Familie Encaoua
אנקאווה
(Alnakaoua)
Herkunft des Namens, Geschichte und Genealogie der Linie Encaoua — ein jüdischer Familienname und seine Spuren.
Sefardische Rabbinerdynastie aus Toledo (Kastilien). Rabbi Israel ben Joseph Aln'kaoua (gest. 1391) starb als Märtyrer während der Pogrome von Toledo. Sein Sohn Rabbi Ephraïm Aln'kaoua (1359-1442) floh nach Tlemcen in Algerien und gründete dort die jüdische Gemeinde, wurde Großrabbiner und verehrter Schutzheiliger. Die Linie zerstreute sich anschließend im gesamten Maghreb und der sefardischen Diaspora und…
Geografische Herkunft: Tolède → Tlemcen
Register Gedächtnis · Verwahrer, nicht Eigentümer
Koordination
Diese Linie wird gehütet von: Bernard Bensaid, Ephraïm Alfred Enkaoua
Karte der Lineage
Das Great Book — Encaoua
Introduction
Il est des noms qui ne se contentent pas de désigner une famille : ils tracent une route. Celui d'Encaoua — que les registres et les colophons ont écrit Al-Naqawa, Aln'kaoua, Ankawa, Enkaoua, N'Kaoua et de vingt autres manières — dessine un arc qui va des synagogues de Tolède aux mellahs du Maroc, des académies talmudiques de Tlemcen aux amphithéâtres de la Sorbonne. C'est l'histoire d'une lignée rabbinique séfarade que la catastrophe de 1391 arracha à la Castille et que l'exil planta en terre maghrébine, où elle prit racine si profondément qu'elle y devint, à Tlemcen, presque un culte.
Cette lignée porte un nom dont on dit qu'il signifie « la propreté », « la pureté » — al-nqawa, en arabe [Dafina, Les noms des Juifs du Maroc ; Abraham I. Laredo, Les Noms des Juifs du Maroc, CSIC, 1978]. Le sens est heureux pour une famille qui aura fait de la rigueur halakhique, de la piété et de la transmission le fil continu de son existence. Mais ce livre ne s'ouvre pas sur le nom : il s'ouvre sur ce que cette famille a fait et traversé. Un père brûlé vif à Tolède pour n'avoir pas renié sa foi ; un fils qui franchit la Méditerranée et fonde une communauté qui lui survivra cinq siècles ; des dayanim penchés sur leurs registres à Salé et à Mascara ; un économiste parisien qui, à la fin du XXe siècle, se retourne sur la mémoire des siens pour en reconstituer patiemment le fil.
Cet ouvrage suit ce parcours dans l'ordre où il s'est accompli. Il s'appuie sur les manuscrits conservés à Oxford, à Madrid, à New York et à Paris, sur les travaux savants consacrés à Tlemcen et à l'Algérie rabbinique, et sur l'enquête généalogique menée par un descendant de la lignée. Ce qui relève de la tradition transmise sera dit comme tel ; ce qu'établit l'archive sera distingué de ce que la mémoire raconte. Car cette famille est de celles où la légende et le document se répondent — parfois se confirment, parfois se disputent — et c'est de cette tension que naît son grand récit.
Versionen (1)
- v1 · aktuell · 4. Aug. 2026
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Geschichte
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Das Große Buch der Encaoua — Zakhor, https://zakhor.ai/de/grands-livres/familles/encaouaNamensvarianten (40)
Ein einziger Name, hundert Gesichter.
Derselbe Familienname, unterschiedlich transkribiert je nach Sprache, Epoche und Diaspora.
Lateinisch39
עברית · Hebräisch1
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Bemerkenswerte Persönlichkeiten
- 1.
Rabbi Israel ben Joseph Aln'kaoua
Auteur du Menorat ha-Maor, martyr de Tolède
- 2.
Rabbi Ephraïm Aln'kaoua
Grand rabbin de Tlemcen, saint protecteur
- 3.
David Encaoua
Économiste, professeur émérite Sorbonne
- 4.
Rabbi Abraham Ankawa
Dayan, auteur du Kerem Ḥemer (Livourne)
- 5.
Rabbi Raphaël Encaoua
Premier président du Haut Tribunal Rabbinique du Maroc
- 6.
Rabbi Messod Encaoua
Rabbin de Salé, « Ange de Dieu » (Malakh Hashem)
- 7.
Rabbi Mardochée Encaoua
Dayan de Salé
- 8.
Rabbi Mordehai Encaoua
Président du Tribunal Rabbinique de Tanger
- 9.
Rabbi Avraham Ankava
Sage de la famille Enkaoua / Ankava, dont l'article rappelle que le nom dérive de « al-Nqa
Zum Gedenken
Die Zentrale Datenbank der Namen der Schoah-Opfer von Yad Vashem verzeichnet die Frauen, Männer und Kinder, die während der Schoah ermordet wurden. Sie können dort nach den Personen suchen, die den Namen Encaoua trugen.
