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Zakhor
Mémoire🌳 Maghrébinemoderne / contemporain· Publié le 16 août 2026

Famille Chlama

סלמה

Origine du nom, histoire et généalogie de la lignée Chlama — un nom de famille juif et les traces qu’il a laissées.

Famille juive d'Afrique du Nord, attestée dans les communautés de Constantinois. Maurice Eisenbeth recense 3 variantes orthographiques de ce patronyme dans son dictionnaire onomastique de 1936. La notice décrit les lieux d'implantation, les formes graphiques et, lorsque connues, les figures rabbiniques ou communautaires associées à la lignée.

Origine géographique : Constantinois

registre Mémoire · dépositaire, non propriétaire

Carte de la lignée

ParisParisJérusalemJérusalemTunisTunisFoyer d'origine — ConstantineConstantine
Foyer d'origine Diaspora Mémoire (transmis)Régions reconstituées à partir des origines et de la diaspora documentées.
Le Grand Livre de cette lignée

Le Grand Livre — Chlama

Introduction

Au cœur du dernier tiers du XVIIIᵉ siècle, un talmudiste de Tunis prend la route de la côte pour rejoindre sa fille établie à Nabeul. Ce voyage discret, entrepris en 1773, s'achève l'année suivante par une mort loin de la maison paternelle — et par une destinée posthume que nul n'aurait pu prévoir : la tombe de Rabbi Yaacov Slama devient, au fil des décennies, l'un des lieux de pèlerinage les plus vénérés du judaïsme tunisien. Voilà le premier visage documenté que la lignée Chlama présente à l'histoire : non une vie triomphante, mais une mort féconde, une sainteté reconnue par le peuple, un sanctuaire où des fidèles de tout le pays viennent encore chercher guérison et bénédiction.

Ce point de départ dit beaucoup sur la nature de cette famille. Les Chlama — avec leurs variantes graphiques Schlama, Slama, Slamah — ne sont pas une maison de grands négociants dont les comptoirs auraient rayonné sur la Méditerranée, ni une dynastie rabbinique dont les responsa auraient fait autorité de Marrakech à Salonique. Ce sont des figures du dedans : un érudit au savoir profond, des communautés d'Afrique du Nord où le nom s'est transmis de génération en génération, une mémoire que les déchirements du XXᵉ siècle ont failli emporter. C'est cette mémoire que le présent ouvrage entend reconstruire, honnêtement, en nommant ce que l'archive établit et en reconnaissant ce qu'elle tait.

L'enquête s'appuie sur deux piliers. Le premier est la figure de Rabbi Yaacov Slama lui-même, telle que la rapportent les sources tunisiennes — le site communautaire Harissa, la base d'archives géographiques Diarna, et les études publiées dans la revue Juifs au Maghreb (Cairn) —, qui convergent pour brosser d'un même trait le portrait d'un talmudiste et kabbaliste dont la mémoire a traversé les siècles. Le second est l'œuvre de Maurice Eisenbeth (1886–1957), Grand Rabbin d'Alger, qui recensa méthodiquement en 1936 les patronymes juifs d'Afrique du Nord et fixa pour la postérité les quatre variantes graphiques du nom. Entre ces deux pôles — la Tunisie du XVIIIᵉ siècle et l'Algérie du XXᵉ —, le patronyme Chlama dessine un arc qui traverse deux pays, plusieurs siècles et l'expérience fondatrice de l'exil, de la coexistence et de la transmission.

Le lecteur ne trouvera pas ici une saga romanesque. Ce qu'il trouvera, c'est une reconstruction fidèle : ce que l'archive établit, ce que la tradition transmet, et ce que la vraisemblance permet de conjecturer — chaque registre clairement nommé. Là où l'archive se tait, ce livre ne comblera pas les silences par l'invention, car le silence des humbles est lui aussi une part de la mémoire d'Israël.

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  1. v1 · courante · 16 août 2026

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Variantes du nom (4)

Un même nom, cent visages.

Le même patronyme, transcrit différemment selon les langues, les époques et les diasporas.

Latin3

SchlamaSlamaSlamah

עברית · Hébreu1

סלמה

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En mémoire

La Base centrale des noms des victimes de la Shoah de Yad Vashem recense les femmes, les hommes et les enfants assassinés durant la Shoah. Vous pouvez y rechercher les personnes ayant porté le nom Chlama.

