7,059 דמויות גדולות ביהדות(41)
הגברים והנשים שעיצבו את הזיכרון ואת ההגות היהודיים — רבנים, משוררים, פילוסופים, מקובלים, חכמים. כל דמות הופכת לספר גדול: חייה, יצירתה, מורשתה.
רבנים, תלמידי חכמים, סופרים, בונים או עדים: דמויות מסוימות הותירו את חותמן בתולדות שושלתן, קהילתן או עם שלם ובזיכרונם. הספרים הגדולים של הדמויות מאגדים אישים אלה — חייהם, פועלם, מורשתם והקשרים המחברים אותם אל המשפחות והמקומות. גלריה חיה של מי שנשאו את שרשרת המסורת.
1910-1976
mathématicien hongrois
1944–2002 · États-Unis
פוליטיקאי אמריקאי
1943 · États-Unis
homme politique américain
1893–1989
First female rabbi in the United States
1883–1941 · Tchécoslovaquie
peintre tchèque active à Hambourg
1876–1924 · Hongrie
שחקנית אופרה הונגרית-איטלקית (1876–1924)
1947–2023 · États-Unis
rabbina americana
1937–2025 · Venezuela
פוליטיקאית ונצואלית
1850–1928 · Empire russe (gouv. de Tchernigov) ; exil (Suisse/Allemagne)
Né Pinchus Boruch dans une famille juive pauvre d'aubergistes du gouvernement de Tchernigov. D'abord proche de Bakounine, il passe au marxisme et cofonde en 1883, avec Plekhanov, le groupe « Émancipation du travail », première organisation marxiste russe. Membre du comité de rédaction de l'Iskra (1900), il s'oppose à Lénine au IIe Congrès du POSDR (1903) et devient le principal idéologue du menchevisme, prônant un parti ouvrier de masse et l'auto-activité du prolétariat.
1932–2024 · Allemagne
regista cileno
1946–2019 · États-Unis
שחקנית אמריקאית
c. 2278-2184 av. J.-C.
פרעה מהשושלת השישית שמלכותו בת 94 השנים היא הארוכה ביותר בתולדות מצרים. סוף תקופת מלכותו מסמן את קריסת הממלכה הקדומה ואת ראשית התקופה הביניימית הראשונה.
1250–1370 · couronne d'Aragon
תלמידי חכמים וקבלן
mort c. 1295 · France du Nord
מחבר ה־Tossafot של Rabbeinu Peretz, טוסafist צרפתי גדול אחרון.
1895–1952 · Polonnoïe (Volhynie), Kiev, Varsovie, Moscou
Né à Polonnoïe (Volhynie). Figure majeure du modernisme yiddish (groupe de Kiev avec Hofstein et Kvitko ; anthologie expressionniste « Di Chaliastre », Varsovie 1922). Installé en URSS en 1926, très prolifique. Membre du Comité antifasciste juif, exécuté le 12 août 1952 (« Nuit des poètes assassinés »).
1908-1993 · Lituanie
משורר וחרוזן יידיש, החבר הצעיר ביותר של קבוצת Yung Vilne.
1842–1885 · Région de Smolensk (Russie), Odessa, Vienne
Né vers 1842 dans la région de Smolensk. Fondateur, éditeur et principal rédacteur de la revue hébraïque Ha-Shahar (« L'Aube »), publiée à Vienne de 1868 à 1884, plateforme littéraire majeure de la Haskalah tardive et du nationalisme juif naissant. Auteur de romans en hébreu. Mort en 1885.
1943–2020
רב בריטי
1879–1939 · Empire russe
ראש ישיבה, מייסד ישיבות של Shklov ושל Kobrin, רב-מורה ראשי של Moshe Feinstein.
1918–2002
American rabbi
1764–1820 · Maroc (Meknès)
Dayan of Meknes, author of responsa Nofet Tsufim and of the commentary Pittuhei Hotam.
1200–1225 · Allemagne
רב צ'כי
1927– · Budapest, puis Paris (France)
Né à Budapest le 26 décembre 1927 dans une famille juive assimilée (fils de Zsigmond Kende et Margit Hajdu), il est journaliste à Szabad Nép jusqu'en 1954, participe au soulèvement de 1956 puis émigre en France en 1957. Chercheur au CNRS, enseignant à l'EHESS et à Paris-X, spécialiste du bloc soviétique et de la question juive en Hongrie, il cofonde en 1989 l'Institut d'histoire de la révolution de 1956 et est élu membre externe de l'Académie hongroise des sciences.
1859–1919 · Autriche
סופר אוסטרי
1837–1892
German rabbi
1879–1957 · Royaume-Uni
Russian-English architect
1914–1991 · Israël
acteur et réalisateur canadien et israélien
1926–2025 · Galicie
Hungarian-born American mathematician from a Jewish family, awarded the Abel Prize in 2005 for contributions to partial differential equations and computational mathematics.
1947–2023 · États-Unis
במאי אמריקאי
1927–2005 · Żółkiewka (Pologne), Israël
Peter Zvi Malkin, né à Żółkiewka (Pologne) en 1927 dans une famille juive pratiquante, fut agent du Mossad. Le 11 mai 1960, membre de l'équipe dirigée par Rafi Eitan, c'est lui qui saisit physiquement Adolf Eichmann en Argentine. Il a coécrit avec Harry Stein le récit de cette opération, Eichmann in My Hands (1990).
1951 · États-Unis
politicien américain
1927–2013 · États-Unis
רב אמריקאי
1904–1988 · États-Unis
סופר ומתרגם אמריקאי
1985 · États-Unis
acteur américain
1952 · Royaume-Uni
British businessman
1902–1976 · États-Unis
American businessman (1902–1976)
1842–1933 · Royaume-Uni
politicien britannique
1891–1976
רב אמריקני
1933–2018 · États-Unis
רומניסט אמריקני, מחבר פורטנוי והקומפלקס שלו והכתם האנושי, אחד הסופרים הגדולים של המצב היהודי-אמריקני. הוזכר פעמים רבות כמועמד לנובל.
1923–1943 · Royaume des Pays-Bas
écrivain néerlandais
1841–1923 · Allemagne
היסטוריון גרמני
1814–1906
German rabbi and educator
1798–1881 · Hongrie
(1798-1881)
1894–1977 · États-Unis
נוירופתולוג אוסטרו-הונגרי
1815–1876 · Francfort-sur-le-Main, New York
Membre de la dynastie bancaire juive Speyer de Francfort. Émigré aux États-Unis en 1837, il fonde en 1845 la maison Philipp Speyer & Co. à New York (plus tard Speyer & Co.). Premier banquier à placer des obligations de l'Union en Europe pendant la guerre de Sécession.