„Encaoua“ bei Yad Vashem suchenDie Suche erfolgt direkt in den Archiven von Yad Vashem; Zakhor kopiert und speichert keine personenbezogenen Daten. Das Vorhandensein oder Fehlen eines Namens in der Datenbank ist nicht erschöpfend. Mehr erfahren
Werke & Texte (25)
Auf Zakhor veröffentlichte Dokumente, die dieser Lineage durch ihre Schlagwörter zugeordnet sind.
Responsa de Yitzhak ben Choushan Encaoua — copie BnF
Yitzhak ben Choushan Encaoua (XIIIᵉ s.)
Recueil partiel des responsa de Yitzhak ben Choushan Encaoua (XIIIᵉ siècle), figure rabbinique Encaoua la plus ancienne du Moyen Âge ibérique, antérieure d’environ un siècle au martyr Israël ben Joseph Aln’kaoua de Tolède (†1391). Disciple du Meïri de Perpignan, correspondant du Rashba de Barcelone. Le manuscrit, signalé par le collectif Encaoua (chapitre 4), serait conservé à la Bibliothèque nationale de France sous la cote ms. hébreu 389 — cote à confirmer auprès du département des manuscrits. Provenance : 1 Bibliothèque nationale de France — département des manuscrits, fonds hébreu Notice codicologique — origine à préciser ; écriture : séfarade ; état éditorial : Inédit. — Source : Mémoires des Manuscrits Juifs du Moyen-Âge Maghrébin (MMJMM), https://mmjmm.org/corpus/catalogue/to-locate-encaoua-yitzhak-responsa-bnf.
Responsa de Yitzhak ben Choushan Encaoua — copie BNE
Yitzhak ben Choushan Encaoua (XIIIᵉ s.)
Second témoin présumé des responsa de Yitzhak ben Choushan Encaoua (XIIIᵉ s.), signalé par les travaux du collectif Encaoua. Conservé selon ces sources à la Bibliothèque nationale d’Espagne (Madrid) — cote précise à identifier par dépouillement du catalogue des manuscrits hébreux. Provenance : 1 Bibliothèque nationale d'Espagne (Biblioteca Nacional de España) — département des manuscrits Notice codicologique — origine à préciser ; écriture : séfarade ; état éditorial : Inédit. — Source : Mémoires des Manuscrits Juifs du Moyen-Âge Maghrébin (MMJMM), https://mmjmm.org/corpus/catalogue/to-locate-encaoua-yitzhak-responsa-bne.
Menorat ha-Maor — Le Candélabre de la Lumière
Rabbi Israel ben Joseph Aln'kaoua (Encaoua)
Œuvre éthique majeure en vingt chapitres, composée par Rabbi Israel ben Joseph Aln'kaoua (Encaoua) à Tolède, en Espagne, au XIVe siècle. Le Menorat ha-Maor (Le Candélabre de la Lumière) est une compilation de matériaux aggadiques et halakhiques couvrant les grands thèmes de la vie religieuse : charité, prière, repentance, humilité, étude de la Torah, honneur des parents, éducation des enfants, mariage, morale commerciale et bonnes mœurs. L'ouvrage débute par un long poème acrostiche sur le nom de l'auteur, suivi d'une préface en prose rimée. Chaque chapitre est introduit par un poème portant l'acrostiche « Israel ». Écrit dans le contexte troublé de la fin du judaïsme espagnol, il servait de guide éthique et rituel pour les communautés juives d'Espagne. Rabbi Israel mourut sur le bûcher à Tolède en 1391, aux côtés de Judah ben Asher, lors des massacres de l'été 1391. Il est le père de Rabbi Ephraïm Aln'kaoua (Encaoua), qui fuira vers Tlemcen après ces pogroms.
