Chef des Juifs d'Algérie et financier, né à Alger au milieu du dix-huitième siècle et mort à Livourne en 1817, il fonda la maison « Bakri Frères », qui joua un grand rôle dans la politique algérienne pendant un demi-siècle. À la mort de son fils David, il reprit la direction des affaires familiales et fut nommé par le dey chef des Juifs d'Algérie — une dignité qui, comme pour son fils, lui apporta le malheur : banni d'Algérie en 1816 et dépouillé de ses biens par le dey, il se retira à Livourne, où il passa dans la pauvreté et l'abandon les dernières années de sa vie.
Grand Livre en cours de rédaction
Ce Grand Livre n'a pas encore de chapitres publiés. Les chapitres — chacun portant son registre, son statut épistémique et ses sources — seront ajoutés au fil de l'enrichissement éditorial et de la génération assistée.
Les jours de ce livre
Ce livre ne porte encore aucun jour de mémoire. Les sources qui documentent Bakri, Joseph Coen donnent des années et des siècles, jamais un jour ; nous n'en fabriquons pas.
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Notice de la Jewish Encyclopedia (1901-1906)
Ce texte est reproduit tel qu'il a été publié il y a plus d'un siècle. Ses chiffres, ses jugements et ses « aujourd'hui » sont ceux de son époque, non les nôtres.
BAKRI, JOSEPH COEN
Chef des Juifs d'Algérie ; financier ; né à Alger au milieu du dix-huitième siècle ; décédé à Livourne en 1817. Il fut le fondateur de la célèbre maison « Bakri Brothers », qui joua un rôle si considérable dans la politique de l'Algérie pendant un demi-siècle. À la mort de son fils David, Joseph se chargea de la gestion des affaires de la maison, et fut nommé par le dey chef des Juifs d'Algérie. Cette dignité, qui avait été si néfaste à son fils, lui apporta aussi du malheur. En 1816 il fut banni d'Algérie, et ses biens furent confisqués par le dey. Par la suite il se retira à Livourne, où il passa les dernières années de sa vie sans amis et dans la pauvreté.