1956 · France
économiste français, prix Nobel 2025
né v. 1962 (Marseille) · Marseille / Paris (ascendance juive algérienne)
Né à Marseille, dirigeant de la finance responsable (fondateur de Mirova) et écrivain. D'ascendance juive algérienne (son père quitta l'Algérie et tut son passé). Auteur du roman 'Le Décret' (2025), qui met en scène, en 1871 pendant l'insurrection de Kabylie, un jeune Juif d'Alger défendant la citoyenneté issue du décret Crémieux.
contemporain (diplômé du Séminaire israélite de France en 1981) · France
Rabbin diplômé du Séminaire israélite de France (1981), a mené des recherches universitaires à l'Inalco et à l'École pratique des hautes études. Auteur d'un ouvrage d'anthologie tiré de la littérature rabbinique sur la question du dommage corporel.
c. 20 av. J.-C. - 50 ap. J.-C.
פילוסוף יהודי מאלכסנדריה, חלוץ האלגוריה המקראית ושל הסינתזה בין המחשבה היוונית ובין התורה. יצירתו הענפה השפיעה על התיאולוגיה הנוצרית וקדמה לפילוסופיה היהודית של ימי הביניים. הוא הוביל את המשלחת היהודית אל הקיסר קליגולה.
1898–1983 · Turin (Italie) ; Cambridge (Royaume-Uni)
Né à Turin dans une riche famille juive italienne (père Angelo Sraffa, mère Irma Tivoli ; ancêtres marchands à Pise sur plusieurs générations). Invité par Keynes, il s'installa à Cambridge en 1927. Son ouvrage Production de marchandises par des marchandises (1960) fonde l'école néo-ricardienne ; il édita aussi les Œuvres et correspondance de David Ricardo.
1062–1140 · Royaume d'Aragon
סופר יהודי ממוצא אנדלוסי
1893–1975 · Châlons-sur-Marne, Paris, Londres
Né André Isaac à Châlons-sur-Marne dans une famille juive alsacienne (père boucher). Maître de l'absurde et du calembour, il fonda en 1938 l'hebdomadaire humoristique L'Os à moelle. Pendant la guerre il anima « Les Français parlent aux Français » sur Radio Londres (1943). Après-guerre, duo avec Francis Blanche (Sar Rabindranath Duval, feuilleton Signé Furax).
1897–1964 · France
גלריסט צרפתי
1907–1982 · France
איש מדינה צרפתי, יושב ראש מועצת השרים, אדריכל סיום מלחמת האינדוצ'ינה. דמות מוסרית של השמאל, יצא ממשפחה יהודית ספרדית.
1928–2016 · France
מגיש תוכניות טלוויזיה ובמאי צרפתי
1930–2006 · Paris (famille comtadine de Carpentras)
Issu d'une famille juive comtadine de Carpentras, il devient l'un des plus grands historiens français de la Grèce ancienne (Le Chasseur noir, 1981). Ses parents, Lucien Vidal-Naquet et Marguerite Valabrègue, furent déportés et assassinés à Auschwitz en 1944. Il joua un rôle majeur dans le combat contre la torture pendant la guerre d'Algérie et contre le négationnisme.
IIe siècle · Judée
חכם חסיד; ברייתא על דרגות הקדושה; חתן ה-bar Yochai.
1876–1941 · Empire ottoman
רבי (1876–1941)
1930–1989 · Israël
poète israélien
1851–1924
רב ליטאי
1731–1805
רב פולני וגרמני
1867–1941 · Reich allemand
rabbin allemand
1893–1953 · région de Grodno (Lituanie) puis États-Unis
Né près de Grodno (Lituanie), immigré aux États-Unis à 16 ans. Fondateur de la Légion juive au début de la Première Guerre mondiale, il servit avec l'armée britannique en Palestine. Dans les années 1920–1930, directeur du Yiddish Teachers Seminary et, en 1932, rédacteur de la revue pédagogique « Yidishe Dertsiung ».
1926–1996 · Pologne
אדמו"ר של חסידות גור (1926–1996)
1924–2010 · Pologne
רב פולני
1848–1920
rabbin hassidique qui a servi à Pilica et Czestochowa, Pologne (1848 - 1920)
1908–1995
American Rabbi (1908-1995)
1915–1999 · Allemagne
rabbin allemand
1931–2022 · États-Unis
American rabbi
1890-1981
peintre, lithographe et sculpteur français d'origine lituanienne (1890-1981)
c. 1350 av. J.-C. (tradition)
נכדו של אהרן, שזכה בברית השלום הנצחית (במדבר כה:יב–יג) בשל קנאותו לאלוהים. המסורת מייחסת לו את ראשית שושלת הכוהנים הגדולים שעבדו במקדש הראשון בירושלים.
XIXᵉ–XXᵉ s. · Tanger (Maroc)
Notable de Tanger, dirigeant communautaire et journaliste, ayant collaboré à des journaux de Madrid (archive juive marocaine).
1726–1790 · Ukraine (Koretz)
אדמו"ר חסידי, חברו של הבעל שם טוב, מפורסם בתורותיו על האמת והענווה. השפעתו על המחשבה החסידית הייתה עמוקה.
1912–1998 · Canada
רב פולני ממוצא חסידי (1912–1998)
1910–1976 · Israël
רב ומחנך ציוני דתי ישראלי
XIXe s.–1952 · Maroc (Taroudant)
Rabbi born in Taroudant, known as Baba Pinhas, Zionist activist in Marrakech, venerated as a saint.
1929-1994 · Israël
סופר ופייט ישראלי שנולד בפולין.
1880–1943 · Turquie
rabbi turco
1872–1936 · Allemagne
German rabbi (1872-1936)
1911–1944 · Pologne
התנגדות יהודית פולנית
1909–1992 · États-Unis
artiste américaine
1828–1910
1919–1987 · Italie
סופר וכימאי איטלקי, ניצול אושוויץ, מחבר אם זה אדם, עדות מרכזית על השואה. יצירתו בוחנת את המצב האנושי לאחר המחנות.
m. c. 1414
דקדוקאי, אסטרונום ופולמיסט מפרפיניאן. אנוס להתנצר בשנת 1391, כתב את אל תהי כאבותיך — סאטירה אנטי-נוצרית מוסוות כאיגרת עידוד לאנוס. מעשה אפוד שלו הוא חיבור דקדוק עברי מרכזי.
v. 1350–1415 · Aragon
דקדקן, פילוסוף ופוליימיסט, מחבר מעשה אפוד.
c. 2400 av. J.-C.
וזיר של הפרעה ג'דקרע איסיסי, מחבר מקסמות פתח-חתפ — אחד מן האוספים הקדומים ביותר של חכמה מוסרית שהאנושות הפיקה. תורותיו על הצדק, הענווה והדיבור המבוקר קדמו לספרות החכמה המקראית (משלי).