Menorat HaMaor
Yisrael ben Yosef Alnaqua
Poéme d’Ephraim Al-Naqua en l’honneur de Moshé ben Maimon
Ephraïm Aln'kaoua
**Poème d'Ephraïm Al-Naqua en l'honneur de Moshé ben Maïmon** Composition poétique hébraïque en 51 versets, ce piyyut savant édité par Alexander Marx en 1935 (poème n° 19 de sa série *Texts by and about Maimonides*) constitue l'une des plus éloquentes apologies versifiées du *Moreh Nevukhim* (Guide des Perplexes) issues du milieu séfarade post-controverses maïmonidiennes. La traduction française, due à David Encaoua avec le concours d'André Benzenou, en restitue à la fois la rigueur argumentative et la densité allusive. **Structure et progression argumentative.** Le poème se déploie selon une architecture en cinq mouvements. Les versets 1 à 14 louent la méthode du Guide : démarche progressive, table « bien dressée » des chapitres (v. 3), arguments « sans falsification ni tromperie camouflée » (v. 4), élucidation du Targoum, des Séfirot et des noms des chérubins (vv. 6-13). Les versets 15 à 18, polémiques, visent le « grand rab fils de Naḥman » — Naḥmanide (Ramban) — accusé d'opposer au Guide « des paroles profondes mais peu convaincantes » et « des lumières qui obscurcissent plutôt qu'elles n'éclairent ». Les versets 19 à 33 dressent le catalogue des questions résolues par Maïmonide : prophétie et apparitions angéliques (vv. 21-22), sens des sacrifices (v. 23), preuves rationnelles de l'existence de Dieu adossées à Aristote (vv. 25-27), théodicée et secret de Job (vv. 28-30), prière du juste comme du pécheur (vv. 31-33). Les versets 34 à 42 abordent les *secrets de la création* (*ma'aseh bereshit*) et le *char d'Ézéchiel* (*ma'aseh merkavah*), puis l'histoire des origines — Adam, Ève, le serpent, Caïn, Abel, Seth — comme matrice de la transmission des langues et des sagesses. Les versets 43 à 51 reviennent à la polémique : disqualification des détracteurs « usant de mots obscurs », bénédiction sur Maïmonide promis au jardin d'Éden, et couronnement final du *Guide* « pour son travail de démystification ». **Enjeux doctrinaux.** Le poème prend parti, sans ambiguïté, pour la légitimité de la théologie philosophique contre la lecture exclusivement kabbalistique du judaïsme. Trois thèses y sont défendues : (1) la *raison aristotélicienne* est un instrument valide pour la *Torah*, dès lors qu'elle se subordonne à la révélation (vv. 25-27) ; (2) les récits ésotériques de la Bible — *bereshit*, *merkavah*, sacrifices, prophétie — sont susceptibles d'une exégèse rationnelle qui n'abolit pas leur sacralité mais l'éclaire (vv. 23, 34-36) ; (3) l'obscurité doctrinale n'est pas une vertu : opposer au Guide « des paroles vaines » revient à trahir l'intelligence (vv. 16-17, 43). En cela le poème s'inscrit dans la longue postérité des controverses maïmonidiennes (1232, 1305) et témoigne de leur prolongement dans la diaspora séfarade des XIVᵉ-XVᵉ siècles, où la défense du *Moreh* est devenue un marqueur identitaire face aux courants anti-rationalistes provençaux et catalans. **Auteur et contexte.** Ephraïm Al-Naqua (Anqawa, Encaoua), né en Castille vers 1359 et mort à Tlemcen en 1442, est le fondateur de la communauté juive de Tlemcen après les persécutions de 1391 en Espagne. Médecin, talmudiste, kabbaliste lui-même — auteur du *Sha'ar Kevod Hashem* —, il incarne ce paradoxe séfarade tardif d'un savant qui maîtrise les disciplines ésotériques tout en défendant la légitimité du rationalisme maïmonidien. Le tombeau du *Rab*, à Tlemcen, est demeuré jusqu'au XXᵉ siècle un lieu de pèlerinage majeur du judaïsme nord-africain. **Source et établissement du texte.** Le poème a été édité par Alexander Marx dans *The Jewish Quarterly Review*, New Series, vol. 25, n° 4 (avril 1935), au sein d'un dossier de pièces hébraïques relatives à Maïmonide. La présente traduction française, première à notre connaissance, a été établie par David Encaoua avec l'aide préalable d'André Benzenou.
Sha'ar Kevod Hashem — manuscrit dit « de Shadal » (hypothèse Bentura, non localisé)
Ephraïm Aln'kaoua
Quatrième témoin hypothétique du Sha’ar Kevod Hashem d’Ephraïm Aln’kaoua, formulé par Yves Bentura (rapport avril 2026). L’hypothèse est qu’un exemplaire aurait été présent dans la bibliothèque de Samuel David Luzzatto (Shadal) à Padoue, avant sa dispersion en 1869-1870. Ce manuscrit, s’il existe, n’est aujourd’hui pas localisé. Provenance : 1 Hypothétiquement : collection Samuel David Luzzatto (Shadal), Padoue 2 Dispersion du Fonds Luzzatto après 1865-1870 3 Non localisé à ce jour Notice codicologique — origine à préciser ; écriture : à identifier ; état éditorial : à confirmer. — Source : Mémoires des Manuscrits Juifs du Moyen-Âge Maghrébin (MMJMM), https://mmjmm.org/corpus/catalogue/lost-shadal-sha-ar-kevod-hashem.
Sha'ar Kevod Hashem — copie A
Ephraïm Aln'kaoua
Manuscrit séfarade copié en Afrique du Nord au XVIᵉ siècle (Sirat 1980), contenant deux œuvres : le Sefer Pé’a de Moïse ben Samuel Ibn Tibbon (fol. 10r-54v) — seule copie connue au monde de ce traité philosophique — et le Sha’ar Kevod Hashem d’Ephraïm Aln’kaoua (fol. 58r-78v), seul exemplaire complet identifié pour cette œuvre. La cote actuelle MS. Opp. 241 correspond au n° 939 du catalogue Neubauer (item 2 pour la pièce Aln’kaoua) ; concordance confirmée par Judith Olszowy-Schlanger (EPHE, 2000) et Colette Sirat (DAAT n° 5, 1980). Le Sha’ar Kevod Hashem — « La Porte de la Gloire de Dieu » — est l’une des deux œuvres majeures d’Ephraïm Aln’kaoua (vers 1359-1442), fondateur de la communauté juive de Tlemcen après l’exode castillan de 1391 ; le traité défend le Guide des égarés de Maïmonide contre les critiques de Naḥmanide. Provenance : 1 Collection David Oppenheim (Prague, fin XVIIᵉ s.) 2 Bodleian Library, depuis 1829 Notice codicologique — origine Maghreb ; écriture : maghrébine ; feuillets : 77 folios ; catalogues anciens : Catalogue Neubauer 1886 · 939,2 ; état éditorial : Édition partielle disponible. — Source : Mémoires des Manuscrits Juifs du Moyen-Âge Maghrébin (MMJMM), https://mmjmm.org/corpus/catalogue/bodleian-neubauer-939-2 ; manuscrit conservé à Bodleian Library (Oxford).
