LOEWE, LOUIS
Orientaliste et théologien anglais ; né à Zülz, Silésie prussienne, 1809 ; mort à Londres 1888. Il reçut son éducation aux yeshibot de Lissa, Nikolsburg, Presburg, et à l'Université de Berlin. S'arrêtant à Hambourg en route pour Londres, on lui confia le classement des monnaies orientales du cabinet Sprewitz. Peu de temps après son arrivée à Londres, il fut présenté au Duc de Sussex, qui en 1839 le nomma son « Orientaliste ». Il voyagea alors en Orient, où il étudia l'arabe, le persan, le copte, le nubien, le turc et le circassien. Au Caire, il fut présenté au khédive, Mohammed Ali Pasha, pour lequel il traduisit quelques inscriptions hiéroglyphiques. Alors qu'il se trouvait en Palestine, il fut attaqué par des Bédouins, qui lui prirent tout ce qu'il avait avec lui, y compris ses collections et carnets de notes. À son retour, il rencontra à Rome Sir Moses et Lady Montefiore, qui l'invitèrent à voyager avec eux en Terre Sainte. Quand en 1840 Sir Moses entreprit son expédition à Damas, Loewe l'accompagna comme interprète. Dans le firman accordé pour le secours des accusés, Loewe découvrit que le mot « pardon » (« 'afw ») était employé au lieu d'« acquittement », et c'est grâce aux efforts de Sir Moses que le changement pour « acquittement » fut effectué.
En tout, Loewe accompagna Sir Moses Montefiore dans neuf missions philanthropiques différentes. Quand Jews' College fut ouvert en 1856, il fut nommé principal ; et quand Sir Moses Montefiore ouvrit un collège théologique à Ramsgate en 1869, il fit de son ami le principal de cette institution, position que Loewe garda jusqu'à trois ans après la mort de son protecteur.
Loewe écrivit : « The Origin of the Egyptian Language », Londres, 1837 ; une traduction du « Efes Dammim » de J. B. Levinsohn, _ib._ 1841 ; une traduction du « Maṭṭeh Dan » de David Nieto, _ib._ 1842 (récompensée par la Médaille de York) ; « Observations on a Unique Coptic Gold Coin », 1849 ; un dictionnaire de la langue circassienne, 1854 ; ainsi que plusieurs sermons et une grammaire nubienne (cette dernière encore en manuscrit).