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Œuvres & textes (1)

Documents publiés sur Zakhor rattachés à cette lignée par leurs mots-clés.

scientifique1936

Les juifs d'Afrique du Nord

Maurice Eisenbeth

Les juifs de l'Afrique du Nord : démographie et onomastique est un ouvrage publié à Alger en 1936 par Maurice Eisenbeth (1886-1957), alors Grand Rabbin d'Alger. Il s'agit de la première étude systématique des populations juives d'Afrique du Nord — Maroc, Algérie, Tunisie et Libye — fondée à la fois sur les recensements coloniaux, les registres communautaires et un dépouillement méthodique des patronymes. L'ouvrage se divise en deux grandes parties. La première partie, démographique, établit les effectifs, la répartition géographique et la structure par communautés des juifs nord-africains au tournant des années 1930, à partir des données statistiques françaises, espagnoles et italiennes disponibles à l'époque, croisées avec les archives rabbiniques locales. Eisenbeth y décrit, commune par commune, les grandes communautés (Alger, Constantine, Oran, Tunis, Fès, Casablanca, Tripoli…) mais aussi des dizaines de communautés plus modestes des oasis, de l'Atlas et du Sud tunisien. La seconde partie, onomastique, constitue le cœur durable de l'ouvrage et explique sa postérité. Eisenbeth y dresse un catalogue raisonné de plusieurs centaines de patronymes portés par les juifs d'Afrique du Nord, en indiquant pour chacun : son étymologie probable (hébraïque, araméenne, arabe, berbère, judéo-espagnole, italienne ou toponymique), ses variantes orthographiques, son aire de diffusion géographique et les lignées rabbiniques ou marchandes notables qui l'ont porté. Il s'appuie sur une documentation de première main — registres de ketoubot, actes de tribunal rabbinique, listes d'offrandes synagogales, épitaphes de cimetières — et entreprend le premier classement typologique des noms de famille judéo-maghrébins : noms bibliques, noms sacerdotaux (Cohen, Levi), toponymes ibériques hérités de l'expulsion de 1492 (Toledano, Narboni, Corcos), toponymes maghrébins (Tetouani, Mrejen, Fezzani), arabismes descriptifs (Abitbol, Dahan, Chriqui), surnoms professionnels (Sayag, Neggar), et patronymes spécifiquement rabbiniques. Par sa méthode comme par son ampleur, cet ouvrage demeure, près d'un siècle plus tard, une référence incontournable de la généalogie juive nord-africaine et de la recherche sur les identités juives maghrébines. Il a nourri toutes les études ultérieures — Paul Sebag, Robert Attal, Joseph Tolédano, Michaël Laskier — et constitue pour des dizaines de milliers de familles issues d'Afrique du Nord la porte d'entrée vers l'histoire de leur nom.

Grandes figures de la lignée

Régions de la diaspora

FranceIsraëlTunisie

Les jours de ce livre

Ce livre ne porte encore aucun jour de mémoire. Les sources qui documentent Chlama donnent des années et des siècles, jamais un jour ; nous n'en fabriquons pas.

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Bibliographie

  • Maurice Eisenbeth, Les Juifs de l'Afrique du Nord : démographie et onomastique (1936)
  • Joseph Toledano, Les Noms de famille des Juifs d'Afrique du Nord (2003)
  • Joseph Toledano, Une histoire de familles : les noms de famille juifs d'Afrique du Nord, des origines à nos jours (1999)
  • Reeva S. Simon, Michael M. Laskier & Sara Reguer (eds.), The Jews of the Middle East and North Africa in Modern Times (2003)
  • André Goldenberg, La Saga des Juifs d'Afrique du Nord (2014)
  • Robert Attal, Les Juifs d'Afrique du Nord : bibliographie (1993)
  • Carol Iancu (dir.), Juifs et judaïsme en Afrique du Nord dans l'Antiquité et le haut Moyen-Âge (1985)
  • Maurice Eisenbeth, Les Juifs de l'Afrique du Nord — Démographie & Onomastique, Imprimerie du Lycée, Alger (1936)
  • Abraham I. Laredo, Les Noms des Juifs du Maroc, CSIC, Madrid (1978)

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#afrique-du-nord#chlama#constantinois#eisenbeth#france#maghrebine#onomastique#patronyme-juif#sousse#tunis

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