Sha'ar Kevod Hashem — copie B
Ephraïm Aln'kaoua
MS. Hunt. 559 (= Neubauer 1258) est un recueil composite séfarade de la fin du XVᵉ siècle (314+ folios, écriture séfarade, datation 1476-1500, origine principalement Espagne). Les ff. 305-314 forment une unité distincte d’origine probablement provençale, où se loge la section Aln’kaoua : item 2 du recueil (Neubauer 1258,2), correspondant au Sha’ar Kevod Adonai d’Ephraïm Aln’kaoua. La concordance MS. Hunt. 559 = Neubauer 1258 est attestée par le Tableau I du catalogue Neubauer 1886 et confirmée par la notice IIIF Biblissima ; l’identification de la section Aln’kaoua est confirmée par le supplément Beit-Arié & May (1994). Provenance : 1 Recueil composite séfarade compilé fin XVᵉ siècle (Espagne pour la partie principale, Provence probable pour les ff. 305-314) 2 Collection Robert Huntington (1671-1681) 3 Bodleian Library, depuis 1693 Notice codicologique — origine Maghreb ; écriture : séfarade ; catalogues anciens : Catalogue Neubauer 1886 · 1258,2 ; état éditorial : Édition partielle disponible. — Source : Mémoires des Manuscrits Juifs du Moyen-Âge Maghrébin (MMJMM), https://mmjmm.org/corpus/catalogue/bodleian-neubauer-1258-2 ; manuscrit conservé à Bodleian Library (Oxford).
Menorat ha-Ma'or — manuscrit unique au monde (MS. Hunt. 161)
Israël ben Joseph Aln'kaoua (vers 1310-1391)
Copie réalisée environ cinquante ans après la mort de l’auteur (1391), soit vers 1441, sur papier, en écriture séfarade. L’œuvre comprend vingt chapitres couvrant l’ensemble du programme éthique rabbinique : tsedaka, prière, Torah, mitsvot, gemilout hassadim, honneur du Shabbat et des fêtes, vie familiale, vertus, etc. Selon les recherches de Ron Lasri (Université Ben-Gourion), elle constitue la première anthologie hébraïque à traduire systématiquement de larges portions de l’aggadah talmudique de l’araméen vers l’hébreu. Manuscrit unique au monde (base de l’édition princeps Enelow 1929-1932). Provenance : 1 Copie réalisée vers 1441 2 Collection Robert Huntington (chapelain à Alep, 1671-1681) 3 Bodleian Library, depuis 1693 Notice codicologique — origine Maghreb ou Espagne post-1391 ; copiste : anonyme (copie vers 1441) ; écriture : séfarade ; catalogues anciens : Catalogue Neubauer 1886 · 1485 ; état éditorial : Édition critique disponible. — Source : Mémoires des Manuscrits Juifs du Moyen-Âge Maghrébin (MMJMM), https://mmjmm.org/corpus/catalogue/bodleian-ms-hunt-161 ; manuscrit conservé à Bodleian Library (Oxford).
Menorat ha-Ma'or — copie de Joseph Hayyun (1441)
Israël ben Joseph Aln'kaoua (vers 1310-1391)
Copie séfarade datée de 1441 du Menorat ha-Ma’or d’Israël ben Joseph Aln’kaoua, identifiée à la Bodleian sous la cote MS. Opp. 146 (anciennement Opp. 954 ; Neubauer n° 1312). Le colophon du fol. 147b précise le copiste — Moïse le ḥazzan (officiant chantre) — et le destinataire — Joseph Hayyun (patronyme attesté dans plusieurs milieux séfarades du XVᵉ siècle ; identification à confirmer). Les ff. 297-312 sont d’une seconde main, révélant une histoire matérielle prolongée. Provenance : 1 Copie datée 1441 (colophon fol. 147b : Moïse le ḥazzan pour Joseph Hayyun) 2 Réfection partielle ultérieure (ff. 297-312) 3 Collection David Oppenheim (1664-1736), chef-rabbin de Prague 4 Bodleian Library, depuis 1829 (collection Oppenheim) Notice codicologique — origine milieu séfarade occidental (Espagne ou diaspora post-1391, à préciser) ; copiste : Moïse le ḥazzan ; écriture : séfarade ; catalogues anciens : Catalogue Neubauer 1886 · 1312 ; état éditorial : Édition critique disponible. — Source : Mémoires des Manuscrits Juifs du Moyen-Âge Maghrébin (MMJMM), https://mmjmm.org/corpus/catalogue/bodleian-opp-146 ; manuscrit conservé à Bodleian Library (Oxford).
