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Zakhor
HistoireFigure1757–1814

שמואל אהרן רומאנילי

Région : Mantoue, Berlin, Londres, Casale Monferrato (Italie)

registre Histoire · dépositaire, non propriétaire

Né à Mantoue le 19 septembre 1757, mort à Casale Monferrato le 17 octobre 1814. Polyglotte (une dizaine de langues), figure de la renaissance de la littérature hébraïque moderne. Séjourna quatre ans au Maroc, d'où il tira son célèbre récit de voyage Massa ba-Arav (Berlin, 1792). Traduisit Pope en hébreu et composa des poèmes, drames et une grammaire hébraïque-italienne.

Un livre encore à écrire

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Notice de la Jewish Encyclopedia (1901-1906)

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ROMANELLI, SAMUEL AARON

Poète en hébreu moderne ; né à Mantoue le 19 septembre 1757 ; mort à Casale Monferrato le 17 octobre 1814. Homme d'une grande intelligence mais instable dans ses habitudes, Romanelli commença à voyager de bonne heure. Il se rendit d'abord au Maroc, où il passa quatre ans. Il a décrit ses expériences là-bas dans un ouvrage devenu très populaire (voir ci-dessous). Revenant en Europe, il vécut successivement à Berlin (1791), Vienne (1793), Londres (1799) et Lille (France), retournant dans son pays natal vers 1800. Les dernières années de sa vie furent passées à Casale, où il mourut subitement d'une apoplexie.

Romanelli se soutenait par l'enseignement et l'écriture de poèmes hébreux et italiens pour les mariages, les fêtes patriotiques et autres occasions semblables ; mais, étant fantasque et moqueur de la religion, il se fit très nombreux ennemis, et vécut toujours dans une grande pauvreté. Outre ses poèmes hébreux, il écrivit des traductions, notamment du livre de prières, de l'hébreu à l'italien et de l'italien à l'hébreu. Parmi ses traductions de l'italien, on peut noter celles du mélodrame de Metastasio « Themistocles » et de la tragédie de Maffei « Merope » ; cette dernière a été éditée par Weikert, moine bénédictin (Rome, 1903, 2e éd. 1904), tandis que la première est encore en manuscrit. Pour les noms de l'original Romanelli donne des substituts hébreux, comme _Merab_ pour _Merope, Palti_ pour _Polifonte_, etc. La version hébraïque, tout en ne suivant pas littéralement l'original, n'est pas seulement poétique, mais aussi une traduction fidèle.

Parmi les ouvrages de Romanelli on peut mentionner : « Ha-Ḳolot Yeḥdalun » ou « Mishpaṭ Shalom » (Berlin, 1791), un mélodrame hébreu en l'honneur d'un mariage ; « Massa' ba-'Arab » (_ib._ 1792), une description de ses voyages dans les États de la Barbarie, réimprimée plusieurs fois, et traduite en anglais par Schiller-Szinessy (Cambridge, 1887) ; « Ruaḥ Nakon » (Berlin, 1792), un poème philosophique ; « 'Alot ha-Minḥah » ou « Ḥeber ha-Me'ushshar » (Vienne, 1793), un poème en l'honneur du mariage de L. Hertz et Charlotte Arnstein, en italien et en hébreu ; « Grammatica Ragionata Italiana ed Ebraica », Trieste, 1799 ; une traduction italienne de parties du rituel séfarade (s.l., 1802) ; « Zimrat 'Ariẓim » (Mantoue, 1807), hymnes en l'honneur de Napoléon ; « Maḥazeh Shaddai » (_ib._ 1808), poèmes hébreux et italiens ; une traduction poétique de cette partie du service du Yom Kippour qui décrit l'office du grand prêtre au Jour de l'Expiation (Alessandria, 1808) ; « Tappuaḥ Zahab » (Vienne, _c._ 1810), une épopée tirée de la mythologie grecque ; un hymne hébreu sur l'Empereur François d'Autriche et son frère l'Archiduc Carl (s.d., s.l.). Un grand nombre de poèmes, une grammaire hébraïque, un manuel sur la « sheḥiṭah », et des traductions de l'anglais et d'autres langues sont encore en manuscrit. Ludwig Geiger croit que Romanelli est le Juif italien très vantéd comme traducteur des classiques allemands en italien et recommandé par F. L. W. Meyer à Wieland ; mais cela est peu probable (« Allg. Zeit. des Jud. » 1903, pp. 9-11, 132).

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