AMOS, LIVRE D
Ce livre biblique, l'un des douze soi-disant « Petits Prophètes », s'ouvre par l'annonce de l'intention de Dieu de punir les malfaiteurs (i. 2). Damas (i. 3-5), Gaza (i. 6-9), Tyr (i. 9, 10), Édom (i. 11, 12), Ammon (i. 13-15), Moab (ii. 1-3) et Juda sont pris en considération tour à tour jusqu'à ce qu'on arrive à Israël (ii. 6). Le prophète est véhément parce que les crimes du peuple ont été commis face au fait que Dieu a racheté Son peuple d'Égypte (ii. 10), a détruit les Amoréens (ii. 9) et a envoyé des prophètes (ii. 11) que cependant Israël n'aurait pas permis de prophétiser (ii. 12). Dans les troisième et quatrième chapitres, le prophète s'adresse directement au royaume d'Israël. Les nations sont convoquées aux montagnes de Samarie pour témoigner des torts qui y sont pratiqués (iii. 9). Le châtiment qui est imminent sera si grave que seul un petit nombre échappera (iii. 12). À cause des femmes de Samarie, qui ont été cruelles envers les pauvres et les nécessiteux (iv. 1), la prospérité cessera (iv. 2) et même le sacrifice ne servira à rien (iv. 4, 5). Dieu avait essayé d'enseigner à Israël par l'affliction ; mais ni la famine, ni la sécheresse, ni l'avortement des moissons, ni les attaques d'insectes, ni la pestilence, ni la défaite à la guerre (iv. 6-10), ni même un traitement comme celui de Sodome ne pouvaient amener Israël à se repentir. Une destruction complète est donc prédite (v. 1-3).
C'est en vain que le prophète exhorte Israël à chercher le Seigneur, non Beth-el (v. 4-6). Samarie persiste à être méchante et injuste (v. 7, 8). Une fois de plus, le prophète appelle Israël à se repentir (v. 14) ; et comme auparavant, Israël ne le fait pas. Outre l'injustice et l'irréligion, Israël se livre à une vie luxueuse et tumultueuse (vi. 1-6). Ceci aussi est un facteur qui inévitablement conduit à la captivité (vi. 7).
Avec le chap. vii. commence une série de visions, qui se poursuit jusqu'au chap. ix. 6. Une plaie de sauterelles (vii. 1-3) et un feu (vii. 4-6) sont suivis d'une troisième plaie ; et le fil à plomb est dressé contre la ville et contre la famille de Jéroboam (vii. 7-9). L'audace du prophète lui attire l'hostilité de la maison régnante ; et il est ordonné de confiner son activité prophétique à la terre de sa naissance, Juda. Amos nie d'être un prophète, ou le fils d'un prophète, et réitère la certitude du malheur à venir (vii. 10-17). La dernière vision, représentant Dieu Lui-même debout à l'autel et annonçant la terrible catastrophe (ix. 1-6), souligne l'absence d'espoir d'échapper à la vengeance divine. Le livre se termine (ix. 7-15) par des paroles de consolation. Le reste retournera et dans l'avenir la terre produira abondamment (13-15). Pour la vue critique du Livre d'Amos, [voir Amos](/articles/1423-amos).