309-246 av. J.-C.
פרעה מצרים אשר לפי המסורה (אגרת אריסטיאס) ציווה על תרגום התורה ליוונית (הספטואגינטה) על ידי 72 חכמי ישראל באלכסנדריה. תרגום זה הוא אחד המפעלים האינטלקטואליים החשובים ביותר של העת העתיקה.
c. 2600 av. J.-C.
מלכת Ur שקברה המלכותי, אחד העשירים שנתגלו אי פעם במסופוטמיה, הכיל כתר זהב ותכשיטים מפוארים. קברה מעיד על מעמדן הרם של הנשים בציביליזציה השומרית.
1738–1817 · Meknès (Maroc)
Compté parmi les grands érudits de sa génération à Meknès : kabbaliste, grammairien, mohel et copiste. Contraint de fuir sa ville natale en 1805 (dettes/troubles), il y revint en 1809. Documenté par le dictionnaire des familles de Joseph Toledano (portail Moreshet).
1924–2015 · Italie
Israeli scholar of comparative religion, Dean of Humanities at Hebrew University of Jerusalem, biographer of Joseph Karo, EMET Prize laureate (2005), co-editor of the Encyclopedia of the Jewish Religion.
mort en 1698 · Minden (Westphalie)
R. Joël de Wetzlar, rabbin, mourut à Minden (Westphalie) en 1698 (Jewish Encyclopedia, article « Wetzlar »). Aucune œuvre écrite ne lui est attribuée par la source.
1828–1903 · Né à Marrakech, études à Salé, actif à Constantine (Algérie)
Originaire de Marrakech, il étudia à Salé puis exerça à Constantine comme abatteur rituel et juge au tribunal rabbinique. Il laissa deux ouvrages imprimés à Tunis : un traité sur l'abattage rituel et un recueil de sermons paru après sa mort ; tous deux furent réédités à Jérusalem.
v. 1570 (XVIe s.) · Fès et Taroudant (Maroc)
Rabbin de Fès et Taroudant au XVIe siècle, auteur d'un recueil de sermons intitulé « Sefer Hadrachot », connu mais jamais imprimé.
1646 (activité de copie) · Tanam (Yémen)
Copiste de Tanam, il transcrivit lui aussi un exemplaire du Midrash ha-Gadol, financé par R. Abraham ben Saadia ha-Cohen. Illustre la tradition scribale continue de la famille/localité Tanam sur plusieurs siècles.
XVIIIe s. · Tunis (Tunisie)
Cité parmi les nombreux disciples (plus de cent) formés par R. Yosef Zarka selon la méthode d'étude 'iyoun, d'après les registres du Hida (liste des Sages de Tunisie).
rabbin connu à Meknès fin XVIIIe s. (m. v. 1835 selon une source) · Meknès (Maroc)
Rabbin de Meknès à la fin du XVIIIe / début du XIXe siècle, membre de la même famille Zenou. Documenté par Moreshet (dictionnaire Toledano).
1498 (activité de copie) · Tanam (district de Khawlan, Yémen)
Copiste de la communauté de Tanam, l'une des plus anciennes du Yémen (dite « resh galuta »). Il transcrivit un exemplaire du Midrash ha-Gadol, travail de copie financé par R. Abraham ben Saadia ha-Cohen. La communauté de Tanam, réputée pour l'étude talmudique, comptait de nombreux copistes.
XXᵉ–XXIᵉ s. · Israël (université de Tel-Aviv)
Historien israélien, professeur (chaire Elias Sourasky) d'histoire de l'Amérique latine et de l'Espagne à l'université de Tel-Aviv. Auteur ou éditeur de plus de cinquante ouvrages et de nombreux articles, notamment sur le péronisme et les communautés juives d'Argentine.
IIIe siècle · Babylonie
אקסילארך ודיין בנהרדעא/מהוזא ; מורה של רב נחמן.
IIIe siècle
בבלי, תלמיד רבי יוחנן בארץ ישראל; סיפורים אגדיים מפורסמים.
270–330 · Babylonie
"רבא", ראש פומבדיתא, דיאלקטיקן ("עוקר הרים").
IIIe–IVe siècle · Babylonie
ראש אקדמיית סורא, בנו של רב הונא; דור שלישי.
IVe siècle · Babylonie
חכם בבלי שצוטט בתלמוד; דור רביעי.
Ve siècle · Babylonie
חכם מתאוחר, תרם להוספות ("תוספות") לתלמוד; דור שביעי.
vers 1100–1171 · France (Champagne)
נכדו של רש"י ואחת הדמויות המרכזיות בין בעלי התוספות. עמד בראש ישיבת Ramerupt ב-Champagne. פסיקותיו ההלכתיות טבעו חותם מתמיד ביהדות האשכנזית.
vers 1200–1263 · Espagne (Catalogne)
מוסרן ותלמודיסט קטלוני, מחבר שערי תשובה. תחילה התנגד לכתבי הרמב"ם, לאחר מכן חזר בו בפרהסיה.
c. 960-1040
מכונה "מאור הגולה", הוא הנהיג תקנות מהפכניות ביהדות האשכנזית: איסור ריבוי נשים, איסור קריאת מכתב הזולת, הגנה על האשה בגט. מייסד הישיבה התלמודית הריינית.
1929–2014 · États-Unis
rabbin américain
Draa
Disciple de Rabbi David Halevi Draa, formé par lui à la Kabbale.
XVIIIe s. · Agadir
Fils du hassid Rabbi Kalifa ben Malka, surnommé « le Nazir » (l'ascète), il fut élevé par son père dans la Torah et le détachement du monde, menant une vie de retrait et d'étude. Le jour de ses noces à Agadir, une bande d'Arabes armés attaqua le cortège nuptial et exigea une victime, le chef réclamant le marié lui-même. Après avoir pris la parole devant la communauté et rédigé un acte de divorce (guet) pour son épouse afin qu'elle ne reste pas agouna, Rabbi Abraham se livra et fut tué en sanctifiant le Nom divin. Bien des années plus tard, ses ossements furent transférés en Terre d'Israël par Rabbi Haïm Pinto, rabbin de Kiryat-Malachi, et inhumés à Kiryat-Malachi ; lors de l'ouverture de sa tombe, ses cheveux et ses ossements auraient été retrouvés intacts.
XVe–XVIe s. (installé à Safi vers 1500, grand rabbin en 1510) · Grenade (Espagne) puis Fès et Safi (Maroc)
Mégorash (exilé) d'Espagne originaire de Grenade, il s'installe à Safi vers 1500 et en devient grand rabbin en 1510. Selon la notice familiale de moreshet-morocco.com, il était réputé pour ses talents poétiques au point de composer des contrats de mariage entièrement en vers. Sa famille (les « Ouled Ben Zmirou ») a laissé un lieu de pèlerinage à Safi.