Sha'ar Kevod Hashem — copie cursive (JTSA New York)
Ephraïm Aln'kaoua
Troisième témoin identifié du Sha’ar Kevod Hashem d’Ephraïm Aln’kaoua. Conservé au Jewish Theological Seminary of America (JTSA) à New York sous la cote MS JTSA 969, ce manuscrit est caractérisé par une écriture cursive — trait qui le distingue des deux témoins bodléiens (séfarade pour MS Hunt. 559, orientale pour MS Opp. 241). Provenance : 1 Bibliothèque du Jewish Theological Seminary of America, New York 2 Provenance antérieure à préciser (catalogue Marx) Notice codicologique — origine à préciser ; écriture : séfarade ; état éditorial : Édition partielle disponible. — Source : Mémoires des Manuscrits Juifs du Moyen-Âge Maghrébin (MMJMM), https://mmjmm.org/corpus/catalogue/jtsa-969-sha-ar-kevod-hashem ; manuscrit conservé à Jewish Theological Seminary (New York).
Bina la-Ittim — Avraham Ankava
Rabbi Avraham ben Mordekhaï Ankava (Abraham Ankawa, né à Salé en 1810)
Bina la-Ittim est un recueil attribué à Rabbi Avraham Ankava par l'Encyclopédie des sages et rabbins du Maroc de Shaul Tanji ; il contiendrait notamment le piyyout « Avi Tsour Podé » récité lors du rachat du premier-né (pidyon ha-ben). ⚠ Attribution reposant sur cette seule source : l'ouvrage ne figure pas dans la liste de référence de l'Encyclopaedia Judaica et reste à corroborer. Source : Sh. Tanji, Encyclopédie des sages et rabbins du Maroc (moreshet-morocco.com).
Zekhor le-Avraham — Avraham Ankava
Rabbi Avraham ben Mordekhaï Ankava (Abraham Ankawa, né à Salé en 1810)
Zekhor le-Avraham (זכור לאברהם) est l'une des premières œuvres de Rabbi Avraham Ankava, imprimée à Livourne vers 1838. Elle expose en vers, avec commentaire, les règles des terefot — les défauts anatomiques rendant une bête impropre à la consommation —, accompagnées de poèmes liturgiques. Ankava fit précisément le voyage de Livourne vers 1838 pour y faire imprimer ses premiers livres. Sources : Encyclopaedia Judaica, « Ankawa, Abraham ben Mordecai » ; Sh. Tanji, Encyclopédie des sages et rabbins du Maroc.
Kol Tehinna — Avraham Ankava
Rabbi Avraham ben Mordekhaï Ankava (Abraham Ankawa, né à Salé en 1810)
Kol Tehinna (קול תחנה, « voix de la supplication ») est un recueil liturgique de Rabbi Avraham ben Mordekhaï Ankava (Abraham Ankawa, né à Salé en 1810). Imprimé à Livourne en 1843, il rassemble des prières pour les jours de jeûne et des élégies (kinot), témoins de la piété et de la tradition poétique du judaïsme hispano-maghrébin. Dans ses complaintes, Ankava signe en acrostiche « Avraham Ankava » / « Avraham Elnkaoua ».
Ḥukkat ha-Pesaḥ — Avraham Ankava
Rabbi Avraham ben Mordekhaï Ankava (Abraham Ankawa, né à Salé en 1810)
Ḥukkat ha-Pesaḥ (חקת הפסח) est une paraphrase en judéo-arabe des piyyutim et versets mémoriels récités aux nuits du seder de Pessah, composée par Rabbi Avraham Ankava (imprimée en 1843). L'ouvrage illustre le rôle des rabbins maghrébins comme passeurs de la liturgie en langue vernaculaire, au plus près des fidèles. Sources : Encyclopaedia Judaica, « Ankawa, Abraham ben Mordecai » ; Sh. Tanji, Encyclopédie des sages et rabbins du Maroc.
Ḥomer ha-Dat he-Attik — Avraham Ankava
Rabbi Avraham ben Mordekhaï Ankava (Abraham Ankawa, né à Salé en 1810)
Ḥomer ha-Dat he-Attik (1844) est un abrégé du Shefa Tal — le traité de kabbale de Rabbi Shabbetaï Sheftel Horowitz —, établi par Rabbi Avraham Ankava pour en rendre la matière accessible. Il atteste l'intérêt d'Ankava pour la pensée kabbalistique, que l'on retrouve dans son rituel de prières. Sources : Encyclopaedia Judaica, « Ankawa, Abraham ben Mordecai » ; Sh. Tanji, Encyclopédie des sages et rabbins du Maroc.
