BARAITA ON THE (TREATISE) ABOT (), called also Pereḳ R. Meïr; and Pereḳ Ḳinyan ha-Torah ("Chapter About Acquisition of the Law")
Une Baraïta composée de onze paragraphes sur les excellences de la Torah et sur la manière correcte de se l'approprier. Cette Baraïta prétend être un supplément au traité Abot, ayant pour titre liminaire les paroles : « Les sages ont enseigné ["shanu ḥakamin"] dans le langage de la Mishnah. » La première partie de la phrase, « Les sages ont enseigné », montre que cette section constitue une Baraïta qui dans le Talmud est citée avec la formule « Les sages ont enseigné. »
La Baraïta mentionne, outre R. Meïr, auteur de la première phrase (d'où la Baraïta est connue sous son nom), Joshua b. Levi, Simon b. Menasia, José b. Ḳisma, et Simon b. Yoḥai, dont l'enseignement a été transmis par Simon b. Menasia ou, selon certaines versions, par Simon b. Judah. La mention de l'amora Joshua b. Levi dans une œuvre se réclamant d'une origine tannaïte justifie la supposition que la rédaction de cette Baraïta est d'une date relativement récente, appartenant à une époque où n'existait plus une connaissance exacte de la chronologie des Tannaïm et des Amoraïm. La plupart des sentences de cette Baraïta, avec des variations plus ou moins grandes, se retrouvent dans le Talmud de Babylone et le Talmud palestinien, ainsi que dans différentes collections de Midrash, de manière à rendre apparent que la Baraïta de-Abot est plus récente que ces ouvrages. Coronel, dans son « Ḥamishah Ḳunṭresim », publié (Vienne, 1864), d'après un manuscrit, une Guemara de cette Baraïta qui était connue de beaucoup des anciennes autorités ([comparer Kallah](/articles/9163-kallah)). Dans l'édition du Talmud par Romm, de Vilna, la Guemara est réimprimée. Au milieu du neuvième siècle, cependant, la Baraïta formait déjà une partie du traité Abot, et était récitée avec lui à la synagogue l'après-midi du Sabbat (Sar Shalom Gaon, cité dans « Siddur R. Amram », 30_a_). C'était la coutume plus tard aussi, tant dans les rituels espagnols qu'allemands.
Pour la critique du texte, une attention particulière doit être accordée au dix-septième chapitre de la Tanna debe Eliyahu Zuṭṭa, dans lequel la Baraïta est donnée dans son intégralité, mais avec des lectures textuelles différentes. Les deux sentences suivantes peuvent servir à illustrer son caractère : « Chaque jour une voix sort du Mont Horeb et crie, disant : "Malheur aux créatures [l'humanité] pour l'insulte qu'elles offrent à la Loi" » (ii.). « Ne cherche point la grandeur pour toi-même, et ne désire point l'honneur. Pratique plus que tu n'apprends. N'aie pas de convoitise pour la table des rois : car ta table est plus grande que leur table, ta couronne plus grande que leur couronne ; et fidèle est ton maître d'œuvre qui te paiera le salaire de ton travail » (v.).
Sous le titre « Baraïta Ḳinyan Torah » R. Noah Ḥayyim (Varsovie, 1874) a rassemblé tous les passages de la littérature Midrashique et Talmudique portant sur cette Baraïta. « Baraïta de-Abot » est une désignation aussi pour [Abot de-Rabbi Nathan](/articles/355-abot-de-rabbi-nathan).