Espagne / Tunisie
Rabbin et exégète actif dans la zone Fès/Tlemcen/Tunis au tournant des XVe-XVIe siècles, auteur d'un supercommentaire sur le commentaire biblique d'Ibn Ezra (une de ses œuvres est datée de Tunis, 1512), rattaché à la famille Boukrat dont le patronyme est une variante documentée d'Oukrat.
c. 1110-1180 · Castille
פילוסוף והיסטוריון מטולידו, מחבר ספר הקבלה, הכרוניקה הראשונה של היהדות הרבנית. חיבורו הפילוסופי אמונה רמה הוא הניסיון הראשון לסינתזה בין אריסטוטליות ויהדות, עוד לפני הרמב"ם.
Ouarzazate
Érudit (talmid hakham) originaire de Ouarzazate. Ses ossements et ceux de son frère Rabbi Shlomo furent transférés en Israël par son cousin Rabbi Meïr Tanji et inhumés au Har haMenouhot.
IVe siècle · Terre d'Israël
אגדיסט ישראלי פורה מתלמוד ירושלמי; דור רביעי.
Safi (Asfi)
Compté parmi les justes de Safi sur lesquels aucun détail biographique n'a été conservé.
IVe siècle · Terre d'Israël
אגדיסט ישראלי המוזכר במדרשים.
c. 50-135
אחד מגדולי חכמי התלמוד, שיטתי את פרשנות התורה ותמך במרד בר כוכבא. נשתייד בידי הרומאים ומת על קידוש השם בעת קריאת שמע. שיטתו הפרשנית היא יסוד היהדות הרבנית.
c. 1250-1327
רב ראשי של גרמניה שעלה לטולידו, הוא יצר סינתזה בין המסורות התלמודיות האשכנזיות והספרדיות. קודקס ההלכה שלו (פסקי הרא"ש) הוא אחד משלושת המקורות של השולחן ערוך של יוסף קארו, לצד הרמב"ם והרי"ף.
300–400
Jewish Talmudist and rabbi
Salé, v. 1810 – ? · Salé (Maroc), Mascara & Tlemcen (Algérie)
Sage de la famille Enkaoua / Ankava, dont l'article rappelle que le nom dérive de « al-Nqawa » sous l'influence de l'arabe. Dans ses complaintes (kinot), il signait en acrostiche « Avraham Ankava » ou « Avraham Elnkaoua ». Il est l'auteur du recueil « Kol Tehina », de « Bina la'Itim » (contenant le piyyout « Avi Tsour Podé » pour le rachat du premier-né) et du recueil de responsa « Kerem Hemer ».
début XVIIe s. · Fès / Hébron
Aïeul du Hida (Rabbi Chaim David Azoulay), il naquit à Fès et s'établit à Hébron au début du XVIIe siècle. Ses écrits sombrèrent en mer lorsque le navire qui les transportait fit naufrage. En souvenir de ces manuscrits perdus, il signait ses écrits d'un dessin en forme de bateau.
1849 · Safi (Asfi)
Moreh-tzedek à Safi. Dans l'un de ses jugements il écrit : « Je réside dans la ville d'Asfi, et je n'ai pas les livres à ma disposition », ce qui atteste sa résidence dans la ville. Signataire d'un autre psak-din de l'an 1849. Cité par Rabbi Yossef ben-Naïm (Malkhei-Rabbanan).
XVe-XVIe s. (exilé d'Espagne, 1492) · Safi (Asfi)
Expulsé d'Espagne en 1492, homme de lettres jouissant déjà là-bas de renom auprès des autorités. Il s'établit d'abord à Tlemcen (Algérie), où il cosigna une responsa avec Rabbi Yaakov Berab et Rabbi Yehouda Khalatz ; les sages de sa génération le surnommaient « Goren Nakhon » pour sa maîtrise du Tanakh, de ses commentaires et du Guide des Égarés. Grand poète, versé dans l'hébreu comme dans l'arabe, il composa à Oran (Wahran) la tokhekha « Nafchi lama tisbeli » (1493). Après Fès et Azemmour, il fut nommé rabbin de la communauté de Safi, où il prit part aux négociations diplomatiques entre les Portugais et les souverains locaux. Ses poèmes furent imprimés dans « Omer HaChikhkha » de Rabbi Avraham Gavishon (Livourne, 1748).
1712 · Safi (Asfi)
Compté parmi les sages de Safi, où il fut moreh-tzedek. Signataire d'un jugement (psak-din) de l'an 1712, il figure aussi parmi les signataires des responsa « Michpat u-Tzvi » (§54).
Safed (Tsfat)
Sage d'origine marocaine, il compta parmi les disciples de l'Ari (Rabbi Yitzhak Louria). Sa notice détaillée figure dans l'encyclopédie à l'entrée consacrée à la ville de Safed.
XXe s. · Oufran
L'un des rabbins d'Oufran. Il œuvra beaucoup pour l'aliyah des Juifs de sa ville vers la Terre d'Israël, ce qui lui valut d'être emprisonné à Oufran. Il monta lui-même en Israël et s'établit à Ofakim, où l'auteur le connut personnellement. Ses fils et petits-fils, dont Rabbi Sharon Ifergan, poursuivirent l'étude de la Torah ; ce dernier conserve un document d'un mètre sur 70 cm où Rabbi Avraham relate l'histoire des martyrs d'Oufran.
1741–1819 · Tripoli (Libye)
Dirigeant de la communauté juive de Tripoli, il composa une histoire des Juifs de Tripoli (aujourd'hui perdue) qui servit de source à des historiens ultérieurs (Adadi, Slouschz), ainsi que des piyyutim. Il est l'auteur de Hayyei Avraham, commentaire des mitzvot du Choulhan Aroukh (écrit en 1780, imprimé à titre posthume en 1826 par son fils Rahamim).
1853–1937 · Empire ottoman
XIXe s. · Aït Bou-Dial (Ouarzazate)
Fondateur de la lignée Ouazana (« Aït Ouazana »), né à Skoura près de Ouarzazate au début du XIXe siècle. Ayant gagné la Terre d'Israël, il en fut envoyé au Maroc comme émissaire rabbinique (chadar) pour collecter des fonds au profit des nécessiteux d'Eretz Israël. Sa venue dans le sud marocain, à travers la vallée du Draa, est entourée de légendes : réputé « versé dans les miracles » et guérisseur des femmes stériles, il aurait chevauché un lion vivant et fait son entrée à Ouarzazate escorté de fauves. Il épousa une juive du pays, dont il eut son fils David, et mourut peu après ; il est enterré à Aït Bou-Dial et sa hilloula a lieu le 3 Tevet.