Ḥesed le-Avraham / Shaʿar ha-Shamayim — Avraham Ankava
Rabbi Avraham ben Mordekhaï Ankava (Abraham Ankawa, né à Salé en 1810)
Ḥesed le-Avraham — aussi intitulé Shaʿar ha-Shamayim (1845) — est le rituel de prières composé par Rabbi Avraham Ankava, enrichi de matière kabbalistique (kavanot et usages mystiques). Le titre, jouant sur le prénom de l'auteur, s'inscrit dans la tradition des siddourim kabbalistiques diffusés au Maghreb. Sources : Encyclopaedia Judaica, « Ankawa, Abraham ben Mordecai » ; Sh. Tanji, Encyclopédie des sages et rabbins du Maroc.
Yaʿaneh la-Rabbim — Avraham Ankava
Rabbi Avraham ben Mordekhaï Ankava (Abraham Ankawa, né à Salé en 1810)
Yaʿaneh la-Rabbim (1858) est un écrit polémique et halakhique de Rabbi Avraham Ankava, lié à une controverse qui l'opposa aux rabbins d'Alger. Il éclaire les tensions rabbiniques de l'Algérie du milieu du XIXᵉ siècle, où Ankava exerça — notamment comme rabbin de Mascara — après avoir quitté le Maroc. Sources : Encyclopaedia Judaica, « Ankawa, Abraham ben Mordecai » ; Sh. Tanji, Encyclopédie des sages et rabbins du Maroc.
Zevaḥim Shelamim — Avraham Ankava
Rabbi Avraham ben Mordekhaï Ankava (Abraham Ankawa, né à Salé en 1810)
Zevaḥim Shelamim (זבחים שלמים) est un double commentaire de Rabbi Avraham Ankava sur les lois de l'abattage rituel (sheḥita et bedika) de Maïmonide, imprimé à Livourne en 1858 (édition unique). L'ouvrage prolonge l'œuvre halakhique d'Ankava sur la casherout, entamée avec le Zekhor le-Avraham. Sources : Encyclopaedia Judaica, « Ankawa, Abraham ben Mordecai » ; catalogue Winner's Auctions (זבחים שלמים, ליוורנו תרי"ח).
Kerem Ḥemer — Avraham Ankava
Rabbi Avraham ben Mordekhaï Ankava (Abraham Ankawa, né à Salé en 1810)
Kerem Ḥemer (כרם חמר) est l'œuvre maîtresse de Rabbi Avraham ben Mordekhaï Ankava (Abraham Ankawa, né à Salé en 1810), dayan à Salé puis fondateur d'une académie talmudique à Tlemcen — l'une des grandes figures halakhiques du judaïsme hispano-maghrébin du XIXᵉ siècle. Imprimé à Livourne en deux parties (1869 et 1871), le recueil réunit des responsa (she'elot ou-teshouvot) d'Ankava et de rabbins du Maroc jusque-là restés manuscrits, ordonnés selon les sections du Choulḥan ʿAroukh. Sa seconde partie renferme le Sefer ha-Takkanot — les ordonnances (takkanot) des Sages de Castille et de Tolède, statuts des expulsés de 1492 tels qu'observés à Fès et au Maroc, avec le commentaire d'Ankava — ainsi qu'une section sur la rédaction des actes (Et Sofer, formulaires de shetarot). À ce titre, Kerem Ḥemer est l'une des sources majeures pour l'étude des takkanot des megorachim castillans et du droit privé (mariage, ketouba, successions) du judaïsme marocain.
Ḥadad ve-Teima — Raphael Encaoua
Raphael Encaoua (1848-1935)
Ḥadad ve-Teima — recueil de commentaires talmudiques de Raphael Encaoua (1848-1935), rabbin de Salé puis de Rabat, l’une des figures rabbiniques marocaines majeures du tournant des XIXᵉ-XXᵉ siècles. Correction (juin 2026) : le Ḥadad ve-Teima a été imprimé à titre posthume (Jérusalem, 1978 ; réédition 2000) — l’existence d’une édition implique qu’un manuscrit a circulé, mais sa cote (autographe ou copie de travail) n’est pas localisée. Provenance : 1 Bibliothèque personnelle de Raphael Encaoua 2 Descendance Encaoua (Maroc / France) Notice codicologique — origine Salé, Maroc ; écriture : maghrébine ; état éditorial : Édition partielle disponible. — Source : Mémoires des Manuscrits Juifs du Moyen-Âge Maghrébin (MMJMM), https://mmjmm.org/corpus/catalogue/to-locate-raphael-encaoua-hadad-ve-teima.
