גיין צום אינהאַלט
Zakhor
דנקװערטיקײט און געשיכטע · כתובים — געשריבנס

Mishlei

Di khokme az kunst tsu lebn, in di krytsn-veg fun literaturis fun der alter mizrekh.

העברית שם
מִשְׁלֵי
טראַנסליטעריישן
Mishlei
פרקים
31

Un livre de sagesse pratique, sans récit et presque sans histoire, qui enseigne l'art de vivre par sentences brèves. Il se rattache à une littérature internationale : les parallèles avec les instructions égyptiennes, notamment celles d'Amenemopé, sont si nets que la critique tient l'emprunt pour probable. La Bible n'a pas jugé nécessaire de dissimuler que sa sagesse était partagée.

L'ouvrage est attribué à Salomon, mais dit lui-même contenir des recueils d'origines diverses, dont des paroles de sages étrangers. Il oppose sans relâche deux chemins, celui de la sagesse et celui de la sottise, et fait de la sagesse une figure féminine qui appelle dans la rue, présente aux côtés du Créateur dès le commencement.

Ses conseils sont concrets et souvent économiques : ne pas se porter garant à la légère, éviter les faux poids, ne pas déplacer la borne ancienne, ne pas se réjouir de la chute de son ennemi. Il recommande d'ouvrir la main au pauvre et pose que celui qui l'opprime insulte son Créateur.

Le dernier chapitre est un poème alphabétique à la « femme de valeur », qui achète, vend, tisse, administre et nourrit sa maison — texte chanté le vendredi soir dans beaucoup de foyers, et longtemps l'un des rares portraits bibliques d'une compétence économique féminine.

Pour l'histoire des communautés, ce livre a compté autrement que par sa théologie : il a fourni le vocabulaire moral des livres d'éducation, des testaments éthiques et des règlements de confréries, du Maghreb à la Lituanie.