1944/1945–1992 · Israël (Merkaz HaRav, sionisme religieux)
Rabbin sioniste-religieux, élève de Rav Moshe Zvi Neria puis proche de Rav Tzvi Yehuda HaCohen Kook à la yeshiva Merkaz HaRav. Il développa une méthode d'étude du Tanakh et laissa une série de commentaires sur les Premiers Prophètes, hébergés notamment par la bibliothèque Sefaria.
Safi (Asfi)
Son époque est inconnue. Sa tombe est ancienne et dépourvue de toute inscription. Réputé juste, il était d'usage de se prosterner sur son tombeau. Rabbi Yossef ben-Naïm, auteur de Malkhei-Rabbanan, écrit qu'il visita sa tombe.
Salé
Chantre (hazan) attitré de la synagogue de Rabbi Raphaël Encaoua et trésorier (gizbar) de la communauté de Salé. À la demande de Rabbi Raphaël, ému de voir le cimetière profané et sans clôture, il obtint d'un riche marchand de Casablanca, M. Toledano, un don important qui permit d'édifier le mur d'enceinte, de paver une allée et de poser un portail de fer.
1945–2019 · Rada'a (Yémen), puis Rosh HaAyin / Beit Dagan (Israël)
Né à Rada'a au Yémen, fils du rabbin et dayan Yahya (Yehiah) Basis (1896–1977). Monté en Israël enfant (1950), il étudia à Ponevezh sous R. E. M. M. Shach. Rabbin de communauté à Beit Dagan (1988–1993) puis grand-rabbin de Rosh HaAyin ; membre du Conseil du grand-rabbinat (2003–2008). Ses responsa halakhiques, attachés à la tradition yéménite, ont été rassemblés.
IIe–IIIe siècle · Galilée
אגדיסט של מעבר ; סימן קברות ; מורה של ר' יוחנן.
m. 1946 · Safi (Asfi)
Sage et kabbaliste du Maroc, grand rabbin de Safi ; hiloula le 2 Adar. Il composa « Minha Beloula » (Casablanca, 1937), recueil de lois en judéo-arabe (maghrébin), réédité en fac-similé en 1997 avec une approbation de Rabbi Chalom Messas, et « Minhat Moché » (Casablanca, 1944), contenant des textes de kabbale, « yehi ratzon » et « lechem yihoud ». Décédé le 3 Adar II 5706 (1946) et inhumé à Safi ; ses descendants perpétuent sa hiloula dans la synagogue portant son nom à Ashkelon.
né en 1946 · New York puis Matityahu (Israël)
Rabbin orthodoxe, rosh yeshiva du lycée Maarava Machon Rubin (Matityahu, Israël) qu'il fonda en 1984, et compositeur prolifique de mélodies religieuses (dont « Kol Ha'olam Kulo »). Fils d'Esther et du rabbin Moshe Chait, rosh yeshiva de Yeshivat Chofetz Chaim de Jérusalem. Il fonda plusieurs groupes (The Rabbis' Sons, Kol Salonika) et publia de nombreux enregistrements.
contemporain · Iran / États-Unis (New York)
Rabbin né et élevé en Iran, formé au Rabbinical College of America et ordonné (semikha). Enseignant de Torah actif auprès de la communauté juive persane, il diffuse des cours en ligne (gratuits, accessibles en Iran et aux États-Unis) et un podcast d'enseignement.
1918–1993 · Maroc, Lyon (France), moshav Bet Ouziel (Israël)
Rabbin de la communauté séfarade de Lyon puis du moshav Bet Ouziel en Israël ; fondateur du bulletin « La Voix Sépharade ». Un ouvrage, Les Dix Commandements, a paru à titre posthume.
IVe siècle · Terre d'Israël
אגדיסט ישראלי גדול מן המדרשים; דור רביעי/חמישי.
XXe s. · Djerba (Tunisie) puis Jérusalem (Israël)
Rabbin de Djerba, imprimeur et auteur ; il a écrit « Sefer Jerbah Yehudit » (1978), ouvrage documentant traditions, histoire et communauté juive de l'île de Djerba. Sa famille s'installe ensuite à Jérusalem (son petit-fils est l'artiste Rafram Chaddad).
1696-1743 · Salé
Né et élevé à Salé (1696-1743), il est l'auteur du célèbre commentaire « Or haHayim » sur la Torah, l'une des œuvres torahniques les plus étudiées au monde, tant chez les Séfarades que chez les Ashkénazes. L'ancien mellah de Salé conservait la ruelle et la pièce qui lui servaient de demeure et de lieu d'étude. (Sa notice détaillée figure au chapitre Jérusalem.)
Oufran
Enseveli dans la grotte d'Oufran, aux côtés de son fils le Rav Makhlouf. Cité par Rabbi Yossef ben-Naïm (Malkhei-Rabbanan).
1re moitié XXe s. · Safi (Asfi)
Dayan et moreh-tzedek dans la ville de Safi. Il était le gendre du saint gaon Rabbi Yehouda ben-Moyal, auteur du livre « Chevet Yehouda ». Son épouse décéda le 4 Chevat 5701 (1941).
1746 · Oufran
Enseveli dans la grotte d'Oufran. Son épitaphe : « Pierre tombale du Rav Chlomo bar-Massoud », datée de l'an « Ha'emanti » (1746). Cité par Rabbi Yossef ben-Naïm (Malkhei-Rabbanan).
Oufran
On raconte qu'un jour, passant au marché, une non-Juive cracha sur lui depuis sa fenêtre ; il prononça aussitôt le Nom ineffable et deux cornes poussèrent sur la tête de la femme, l'une dressée vers le haut, l'autre pointée vers le bas. Après qu'elle eut exprimé son repentir et apaisé le rabbin, elle recouvra son état. De nombreux signes et miracles semblables lui sont attribués. Enseveli dans la grotte d'Oufran, où son épitaphe le nomme « le Rav prodigieux en miracles, Rabbi Chlomo ben-Abou ». Cité par Rabbi Yossef ben-Naïm (Malkhei-Rabbanan).
1797 · Oufran
Enseveli à Oufran ; son épitaphe est datée de l'an 5557 (1797). Cité par S. Vanunu (Arzei HaLevanon).
1747 · Oufran
Fils de Rabbi Yaakov ben-Chabbat. Enseveli dans la grotte d'Oufran ; son épitaphe est datée de l'an 5507 (1747). Cité par Rabbi Yossef ben-Naïm (Malkhei-Rabbanan).
actif dans les années 1920-1940 (m. avant la rédaction de l'article) · Algérie
Rabbin et mohel de la communauté juive algérienne, connu pour un calendrier hébraïque annuel qu'il éditait (17e année de parution en 5704 / 1943-1944, financé par des annonces commerciales locales). Ce calendrier réunissait informations liturgiques, textes de prières, fêtes, traductions français/hébreu et avis communautaires — devenu un document de mémoire de la judéité algérienne.
contemporain · Los Angeles / Jérusalem
Rabbin pendant une trentaine d'années à Los Angeles, il est directeur international du Sephardic Educational Center (vieille ville de Jérusalem). Chroniqueur (« Sephardic Torah from the Holy Land », Jewish Journal), il est spécialisé dans la recherche, la traduction et l'enseignement des écrits halakhiques et philosophiques des grands rabbins séfarades (notamment R. Ben-Zion Ouziel).
