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Zakhor
Gaonim & al-Andalus701-800 apr. J.-C.

VIII. Jahrhundert n. Chr.

Karaïsme et essor de la science juive

Zusammenfassung

Anan ben David fonde le karaïsme (c. 760) qui rejette la tradition orale. Le savoir scientifique arabe pénètre le judaïsme. Sura et Poumbedita rayonnent.

Bedeutende Ereignisse

  • c. 760Anan ben David fonde le karaïsme ; rejet de la tradition orale, retour à l'Écriture seule.
  • c. 740Les Khazars, peuple turc de la Volga, adoptent le judaïsme comme religion royale.
  • c. 785Saint Agobard de Lyon commence à écrire contre les privilèges juifs carolingiens.
  • c. 790-820Premiers Massorètes à Tibériade : Aaron ben Asher, Ben Naftali, vocalisation du texte biblique.
  • 807Haroun al-Rachid impose aux dhimmis des signes distinctifs vestimentaires.
  • c. 850Compilation probable du Sefer Yetzira, premier texte mystique juif.

Das Jahrhundert als Erzählung

Le VIIIᵉ siècle apr. J.-C. bouillonne. Sous la pax islamica établie par les Omeyyades puis les Abbassides, une nouvelle diversité naît dans le judaïsme. Deux phénomènes majeurs marquent ce siècle : le schisme karaïte et l'émergence d'un peuple entier — les Khazars — se convertissant au judaïsme. Parallèlement, la science et la grammaire hébraïques s'épanouissent au contact de l'arabe.

Le **karaïsme** est l'une des grandes crises du judaïsme médiéval. Vers 760, Anan ben David, descendant présumé de David et candidat déçu à l'exilarcat, fonde à Bagdad un mouvement dissident. Il rejette la Torah orale — la Mishna, le Talmud, toute l'interprétation rabbinique — pour ne retenir que le texte biblique, lu par chacun à la source (*miqra*, d'où *qara'im*, « ceux de l'Écriture »). Les Karaïtes observent un calendrier lunaire strict, refusent les bougies de Shabbat, interdisent certaines combinaisons alimentaires rejetées par les rabbins. Leur ascétisme attire. Ils essaiment en Égypte, en Terre d'Israël, en Crimée, en Espagne. Leur menace religieuse pour le judaïsme rabbinique sera réelle jusqu'au Xᵉ siècle, quand Saadia Gaon organisera la contre-offensive décisive.

Le deuxième phénomène extraordinaire est la **conversion des Khazars**. Ce peuple turc, établi sur la basse Volga et le nord du Caucase, contrôle un vaste empire commercial entre Byzance et le califat. Pour préserver son autonomie entre les deux puissances, le souverain Boulan — puis surtout Ovadia, au siècle suivant — choisit le judaïsme comme religion royale vers 740. Yehuda Halevi en tirera deux siècles plus tard son chef-d'œuvre, le *Kuzari*. L'empire khazar disparaîtra sous les coups des Rus' de Sviatoslav (965), mais sa mémoire traversera les siècles comme la seule conversion collective royale au judaïsme.

Pendant ce temps, à **Tibériade**, la Galilée juive connaît un dernier grand moment intellectuel. Depuis le VIIᵉ siècle, des érudits de la famille Ben Asher puis des Ben Naftali travaillent à fixer définitivement le texte biblique hébreu : vocalisation (nekoudot), accentuation (teamim), notations marginales. Ils deviennent les *Massorètes* (« transmetteurs »). Leur codex d'Alep (Keter Aram Tsova), complété vers 930, sera le texte massorétique de référence. Leur codex de Léningrad (rédigé 1008) est le plus ancien manuscrit biblique hébreu complet conservé. Sans eux, on ne prononcerait pas aujourd'hui la Torah.