Les juifs d'Afrique du Nord
Maurice Eisenbeth
Les juifs de l'Afrique du Nord : démographie et onomastique est un ouvrage publié à Alger en 1936 par Maurice Eisenbeth (1886-1957), alors Grand Rabbin d'Alger. Il s'agit de la première étude systématique des populations juives d'Afrique du Nord — Maroc, Algérie, Tunisie et Libye — fondée à la fois sur les recensements coloniaux, les registres communautaires et un dépouillement méthodique des patronymes. L'ouvrage se divise en deux grandes parties. La première partie, démographique, établit les effectifs, la répartition géographique et la structure par communautés des juifs nord-africains au tournant des années 1930, à partir des données statistiques françaises, espagnoles et italiennes disponibles à l'époque, croisées avec les archives rabbiniques locales. Eisenbeth y décrit, commune par commune, les grandes communautés (Alger, Constantine, Oran, Tunis, Fès, Casablanca, Tripoli…) mais aussi des dizaines de communautés plus modestes des oasis, de l'Atlas et du Sud tunisien. La seconde partie, onomastique, constitue le cœur durable de l'ouvrage et explique sa postérité. Eisenbeth y dresse un catalogue raisonné de plusieurs centaines de patronymes portés par les juifs d'Afrique du Nord, en indiquant pour chacun : son étymologie probable (hébraïque, araméenne, arabe, berbère, judéo-espagnole, italienne ou toponymique), ses variantes orthographiques, son aire de diffusion géographique et les lignées rabbiniques ou marchandes notables qui l'ont porté. Il s'appuie sur une documentation de première main — registres de ketoubot, actes de tribunal rabbinique, listes d'offrandes synagogales, épitaphes de cimetières — et entreprend le premier classement typologique des noms de famille judéo-maghrébins : noms bibliques, noms sacerdotaux (Cohen, Levi), toponymes ibériques hérités de l'expulsion de 1492 (Toledano, Narboni, Corcos), toponymes maghrébins (Tetouani, Mrejen, Fezzani), arabismes descriptifs (Abitbol, Dahan, Chriqui), surnoms professionnels (Sayag, Neggar), et patronymes spécifiquement rabbiniques. Par sa méthode comme par son ampleur, cet ouvrage demeure, près d'un siècle plus tard, une référence incontournable de la généalogie juive nord-africaine et de la recherche sur les identités juives maghrébines. Il a nourri toutes les études ultérieures — Paul Sebag, Robert Attal, Joseph Tolédano, Michaël Laskier — et constitue pour des dizaines de milliers de familles issues d'Afrique du Nord la porte d'entrée vers l'histoire de leur nom.
Des passeurs de pensée juive d’origine hispano-maghrébine : la lignée Encaoua
David Encaoua
Publié dans la revue GÉNÉALO-J n°135 (automne 2018), éditée par le Cercle de Généalogie Juive, cet article de David Encaoua, économiste et professeur émérite à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, reconstitue l'itinéraire intellectuel et spirituel de quatre figures majeures de la lignée Encaoua (variantes : Al-Naqua, Alnakaoua, Ankaoua, Ankawa, Enkaoua, N'Kaoua). L'auteur, lui-même descendant de cette lignée hispano-algéro-marocaine, forge la notion opératoire de « passeur de pensée juive » pour désigner des personnes qui ont, à la fois, structuré leur communauté, produit des œuvres de philosophie ou de droit rabbinique à portée durable, et créé des passerelles culturelles entre terres chrétiennes et terres d'Islam. Quatre figures, séparées par plus de six siècles, sont réunies autour d'un fil conducteur : la transmission d'un héritage castillan conjuguant rigueur talmudique et ouverture à la modernité. La lignée prend racine à Tolède au XIIIᵉ siècle, où Yéhouda et Shmuel Al-Naqua, notables attachés à la cour d'Alphonse IX, furent accusés à tort d'un vol et exécutés vers 1200 — leur innocence ne fut reconnue que trois jours après leur pendaison. Un siècle et demi plus tard émerge la première grande figure : Israël ben Yossef Al-Naqua (?-Tolède 1391), grand rabbin de Castille, auteur du Menorat ha-Maor (Le Chandelier de Lumière), ouvrage d'éthique en dix-neuf chapitres précédés de poèmes acrostiches, dont le manuscrit original est conservé à la Bodleian Library d'Oxford. Il périt brûlé vif en juin 1391 dans les massacres anti-juifs de Tolède, serrant un Sefer Torah. Son fils Ephraïm ben Israël Al-Naqua (Tolède 1359 – Tlemcen 1442), le « Rab de Tlemcen », quitte l'Espagne après la mort de son père et, après un passage par Marrakech et Honein, fonde à Tlemcen la communauté juive qui marquera durablement l'Algérie jusqu'en 1962. Philosophe, médecin, poète, il défend dans son œuvre princeps Chaar Kevod Hachem (Le Portique à la Gloire du Nom) les thèses rationalistes de Maïmonide contre Nahmanide et soutient que pensée biblique et pensée rationnelle sont indissociables. Médecin officiel