah, quatre autres hymnes hébreux pour l'occasion étant aussi chantés sur celui-ci (comp. Zunz, _l.c._ pp. 422, 429; D. Kaufmann, in "Ha-Asif," ii. 298), ainsi que la paraphrase de G. Gottheil, "Rock of Ages," dans l'"Union Hymnal" (No. 107). Il était autrefois chanté pour "Shene Zetim" ("Olives Twain"), le "Me'orah," ou piyyuṭ, précédant immédiatement le [Shema](/articles/13548-shema) dans l'Office du Matin du (premier) Sabbat dans les huit jours de la Fête de la Dédicace. Chose curieuse, "Shene Zetim" seul est maintenant parfois chanté sur une mélodie qui il y a deux siècles était plutôt associée à "Ma'oz Ẓur." Ce dernier est un air à consonance juive en mode mineur, et se trouve dans l'"Estro Poetico Armonico" de Benedetto Marcello, ou "Parafrasi Sopra li Salmi" (Venise, 1724), cité comme une mélodie des Juifs allemands, et utilisé par Marcello comme thème pour son "Psaume XV." Cet air a été retranscrit par le Chantre Birnbaum de Königsberg dans l'"Israelitische Wochenschrift" (1878, No. 51).

La mélodie actuelle pour l'hymne de Ḥanukkah a été identifiée par Birnbaum comme une adaptation de l'ancienne chanson populaire allemande "So weiss ich eins, dass mich erfreut, das pluemlein auff preiter heyde," donnée dans l'"Altdeutsches Liederbuch" de Böhme (No. 635); elle était largement répandue parmi les Juifs allemands dès 1450. Par une coïncidence intéressante, cette mélodie populaire fut aussi la première utilisée par Luther pour ses chorals allemands. Il l'adapta à son "Nun freut euch lieben Christen gmein" (comp. Julian, "Dictionary of Hymnology," _s. v._ "Sing praise to God who reigns above"). Elle est familière aux anglophones comme l'air pour une traduction par F. E. Cox de l'hymne "Sei lob und ehr dem höchsten gut," par J. J. Schütz (1640-1730). Sous cette forme elle est appelée "Erk" (d'après l'hymnologue allemand), et, avec des harmonies de Bach, apparaît comme No. 283 des "Hymns, Ancient and Modern" (Londres, 1875). La plus ancienne transcription de la forme juive de l'air est due à Isaac Nathan, qui l'adapta, très maladroitement d'ailleurs, au poème "On Jordan's Banks" dans les "Hebrew Melodies" de Byron (Londres, 1815). Les transcriptions ultérieures ont été nombreuses, et l'air trouve sa place dans chaque collection de mélodies juives. Il fut modifié selon la forme maintenant préférée par les Juifs anglais par le goût liturgique délicat de Mombach, à qui est dû la modulation à la dominante dans la répétition du premier trait, montrée dans la transcription ci-dessus.

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