Sous les Abbassides, la vie intellectuelle bouillonne à Bagdad. La *Maison de la Sagesse* (*Bayt al-Hikma*, fondée vers 832) traduit les sciences grecques en arabe. Les Juifs y participent activement, comme traducteurs et comme savants. Sahl al-Tabari est médecin de cour. Le philosophe Hiwi al-Balkhi (« Hiwi le Persan »), né au Khorassan, soulève deux cents questions critiques contre la Bible dans un écrit perdu — Saadia Gaon y répondra un siècle plus tard. L'hébreu se rénove comme langue de prière et de poésie, mais l'arabe devient la langue de la science et de la philosophie juives.

En Occident, le monde carolingien émerge. Charlemagne, couronné empereur en 800, accueille des Juifs dans son empire pour leurs talents commerciaux et diplomatiques. Il envoie une ambassade juive — menée par Isaac l'Hébreu — au calife Haroun al-Rachid ; la caravane revient de Bagdad avec un éléphant en cadeau. Mais à Lyon, l'archevêque Agobard commence à dénoncer les privilèges juifs ; son *De Insolentia Iudaeorum* prépare l'antijudaïsme carolingien.

Le VIIIᵉ siècle aura été celui d'un judaïsme travaillé par sa propre diversité et par sa rencontre avec l'intelligence arabe. Il prépare le grand siècle suivant — celui de Saadia Gaon.

Persönlichkeiten des Jahrhunderts (34)

Abba bar Dudai

Alnaharwanai , Jose

Anan ben David

c. 715-795

Gründer der Karäer-Bewegung, die das mündliche Gesetz (Talmud) ablehnte und nur die geschriebene Bibel anerkannte. Das Karäertum, die Hauptabspaltung des rabbinischen Judentums, regte als Reaktion eine Vertiefung der hebraistischen Exegese und Grammatik an.

Bebai ha-Levi ben Abba de Nehar Pekod

778–789

Gaon von Soura am Ende des 8. Jahrhunderts.

Cagliari, Abraham da

Canaim de Cagliari

Charlemagne

Dodai ben Nahman

761–767

Gaon von Pumbedita, Bruder von Yehudai Gaon.

Hanania

Ḥaninai Kahana B. Abraham

Haninai Kahana ben Huna

769–774

Gaon von Sura am Ende des 8. Jahrhunderts.

Ḥasdai I

Idit

Jacob de Nehar Pekod

712–730

Gaon von Soura am Anfang des 8. Jahrhunderts.

Jose B. Abin

Judah B. Ammi

Julius de Pavie

Kaula Al-yahudi

Machir

Malka ben Aḥa

Mashallah ibn Athari

c. 740-815

Astronom und Astrologe von Basra, einer der Begründer der arabischen Astronomie. Er nahm an der Wahl des Standorts Bagdad für den Kalifen al-Mansur (762) teil. Seine astronomischen Abhandlungen wurden ins Lateinische übersetzt und beeinflussten das mittelalterliche Europa.

Naḥman bar Isaac

Natronai B. Néhémie

Natronai ben Nehemiah

c. 719

Gaon von Pumbeдita in der frühen achten Jahrhundert.

Natronaï Gaon

m. c. 858

Gaon von Soura, er verfasste die erste Sammlung halakhischer Responsa, die an die Gemeinden Spaniens gesandt wurde. Diese Rechtsfragen und -antworten wurden zur Hauptkommunikationsform des jüdischen Rechts zwischen den babylonischen Akademien und den Diasporagemeinden.

Nissi ben Noah

Pavie, Julius de

Salomon L'exilarque

Samuel Ha-nasi

Saul ben Anan

750–780

Rabbiner

Sérène

Simeon Kayyara

VIIIe–IXe siècle

Presumed author of Halakhot Guedolot, major halakhic code.

Wahb ibn Munabbih

Yehoudaï Gaon

m. c. 761

Gaon (Leiter) der Akademie von Soura, Verfasser des Halakhot Pessouqot, erstes halakhisches Gesetzbuch nach dem Talmud. Sein Werk markiert den Beginn der Kodifizierung, die mit dem Shoulhan Aroukh von Joseph Caro im 16. Jahrhundert kulminieren wird.