Aghzou Bahammou (près de Taroudant)
Tsaddik vénéré dont le tombeau se trouve à Aghzou Bahammou, près de Taroudant, dans le Sud marocain. De nombreux récits de miracles lui sont attribués : une menora de cristal lumineuse apparue un soir de Séder, la guérison d'un visiteur devenu aveugle, et la punition d'un associé malhonnête, car ses malédictions se réalisaient. On raconte aussi qu'un riche marchand français, sauvé de la potence après avoir invoqué son nom trois fois, fit ensuite paver la route d'accès à son tombeau isolé.
m. 3 Tevet 1761 · Aghzou Bahammou (près de Taroudant, région du Sous)
Saint dès sa naissance, issu d'une lignée de kabbalistes ; son père, le grand kabbaliste Rabbi Baroukh El-Kbir (« le Grand »), rattachait la famille à Baroukh ben Neriah, disciple de Jérémie. La famille aurait migré d'Égypte au Soudan puis aux montagnes de l'Atlas marocain. Surnommé « HaCohen Azoug » (Azoug = « le grand » en berbère), il vécut successivement à Imine-Taga (Mantaga), Oulad Berhil, puis Aghzou n'Ba-Hmou, près de Taroudant, où il est enseveli. Une tradition le dit émissaire (chadar) venu de Jérusalem pour collecter des fonds ; il épousa, par l'entremise de Rabbi Khalifa ben-Malka d'Agadir, une femme plus âgée que lui. De nombreux récits de miracles lui sont attachés (le « nom saint » gravé sur son front aveuglant quiconque le regardait ; le sauvetage puis la conversion à la bienveillance du gouverneur « n'Ba-Hmou »). Décédé le 3 Tevet 5521 (1761), son tombeau est un grand lieu de pèlerinage (hiloula le 3 Tevet), avec le patronage des autorités marocaines. Il laissa de nombreux manuscrits de kabbale demeurés inédits.
1568 · Oufran
Enseveli dans la grotte-mausolée d'Oufran. Son épitaphe porte : « Pierre tombale de notre maître et notre rabbin, le Rav David ben-Yisso, heureux es-tu », datée de l'an 5328 (1568). Mentionné par Rabbi Yossef ben-Naïm dans Malkhei-Rabbanan.
arrivé au Maroc en 1492 · Tamgrout (Draa)
Selon la tradition locale il fut un émissaire de Terre d'Israël; une autre version le dit exilé de Séville (Espagne) en 1492, installé au Maroc. Il étudia la Torah à Fès auprès du gaon Rabbi Yehouda Ouziel Ier, puis gagna Tamgrout dans la région du Draa où il servit comme dayan de la communauté. Comptant parmi les kabbalistes les plus vénérés des juifs du Maroc, il fut aussi révéré par les musulmans qui l'appelaient « Moul Draa ». Il forma de nombreux disciples, dont Rabbi Mordekhaï Bouzaglo et Rabbi Abraham Askira. Sa hilloula tombe le 7 Sivan.
Mogador (Essaouira)
Fils de Rabbi Yossef Knafo, il fut grand rabbin (rav rashi) de la ville de Mogador (Essaouira). Grand-père paternel de l'écrivain et chercheur Asher Knafo.
m. 1932 · Ouarzazate
Le plus célèbre des saints de la famille Nahmiash (« Aït Nahmiash ») de Ouarzazate, vénéré par les juifs de la région. Père de Rabbi Yossef Nahmiash qui enseigna à Marrakech, il était de haute stature et l'on se précipitait pour lui baiser la main. Même les musulmans le révéraient et l'appelaient « Sidi Daoud Hmiash ». Décédé le 8 Eloul 5692 (1932), il est enterré à Tazda, faubourg de Ouarzazate ; sa hilloula a lieu le 8 Eloul.
né vers 1162 (selon une tradition) · Agouim (entre Ouarzazate et Marrakech)
L'un des tsaddikim les plus célèbres et vénérés du judaïsme marocain, dont le tombeau se dresse sur une montagne à environ 16 km du village d'Agouim, entre Ouarzazate et Marrakech ; sa hiloula est célébrée à Roch Hodech Hechvan. Selon une tradition rapportée sur la stèle symbolique, il serait né à Roch Hodech Kislev de l'année 4922 (1162). Les sages de Jérusalem l'auraient choisi comme émissaire (chadar) pour collecter des dons destinés aux talmidei hakhamim et aux pauvres de la ville, en raison de son immense érudition, de sa piété et de ses talents de prédicateur. Un miracle célèbre raconte qu'une menora de feu descendit du ciel pour marquer son lieu de sépulture, et de nombreux chants et piyoutim furent composés en son honneur.
XIXe s. · Ouarzazate
Fils de Rabbi Avraham Ouazana, reconnu dès l'enfance comme un héritier digne de son père. À la mort de celui-ci, il apaisa les juifs de Ouarzazate qui voulaient rapatrier le corps du saint, déclarant : « Ne déplacez pas la dépouille de mon père, je prendrai sa place ; il sera enterré à Aït Bou-Dial et moi à Ouarzazate. » Il figure dans l'ouvrage de Yssachar Ben-Ami « Les saints du Maroc et leurs prodiges ».
XXe–XXIe s. · Brooklyn (Flatbush), New York — communauté syrienne d'Alep
Guide spirituel de la communauté juive syrienne de Flatbush (Yad Yosef Torah Center, Avenue J). Auteur prolifique consacré au patrimoine séfarade et alépin : son ouvrage « Aleppo: City of Scholars » (adaptation/expansion du LiKedoshim Asher Ba'aretz de Hakham David Laniado) présente la biographie de quelque 600 rabbins d'Alep et de Damas.
Mazagan (El Jadida)
Rabbin de Mazagan (El Jadida), où il faisait presque figure de rabbin de la ville (maria d'atra) et officiait comme mesader guittin (rédacteur des actes de divorce) sous l'administration française. En 1935, il prononça l'éloge funèbre de Rabbi Refael Enkaoua à la synagogue « Chaar Chamayim » de Mazagan et témoigna de l'humilité extrême du défunt.
contemporain (XXIᵉ s.) · monde orthodoxe anglophone
Auteur orthodoxe publié par Feldheim Publishers ; il a notamment écrit la biographie « Rav Shmuel » consacrée au Rosh Yeshiva de Mir, HaRav Refael Shmuel Berenbaum, ainsi que d'autres ouvrages de littérature Torah.
