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Henriette Goldschmidt, née Benas, est une pionnière allemande de l'émancipation des femmes, née à Krotoschin, en Prusse, le 23 novembre 1825, et épouse du rabbin A. M. Goldschmidt depuis 1855. Entrée en 1866 à l'Allgemeiner Deutscher Frauenverein, elle fonde à Leipzig une association pour l'éducation familiale et populaire, à l'origine de deux jardins d'enfants publics et d'un institut de formation d'éducatrices selon la méthode Fröbel, qui a formé près d'un millier de jeunes femmes. Elle est aussi, en cette même période, la première femme non enseignante invitée à s'exprimer devant l'association des enseignants de Leipzig.

Grand Livre en cours de rédaction

Ce Grand Livre n'a pas encore de chapitres publiés. Les chapitres — chacun portant son registre, son statut épistémique et ses sources — seront ajoutés au fil de l'enrichissement éditorial et de la génération assistée.

Les jours de ce livre

Ce livre ne porte encore aucun jour de mémoire. Les sources qui documentent Goldschmidt, Henriette donnent des années et des siècles, jamais un jour ; nous n'en fabriquons pas.

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Notice de la Jewish Encyclopedia (1901-1906)

Ce texte est reproduit tel qu'il a été publié il y a plus d'un siècle. Ses chiffres, ses jugements et ses « aujourd'hui » sont ceux de son époque, non les nôtres.

GOLDSCHMIDT, HENRIETTE (née Benas)

Épouse du Rabbin A. M. Goldschmidt (décédé en 1855) ; née à Krotoschin, Prusse, le 23 novembre 1825 ; et résidant actuellement (1903) à Leipzig. Elle a été l'une des pionnières du mouvement pour l'émancipation des femmes en Allemagne. En 1866, elle adhéra à l'Allgemeine Deutsche Frauenverein ; en 1867, elle fut élue au conseil d'administration, devenant par la suite vice-présidente de cette association. Elle fonda à Leipzig une Verein für Familien- und Volkserziehung, en connexion avec laquelle furent établis deux jardins d'enfants publics et une institution pour la formation des maîtresses de jardins d'enfants qui a déjà rendu environ 1 000 jeunes femmes capables de gagner leur vie. À la suite de l'une de ses conférences, l'école industrielle municipale pour jeunes filles fut fondée à Leipzig. Outre de nombreux articles sur le système d'éducation de Fröbel, elle écrivit « Ideen über Weibliche Erziehung im Zusammenhange mit dem System Friedrich Fröbel's ». Bien qu'elle soit dans sa soixante-dix-huitième année, elle dirige toujours les différentes institutions qu'elle a contribué à fonder ; et à l'Association des Maîtres de Leipzig, elle fut invitée à prendre la parole à l'occasion du cinquantième anniversaire de la mort de Fröbel. C'est la seule instance dans laquelle une association allemande de maîtres a demandé à une femme qui n'est pas maître de profession de prendre la parole sur un sujet pédagogique.

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Goldschmidt, Henriette — Zakhor, https://zakhor.ai/grands-livres/figures/goldschmidt-henriette-je6754
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