du sultan — qu'il guérit selon la tradition — thaumaturge arrivé à Tlemcen monté sur un lion bridé d'un serpent, il établit synagogue, académie talmudique, et obtient le droit pour les Juifs de quitter l'enclave d'Agadir pour s'installer intra-muros. Inhumé en 1442, son tombeau reste jusqu'en 2005 un lieu de pèlerinage juif et musulman ; un mausolée a été ré-inauguré en 2013 à Tlemcen, hommage rendu notamment par François Hollande lors de sa visite en 2012. Trois siècles plus tard, Abraham Ankawa (Salé 1810 – Oran 1890), surnommé « Ha-Gaone », incarne le passeur itinérant des rives méditerranéennes au XIXᵉ siècle. Érudit, shohet et dayan, il voyage entre Salé, Oran, Mascara, Tlemcen, Livourne (où il s'installe en 1838 puis 1858 pour y publier), Jérusalem et Gibraltar. Son œuvre majeure, Kerem Hemer (Un admirable vignoble), parue à Livourne en 1869-1871 en deux volumes, rassemble les taqqanot (ordonnances communales) des juges castillans installés au Maroc après 1492 et contient le Sefer ha-Takkanot des rabbins de Castille publié à Fès en 1494. L'historienne Jessica Marglin (2014) voit en lui un pionnier d'une approche « transnationale et transhistorique » du droit juif : appuyé sur le principe halakhique dina de-malkhuta dina, Ankawa fit souvent prévaloir le droit civil français sur le droit rabbinique en matière de statut personnel, convaincu que l'adaptation aux lois du pays d'accueil conditionnait la pérennité de la loi juive. Ses positions lui valurent la vindicte du rabbin Moshé Sebaoun d'Oran et une démission forcée de Mascara en 1878. La quatrième figure, Raphaël Encaoua (Salé 1848 – Salé 1935), dit l'« Ange Raphaël » ou REM (Raphaël fils de Mordekhaï), devient en mai 1918 le premier président du Haut Tribunal Rabbinique du Maroc institué par le dahir du Résident Général Lyautey. Décoré de la Légion d'honneur en 1929 par Lucien Saint, auteur notamment de Karné Rem (Jérusalem 1910), Paamoni Zahab (Jérusalem 1912), Toafot Rem (Casablanca 1930) et Hadad Vé-Téma, il unifia la jurisprudence rabbinique des communautés marocaines sous le protectorat. Son enterrement en août 1935 fut, selon Le Journal du Maroc, la plus grande manifestation spontanée du judaïsme marocain ; on le pleura comme le Ner Hamaarav (Lumière du Maroc). Au-delà de la biographie, l'article propose une onomastique rigoureuse du patronyme (Al-Naqua → Ankaoua/Encaoua), discute les hypothèses étymologiques (hébraïque « espoir en Dieu », arabe « pureté », ou nom berbère selon Maurice Eisenbeth 1936), et s'appuie sur un riche appareil critique : Jewish Encyclopedia, Encyclopedia Judaica, Alexander Beider, Abraham Laredo, Moïse Schwab, Colette Sirat, Paul Fenton, Simon Schwarzfuchs, Valérie Assan, Kenneth Brown, Jessica Marglin. En restituant ces quatre vies reliées par l'héritage castillan, David Encaoua articule mémoire familiale et histoire collective, et plaide pour que la composante séfarade du judaïsme ne soit pas réduite à ses aspects folkloriques mais reconnue dans ses contributions philosophiques, juridiques et éthiques majeures.
Lettre à Jacques Dahan
David Encaoua
La lettre félicite Jacques Dahan pour son anniversaire
Le Manuscrit sacré — Mémoire et restitution
Didier Nebot
Essai historique publié en 2026 aux Éditions Erick Bonnier. Didier Nebot y retrace l'histoire de Rabbi Ephraïm Aln'kaoua (Encaoua), grand rabbin de Tlemcen à l'époque de la Renaissance, qui accueillit les réfugiés juifs fuyant les pogroms d'Espagne de 1391 et mourut en martyr en 1442. L'ouvrage révèle la découverte de son unique manuscrit connu (49 pages) à la Bodleian Library d'Oxford, parmi près de 500 manuscrits juifs jamais restitués, et en propose la traduction intégrale en français.
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Bibliografie
- David Encaoua, Rabbi Éphraïm Aln'Kaoua : le fondateur de Tlemcen (2023)
- David Encaoua, Messod Encaoua, le Grand Rabbin de Tlemcen (2023)
- Simon Schwarzfuchs, Tlemcen, mille ans d'histoire d'une communauté juive (1997)
- Ram Ben-Shalom, Martyrdom and Memory in 1391 Castile (2004)
- Colette Zytnicki, The Tomb of Rabbi Ephraim Encaoua in Tlemcen (2005)
- Jonathan Ray, The Sephardic Frontier: The Reconquista and the Jewish Community in Medieval Iberia (2006)
- Yom Tov Assis, Jewish Life in Medieval Spain: Community, Culture, and the Law (2004)
- Yosef Charvit, Élite rabbinique d'Algérie et Ereẓ Israël (3 vol.) (1998)
- Eliahou-Éric Botbol, Vie et destin de la communauté juive de Tlemcen (2000)
- Maurice Eisenbeth, Les Juifs de l'Afrique du Nord — Démographie & Onomastique, Imprimerie du Lycée, Alger (1936)
- List of Sephardic Jewish surnames — Wikipédia ↗
- Abraham I. Laredo, Les Noms des Juifs du Maroc, CSIC, Madrid (1978)
- Les Encaoua — Une Dynastie Spirituelle ↗