Oufran
Selon une tradition reçue des anciens, il aurait été l'un des disciples de Rachi, le luminaire de l'exil ; il se serait irrité contre ses élèves, ce qui aurait entraîné un décret d'exil sur eux. Enseveli dans la grotte d'Oufran, où son épitaphe le désigne comme « le kabbaliste divin, diadème d'Israël, notre maître et notre rabbin ». Cité par Rabbi Yossef ben-Naïm (Malkhei-Rabbanan).
1717–1787 · Leżajsk (Lizhensk), Galicie
Membre du cercle intime (Chevraya Kadisha) de Dov Ber de Mezeritch, il fut, avec son frère Zusha d'Anipoli, l'un des fondateurs du hassidisme galicien. Auteur du Noam Elimelech, il y développa la doctrine du tsaddik intercesseur. Il forma une génération entière de maîtres : le Voyant de Lublin, le Maggid de Koznitz, Menachem Mendel de Rymanov, Avraham Yehoshua Heshel d'Apta, Naftali Zvi de Ropshitz, Moshe Leib de Sassov, Klonymos Kalman Epstein.
1617 · Oufran
Enseveli dans la grotte d'Oufran. Son épitaphe est datée de l'an « Ke-ichoun » (1617). Cité par Rabbi Yossef ben-Naïm (Malkhei-Rabbanan).
mort en 1906 · El Hamma (Elhama), sud tunisien
Rabbin à El Hamma, mort en 1906. Auteur d'un ouvrage de halakha intitulé « Roch Pina », publié à Djerba en 1916.
XVIe – début XVIIe s. · Béja / Testour, Tunisie (tradition : originaire de Fès)
Rabbin pieux et charitable de Béja, réputé pour sa science de la Torah et des guérisons. Inhumé à Testour, où son mausolée fait l'objet d'un important pèlerinage nord-africain annuel (Souccot). La tradition lui donne pour descendant le rabbin David Chaouat (mort à Sousse en 1935), l'une des figures représentatives du judaïsme tunisien.
1860–1942 · Alep (Aram Soba), Jérusalem, New York
Né à Alep, il y fut juge au tribunal rabbinique, puis s'installe à Jérusalem (1912) où il fonde la congrégation Magen David et une école de Torah. Avant la Première Guerre mondiale il gagne New York, y établit le conseil de la communauté séfarade et devient rabbin et av beth din de la congrégation d'Aram Soba. Il revient à Jérusalem en 1935 comme chef du tribunal séfarade jusqu'à sa mort.
Mogador (Essaouira)
De Mogador est issue la dynastie de sages de Rabbi Haïm Pinto.
contemporain · New York / New Jersey (communauté juive syrienne)
Rabbin de la communauté juive syrienne de New York, il dirige le kollel/projet Ohr Halacha, qui publie et diffuse des guides de halakha du quotidien ; il signe régulièrement des rubriques halakhiques (FAQ des fêtes) dans le Community Magazine de la communauté séfarade syrienne.
IIe–IIIe siècle · Galilée
תלמיד של רבי ; דחס את הברייתות (תוספתא) ; בא מבבל.
101–200
תנא יהודי מהמאה ה-2
300–400
XVIIIe siècle · Meknès (Maroc)
Rabbin, juge et poète liturgique de Meknès au XVIIIe siècle, auteur du recueil Chir Yedidot (« Chant des amitiés »), piyyutim très populaires au Maroc.
fin XVIe s. · Tlemcen (Algérie, Oranie)
Décrit par la notice de la famille Benzimra comme l'un des poètes les plus célèbres d'Afrique du Nord ; actif à Tlemcen.
70–135
רב משנאי מהמאה השנייה
vers 90–135 apr. J.-C. · Judée (Terre d'Israël), époque romaine
Tanna de la 3e génération, petit-fils d'un grand prêtre. On lui attribue les treize règles herméneutiques (middot) qui servent d'introduction au Sifra, développement des sept règles de Hillel. Son école produisit la Mekhilta de-Rabbi Ishmaël, midrash halakhique sur l'Exode. Compté par la tradition parmi les dix martyrs.
1890-1984 · Boudnib (Tafilalet) ; puis Netivot (Israël)
Né à Roch Hachana 5650 (1890), il se distingua dès l'enfance par sa vivacité et son assiduité à la Torah, fut admis à neuf ans dans la « Hevra Rachbi » et acquit jeune une réputation pour ses bénédictions et ses prières, d'où son surnom « Baba Sali » (« le père qui prie »). Marié à quinze ans, veuf, remarié, il eut à vingt-sept ans un fils, Rabbi Meïr (père de Rabbi Elazar de Beer-Sheva, assassiné) ; nommé jeune à la tête d'une yeshiva, il en dirigea et finança l'ensemble jusqu'en 1933. Il monta plusieurs fois vers la Terre sainte (1921, retour en 1925 ; 1933 ; 1950), avant de s'y établir définitivement en 1964, d'abord à Yavné puis à Netivot. Il s'éteignit le 4 Chevat 5744 (8 janvier 1984) et son tombeau à Netivot est un lieu de pèlerinage rassemblant chaque année des milliers de fidèles ; de nombreux récits de miracles lui sont attribués.
1838-1933 · Empire russe
אחד מגדולי הפוסקים ביהדות המודרנית, מחבר המשנה ברורה — פירוש הסמכות לשולחן ערוך. חיבורו חפץ חיים על אתיקת הדיבור (איסור לשון הרע) נעשה קלסיקה של ספרות הרבנית.
1915–1975 · Gabès puis Tunis (Tunisie) ; mort à Jérusalem
Né à Gabès en 1915, il enseigne la Torah dans les yeshivot de Tunis (parmi ses disciples, Rabbi Meïr Mazouz, fondateur de la yeshiva Kissé Rahamim). Il s'éteint à Jérusalem en 1975. Auteur de plusieurs volumes de commentaires.
1884–1959 · Hongrie ; Leeds (Angleterre) ; Netanya (Israël)
Né en Hongrie en 1884, il émigra en Angleterre et s'établit à Leeds. Son épouse Fanny et son fils Elimelech Shimshon furent assassinés à Auschwitz. Il publia à Leeds en 1942 son ouvrage Sefer BeAchrit Hayomim (« À la fin des jours »). Il monta en Israël en janvier 1958 et mourut à Netanya en avril 1959.
fin XVIIIe – 1re moitié XIXe s. · Oran (Oranie, Algérie)
Rabbin d'Oran figurant parmi les rabbins notables de la ville, désigné assesseur du premier tribunal rabbinique d'Oran créé en 1835 (présidé par Rabbi Messaoud Darmon).
