TOPHETH (, Isa. xxx. 33)
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Terme de l'Ancien Testament employé principalement par Jérémie (vii. 31, 32 ; xix. 6, 11, 12, 13, 14) et une fois dans II Rois (xxiii. 10) pour désigner un lieu dans l'une des vallées situées juste à l'extérieur des murs de Jérusalem. Le sens du mot est fort contesté. W. Robertson Smith (« Rel. of Sem. » p. 227, note) le rapproche d'un mot d'emprunt araméen qui signifie « foyers ». La formation du mot est similaire à celle de « Molech » et « Ashtoreth ». Le passage dans Rois situe le lieu dans la vallée du fils de Hinnom. Or il y a trois vallées à Jérusalem qui convergent juste au-dessous du bassin de Siloam : le Kidron du côté est de la ville ; le Wady al-Rababi du sud-ouest ; et le Tyropœon s'étendant de la porte de Jaffa à Siloam. Il n'y a pas accord unanime sur la question de savoir laquelle de ces vallées représente l'ancien Tophet. Il y a cependant accord sur le fait que la convergence des trois vallées marque une partie du Tophet. Il est aussi très généralement admis que le Tophet ne s'étendait pas en remontant la vallée du Kidron du côté est de Jérusalem. Il doit être mis en relation, alors, soit avec la dépression du Tyropœon, soit, de préférence, avec la grande vallée marquant la frontière sud-ouest de la ville.
Le Tophet tel que décrit particulièrement dans Jér. vii. 31, 32 était consacré aux rites horribles du sacrifice humain, de l'immolation d'enfants à Baal et à d'autres idoles abominables. Josiah prend des précautions particulières (II Rois xxiii. 10) pour profaner ce lieu méprisable et mettre ainsi fin aux sacrifices atroces de vies humaines qui avaient été faits par au moins deux rois de Judah. Les références de Jérémie au Tophet le caractérisent et en même temps précisent que le châtiment qui menace Judah rebelle révolutionnera et inversera tellement les torts actuels qu'il remplira cette vallée des cadavres de ceux qui seront tués dans les calamités imminentes. Le Tophet sera dorénavant appelé « la vallée de la tuerie » (Jér. vii. 32). Après la destruction de Jérusalem en 586 av. J.-C., et jusqu'à l'époque du Nouveau Testament, les références incidentes au Tophet ou à la Géhenne () indiquent qu'il s'agissait d'une sorte de dépotoir perpétuellement enflammé, où les ordures de Jérusalem étaient consumées.