IVe siècle · Terre d'Israël
ראש טבריה עם רבי יוסי; אביו של רבי מנא השני.
IIe siècle
תלמיד של ר' ישמעאל ; דיונים פרשניים עם ר' יאשיהו.
milieu du XIXe s. · Tripoli (Libye) → Malte
Rabbin originaire de Tripoli (Libye), invité en 1846 à Malte pour devenir le premier rabbin de l'île depuis l'expulsion de 1492, la communauté juive maltaise étant alors redevenue assez nombreuse.
contemporain · Brooklyn (New York), communauté syrienne
Rabbin de la communauté juive syrienne de Brooklyn. Directeur (Head of School) de la Yeshivah of Flatbush Joel Braverman High School, après avoir été grand rabbin de la Congregation Bnei Yitzhak. Semicha du Sephardic Rabbinical College.
IIe siècle
תלמיד של ר' ישמעאל ; פרשנות הלכתית לעיתים מול יהונתן.
XVIIIe s. · Alger
D'après la notice onomastique reprenant Maurice Eisenbeth, un Rabbi Josué Sidoun figure parmi les signataires de l'« Approbation » du rabbinat d'Alger pour les Consultations rabbiniques de Sémah et Simon (imprimées à Livourne en 1782).
v. 1680 – ap. 1760 · Agadir
Sage marocain né vers 1680, probablement à Tétouan, il étudia auprès des sages de Fès et de Safi et vécut de longues années à Tétouan avant de s'établir à Agadir, où il exerça la fonction de rabbin et de juge au tribunal rabbinique. Riche négociant dont les navires sillonnaient le monde, il tint à mener lui-même ses affaires sans intermédiaire, par souci d'honnêteté, tout en faisant de l'étude son occupation principale. Grand grammairien et poète, il consacra une part centrale de sa vie à corriger et fixer les versions des prières et à défendre les coutumes liturgiques du Maroc. Loué par le Hida (qui le surnomme « le Hassid » et « celui qui est versé dans les miracles »), il était réputé comme l'un des plus grands rabbins du Maroc de son temps. Selon la tradition d'Agadir, très âgé (plus de 80 ans), il pria en plein Yom Kippour pour que ses navires chargés sombrent afin de prouver que sa fortune ne comptait pour rien face à son amour de Dieu ; ruiné à la fin de sa vie, il mourut le 2 Eloul après 1760 et fut inhumé dans l'ancien cimetière d'Agadir.
mort vers 1915 · Gharian / Tripolitaine (Libye)
Chef de la communauté juive de Gharian (Tripolitaine) en 1880, il en fut le guide spirituel ; il était aussi poète et médecin-chirurgien. Certains de ses poèmes ont été recueillis dans les ouvrages de l'orientaliste Nahum Slouschz.
1828–1903 · Marrakech (naissance), Constantine (Algérie)
Né à Marrakech, il fut shohet et rabbin-juge à Constantine où il fonda une yeshiva. Auteur d'un traité sur l'abattage rituel et d'un recueil de sermons, imprimés à Tunis au début du XXe siècle.
XVIIIe s. · Oufran, Mogador (Essaouira)
Riche marchand faisant commerce entre Oufran et Mogador (Essaouira). Devenu veuf avec déjà dix enfants, il épousa une jeune femme et l'amena à Oufran. Lorsque le Bacha d'Oufran voulut contraindre les juifs à l'islam et dressa un bûcher pendant huit jours, Makhlouf, dont le huitième jour coïncidait avec la circoncision de son fils, obtint de circoncire d'abord l'enfant avant d'être jeté au feu. Il mourut en martyr avec ses autres fils pour la sanctification du Nom, tandis que sa jeune épouse s'échappa par la fenêtre avec le nourrisson.
1785 · Safi (Asfi)
Vécut au XVIIIe siècle. Compté parmi les sages de Safi, il servit comme scribe au tribunal rabbinique. Il figure comme signataire d'une réception de témoignage datée de l'an 1785 dans les responsa « Tokpo chel Yossef » (Ie partie, §26).
IVe siècle · Terre d'Israël
ראש ציפורי, בנו של ר' יונה; סמכות סופית של הירושלמי.
Safed (Tsfat)
Sage d'origine marocaine, il compta parmi les disciples de l'Ari (Rabbi Yitzhak Louria). Sa notice détaillée figure dans l'encyclopédie à l'entrée consacrée à la ville de Safed.
1840-1931 · Rabat
Né vers l'an 5600 (1840) à Rabat, fils de Rabbi Elazar. Il étudia dans sa jeunesse auprès du gaon Rabbi David ben Chimon (dit Tzouf Devach) ; soixante érudits réputés fréquentaient cette yeshiva, dont une partie montèrent avec lui en Terre d'Israël. Humble, homme de bonnes actions, amant et poursuivant de la paix, il cosigna l'approbation du livre « Karnei Reem » de Rabbi Raphaël Ankawa. Il exhortait ses fils à peiner dans l'étude du Talmud et eut pour fils le grand Rabbi David Tzabah, auteur de « Chochanim leDavid ». Décédé le 26 Elloul 5691 (1931), il fut pleuré par les rabbins Yekoutiel Birdugo, Yossef ben-Attar et Massoud Charvit.
Safi (Asfi)
On ignore à quelle époque il vécut. Il était enseveli avec les sept Bnei-Zmiro : lorsque les autorités françaises voulurent tracer une route, elles n'y parvinrent pas et n'en comprirent la cause qu'après que les Juifs de l'endroit eurent fait transférer ses ossements. Après l'ouverture du complexe des sept Bnei-Zmiro, ses restes y furent également transférés.
1653 · Oufran
Enseveli dans la grotte d'Oufran. Son épitaphe est datée de l'an « Beroura » (1653), au XVIIe siècle. Cité par Rabbi Yossef ben-Naïm (Malkhei-Rabbanan).
Safi (Asfi)
Compté parmi les justes de Safi sur lesquels aucun détail biographique n'a été conservé.
Erfoud (Tafilalt)
Demi-frère utérin du Baba Sali, connu comme un homme sage, perspicace et spirituel en toutes matières, toujours empreint de joie. Il pratiquait un petit négoce et sa hilloula est célébrée le 24 Kislev. On raconte comment, dénoncé auprès du gouverneur cruel lors de la révolte des Arabes contre les Français, il échappa à la mort par sa finesse et sa ruse en offrant des présents à son délateur.
XVIIIe s. (par conjecture) · Safi (Asfi)
Vécut, selon une conjecture, dans la première moitié du XVIIIe siècle ou à la fin du XVIIe. Compté parmi les sages de Safi, il y fut moreh-tzedek et grand maître talmudique.